Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

12:43 13/07/05

Vers ·

Ici, ce ne sont pas mes mantras que je vous répète.

01:27 26/01/05

Une histoire de briquet ·

J'ai embrassé l'enfumée dans l'escalier, entre le premier et le dernier. En lui rendant son soulier tout essouflé à l'idée d'arriver jusqu'à son pallier si éloigné. Elle seule sait si cet été sera enneigé.

15:42 18/06/04

La dissertation est un tir de bazooka ·

La vie devient futile quand elle dépend de savoir faire la différence entre Interactionnisme et Théorie de l'interaction sociale.

Pour la peut-être dernière dissertation de l'histoire de mes études (si on ne considère pas les oraux comme des dissertations à voix hautes et les mémoires comme une grande dissertation), je me suis donc payé le privilège de faire un petit hors-sujet. Mais bon, quand on donne un sujet comme "Origines et développements des théories de l'interaction sociale" à traiter en 3h, il faut pas s'attendre à de la finesse non plus. Il y avait aussi le sujet "Inégalités des chances scolaires: handicap culturel ou demande d'éducation ?" mais ça me semblait encore plus être un sujet propice à l'utilisation d'armes de destruction massive que de l'escrime réthorique tellement les auteurs et le plan étaient voyant (et puis juste pour le plaisir de contredire la théorie de l'acteur rationel). Ce qui ne m'a pas empêcher de partir à côté de la plaque avec mon sujet tout bidon sur la place de l'interaction dans les principaux paradigmes sociologiques que j'ai subtilement transformé en signification-interactionnisme-actionnisme.

En fait, ça dépend parce qu'aussi bien dans une théorie structuro-fonctionnaliste comme celle de Bourdieu ou la théorie systémique de Parsons, les interactions sont utilisées et caractérisées comme le moment de l'échange entre les individus donc il y a quand même tout un développement d'une théorie de l'action et d'une interaction bien que la signification derrière l'action passe en second plan et que l'activité ne soit finalement qu'une finalité d'actualisation des structures ou systèmes sociaux. Donc même si on utilise plus souvent les relations (et non les interactions) à travers une sociologie des réseaux sociaux, on sait pourquoi ils interagissent mais pas comment. Alors je ne sais toujours pas si c'était bien justifié de mobiliser l'ethnométhodologie en plus de l'interactionnisme symbolique pour montrer que la signification de l'interaction était la seule possibilité de comprendre le social et que la rationalité étendue de la théorie de Boudon permettait de réduire la compréhension de l'interaction à l'action.

Bon ... C'est quoi une théorie de l'interaction sociale ?

Ok. Je vois que mon hors-sujet est plus énorme que je ne le pensais.

Mon petit blog, ça fait du bien de te parler. Au moins toi, tu ne penses pas que l'utilisation du mot "phénoménologie" suffit pour impréssionner un prof.

00:19 07/03/05

Trousseau ·

Souvent, quand je quitte mon heureux territoire, je suis pris d'une immense peur d'avoir mal fermé la porte, d'avoir laissé ouvert l'entrée au royaume de mon existence en location. Je suis effrayé à l'idée que quelqu'un s'introduise dans cet intérieur à un moment où absent, je ne pourrais recevoir.

Sentiment totalement idiot parce que le plus souvent, je ne fais que rester coincer en dehors de l'espace.

01:31 21/11/05

M ·

L'idée est libre et gratuite, je la lance en l'air et si quelqu'un la rattrape et veut s'en servir qu'il en soit ainsi. Nous vivons dans une "Société du commentaire". Je ne parle pas en particulier du micro-monde hyper-bruyant de nos pages pleines de mots. Il faut faire des phrases comme cela et donner son avis sur la vie, la réalité et la société parce que commenter ce qui existe, c'est exister. L'important ce n'est plus de comprendre ce qu'il se passe mais tout simplement faire de prendre aux autres le droit de comprendre. La révolution de l'information moderne n'est pas sa massification, c'est son amplification autour de noeuds. Regarder le monde est une quête de mots et de matériaux à coller-poster vers les joyeux horizons de la fausse raison. Travaux pratiques. Ce matin, j'écoute parler à la radio l'émission de celui qui proclame la défaite de sa pensée. Lui et deux autres vont discuter du "malaise français" et par accident des "violences urbaines" actuelles. Il ne fallait pas chercher dans le présent mais bien dans le passé actuel le sujet de ce débat. Pourquoi le Non majoritaire en France lors du 29 mai. Maintenant en novembre, pour résumé, une bonne majorité des individus ont fait le mauvais choix et ont pris la mauvaise décision parce qu'ils sont un peu cons. Voilà, ça sert à ça la pensée à dire comment il fallait le faire, comment-se-taire quand on ne sait pas comment-penser comme ceux qui ne le font de toute évidence pas. Il est seulement nécessaire de dire pour se suffir à soi-même dans cet exercice du comment-taire les autres parce que contre toutes les apparences ceux qui se taisent ne le font pas parce qu'il est bien plus raisonnable de le faire mais bien parce qu'ils ont toujours tort.

