Against tags clouds

29.03.09

Je suis particulièrement fan de la mise en forme des tags actuellement en place sur le site de Seed Magazine, un magazine incontournable pour tout geek un peu scientifique (Seed >> Wired). Cela change pas mal du traitement habituel réservé à cette information : traditionnellement organisé en un petit tas un peu chaotique, un peu représentatif des mots-clés importants sur un site, rangé dans un coin à la va-vite et souvent inutiles ou sous exploitable par les utilisateurs.

Ce que j’aime ici est la permanence du tag dans la structure du site. Cet espace dédicacé par sa quasi-omniprésence posent ainsi un lien fort entre les différentes thématiques du site ; formant ainsi une colonne sur laquelle vient s’appuyer le sens du contenu d’une façon augmentée. Le traitement informationnel permet également une mise en avant du rapport entre le contenu d’une page et l’ensemble des pages. On voit souvent des listes “related”, des tags locaux mais rarement un système aussi élégant de recontextualisation des tags au sein de leur propre hétérogénéité. Cette mise en forme forte est contraignante par sa dimension mais elle démontre la pertinence de ce type d’information et de son importance à partir du moment où il existe une adéquation entre information locale et information globale. Ce qui fait encore plus plaisir est de voir que cela répond réellement à une intention expliquée par les webdesigners et les éditeurs du site.

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Dailycious 22.03.09

26.03.09

La morale de l’histoire

23.03.09

C’est bête, je ne pensais pas que cela me viendrait un jour à l’esprit mais au final, il faut l’avouer : j’ai une morale.

Après des années à avoir été intraitable et m’embrouiller avec ceux qui restaient parce que je pensais sincèrement que dans le monde des affaires humaines rien d’autres que les considérations individuelles ne justifiaient l’action collective. Il n’y a pas d’échelle supérieure nous imposant des actes de conduite. L’humanité est notre échelle pas quelque chose qui nous dépasse. A partir de cela, la morale ne compte pas, seule l’éthique a une vague importance comme apprentissage individuel de la conscience, la responsabilité, etc. Ce que je voulais dire par là est qu’il ne sert à rien de s’incliner face à quelqu’un pour trouver la sagesse ou bien comment vivre l’ordinaire, quelque soit la couleur ou l’apparence du clergé, la morale en tant que solution extérieur, intemporelle et immuable n’existe pas : la seule réponse à l’équation réunissant toutes les inconnus est l’individu qui est en son centre. Cela est loin d’excuser un égoïsme forcené, cela explique seulement qu’il ne sert à rien de se reposer autre chose que soit même pour justifier ses actes, ses choix et ses erreurs. Des plus banales aux plus risqués. L’inertie de l’ordinaire et le poids des traditions existent mais ce ne sont générales que des excuses pour rester enfermé et immobile. Petits coins de chaleur bien confortable, c’est toujours détestable quand quelqu’un s’en pare pour justifier un acte, pourquoi avouer ses propres faiblesses quand l’on peut accuser la lourdeur du monde. Le beau n’est que cette instance qui permet à quelqu’un de justifier une production par l’accord ou le petit plaisir sensoriel qu’il peut accorder par son adéquation à un code qui ne soucie guère de savoir si cela est bien.

Pourtant, au centre, il y a ces accumulations de patterns et d’habitudes qui construisent notre actualisation quotidienne. Comme dirait Christopher Alexander, il y a des patterns qui rendent les choses reliés vivantes et d’autres qui les mortifies. Si les envolées de Loos sur l’ornement peuvent laisser rêveur et faire sourire, les considérations de Kenya Hara dans “Designing Design” à propos de la philosophie derrière Muji, elles ne m’ont pas lâché depuis et je me demande si ce n’est pas cela qui m’a motivé à retourner du côté de la conception. C’est ici que le point est blessant. Depuis plusieurs mois, j’ai l’impression de vivre dans un monde où résonne ce besoin de simplicité par la maîtrise de la complexité par le perfectionnement des outils humains. Pour le bien commun, il est nécessaire que les personnes capables de prendre de décisions sur la production et la massification des objets qu’ils soient virtuels ou matériels aient en tête que quelque soit la popularité, tout cela a une incidence sur la mentalité globale et l’image forgée à travers la multitude de petites productions qui ne changeront rien individuellement mais seulement quand elles s’inscrivent dans une globalité. L’écologie du numérique permet de mettre de côté les questions du gâchis mais en aucun cas elle ne permet d’esquiver la question de l’utilité, du superflu, de la conformation et de l’inscription de notre monde à des éventualités indésirables.

C’est devenu quelque chose de semblable à une quête, une sorte de mission à laquelle répond de plus en plus de personnes et de questions dans le milieu. Si la rhétorique et la philosophie cynique m’avait laissé dans un état de blasement où l’incertitude était l’état de base de la poursuite de la vérité, la congruence entre Buckminster-Fuller, Sterling et Hara me donne une certitude qui se retrouve souvent mise à l’épreuve. Pourtant sans cet espoir et ce fragment de visibilité sur l’avenir, je ne douterais, je ne ferais qu’exécuter et cette impression qu’il y a en jeu autre chose qu’un jugement esthétique, que la participation à un mouvement artistique rend certaines attitudes moins souples. Cette sensation de rigidité et de tension, je suis très heureux de la ressentir car elle me permet de ressentir un sentiment de justesse et de nécessité. Cette morale basée sur la disparition de l’ornement, du superflu, de l’artifice et donc de l’apparence ne m’apporte ainsi réconfort, elle ne fait que me plonger dans cet état où l’on part déjà perdant contre une certitude afin de l’amener dans le plus de variations possibles et de la voir peut être un jour montrer ses limites.

