Anticipation catastrophique ·
Internet était néfaste que dans la mesure où je n'avais pas conscience que le Réseau me protégait d'une autre sorte d'Ecran.
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.
Internet était néfaste que dans la mesure où je n'avais pas conscience que le Réseau me protégait d'une autre sorte d'Ecran.
Le retour des romans dans mon temps de lecture est quelque chose qui me perdra. Sur les traces d'un monde en voie de perdition, elle déboule dans la rame de métro. C'est toujours énervant ces personnes qui ne peuvent pas s'empêcher d'attendre le train suivant. C'est toujours un peu chiant les transports en commun parce qu'il y a toujours de quoi se rappeller que « oui, faut être con pour se rappeller que les corps sont aussi physiques ». Surtout ce jeu débile de se regarder comme des tableaux ou des installations dans musée sociologique. Il m'avait parlé d'elle longuement, j'ai entrevu des photos seulement la veille. J'ai une bonne excuse pour regarder son visage qui quand même ressemble vraiment à la fille sur les photos. Il me faut tout ça avant de regarder des photos, comme un tableau ; une histoire sociale plutôt qu'une géométrie. J'imagine qu'en noir et blanc, ses yeux réussiraient quand même à créer un gris profond et lumineux. Son regard, dans ce métro aérien, me ramène sur terre. Qu'est-ce qu'il a ce con à me fixer comme ça ? Il peut pas lire son livre ? Ah si mais pas plus de trente secondes apparement. Envisager les gens que l'on ne connaît pas, tout à fait puisqu'il y a des photos d'elle dans une salle noire que je connais, a quelque chose d'assez obscène. Elle a rendez-vous quelque part à l'autre de la ville. Je la quitte en cours de route. Elle et lui m'en auraient voulu si j'avais sû quelque chose.
My summer of lo?e
Petite modification : Remplacement de A perfect end par Are We Talking Enough ?
Pour un peu, elle le plaindrait mais elle a subitement perdu le goût de se livrer à ce genre d'exercice. En fait, elle considère même sottement que, si quelqu'un est à plaindre dans cette affaire, c'est plutôt elle mais elle est toute disposée à ce qu'on lui démondre qu'elle se trompe. Pourtant elle ne dira rien : Norman, boursouflé d'égoïsme ne l'entendrait pas. Elle ne dira rien parce qu'elle s'est tue, une première fois, il y a cinq and, et que, lorsqu'on s'est tu, une fois, on se tait pour toujours, même si on assure, la main sur le coeur, qu'on parlera la prochaine fois. On se tait parce qu'on ne sait pas faire autrement, parce qu'on est fabriquée comme ça, parce que c'est une fatalité à laquelle on n'échappe pas. On se tait parce qu'on a pas le courage de recoller les morceaux brisés, parce qu'on admet qu'on a perdu et que toute reconquête ne serait que provisoire et illusoire. On se tait parce que les larmes, ça coule sacrément mieux dans le silence.
P. Besson, L'arrière-saison
En faisant un peu de ménage parmi mes pages "conceptuelles", je me suis rappelé que cette page-ci avait vu le jour suite à une réflexion sur la place de l'Ego dans l'écriture. Dans un ultime mouvement de va-et-vient, j'ai eu besoin d'une page pour vomir mon "je" et pensais ainsi pouvoir continuer à écrire sur l'autre page (Faire la pute, acte 1, scène 2). Il faut également savoir que contrairement aux apparences, j'ai ,souvent, de temps en temps, honte et plus particulièrement de tous ces trucs ratés que je jette dans un coin, un peu comme un môme capricieux qui n'a rien d'autre à faire.
Pour la troisième fois au cours de ma vie, je découvre les théories de la narration. Au détour de l'analyse filmique. Les adjuvants et tout le bordel, par exemple, je me souviens très bien qu'au collège, j'avais déployé une énergie incroyable pour ne pas retenir ces schémas. Parfois, j'aimerais pouvoir expliquer ces petits glissements sémantiques dans ma vie, comment les lettres se permutent dans ce petit volume. Ma boîte à pensées, j'ai beau guetter, je ne vois, à chaque fois, que la main qui y dépose les mots.
J'entends la voix diluée des anges sans âmes qui se dandinent platement pour les excuses de l'électronicité. La désaffection de mon affection m'inflige l'infection de ma figuration. Moi aussi, je souffle comme je peux à la recherche de l'étrange mémoire des notes.
les yeux puisque je préfère la vie surprenante.
Rêvant de marcher sur ses pas avec l'espérance de l'unicité du temps restant, j'embrasse l'inexistante comme l'inexistence.
Il y a certaines personnes que j'aimerai bien comprendre.
L'arrogance n'est pas un fruit si difficile à cultiver. Il suffit de:
Attention aux conséquences telle que la croyance que l'on a un rôle à jouer dans un quelconque domaine.
Attention, vous êtes entrain de participer à une expérience de « faire un blog ».
Les artistes à prénom sont des anéantisseurs de réalité. Comment l'appeler par son prénom, pour montrer qu'on est fan et qu'on le connaît bien alors que tout le monde le fait déjà ? L'intimité avec les artistes à prénom est impossible ou immédiate, aucun choix. Les artistes à prénom me font chier parce qu'on en parle un peu partout à la radio et à la télé ce qui fait que j'ai parfois l'impression qu'on me parle des vrais gens que je connais, Camille par exemple. « Je parle des autres parce que j’aimerais qu’on parle de moi ». Je trouve ça idiot de ne plus savoir moi-même de qui je parle quand je pense aux noms.
Il serait assez facile d'exporter une autre scène, une autre manière d'exprimer un lieu. Moyen plaisant pour une feignante congénitale de mon calibre. Le logement exigu qui occupe une place centrale dans le mode de vie de notre petite communauté (de problèmes essentiellement) imaginée. A chaque pas, c'est le risque de bousculer une pile d'ouvrages entassés selon les besoins du moment et les horaires du métro. Dans un indicible rêve, j'apparais comme celle qu'ils n'aiment pas ou pour rien d'autres qu'une question de couleurs parce que ramassée à un moment où j'étais plus blanche que verte. Au fond, ils sont ne sont pas de bonne compagnie qu'après une soirée bien arrosée, il suffit d'aimer parler à des bêtes au sang-froid et un peu touche-à-rien.
J'ai connu une Elisabeth. Loin de se prendre pour la première des anglaises, elle prenait très à coeur son rôle de dernière des petites connes parisiennes.