13:43 06/01/06

Mort dure ·

Dire que Sarrasine est « tour à tour agissant et passif », c'est engager à repérer dans son caractère quelque chose « qui ne prend pas », c'est engager à nommer ce quelque chose. Ainsi commence un procès de nomination, qui est l'activité même du lecteur : lire, c'est lutter pour nommer, c'est faire subir aux phrases du texte une transformation sémantique.

Roland Barthes, S/Z
00:12 24/09/05

Etre un surréalisme dans la pratique de la vie ·

Ne plus écrire n'entraine pas une perte soudaine de la grammaire mais comme en fait je n'arrête pas vraiment mais que j'ai autre chose à faire je m'exerce à la double conjugaison. C'est un peu compliqué au début mais c'est une question de passion. Ce n'est pas comme si je n'avais pas d'autres choix à faire. Surtout qu'il y a des épreuves qui me font mentir. Winter Trees de S. Plath posé innocement sur le dessus de ma pile de livres à lire avant la vraie rentrée.

Back to back. I hear an owl cry
From its cold indigo
Intolerable vowels enter my heart.

Là tout de suite, lorsque je m'y essaie, je bégaie, ma langue trébuche sur la tienne et, c'est sûr, les embuches saveur mangue balaient toutes mes tentatives pour ne pas avoir peur de tes futures angelures. Alors, je suis quand même plein d'admiration pour Abdelkader sur son estrade. Une grande partie de ma vie me donne l'envie de crier à la vengeance contre mon passé de cancre notoire et notable en littérature. Rien de perdure et surtout pas ma mémoire. Avant je ne me souvenais pas de grand chose parce que j'avais déjà autre chose à faire (être une tortue ninja, faire la course au tour du lotissement, construire une cabane secrète) alors aujourd'hui je savoure ces petites pauses parce que personne n'écoute mes tirades.

Alors comme je ne fais pas trop d'efforts pour manger le sirop de la pomme, tout se venge. Sous en entendu, je préfère lire Rimbaud.

J'inventai la couleur des voyelles ! — A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert.— Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne, et, avec des rythmes instinctifs, je me flattai d'inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l'autre, à tous les sens. Je réservais la traduction.
Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges.

Voilà pour régler la question des dimensions, il vaut mieux en passer par l'essence. D'autant plus quand les mots se passent d'être vieux.

17:33 13/08/04

Ombre, ombre ·

Au départ, je ne voulais pas partager une image, un cliché, une vie (ou sa stricte réalité fantasmée), un ego, des instants, des actions, des sentiments, des impressions, des opinions ou des pensées, bref une perspective picturale de la subjectivité objectivée mais seulement un lieu ainsi que son entière géographie. L'absence d'une présence comme preuve d'un voyage commun en quelques sortes.

10:39 18/08/04

Plan canicule à échelle mondiale ·

Latham n'est pas le seul à vouloir modifier l'albédo terrestre. D'autres esprits inventifs parlent de jeter à la mer des milliards de balles de golf en polystyrène blanc ou encore, tout bêtement, de repeindre en blanc tous les toits des habitations terrestres.

Les savants jettent un froid

<parisianocentrisme>Il ne fait pas assez froid en ce moment ? Personnellement, je préconisme l'installation de frigo au pôle sud et une distribution systématique de Tic-tac.</parisianocentrisme>

15:28 Il fait nuit. Lumière du bureau allumée. Clim' qui continue à donner du froid. Manteau. Cherche ssh pour exil technologique.

