Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

18:58 16/07/05

Pompom ·

Le problème de l'ennui, c'est que ça me fait lire. Alors au lieu de vous raconter mes problèmes de cartons et d'annexes. Disons seulement qu'il y a des coïncidences qui ne font rire que moi et pas trop ceux que je bassine avec ça.

Si vous cherchez quelque chose de plus intéressant, je vous la fait liste de liens :

  • Feth et Claire sont partis en Corée et ont fait un joli carnet avec de jolis photos pour l'occasion. Un bon passe-temps lorsque l'on est coincé dans des endroits clos et peu lumineux appellés bureaux.
  • Planatary. Si la première réaction est de se demander si il existe un algorithme tout près pour classer ça alors le seul remède est une cure de anti-toxico-algèbre-combi-réseaux-sociaux. Plante à partir du niveau 10.
  • Ne sait toujours pas ce que je vais faire l'année prochaine mais lire ce genre de billet sur des blogs de thésards (ou ex-) ne change pas grand chose. Disons que j'ai déjà été longuement prévenu mais je n'ai toujours pas trouvé de futur-survivant en sciences humaines pour me raconter que de toutes façons, on peut pas faire autre chose que lire et faire des millions d'heures de terrain.
  • A la recherche du blog d'une collègue de bureau (et pas de boulot, nuance). Il existe des skyblogs qui sont quand même bien éloignés des caricatures et contiennent des phrases et de mots et ne ressemblent pas à un compte flickr. Par contre, ça coupe toute envie d'avoir des gosses.
00:50 15/04/05

Les vœux ·

A partir d'un certain âge péremptoire, les lits pleins de bides et d'eau commencent à sentir sérieusement le moi aussi. Un dépassement d'un jeu assuré de vous mises.

20:29 04/10/04

Brosse et creuse ·

  1. Attention. Ceci est une tentative d'interruption volontaire du flux d'Heuristique Énumération et Littérature Périmée (H.E.L.P.). Ca va être violent. Ici, je vais tenter d'énoncer clairement dans le but de clarifier la situation d'une des dimensions les plus épineuses de mon existence: mon parcours universitaire. Il faut prendre cette missive comme un prototype avec des vrais morceaux de moi et de réalité, un blog étudiant, quelque chose rare qui ne réapparaîtra pas avant au moins un an. Donc la suite, je vous laisse interpréter par rapport à ce que je dirais ou plus certainement ce que je ne dirais pas.
  2. Je suis allé au cours d'histoire des sciences et –excusez-moi du langage mais– ça me botte vraiment bien.
  3. Alors là, il y aurait ma voix en off qui dirait "ah mais, il faudrait peut être que je vous raconte comment j'en suis arrivé là." Parce que soit vous vous –ouais vous– êtes entrain de vous dire "mais quoi, qu'est-ce qu'il fout là ?" ou bien "mais quoi, c'est pas ce qui était prévu ?".
  4. En ce moment, j'hésite entre un cursus de sociologie que j'ai interrompu au milieu de ma maîtrise sciences et techniques (qui se prépare donc en deux ans d'où l'interruption) et un cursus de philosophie des sciences qui me ferait recommencer une licence. Jusqu'à il y a quelques semaines, je pensais tout plaquer pour la philo sauf qu'une force mystérieuse s'est emparée de mon cerveau (certains appelleraient ça le Réalisme). Ou les deux en même temps mais il m'est apparu à la vision des emplois du temps que cela ne serait pas trop faisable. Grave dilemme donc. Parce qu'il faut choisir et que j'ai peur de me planter en faisant la mauvais choix (n'étant pas très philosophe) ou de passer une année à regretter avoir choisi la voie du bordel désorganisé (la fac étant par définition un bordel organisé). Classique. D'un côté, toutes les chances de trouver un boulot sur-chiant et de l'autre ... pas beaucoup de chances de trouver un boulot. En attendant, je me suis inscrit nulle part mais je vais partout. Classiquement sociologique [Lazarsfeld, Voting, The american choice].
  5. C'est chiant la réalité d'un blog étudiant.
20:20 12/06/04

A mon dictaphone ·

Jour 4: le sujet d'observation recommence à parler à une personne qui n'existe pas.

00:27 01/11/04

Bookmaker ·

Urgences aura touché le fond quand la première fille du docteur Greene (Rachel, celle qui avait refilé de l'ecsta a Ela) deviendra interne ou même médecin au Cook County.

00:24 26/11/04

Vision de la tangente ·

Cela peut s'appeler le moyen d'être trop profond. La vérité n'est pas toujours dans un puits. En somme, quand à ce qui regarde les notions qui nous intéressent de plus près, je crois qu'elle est invariablement à la surface. Nous la cherchons dans la profondeur de la vallée : c'est au sommet des montagnes que nous la découvrirons.

