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duong tam kien

Après avoir vu l'intéressante infographie sur les guerres du XXème dans le numéro d'octobre du Monde Diplomatique, j'étais assez impatient de me procurer une copie de leur atlas de l'histoire critique du XXème siècle.

J'étais été déçu, je m'attendais un contenu plus pertinent sur les zones d'ombre de l'histoire. Cette démarche promise par l'édito de Serge Halimi soulignant la différence entre mémoire et histoire. "L'histoire des vainqueurs" est un trop admis et accepté dans la conception des limites de l'Histoire instruite par le sens commun.

Par exemple, au détour des événements sur les guerres en indochines, 2 pages s'attardent sur la guerre Vietnam-France puis Vietnam-USA en réussissant à ne mentionner que 3 des acteurs asiatiques (Ho Chi Minh, Mao et Sihanouk) contre 5 occidentaux. La question n'est pas le nombre de nom mais l'obscurité sur la dimension locale des conflits de décolonisations et la création d'un front arbitraire où Ho Chi Minh aurait été toujours anti-américain. Une version mise en défaut par des personnes comme Chomsky notamment et l'hypothèse d'un Ho Chi Minh largement plus opportuniste dans sa lutte anti-impérialiste que communiste.

Fait d'ailleurs mis de côté par la rapidité d'évocation de la guerre Vietnam-Chine qui a tout de même duré de 1978 à 1989 mais ne profite que de quelques lignes et d'une carte mineure dans les deux pages (et complètement absent de la timeline des guerres du XXème siècle. Ce conflit n'a pas certes une très grande importance dans la dramaturgie mondiale mais elle permet au moins d'éviter la conception d'un bloc asiatique uni par ses victoires et l'idéologie communiste.

Autant dire que j'attends plus d'une histoire "critique" que de se contenter de faire un tour d'horizon de ce qui fait déjà parti de l'Histoire traditionnelle des culpabilités occidentales dont les principaux concernés continuent à se regarder le nombril.

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