Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

15:34 10/06/04

Regret ·

Finalement, je me demande si c'est vraiment une bonne idée de refaire un weblog. Je pourrais passer mon temps à commenter les chroniques "faits divers" comme le fait conrad mais ce midi en regardant la télé entre deux tentatives de remplir mon quota avant la tombée de la nuit est ainsi éviter de faire relier tout le bordel trente minutes avant de le rendre (et aussi le relire), je me suis revu entrain de me demandez pourquoi autant les sujets de philo intéressaient les gens et pourquoi c'est la même foire tous les ans avec micro-trottoir de bacheliers qui commentent avec hasard leur prestation de la matinée.

Mon hypothèse, c'est que les gens sont assez fiers d'avoir fait une fois -pendant un an- de la philosophie dans leur vie qu'ils se sentent obliger d'en parler toute leur vie. Puis de toutes façons, je me rappelle même plus des sujets qu'on a eu (si quand même un truc à propos des sciences et de l'épistémologie mais c'est quand même un thème ultra-classique - 4 sujets sur ce thème cette année - hein les futurs bacheliers) alors je pourrais pas trop briller en soirée mondaine à disserter sur un sujet qu'une minorité de jeunes ont planché dessus. En fait, c'est un peu comme le latin avant les projets de "le bac pour 90% d'une génération". Ca fait bien de dire qu'on a fait de la philo et c'est plus facile de blablater dessus que l'épreuve de sciences physiques ou de mathématiques.

Le pire, c'était quand même d'avoir commencer à réflechir et faire des prémisses de plan alors que je m'en fous totalement que j'ai d'autres problèmes bien problématiques à régler avant.

21:42 02/09/05

Brise ·

A l'intersection d'une discussion, il suffit de deviner les mots, de lire les indications dans les petites cases. Elles sont comme une grille de mots croisés. Ceux qui ont des amphi le matin comprendront le sort qui attend les achevées.

20:15 04/11/04

Bang ·

Message informatif potentiellement inintéressant à l'usage des gens qui me parlent et qui sont donc improbable.

Rappel des épisodes précédents

Avant d'entrer en sociologie et pour des raisons de saturation, je m'étais secrètement promis de ne jamais lire P. Bourdieu et que si jamais je devais en disserter, je me contenterai des cours éventuels pour comprendre le contenu des Saintes Paroles. Minimum Radio. Finalement, j'ai lu la moitié de ses bouquins, j'en ai parlé pendant des heures (pour en dire du bien comme du mal - et saturer à mon tour mes différents auditoires), j'ai mémoirisé un truc typiquement dans cette tradition et je creuse la piste d'un des disputants à la succession.

Avant tout ça (pour cause de fréquentation de hypotruc), je m'étais également juré que je préférerais faire l'exégèse complète de Proust* que d'essayer de comprendre n'importe quoi émanant de Deleuze. Alors aujourd'hui, j'ai dit "image-temps" et prononcé 3 fois le nom.

A l'attention de mes amis, les vrais, ceux qui m'aiment, qui me veulent du bien et qui veulent continuer à me parler, j'autorise tout témoin de récidive à me lancer des cailloux et me frapper violement (très si nécessaire).

* Oui bon ok, une partie de mon travail historique est d'en faire une lecture partielle.

On se souviendra aussi qu'en sortant du lycée et de ses fabuleux cours de philo, j'avais fait le serment de ne jamais m'intéresser aux écritures de Freud ... et on** sait tous comment ça s'est terminé.

** on = les gens qui savent pourquoi le stade de la prévention a été dépassé.

07:07 22/02/06

Bassin ·

Poser la question. Ramasser avec Patience les filtres étalés au fon du sac. Se rattraper par l'absence de la veille. Partager quelques être ; ne pas oublier où elle est. Ne pas s'attendre à l'ouest mais plutôt au sud. Ne pas penser que passer se conjugue à d'autres temps. Ne pas dormir à cause d'un mauvais sirop au goût de pêche. La négation n'est pas la topique actuelle. Reposer la lourdeur sur un bras, sur un tas, dans un air las de platitude et s'obliger à regarder le monde perpendiculairement. Les formes s'en mêlent. Vouloir les étudier, pas les miennes, pas celle de la disparition, celle que je ne connais toujours, que je voudrais suivre à la trace, petite phrase transformée en mouvement intérieur, un peu externe aussi mais pas tant que ça, l'arrêt, les départs, les retours qui n'arrivent pas, les doutes qui ne se pensent pas. Ce regard me manque, ce non-regard détourné pas du tout.

01:42 01/09/04

Ca ma muse ·

Hey ! J'ai plus ou moins passé deux ans à cracher sur les liens de copinage. N'empêche que je tiens à remercier Camy les bons tuyaux de m'avoir aidé à ouvrir mes shakras littéraires.

Bientôt, ici, une valorisation du contenu. Dans deux ans plus ou moins.

15:38 02/07/04

Question pathologique ·

Qu'est-ce qui se passe quand deux personnes souffrant du syndrome du "gentil docteur" se rencontrent ?

01:29 10/09/04

Théorie du vomi ? ·

Il y a ces mots, ces phrases qui se retournent dans mon cerveau. Ca me vrille bien plus la tête que l'eau du robinet. Ne sachant pas quoi en faire, je les dis, je les soupire, je les écris, les chantent sur ... New resolution d'Azure Ray ... ah non. L'avant dernier couplet de It's you du dernier de Polly Jean. Exactement ça mais seulement pour l'air et la manière de chanter parce que les paroles de ma chanson ne sont, vraisemblablement, pas very dark. Peut-être qu'il serait temps de renouveler un peu la playlist. Il y a toujours ces sons sur le bout de la langue et qu'ils restent bien accrochés les salauds. Comme un mot oublié dont on aurait plus le souvenirs de pourquoi on recherchait ce mot.

