Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

23:36 13/12/04

le dialogue des petites choses ·

Action en deux mouvements. La lâcheté n'est pas seulement la fuite, elle est dans un premier temps plus particulièrement le renoncement au choix, la délégation à autrui ou à autre chose la liberté de décider et d'agir. Puis secondairement mais nécessairement, la lâcheté est l'interstice entre le renoncement et la liberté ou plus précisement le lieu où l'on attend de l'extérieur ce qu'il faudrait penser/ressentir. A partir du moment où l'univers des possibles existe, les situations d'attente interminables en sont le parfait exemple. Attendre d'être. Attendre d'avoir. Attendre l'autre. Attendre pour dire. Attendre de vivre. Attendre le bon moment. Attendre encore un peu. Attendre de savoir. Attendre un signe. Attendre l'être.

La morale de l'histoire, c'est que j'ai toujours dit que les séances de ciné de 11h et d'après 22h étaient les meilleures (surtout quand personne vous prévient qu'il y avait pas cours ce putain de lundi matin).

00:07 19/02/05

Consommation ·

Changement de programme. Je met la sémiologie et tout le reste à la poubelle. Overdose inopinée de structure. Manifeste ou latente, si j'en entends encore parler condamnation immédiate à participer à une cure de désintox. Nouvelle problématique : L'inexistentialisme est-il un surréalisme ? Je vous laisse chercher où, qui et quand cela n'a pas commencé. Bonne pioche.

00:52 16/08/04

Analoxe ·

Assis dans le noir, lumières éteintes, il se lance de nouveaux dans de grandes questions existentielles dans le plus pur style de celle qu'il déteste écouter à longueur de journées, dont il ne cesse de condamner la nature mécanique. Il a bien réfléchi à la question de l'existentialisme justement et cette quête n'est plus pour lui. En se réveillant ce matin, il a pris exactement cette décision, parce qu'il venait de réaliser qu'il manquait de courage pour prétendre à l'existence, de force pour chasser l'illusion de celle des autres. Autres qui ont abandonné sans s'en rendre compte. Il sacrifiera son aventure dans un dernier spectacle, sa mort, celle de son existence, l'histoire, la sienne. Il aura au moins ce mérite. Il ne sera plus le héros, il ne peut pas l'être, il passera au second plan. Personnage auxiliaire, il lui faut un personnage à aider, à seconder, à pousser, à entretenir l'existence vers un but ultime, final. Nouvelle quête. L'écran s'éteint de nouveau.

01:07 25/07/05

JJ ·

Après avoir regardé quelques films de John Ford, je suis passé à l'acte. Il me manque encore les santiags et surtout les éperons et un bon vieux pistolet mais j'ai déjà ramené mon fidèle destrier, Jean-Jacques, qui dormait dans un garage de banlieue.

J'espère seulement qu'il aura plus d'avenir que Marie-Paule, le bonnet de bain, et Pierrot, le sweat spécial footing-au-vers-le-parc. J'ai surtout peur de me le faire piquer.

Il aura aussi fallu trouver les chiffres de la sécurité routière qui me rassureront quant à l'espérance de vie des gens qui ont fière allure sur leur vélo. Piétons gare à vous !

23:39 14/08/04

L'indifférence ·

L'important, ce n'est pas de savoir pourquoi nous sommes différents mais bien de savoir que nous sommes différent dans le pourquoi.

18:55 30/10/04

Porte d'entrée ·

Dire bonsoir comme un chat qui miaule pour sa pâtée.

00:46 12/11/04

Name Service ·

J'ai l'intime conviction que je n'écris rien. Rien de nouveau. Un participant se présente comme une phrase un peu futuriste. Si le temps n'est vraiment qu'un objet comme un autre, comment pourrais-je avoir la certitude de ne pas être qu'un souvenir de moi même ? Un film qui se repasse à la recherche du moment-clef. Que ces brins de lucidité ne sont pas que l'équivalent cérébral d'une brûlure rétinienne dû à un trop soudain retour en avant. Il ne me reste plus qu'à trouver un bescherelle de la vie qui m'apprenne la grammaire de l'action et les conjugaisons sociales tout cela en fonction du temps qui deviendra alors sujet. Parce que. Le temps est important dans la compréhension.

20:18 21/03/05

Dostoïevski et les blogs ·

Faut-il être croyant pour vivre un miracle ? Nous avons une bonne nouvelle pour celles et ceux qui étaient inquiets pour l'un des sujets laissés à l'abandon depuis quelques temps.

Suite

01:20 01/09/04

Matérialisme du fin de mois ·

J'avoue que je suis bien plus préoccupé par le défilement du cadran du compteur d'électricité que par les aiguilles qui tournent.

00:19 07/03/05

Trousseau ·

Souvent, quand je quitte mon heureux territoire, je suis pris d'une immense peur d'avoir mal fermé la porte, d'avoir laissé ouvert l'entrée au royaume de mon existence en location. Je suis effrayé à l'idée que quelqu'un s'introduise dans cet intérieur à un moment où absent, je ne pourrais recevoir.

Sentiment totalement idiot parce que le plus souvent, je ne fais que rester coincer en dehors de l'espace.

