Postulat irréel ·
Avec un peu de recul, je regrette un peu d'avoir prêté allégeance à l'épistémologie, l'importance des faits dans la démonstration, l'empirisme, voué un culte à des auteurs comme P. Lazarfeld ou J. Coleman et une position un poil rigide quant à la méthodologie -- qui je le rappelle est "l'analyse critique des méthodes utilisées lors de l'enquête" (Boudon & Bourricaud, Dictionnaire critique de sociologie) et non pas simplement l'exposé du protocole de recueil de données ou de contenus. En un autre temps et un autre lieu, j'aurai certainement pu me lancer dans un discours sur l'hyper-réalité de l'hystérie de nos sociétés contemporaines prenant les événements récents comme témoin (délire verbal qui a-vait souvent lieu ici je le concède), être un adepte de J. Baudrillard (auteur compte comme triple au Scrabble des auteurs hype), M. Maffesoli (auteur compte comme triple au Scrabble des auteurs au nom imprononçable en soirée mondaine). Dans un autre lieu et un autre temps, j'aurai alors pu excuser mes interprétations un peu hasardeuse et l'utilisation de la compréhension psychanalytique par le contexte institutionnel (qui, pour ma part, semble surtout compatible avec tout ce qui part de Descartes en passant par Kant et toutes ses filiations). Dans cette hypothétique réalité parallèle, je suppose que mon nemesis structural se fait remonter les bretelles pour utilisation trop fréquente des données, de la démonstration logique, privilégiant les faits plutôt que les impressions et de son manque de vue d'ensemble, "cosmo-anthropologique" (E. Morin, La méthode). Surtout qu'en faisant parti du clan du "courant herméneutique" (J.M Berthelot, La construction de la sociologie), je n'aurai eu qu'à faire un pèlerinage à Francfort, destination moins coûteuse que l'université de Columbia.
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