Prétention mégalomaniaque ·
Maintenant que mon présent semble être plus ou moins en place, j'ai décidé de planifier mon avenir. Plagiat partiel de mon nouveau héros du moment, Ludwig W., j'écrirai un unique livre non-posthume qui se nommera "Tractatus Logico-Sociologicus" manuel permettant la construction d'une synthèse à partir d'une compréhension logique; la finalité étant la soustraction du social des structures logiques soutenant la théorie (parce qu'il n'y en aura qu'une seule) et la transformation de la sociologie en une méthode logique du social. La conclusion sera le point final à plus d'un siècle de débats stérils et au pluralisme. Avec la considération qu'il n'y a plus rien à dire, je me retirerai alors de la scène scientifique pendant que d'autres découvriront toute la portée de mon oeuvre.
M'apercevant que ces idiots n'ont strictement rien compris à ma méthodologie négativiste, je ferai alors un come-back consistant essentiellement à montrer au reste de la civilisation que nous pataugeons tous dans une immense flaque de boue appelée modernité dont les post-tous sont les apôtres de l'apocalypse. Après avoir éprouvé l'ennui d'une retraite spirituelle, je consacrerai finalement le restant de mes jours à déconstruire le paradigme ambiant ainsi que tout ce qui se rapproche de ma théorie de jeunesse et je publierai peut-être un dernier livre qui ne sera achevé qu'après ma mort; le titre est déjà choisi "'Psychanalyse des comptes de faits". J'hésite encore sur la citation à mettre en couverture Lazarsfeld ou Stouffer ?
L'objet du ressentiment de l'oedipe positif qui sommeille en moi ne se doute certainement pas de ce que je compte faire du septième aphorisme de son cadeau empoisonné. Je livre donc ici, la dernière ligne très weberienne de mon premier et dernier essai et qui sera également dorénavant mon nouveau credo:
7. Sur ce dont on ne peut comprendre, il faut garder le silence.
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