00:45 21/11/05

Rêve ·

Si il y a quelque chose qui me frustre bien plus que tout autre au monde, c'est bien l'absence. J'aime bien regarder lorsque je me ballade lorsque deux personnes se séparent. Stupidement, j'imagine une bande-son à la Wong Kar-Wai car inévitablement dans cette distance sans destination, j'observe attentivement la disparition de la présence, de l'émmiettement quasi-mécanique des phases hallucinatoires des pas qui perdurent trop. A ce moment là, généralement, une des personnes se retournent, c'est mon passage préféré. Cette personne jette un regard rapide, puis ralentit et se retourne, observe l'autre déjà trop loin qui se détourne sans paraître. L'incertitude est souvent la plus totale, les possibles se livrent à une escrime pour savoir à quoi ressemblera le monde actuel. La décision, toujours, sauver l'âme pour et non, l'autre marche encore. Le possible prend la fuite dans un autre jour. J'ai bien compté (sur le fait que), jamais l'Autre ne se retourne.

Entre nous, je ne vous parle pas de mes sentiments, je ne pense pas le faire, ça serait tomber dans les travers du discours imposé par la forme conventionnelle de la page personnelle. La passion est un (de mes) objets d'étude et je m'y assujetti vachement à mes écritures en ce moment. Entre nous, je préfère les frottements en soie.

16:21 19/12/04

Il m'arrive ·

A quoi sert une vie si sa dernière vocation n'est que vivre un sentiment de "beau", ou sa répétition, qui n'est finalement qu'une collection d'images ou de bons points distribuées par la société ?

16:40 10/04/05

Être ·

Dans le genre qui voulait tout le temps avoir la raison.

02:19 11/06/05

Spirale ·

Le retour des romans dans mon temps de lecture est quelque chose qui me perdra. Sur les traces d'un monde en voie de perdition, elle déboule dans la rame de métro. C'est toujours énervant ces personnes qui ne peuvent pas s'empêcher d'attendre le train suivant. C'est toujours un peu chiant les transports en commun parce qu'il y a toujours de quoi se rappeller que « oui, faut être con pour se rappeller que les corps sont aussi physiques ». Surtout ce jeu débile de se regarder comme des tableaux ou des installations dans musée sociologique. Il m'avait parlé d'elle longuement, j'ai entrevu des photos seulement la veille. J'ai une bonne excuse pour regarder son visage qui quand même ressemble vraiment à la fille sur les photos. Il me faut tout ça avant de regarder des photos, comme un tableau ; une histoire sociale plutôt qu'une géométrie. J'imagine qu'en noir et blanc, ses yeux réussiraient quand même à créer un gris profond et lumineux. Son regard, dans ce métro aérien, me ramène sur terre. Qu'est-ce qu'il a ce con à me fixer comme ça ? Il peut pas lire son livre ? Ah si mais pas plus de trente secondes apparement. Envisager les gens que l'on ne connaît pas, tout à fait puisqu'il y a des photos d'elle dans une salle noire que je connais, a quelque chose d'assez obscène. Elle a rendez-vous quelque part à l'autre de la ville. Je la quitte en cours de route. Elle et lui m'en auraient voulu si j'avais sû quelque chose.

18:24 29/07/05

3 juin ·

Je ne peux pas encore décider comment il faut la comprendre ; je me tiens donc tout tranquille, tout effacé — oui, comme une sentinelle en ligne qui se jette par terre pour écouter le moindre écho d'un ennemi qui avance. Car je n'existe pas pour elle, et ce n'est pas un rapport négatif, mais un rapport inexistant. Jusqu'ici je n'ai osé aucune expérience. — La voir et l'aimer, c'est ainsi qu'on exprime dans les romans — oui, c'est assez vrai à condition que l'amour n'ait pas de dialectique ; mais après tout, qu'est-ce que les romans nous apprennent de l'amour ? Rien que des mensonges qui aident à abréger la tâche.

Sören Kierkegaard, Le journal du séducteur
00:59 11/05/05

Prénoms ·

Attention, vous êtes entrain de participer à une expérience de « faire un blog ».

Les artistes à prénom sont des anéantisseurs de réalité. Comment l'appeler par son prénom, pour montrer qu'on est fan et qu'on le connaît bien alors que tout le monde le fait déjà ? L'intimité avec les artistes à prénom est impossible ou immédiate, aucun choix. Les artistes à prénom me font chier parce qu'on en parle un peu partout à la radio et à la télé ce qui fait que j'ai parfois l'impression qu'on me parle des vrais gens que je connais, Camille par exemple. « Je parle des autres parce que j’aimerais qu’on parle de moi ». Je trouve ça idiot de ne plus savoir moi-même de qui je parle quand je pense aux noms.

13:04 15/07/04

Voyage ·

Vaut-il mieux marcher sur la lune et y consacrer toute une vie ou en rêver et y consacrer une nuit ?

14:02 12/08/04

Fontes ·

La différence entre l'humanité et l'animalité, c'est l'excuse.

Ex: Dieu. Nature. Liberté. Pouvoir. Plaisir. Raison.