Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

08:43 24/05/05

Mes mots ·

Je me souviens de tout ou de tous. Pourtant je ne veux pas parce qu'il y a une trouille monstre de comprendre, mal, et d'interpréter, trop. Je me soumet totalement à la lâcheté habituelle de laisser aux autres de décider de la réalité. Je fais très bien l'acteur dans le rôle de la personne qui se donne à savoir. Je ne sais plus depuis combien de temps, j'ai regardé autre chose qu'un plat fond. Je ne sais plus lire les nues sages.

20:09 27/12/05

Si, toujours ·

Une nouvelle brosse à dents a trouver sa place dans mon sac à dos. « Ouais, ouais, ouais » comment dirait on. Un vingtaine d'heures et quelques cernes en plus, je ne le sais pas encore mais mon pull sentira assez violement la clope. Entre temps, j'ai relu encore une fois le tao te king à le reconnaître par chapitres entiers et tant pis si je finis comme une bête de foire parce qu'à côté de ça les livres de ma discipline coulent entre mes mains et je n'en retiens pratiquement rien (bien qu'il y ait des choses très drôle à lire sur le sujet). Il n'est pas impossible que personne ne m'ait dit de le lire, ni même lu vraiment ou alors je n'ai pas assez laissé venir mon absence de sources. J'ai toujours fait ça officieusement pour voir ce qu'il se tramait dans les alentours jusqu'à découvrir de loin les mystères d'une ville. Hasard d'un entre-texte précédent. Avant de commencer à roder mes chaussures de randonnée, je voudrais m'initier au yi king mais c'est peut être déjà là le premier détour depuis la dernière boucle. Il y a quelque chose de séduisant, je ne saurais dire pourquoi à part l'inconstance comme forme. Le secret, je le manifeste immédiatement : dans un cas, je dirais transformation et dans l'autre mutation. Je n'y comprend pas encore grand chose mais j'ai toujours aimé lancer les dés dans le vide. De la stagnation à la contemplation donc. Pourquoi pas, j'aurais vu le passage dans l'autre sens surtout autour de la même figure à un changement près. Non, vraiment, il va me falloir une tour monumentale pour voir d'aussi loin. Il m'a toujours semblé avoir besoin de hauteur pour jouer correctement au go.

Enduit et la nuit aussi mais pas trop sans quoi je ne pendrais pas ces quelques vignes sur les branches obscures d'un autre arbre, d'un petit mirroir flottant qui se demande bien si il renvoie autre chose que les agitations électriques d'une correspondance suburbaine un peu trop propre. Sans doute les petits pas mais jamais les grands, sans moi tu. Justement nom trop effrayant parce que j'y vois beaucoup de vagues, de sel et d'écumes rien qu'à m'y dépenser. Quel passage ennyant. Il faudra m'apprendre à fuir autre part quand dans l'essoufflement de la couleur.

09:49 19/06/04

Première séance ·

Ce qui est bien avec la séance de 11h, c'est que je me sens beaucoup moins seul de ne pas être le seul à être seul dans cette grande salle vide et obscure.

16:40 10/04/05

Être ·

Dans le genre qui voulait tout le temps avoir la raison.

12:14 02/08/05

Idée ·

Mon genre est un mystère.

01:29 10/09/04

Théorie du vomi ? ·

Il y a ces mots, ces phrases qui se retournent dans mon cerveau. Ca me vrille bien plus la tête que l'eau du robinet. Ne sachant pas quoi en faire, je les dis, je les soupire, je les écris, les chantent sur ... New resolution d'Azure Ray ... ah non. L'avant dernier couplet de It's you du dernier de Polly Jean. Exactement ça mais seulement pour l'air et la manière de chanter parce que les paroles de ma chanson ne sont, vraisemblablement, pas very dark. Peut-être qu'il serait temps de renouveler un peu la playlist. Il y a toujours ces sons sur le bout de la langue et qu'ils restent bien accrochés les salauds. Comme un mot oublié dont on aurait plus le souvenirs de pourquoi on recherchait ce mot.

08:23 29/10/04

Ange de bois ·

Etant un étudiant naïf et quelque part assez écervelé, à la vieille époque, j'avais pendant quelques temps succombé à la facilité du tout somatique. En ce moment, je suis dans les filets du tout construction (sociale) : la réalité, les sentiments, l'argent, les valeurs. La seule chose à comprendre, c'est que j'aurai été un mauvais architecte.

21:28 09/01/06

6, Rue Seau ·

L'inévitable « avec des si, on peut être ... » n'a pas manqué l'occasion pour faire une trop longue ré-apparition depuis que ses valises se sont défaites (ou sentent la, chantent la) sous mes yeux loin d'un petit village. Alors au départ, j'étais sorti chercher de quoi faire un feu après avoir décrocher le premier les feuilles accrochées à l'ancienne place. Mettre de côté cette entre-vie incessant de t'avouer chaque jour de nouveaux symboles, de transformer ta peau en un ouvrage de l'infini des combinaisons signalétiques et sans jamais oublier la plume d'oie en rester à l'hésitation du premier trait. Dommages. J'ai sorti le scotch et de nouveaux regards (parce que je sème aussi des indices pour mes amis lexicologues) ont fait leur apparition sur le mur dans une certaine tentative de jouer des croisées mais il faut absolument que j'arrête avec le fétichisme de la fumée.