15:43 On ne voit pratiquement la tour d'en face ...

00:50 15/04/05

Les vœux ·

A partir d'un certain âge péremptoire, les lits pleins de bides et d'eau commencent à sentir sérieusement le moi aussi. Un dépassement d'un jeu assuré de vous mises.

00:56 11/08/05

* ·

Dans quelques temps, je dirais par l'intermédiaire de quelqu'un d'autre que j'écris est un moyen d'exister. C'était une erreur, je préfère me taire et j'aimerai que d'autres en fasse autant. Le silence comme acte de parole plutôt que le bruit comme symbolique de la vacuité. Il n'y a pas de salaire pour ceux qui ont goûté le charme de ne plus avoir de voix alors que les haut-parleurs font les riches. Je vous laisse deviner dans quel camp la richesse trouvera refuge. Je deviens comme les autres, les sons comme pertes. Mes mots insolubles dans la bouillie de vos connaissance. Echapper à toute forme de reconnaissance parce qu'il est hors de question d'exister sous la forme nom jamais assez brillant. Si il n'y a qu'un seul projet, c'est celui. Je ne suis pas prêt à perdre.

20:37 07/09/04

Trainée ·

Loin d'être positiviste, je ne pense même pas être positif. Plus sincèrement, je crois que ma présence est uniquement motivée à faire comprendre que les sciences sociales ne riment pas avec aides sociales. D'ailleurs, je ne suis pas socialiste, ni social, ni sociable. Antisocial mais je garde mon sang froid. Ce n'était pas cette chanson là que je voulais chanter.

20:23 12/06/04

MTV #4 ·

Combien y a-t-il de clips sans Pharrell Williams qui joue la guest-star ?

Le câble gratuit est une malédiction.

00:07 19/02/05

Consommation ·

Changement de programme. Je met la sémiologie et tout le reste à la poubelle. Overdose inopinée de structure. Manifeste ou latente, si j'en entends encore parler condamnation immédiate à participer à une cure de désintox. Nouvelle problématique : L'inexistentialisme est-il un surréalisme ? Je vous laisse chercher où, qui et quand cela n'a pas commencé. Bonne pioche.

22:36 29/06/04

Prétention mégalomaniaque ·

Maintenant que mon présent semble être plus ou moins en place, j'ai décidé de planifier mon avenir. Plagiat partiel de mon nouveau héros du moment, Ludwig W., j'écrirai un unique livre non-posthume qui se nommera "Tractatus Logico-Sociologicus" manuel permettant la construction d'une synthèse à partir d'une compréhension logique; la finalité étant la soustraction du social des structures logiques soutenant la théorie (parce qu'il n'y en aura qu'une seule) et la transformation de la sociologie en une méthode logique du social. La conclusion sera le point final à plus d'un siècle de débats stérils et au pluralisme. Avec la considération qu'il n'y a plus rien à dire, je me retirerai alors de la scène scientifique pendant que d'autres découvriront toute la portée de mon oeuvre.

M'apercevant que ces idiots n'ont strictement rien compris à ma méthodologie négativiste, je ferai alors un come-back consistant essentiellement à montrer au reste de la civilisation que nous pataugeons tous dans une immense flaque de boue appelée modernité dont les post-tous sont les apôtres de l'apocalypse. Après avoir éprouvé l'ennui d'une retraite spirituelle, je consacrerai finalement le restant de mes jours à déconstruire le paradigme ambiant ainsi que tout ce qui se rapproche de ma théorie de jeunesse et je publierai peut-être un dernier livre qui ne sera achevé qu'après ma mort; le titre est déjà choisi "'Psychanalyse des comptes de faits". J'hésite encore sur la citation à mettre en couverture Lazarsfeld ou Stouffer ?

L'objet du ressentiment de l'oedipe positif qui sommeille en moi ne se doute certainement pas de ce que je compte faire du septième aphorisme de son cadeau empoisonné. Je livre donc ici, la dernière ligne très weberienne de mon premier et dernier essai et qui sera également dorénavant mon nouveau credo:

7. Sur ce dont on ne peut comprendre, il faut garder le silence.