On trouve dans la contemplation des corps célestes des exemples et des échantillons excellents de ce genre d'erreur. Jetez sur une étoile un rapide coup d'oeil, regardez-la obliquement, en tournant vers elle la partie latérale de la rétine (beaucoup plus sensible à une lumière faible que la partie centrale) , et vous verrez l'étoile distinctement; vous aurez l'appréciation la plus juste de son éclat, éclat qui s'obscurcit à proportion que vous dirigez votre point de vue en plein sur elle.

C. Auguste Dupin, Double assassinat rue morgue, E. Poe

Il serait à l'heure actuelle plus sincère de donner au moins deux citations supplémentaires pour "triangulariser" un peu la boussolle en manque de pôles. Bien qu'une autre part de moi-même doute sérieusement de l'utilité et du caractère très vain de l'utilisation des mots. Sans doute cette conscience récente que les réductions ne sont compréhensibles que dans des espaces logiques confinés.

6.21 - La proposition de la mathématique n'exprime aucune pensée.

Tractatus Logico-Philosophicus, Ludwig Wittgenstein

Pour une raison que j'ignore, il me paraît toujours très risqué de s'appuyer sur une oeuvre dogmatique tellement on oublie parfois à quelle point cette dernière peut structurer et acheminer un point de vue aveugle, jusqu'à s'effacer et finalement oublier ce que l'on voulait dire ou plutôt qui l'on voulait faire parler. J'aimerai pouvoir remplacer l'exercice de style du "moi je, pense que" par un jeu où nous serions conscient de nos impersonnalités. L'incertitude a au moins le don de m'empêcher de parler.

Je n'ai pas suivi Scott en Inde. Je suis allé voir comment il se débrouillait, parce que je croyais sincèrement qu'il était décidé à poser des questions importantes à mes yeux. [...] Je me trompais. Ce qui l'intéressait, ce n'était pas de poser des questions mais de trouver des réponses.

Maggie, Les Larmes d'Icare, Dan Simmons

J'ai du mal en ce moment avec la notion d'image et donc également la pensée d'une personne. Rien que les objets inanimés posent déjà problèmes. Les différentes réflexions sur le mouvement dans la représentation statique sont génantes car montrer l'essence des choses, je n'arrive pas à placer les choses dans autre chose que la réalité éclairée. Tout ça pour dire que j'aimerai ne pas avoir à détourner les yeux par excès de clarté lors de nos conversations souterraines. Quelque part, je savais déjà que je dormais trop ces derniers temps.

16:42 12/06/04

Le bon moment ·

Ce matin, je me suis réveillé en me souvenant qu'hier, je les avais vu eux en concert. D'avoir entendu ce que je voulais entendre et ce qu'il fallait entendre a suffi à me faire oublier tout ce que j'ai pas fait et que j'aurai dû faire, tout ce que j'ai dit et que je n'aurai pas dû dire, tout ce que j'ai écrit et que je n'aurai pas d'écrire.

C'est difficile de se réveiller en sachant que ce genre de moments ne recommencera pas avant un certain temps qui ne se finit jamais.

01:56 21/08/04

Mousson inutile ·

Nous nous retrouvons quelques temps après. Je regrette déjà. Je m'apprête à lui dire ce que je médite depuis un temps déjà, lui faire subir un peu de ce qu'il m'inflige. Première respiration. Il sait, il l'a étudié sous tous les angles ce soupir. Je ne suis pas celle que tu crois. Je ne suis surtout pas celle que tu vois. Il clignote ... ou bien est-ce mes paupières qui défaillent. Les mots reviennent. Plus généralement, je ne pense même pas être celle qu'il te faut. Regards fixes. Il faut réagir avant que la machine ne s'emballe. Arrête de chercher la page. J'aimerai prétendre avoir arraché les pages, celle de ce chapitre et du suivant. Il aurait suffit que je ne doute pas plongée au milieu du jeu. Arrête avec ce foutu bouquin. Arrête d'hypothéquer notre putain de réalité sur l'autel de la quête de théorie. Il réalise sans comprendre, donc il se tait. Prévisible. Sa main se rapproche de la mienne. Calmement, cette approche classique que j'ai vu se répéter des milliers de fois et déclinée à l'infini des combinaisons de situations, ce geste précis et organique s'interrompt. Dans l'affleurement de nos écorces célestes, je perçois l'entité présente, ce qu'il ne peut dire. Je murmure ma formule, étroit calcul final. Le social n'est pas une hypothèse à vérifier. Il se concentre, les yeux plissés. Maintenir son néant essentiel le brûle de contradictions. Il s'évanouit sur la table dans un brouillard de particules temporelles. Ma main s'avance vers la tasse à café, déjà froid, faisant s'envoler au passage les derniers grains de poussière. Les terrasses sont finalement le dernier lieu où je peux parler sans rêver.

