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duong tam kien

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Seed a publié récemment une série d’interviews assez intéressantes sur le paradigme des deux cultures et dont la sociologie s’est, il n’y pas si longtemps, rêvée être une troisième voie médiane. Ca mérite le détour pour s’initier un peu aux discours actuels sur cet autre débat de l’épistémologie sociale des sciences humaines.

En parlant de “Culture”, à force de lire Sloterdijk, je crois que j’ai fini par inconsciemment intérioriser que le sens de ce mot, une fois débarassé de sa perspective moderniste et progressiste, n’était au final qu’un autre signifiant pour énoncer le principe de dressage globalisé de l’humain par l’humain. C’est n’est qu’en retournant dernièrement sur UBU WEB pour écouter les conférences de Barthes sur le vivre ensemble et le désir de neutre que je redécouvre la propre perspective de la tradition de pensée que je peux véhiculer à travers mon discours quotidien sans m’en rendre compte ; les engagements et les paradigmes mobilisés afin mieux construire une indiscipline sont formulés avec un tel sens de la sobriété, de la simplicité et de la clareté dans ces conférences qu’ils me réduisent au silence, non pas par fatigue (un des thèmes du second cycle) mais parce qu’ils ont le don de tranquiliser en faisant croire que tout n’a pas seulement été dit, mais que cela a été bien dit. A quoi bon alors autre chose que l’incorporation/incarnation ? Cela ne fait que renforcer cette impression que le langage s’impose à la pensée et je n’arrive toujours pas à me défaire de ce sentiment de méfiance qui s’avance alors. La plupart des scientifiques qui se positionnent en utilisant ce genre de mot comme d’un simple symbole ne demandant aucun sacrifice de principes me laissent complètement indifférents. On sait tous vers quel genre de débat stérile d’épistémologie naïve la discussion va tendre.

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