Réussir une révolution ·
Ne pas jouir du plaisir, seulement en frémir.
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.
Ne pas jouir du plaisir, seulement en frémir.
Envie de s'applaudir ou envie de s'applatir.
J'ai bien réfléchi à notre situation. J'ai passé quelques heures en face d'un tas de feuilles blanches que je destinais à une explication, à l'écriture d'un conte que nous ne partagerons certainement jamais. J'ai éludé la question en me disant qu'il était déjà trop tard. J'ai toujours su que j'étais plutôt électron que macro-molécule même si en ce moment je suis étrangement sous l'effet d'attraction d'une trame énergétique un peu trop libre. J'ai certainement induit un mensonge en laissant trainer ces pages sans aucune trace sur laquelle poursuivre une conversation. J'ai toujours un peu cette envie de t'écrire mais moins que de mener jusqu'à la fin cette expérience : nous n'avons jamais découvert l'autre dans la différence d'être des inconnus réguliers. J'ai bonne espoir que tu n'en as rien à faire.
Je ne puis m'écrire. Quel est ce moi qui s'écrirait ? Au fur et à mesure qu'il entrerait dans l'écriture, l'écriture le dégonflerait, le rendrait vain ; il se produirait une dégradation progressive, dans laquelle l'image de l'autre serait, elle aussi, peu à peu entraînée (écrire sur quelque chose, c'est le périmer), un dégoût dont la conclusion ne pourrait être que : à quoi bon ?
Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux
Je n'ai pas de nouvelles. Je n'ai pas dit que j'en voulais. Je n'ai pas vraiment peur de tomber dans l'oubli. Je n'ai rien d'autre que le non-toi. Je ne suis plus terrorisé de rencontrer un regard trop furtif, d'attendre autre chose que l'attente, de voir autre chose qu'un étrange silence, de synchroniser nos erreurs plutôt que chercher dans l'absence de réactions un quelconque quoi ce soit qu'il aurait sans doute fallu cacher dans cette publicité de la modernité.
Je sens que ça va m'amuser longtemps de ne plus donner à voir sous cette déclinaison le verbe avoir.
L'avantage de ne pas être touché par cette étrange maladie qu'est le nationalisme, c'est quand même de ne pas avoir ses humeurs calquées sur 90 minutes et 11 types qui courrent en short.
Et puis l'équipe de volleyball a gagné, elle.
Il y a des jours comme ça où on a juste envie d'interrompre la personne en face de soi, lancée dans une tirade sur la construction de l'identité, pour crier "Pourquoi moi ?".
Les jambes qui me vantent, je les cache au couvent. Il reste quoi à faire après ? Mordre les coutures ?
Il y a plusieurs raisons pour ne pas "raconter" en ce moment. D'abord parce que ce qui s'enregistre dans le truc étrange qui dirige l'ensemble de ma présence physique dans un truc encore plus étrange appelé réalité ... donc en ce moment ce qui s'enregistre n'est pas vraiment matière à transformation littéraire. Je pourrai raconter comment toutes mes études sont vouées à l'écriture d'une publication du type "Observation de séquences d'interaction entre un professeur un peu caractériel et l'élève-intrus. Le regard de la sociologie cognitive sur la théorie de l'étiquetage" (ou comment mes études ne sont qu'une accumulation de situations d'étrangeté - Possibilité d'obtenir un schéma par courrier électronique).
Il y a également qu'avec mon projet de recherche actuel, parler ici en y mettant un peu de Moi est un peu gênant. Écrire sur soi n'a rien de sorcier, être sincère non plus. S'exposer tout en sachant que des personnes qui gravitent dans des sphères bien éloignées de ma scène d'internaute n'a rien d'effrayant non plus (connaissant l'improbable lectorat, l'incompréhension l'est un peu plus). C'est plus comme si tout d'un coup, je me mettais à déblatérer sur la spécificité de la prise en compte des sciences sociales dans l'élaboration d'un critère de scientificité et de la définition de l'activité de recherche. Cela serait un peu hors cadre du projet pré-établi ici. En essayant de comprendre pourquoi et comment d'autres écrivent, j'en oublie pourquoi je le fais personnellement. La peur de la conscience et effet d'association si vous préferrez.
Ah si quand même, je savais bien que les gens d'en face étaient des vilains.
A partir d'un certain âge péremptoire, les lits pleins de bides et d'eau commencent à sentir sérieusement le moi aussi. Un dépassement d'un jeu assuré de vous mises.