15:09 07/08/04

Prétention cosmologique ·

Pourquoi est-ce que j'écoute la radio ? Est-ce qu'il y a vraiment une force supérieure, transcendante et causaliste (ou responsable) qui exerce une pression coercitive pour qu'à ce moment d'inexistence précis, je sois assis à écouter une émission à propos de la liberté de l'être ? Ou seulement le fait que j'ai mes raisons d'être entrain de faire ce que je fais ? Sur France culture, il y a une émission à propos de B. Spinoza. De ce philosophe, je ne connaissais que le développement de la notion d'immanence du Divin. De là ils développent sommairement sa pensée et je crois sincèrement que je pourrais être spinoziste. Dans l'idée même d'immanence, il y a ce soucis de remettre en question les évidences ainsi que les explications trop simples que l'ont retrouve dans d'autres courants de pensées qui nous sont plus contemporains (et par lesquels, nous pourrions certainement retrouver un jeu d'affiliation). La compréhension du monde n'est pas logiquement simple, je crois que c'est la formule-mère à retenir d'un point de vue épistémologique.

Mais d'abord, il faut que je finisse d'économiser pour me racheter un four ou alors trouver quelqu'un qui pourra me raconter Spinoza et même me prêter les cinq volumes de L'Ethique ou plus simplement me contenter d'aller voir à la bibliothèque locale.

14:22 04/03/06

Complaisance ·

Pour un peu, elle le plaindrait mais elle a subitement perdu le goût de se livrer à ce genre d'exercice. En fait, elle considère même sottement que, si quelqu'un est à plaindre dans cette affaire, c'est plutôt elle mais elle est toute disposée à ce qu'on lui démondre qu'elle se trompe. Pourtant elle ne dira rien : Norman, boursouflé d'égoïsme ne l'entendrait pas. Elle ne dira rien parce qu'elle s'est tue, une première fois, il y a cinq and, et que, lorsqu'on s'est tu, une fois, on se tait pour toujours, même si on assure, la main sur le coeur, qu'on parlera la prochaine fois. On se tait parce qu'on ne sait pas faire autrement, parce qu'on est fabriquée comme ça, parce que c'est une fatalité à laquelle on n'échappe pas. On se tait parce qu'on a pas le courage de recoller les morceaux brisés, parce qu'on admet qu'on a perdu et que toute reconquête ne serait que provisoire et illusoire. On se tait parce que les larmes, ça coule sacrément mieux dans le silence.

P. Besson, L'arrière-saison
00:07 05/07/05

Dis Voir ·

Ce qui me fascine le plus dans Hallelujah de Jeff B, c'est l'espère de respiration au tout début de la piste. Je n'ai aucune idée de la signification exacte de ce son mais pour moi, c'est un peu le détail qui tue. Un souffle avant le silence qui entame tout.

00:59 23/09/05

Ecran ·

Par toutes les évidences et contre toute l'incidence, il y a des jours comme ça où j'ai envie de rentrer en marchant et de courir dans les escaliers. Ensuite dans mon rêve ennuyé, je sors par la rue Saint-Maur et dans mon immobilisme, je contraindrais toutes vos dispositions mobilisatrices et encore mieux ta disparition démobilisante.

10:00 13/09/04

Bleuette ·

Mourir n'est pas la seule manière de vivre.

00:28 24/10/07

Mince ·

Derrière ce dos ce cache la répétition d'un glissement régulier du passé vers le présent. Cette situation est peut être une métaphore : il y a un temps où je ne voyais pas un dos mais un visage et un regard inquisiteur. Puis vint le temps des promesses et depuis, je reste bloqué par une peur panique dès que je vois ce contour si familier que j'ai su reconnaitre sans hésiter un dimanche après-midi. Peut-être y avait-il trop d'indice mais en tout cas de voir cette présence là à quelques sièges alors que j'avais cru l'apercevoir dans les rues. Soit directement soit un souvenir de cette période. J'ai cherché vaguement des traces, des pistes sur la toile pleins de mots mais sans ton nom. Second tirage, il ne faut jamais tenter le hasard quand on cherche l'improbable. Toujours dans l'incapacité de faire ce dernier pas même si je ne souviens pas de l'avant-dernier précédent cet interminable silence. A la fin, il ne reste donc plus que ce fantasme narcissique, parfois psychotique aux alentours du quartier latin : même si ce n'est maintenant que je suis torturé par tout ce que tu étais sans le dire à travers une histoire continue et les chuchotements au fond d'une salle adolescente, je ne sais plus qui tu es. Il ne faut peut être pas tenter le chaos une fois de plus à savoir si cette absence est un accident ou une bénédiction, si c'est le moment d'arrêter de se perdre de vue ou si cette retenue des dés n'abolira pas nos parcours solitaires sans rencontre. Combien de fois n'as-tu pas pris cette décision ?

15:38 02/07/04

Question pathologique ·

Qu'est-ce qui se passe quand deux personnes souffrant du syndrome du "gentil docteur" se rencontrent ?