22:33 27/09/04

Le temps de rendre. ·

  1. Venu.
  2. Vu.
  3. Relu.
  4. Rendu.
  5. (Bientôt) Soutenu.
23:58 12/09/05

Lac ·

Du fin fond de mon bocal, je me permet de donner mon avis sur la question de la sérénité. Parce qu'il y en une bonne et une mauvaise. La sérénité par mal-être fait façade de la pire des stupidités qui est la lucidité à propos de soi et de ce que (qui pense pouvoir penser la façon dont) l'on devrait être. Dans ses derniers retranchements, la seule vertu de ce mouvement est d'être l'unique spectacle de la feinte exercée par l'incertitude d'un miroir devant lequel on exécute des gestes en conséquence de sa réflexion/réflexivité. La sérénité sans une entière révolte contre l'esprit est une pure perte de la vérité et de la momentanéïté. Il y a donc un air paisible crétin qui sonne en fait la terrible mort de l'identité et de l'autre côté un silence frontal et absolu déchirant toute la bêtise de ceux qui croient que la paix est une question d'atmosphère. Sur la côte, il faut donc choisir l'engagement total de l'être sans quoi il n'y a qu'un lyrisme sérieux plein d'anéantissement.

21:33 16/05/05

Variole ·

Vous ne me lisez parce que je m'écris moins que je m'eclipse pour les autres.

10:44 12/10/05

Vrai ·

Je plane. Il paraît que. Personnellement, j'aime (bien) même si je pense n'avoir pas encore levé le pied non pas par manque d'audace mais simplement parce que la simple idée du frottement d'un pas me plonge dans une effroyable agonie sonore. Entre nous, c'est définitivement, non. Sans redéfinition possible. En ce moment, les mêmes pistes en boucle. J'avais promis à quelqu'un une compilation mais il faudra attendre un peu la fin de ce besoin de silence. Les disques rayés procurent ce petit bonheur pervers du retour incessant de la première minute. La répétition forcée, sans médiation, sans raison, seulement par la force des choses conduit à cet état d'annulation totale de la parole et du bruit, l'instant n'est alors qu'un bourdonnement sourd, une pure vacuité du sens. La seule solution est de se taire. Pour cette conviction, je préférerais toujours les doctrines qui place le silence comme fin des litanies à celle qui veulent éteindre tous les feux par la verbosité des incantations.

Si quelqu'un a une bonne méthode de guitare-basse à me conseiller, c'est le bon moment, ce par quoi j'aurai du commencer il y a quatre ans.

09:15 13/09/05

Câble ·

J'ai croisé une fille qui avait un livre des éditions Rivages dans la poche droite de son pantalon un peu trop large. Je n'ai pas très bien vu son visage mais elle avait cette expression sans âge. J'ai croisé un garçon qui ne vivait plus que par le chiffre des maudits et à la voie un peu ringarde. Par mégarde, nous nous mettons en garde.

Dans ce croisement de regards sans égards, je ne trouve pas de parade et ne sais toujours pas quel genre ou quel style pour éviter le hasard.

19:21 30/10/04

Porte de sortie ·

Pendant longtemps, j'ai cru que lorsqu'on ne sait pas quoi dire* - ou même dans des cas plus généraux - qu'il était préférable de communiquer par le silence que par le bruit à la vue de toutes les incompréhensions qui pouvaient naitre au simple fait d'ouvrir sa bouche et de faire vibrer quelques cordes vocales. Depuis peu, je me dis aussi qu'on ne fait qu'une seule première impression, alors je réalise aussi que j'ai la chance d'avoir des amis peu exigeants et qui ne se fient pas aux premières apparences (ou alors vraiment assez timbré pour avoir une bonne première impression de mon comportement qui déroge aux règles fondamentales de n'importe quel manuel de "comment faire une bonne impression parce que c'est super important").

* Hors conditions spéciales (alcoolémie, feu au lac, t'as un alien derrière toi, situation embarassante etc.)

10:56 28/09/05

Patience ·

Le jusquauboutisme est une question de réincarnation. Comme la passion, il est impossible de faire l'épreuve de la compréhension si on a pas vécu plus d'une fois la passation. Bien entendu, toi tu ne crois en rien, tu es un auboutiste, tu es à la fin d'un chemin, le tien et tu ne veux pas voir que tout ce que tu vois n'est pour quelqu'un d'autre que croyance, imagination et fiction. Que sur ton île quelque chose te dépassera toujours. Tu ne crois pas donc et moi non plus, je ne crois plus en toi depuis que je sais que tu ne me vois pas.