22:13 21/01/05

La symétrique ·

Un affleurement de peau et une télé. Des millions de points lumineux se mettent à scintiller dans un néant profond et obscur. Un journal sans doute. Reportage sur la mort ou plutôt comment des millions de gens au Japon l'évitent. Retour quelques décennies en arrière affreux et horrible éruption volcanique en Méditerranée. Il y a toujours des vies à sauver. Au milieu de l'océan des anciens morts qui sait quel genre de moyenne en apnée on peut espérer. Un écartèlements de temps plus tard , il est toujours possible de trouver pire. D'une manière infinie, sur le plan quantitatif et qualitatif, la nature humaine est strictement pire en termes de catastrophes que la nature la plus naturelle. Des cheveux si bleus. Des yeux si foncés. look what you've done, boy. Il y a quelque chose de tellement pathétique de toujours tout vouloir réduire aux mots, à la parole, à l'énoncé ; de tellement absurde de se lancer dans ces longues litanies incessantes et ces incantations sur le pourquoi pas opposition à son contraire puis de la réjouissance du non-lieu miraculeux. Le passage de la vie à la non-vie des choses et des faits s'exécute systématique dans la petite flèche située entre le langage d'observation et le langage de transcription. Elles se ressemblent toutes. Nos vies, lorsque l'on regarde selon le critère unique de l'existence, ne peuvent que s'évaporer devant la multitude des ressemblances.

20:09 27/12/05

Si, toujours ·

Une nouvelle brosse à dents a trouver sa place dans mon sac à dos. « Ouais, ouais, ouais » comment dirait on. Un vingtaine d'heures et quelques cernes en plus, je ne le sais pas encore mais mon pull sentira assez violement la clope. Entre temps, j'ai relu encore une fois le tao te king à le reconnaître par chapitres entiers et tant pis si je finis comme une bête de foire parce qu'à côté de ça les livres de ma discipline coulent entre mes mains et je n'en retiens pratiquement rien (bien qu'il y ait des choses très drôle à lire sur le sujet). Il n'est pas impossible que personne ne m'ait dit de le lire, ni même lu vraiment ou alors je n'ai pas assez laissé venir mon absence de sources. J'ai toujours fait ça officieusement pour voir ce qu'il se tramait dans les alentours jusqu'à découvrir de loin les mystères d'une ville. Hasard d'un entre-texte précédent. Avant de commencer à roder mes chaussures de randonnée, je voudrais m'initier au yi king mais c'est peut être déjà là le premier détour depuis la dernière boucle. Il y a quelque chose de séduisant, je ne saurais dire pourquoi à part l'inconstance comme forme. Le secret, je le manifeste immédiatement : dans un cas, je dirais transformation et dans l'autre mutation. Je n'y comprend pas encore grand chose mais j'ai toujours aimé lancer les dés dans le vide. De la stagnation à la contemplation donc. Pourquoi pas, j'aurais vu le passage dans l'autre sens surtout autour de la même figure à un changement près. Non, vraiment, il va me falloir une tour monumentale pour voir d'aussi loin. Il m'a toujours semblé avoir besoin de hauteur pour jouer correctement au go.

Enduit et la nuit aussi mais pas trop sans quoi je ne pendrais pas ces quelques vignes sur les branches obscures d'un autre arbre, d'un petit mirroir flottant qui se demande bien si il renvoie autre chose que les agitations électriques d'une correspondance suburbaine un peu trop propre. Sans doute les petits pas mais jamais les grands, sans moi tu. Justement nom trop effrayant parce que j'y vois beaucoup de vagues, de sel et d'écumes rien qu'à m'y dépenser. Quel passage ennyant. Il faudra m'apprendre à fuir autre part quand dans l'essoufflement de la couleur.

00:08 19/02/05

L'économique ·

Elle est arrivée à l'âge de la monocause.

12:19 07/08/04

Moralité déprimée ·

Tranquillement assis dans mon canapé à lire un très intéressant livre mettant en scène un dialogue imaginaire entre Wittgenstein et Einstein à propos de Dieu; j'ai entendu une petite voix dans ma tête. Ma conscience, cette chieuse, est venue me parler. Si je veux arrêter de déprimer, il faut que je fasse un effort du côté de ma vie sociale. C'est comme ça. Loi naturelle et obligatoire. Il y a quelques jours, j'exposais mon point de vue sur la nécessité de vivre en couple ... Mais comme je suis pas un type particulièrement contraignant et après avoir pesé le pour et le contre, j'ai décidé que ce n'était pas une si mauvaise idée que ça (ce qui me permettra par la même occasion de vérifier que je ne suis pas effectivement quelqu'un de très social). On verra bien.

Avec l'été et ses multiples déménagements, j'ai également hérité de nouveaux voisins. Ils sont trois (Tom, Sam et Zoé), des colocataires, et ils ont l'air assez sympa et surtout bien plus sociables que moi. Quelques jours après leur installation,je suis allé les voir pour faire connaissance et ma foi, je crois que j'avais un peu sur-estimé ma misanthropie. Enfin, il faut quand même voir que pour une raison qui m'est totalement inconnue, Zoé me fait la gueule. Tom est sympa par contre mais il a l'air occupé avec son job de serveur. Puis il a un weblog ce qui en fait potentiellement une personne étrange. C'est avec Sam que ça passe le mieux et comme elle a rien d'autre à faire de ses journées (étudiante en vacances), elle passe squatter l'après-midi de temps en temps.

Sam et moi sur le canapé et entrain de s'emmerder

On déprime toujours autant mais on est deux.

Ce qui fait plaisir à ma conscience.

23:22 25/10/05

Solution ·

Il me faut 12 jours pour ne rien écrire.