Toutes choses étant égales par ailleurs, un article traçant un point de vue, une expérience particulière me semble beaucoup plus intéressant (et également plus ludique ... et la présomption d'être volontairement drôle ou de vouloir amuser la galerie ?) que les critiques/commentaires à voix haute fondées sur un jugement, finalement, très normatif.
L'entrée de Ludwig W. dans l'histoire n'est pas fortuite. Elle correspond à peu près à un regain d'intérêt pour le système philosophique et religieux Zen. Sincèrement, je partage la conviction que le Tractatus est une invitation au silence et à l'action. Ludwig ne pensait-il pas avoir mis un terme à toute discussion philosophique et conseillait à ses élèves d'agir plutôt que de philosopher ? Il m'a un peu sauvé du verbillage psychanalytique dans lequel je commencais à m'enfoncer. Embrasser l'interstice laissé entre les mots, entre les existences, se croire comme un néant sans fin. Quelque part, l'intimité à laquelle invitait le tractatus a fait sur moi l'effet, je pense, proche du satôri zen.
Par nécessité et récemment conscient que cela pouvait parfois paraitre dérangeant, j'entame une transition vers Roland B., qui lui est plus en rapport avec ce que je suis censé raconter et espérant que cela remettra en route mes mots.
Autre part au même moment et en plus compréhensible. Je n'ose pas parler de synchronicité par peur d'une ignoble régression.
Maintenant que JLR arrête Mediatic, je me demande si les successeurs vont avoir la bonne idée de refaire le site vers quelque chose de plus lisible ou moins indigeste. Par exemple, faire en sorte qu'il y est plus de contenu dans partie principale que dans la colonne de droite qui a pris des proportions vraiment démentielles (avec des informations bien inutiles). Ca commence à devenir un peu vieillot comme présentation quand même.
Dans le même style, en ce moment, j'aime bien flâner sur un blog par jour entre deux pauses. Je tombe sur un blog qui n'aime pas les dimanches et qui parle de liquide vaisselle anti-stress. C'est étrange comme idée quand même. J'ai une manie étrange, quand je suis en état de stress, j'aime bien faire le ménage et la vaisselle. Autant dire qu'habituellement, c'est un peu cradingue mais qu'en ce moment, la Société Protectrice de la Poussière et de la Graisse sur les Assiettes vient de m'assigner en justice pour violences aggravées et génocides sur populations innocentes.
Je le sais, je le sais, je le sais. Je l'ai poussée sans prévenir pour voir jusqu'où elle tomberait, s'il tendrait la main, si je tomberais aussi. Cette seconde où l'univers des possibles transforme la réalité en un manège évanouissant, je ne la regrette pas. J'ai peut être un peu seulement peur de ne pas pouvoir poursuivre à la périphérie de cette trajectoire. De ne pas savoir si cette légère déviation avec un un petit sourire et un regard ambigu fait parti d'un mouvement ou d'une collision. Je ne suis pas encore assez doué en judo pour me jeter dans sa catégorie.
Les étranges modes de la vie font tourner les paires de cartes dans le ciel. A force de manipulation, il y a parfois comme cette impression que ces deux mains tendus vers le ciel, dans l'obscurité apaisante d'une lisière, tendent, touchent et déplacent les surfaces planantes. Si belle sphère lunaire que l'on a cessé d'admirer, de contempler à défaut d'autre chose, dans l'entente de deux mondes. Dans toute la tragédie des nuisances, dans l'histoire des ciels, les signes se sont mis à cacher Lune dans un voile de traits se recouvrant au fil des détours. C'est fascinant de constater que dans le Hou Tian, il n'y ait que le lac pour faire la séparation. Avant l'étoile du matin, des morceaux de l'aube, de l'apparition d'une lumière aveuglante, non em que le regard doit se porter autre part que vers le haut, vers la découverte de la terre et des infinis reflets solaires de la vie. Je crois que c'est se détournement de la vision qui crée la fuite des mots dans d'interminables contingents près à prendre d'assaut la moindre parcelle des sens. C'est précisement cette immensité de la vue qu'il faut aimer, adorer et chérir tant que les armes ne vous crèvent pas les yeux ; partout. La déception n'est qu'une conséquence de l'oubli quand revient l'étoile du soir et que l'auré et l'aurore se propagent : quand les étoiles tombent comme la pluie et font des champs une étrange partition musicale, faut-il vraiment voir sur ce sol la chute des plumes ?