Et comme il y en a au fond de la salle qui commencent à soupirer de me voir faire l’apologie encore une fois de la rigueur formelle (Muji, muji, muji), une petite vidéo de Dieter Rams, grand contributeur du design de chez Braun.

Dailycious 17.03.09

20.03.09

Dailycious 14.03.09

17.03.09

Rayogram

14.03.09

La navigation horizontale se trouve une nouvelle fois mise en valeur pour ses qualités ergonomiques dans cette petite page web permettant de naviguer rapidement parmi une sélection de premières pages de journaux internationnaux. Imaginez maintenant la même chose mais en vertical, la perte de l’alignement et de la juxtaposition des headlines rendrait la lecture tout de suite moins intéressante.

Le petit plus est la navigation au clavier se déplacant de journal en journal plutôt que de seulement déplacer la fenêtre de quelques pixels est à comparer avec la naviguation au clavier de FFFound

Dailycious 11.03.09

13.03.09

Dailycious 07.03.09

11.03.09

Post-condense

11.03.09

Si vous zonez un peu dans les alentours de Blind vous aurez certainement remarqué sur twitter/facebook que nous avons mis en ligne la nouvelle peau de notre blog (d’inspiration) : Condense. Belle petite aventure de quelques jours et qui aura mobilisé quelques éléments de l’équipe. Modulo quelques nettoyages et neutralisations, le thème sera sans doute mis à dispo en licence libre.

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En refaisant les cotations du wireframe, je me disais que l’idée d’un traitement horizontal n’est pas novateur mais qu’il ne s’est pas jamais réellement développé notamment chez les concepteurs de maquettes web. Le modèle reste celui de la page de journal. Je ne pense qu’il y ait là une justification strictement utilitariste. Si l’invention du livre et de la reliure ont favorisé la verticalité de la page, il a parallèlement existé des rouleaux de toutes sortes qui allaient dans le sens orthogonal et le livre, quelque soit le sens d’écriture, continue à aller horizontalement. Dans l’autre direction, je ne connais que Dwell qui ait systématisé une utilisation verticalisante des deux pages continues pour un de leur numéro. Plus récemment, l’iphone, frontrow et une grande famille de carrousel remettent en jeux l’idée qu’on peut naviguer dans du contenu latéralement.

Ce qui m’étonnera encore pendant un moment je crois est que les technologies étaient déjà là. Réaliser proprement ce webdesign ne nécessitait qu’une arithmétique assez simple en calcul de grilles et de placement. Le premier script venu avec Processing ou de programmation graphique dépasse largement la complexité d’un tel template. Il y a pour ce template qu’un seul type d’équation : le calcul de largeur. La seule simplification possible est la factorisation des marges. Sans un bon framework comme jquery, le temps de développement aurait seulement été multiplié par deux, çad finalement toujours moins d’une semaine. Ces calculs ne sont finalement nécessaires que parce que le modèle de la page web actuel n’accepte pas un dépassement horizontal comme il le fait pour la verticalité. Le seul moyen pour obtenir cet effet est d’imposer la largeur des éléments contrairement à ce qui produit habituellement où l’on se contente d’empiler à l’envers des éléments sans se soucier de la hauteur finale.

Le frein ergonomique est plus présent. La plupart des souris à molettes (la molette se serait-elle répandue sans l’imposition du web ?) ne propose que deux directions haut et bas. La navigation avec une souris Apple ou un trackpad comprenant la gestuelle rend la navigation plus fluide mais peu d’utilisateurs ont ce support matériel.

La navigation horizontale reste quelque chose de rare, reste à déterminer si elle demande une gymnastique d’esprit pour la conception et/ou l’utilisation et ainsi s’il ne suffit pas de seulement d’un peu de travail collectif pour que cela devienne simplement banal et ouvrira ainsi une nouvelle dimension en webdesign, une nouvelle gamme de patterns, etc.

Comme toutes les avancées du web 2.0, je reste donc persuadé que le levier technologique est largement négligeable. Les frameworks et le modèle opensource favorisent le nombre de projets ainsi que l’autonomie des acteurs par une possibilité d’autodidactisme. Cependant le chargement asynchrone etc n’est pas nécessaire pour mettre en place un dispositif reposant sur l’intelligence collective. Linux est issu d’une intelligence collective mais ne concerne que des outils techniques. Rétrospectivement, la révolution 2.0 concerne bien plus la généralisation de systèmes de notation, de mutualisation, de partage et donc de rendre visible des faits collectifs et non-coordonnés que de savoir si une action recharge la page ou non, si cliquer sur un petit coeur le rend rouge en limitant le volume des transactions réseaux ou non. Au fond, la question n’a jamais été de mettre du javascript partout. Sur condense, il ne sert qu’à contre-balancer le paradigme de la page verticale et de la pagination. Derrière ce blog, il y a donc deux choses : 1. mélange des compétences (design d’interaction, architecture d’information, design visuel et réalisation technique) qui n’existaient pas avant et qui n’auraient pas de raison d’être en dehors de contexte, purement collectif donc, 2. mélange des goûts afin d’offrir une visibilité à un regard collectif hétéroclite, hétérogène, hétérodoxe tourné vers une plus grande image, pas dans sa dimension technique, ie sa taille, mais dans sa complexité. C’est ce qui fait toute la saveur d’une telle construction.

Visualisation vol. 2

07.03.09

New issue of Visualisation magazine. If you are interested by diagram, information design and circles, it’s a must-read !

Even if most ot the references have been already seen widely on information design websites, it’s a good document to keep in mind when looking for inspiration or synthetic view of current trend in the field.

Visualisation magazine is part of the Visual Think Map Ning project. Enjoy.

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