Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

22:13 21/01/05

La symétrique ·

Un affleurement de peau et une télé. Des millions de points lumineux se mettent à scintiller dans un néant profond et obscur. Un journal sans doute. Reportage sur la mort ou plutôt comment des millions de gens au Japon l'évitent. Retour quelques décennies en arrière affreux et horrible éruption volcanique en Méditerranée. Il y a toujours des vies à sauver. Au milieu de l'océan des anciens morts qui sait quel genre de moyenne en apnée on peut espérer. Un écartèlements de temps plus tard , il est toujours possible de trouver pire. D'une manière infinie, sur le plan quantitatif et qualitatif, la nature humaine est strictement pire en termes de catastrophes que la nature la plus naturelle. Des cheveux si bleus. Des yeux si foncés. look what you've done, boy. Il y a quelque chose de tellement pathétique de toujours tout vouloir réduire aux mots, à la parole, à l'énoncé ; de tellement absurde de se lancer dans ces longues litanies incessantes et ces incantations sur le pourquoi pas opposition à son contraire puis de la réjouissance du non-lieu miraculeux. Le passage de la vie à la non-vie des choses et des faits s'exécute systématique dans la petite flèche située entre le langage d'observation et le langage de transcription. Elles se ressemblent toutes. Nos vies, lorsque l'on regarde selon le critère unique de l'existence, ne peuvent que s'évaporer devant la multitude des ressemblances.

00:46 12/11/04

Name Service ·

J'ai l'intime conviction que je n'écris rien. Rien de nouveau. Un participant se présente comme une phrase un peu futuriste. Si le temps n'est vraiment qu'un objet comme un autre, comment pourrais-je avoir la certitude de ne pas être qu'un souvenir de moi même ? Un film qui se repasse à la recherche du moment-clef. Que ces brins de lucidité ne sont pas que l'équivalent cérébral d'une brûlure rétinienne dû à un trop soudain retour en avant. Il ne me reste plus qu'à trouver un bescherelle de la vie qui m'apprenne la grammaire de l'action et les conjugaisons sociales tout cela en fonction du temps qui deviendra alors sujet. Parce que. Le temps est important dans la compréhension.

13:24 23/07/04

Ephémère déterminé ·

Cette année, il n'y aura pas de roman de l'été parce que ça ne devait pas devenir une fatalité ou une banalité, sans compter l'indépendance à de la volonté.

Il y a aussi que je préfère chasser les papillons avec mon filet à raisons.

14:42 03/09/04

Patho ethno ·

Science de l'immature.

17:43 04/01/05

Vert ·

Parler pour de vrai à des personnes fausses.

Parler pour de faux à des personnes vraies.

Avoir un masque pour pouvoir montrer son vrai visage.

10:14 13/07/05

Ciseaux ·

Pierre, papier, cartons. C'est un peu le bordel dans ma tête et dans ma chambre. Il faut faire le tri avant de bouger, ce qu'il faudra laisser dans la poubelle et ce que l'on va ramener avec soi dans une nouvelle géologie. Je n'ai jamais été doué pour jeter les choses ; même si certaines personnes trouvent cela gênant de remplir la même fonction qu'une poubelle. C'est un peu ça le désavantage de l'insensibilité, on accumule relations et passions jusqu'à ne plus savoir quoi en faire, à toujours en oublier la moitié avant d'avoir commencé l'introduction d'où la boite « A ne pas ranger ». Je ne fais rien, je ne commence rien tant que je n'ai pas trouvé quelqu'un pour m'arrêter. Toi de préférence. Quelqu'un m'a dit que ça ressemblait parfois à de l'hystérie.

J'ai longtemps cru que ma conscience était séparée en deux instants. Celui où je me souviens à peu près de tout, où je vois exactement dans quel livre, quel dialogue, quel personnage, quel acteur, quel film, quelle séquence fait actuellement référence à la situation actuelle. Celui où je ne me souviens de rien, où je ne sais pas ce que je fais, ce que je pense ou ce que j'ai envie de faire sinon faire ce qu'il y a à faire. Etrangement, le non-instant et l'instinct du présent n'ont rien à voir avec mes périodes d'écriture. Sauf peut être en ce moment où je commence vraiment à manquer de scotch, de ruban adésif et de post-it.

20:38 07/09/04

Eclair ·

Il y a une fleur morte dans le couloir. Les pétales étalées à travers la salle.

14:22 04/03/06

Complaisance ·

Pour un peu, elle le plaindrait mais elle a subitement perdu le goût de se livrer à ce genre d'exercice. En fait, elle considère même sottement que, si quelqu'un est à plaindre dans cette affaire, c'est plutôt elle mais elle est toute disposée à ce qu'on lui démondre qu'elle se trompe. Pourtant elle ne dira rien : Norman, boursouflé d'égoïsme ne l'entendrait pas. Elle ne dira rien parce qu'elle s'est tue, une première fois, il y a cinq and, et que, lorsqu'on s'est tu, une fois, on se tait pour toujours, même si on assure, la main sur le coeur, qu'on parlera la prochaine fois. On se tait parce qu'on ne sait pas faire autrement, parce qu'on est fabriquée comme ça, parce que c'est une fatalité à laquelle on n'échappe pas. On se tait parce qu'on a pas le courage de recoller les morceaux brisés, parce qu'on admet qu'on a perdu et que toute reconquête ne serait que provisoire et illusoire. On se tait parce que les larmes, ça coule sacrément mieux dans le silence.

P. Besson, L'arrière-saison
22:36 27/09/04

Toujours en rond ·

  1. "C'est intéressant mais ..."
  2. Finir une étude.
  3. C'est comme beaucoup de choses dans la vie.
  4. Savoir qui voudra bien jouer le rôle de la chaussette.
  5. "T'es quelqu'un de chouette mais ..."
18:41 01/02/05

Cendre ·

Cette actrice qui ressemble à une fille, une connaissance, une pensée. Ses manières de faire et d'allumer. Les gens la regarde comme une spectatrice dans son infinie réalité infra-mondaine.

17:09 06/04/05

Pieds ·

Le garçon de lettres protégeant la lâcheté de l'être scientifique contre la fille de loi menaçant la liberté de l'ivresse. Victoire par chaos de nos corpus alignés sur le soleil.

22:42 04/10/05

Journée ·

J'écris comme je lis, dans la précipitation, dans la crainte éternelle de ne plus jamais avoir le temps, l'envie, l'espoir, la force, l'inspiration, la vie, l'illusion, la présence pour pouvoir le refaire. J'écris ici de la manière strictement inverse que le principe de réalité que j'applique à mon écriture "quotidienne", je bannis toute ontologie, je nie la raison pour la fiction fictionnelle et fictive, je préfère la prolifération à la méditation.

Il m'annonce qu'il abandonne le chemin que nous avions décidé de prendre, que ça sera trop compliqué pour lui, limite qu'il se sent pas capable de le faire. Alors que moi, oui, que moi, j'en suis tout à fait capable. Malgré mes crises existentielles quant à mes propres capacités qui se répètent toutes les quinzaines. Malgré l'imposture que je ne cherche plus à comprendre, l'absence de véritable posture. C'est l'absurdité de mon entourage qui m'enrage, ils ont confiance. Ca non plus, aucune compréhension. Pour cela, j'apprécie les profs, ils me disent de temps en temps qu'ils ne savent toujours pas si mon cas relève de l'originalité ou de la stupidité.

Il faut que je mette quelque chose de côté mais je n'arrive pas à m'y résoudre comme à dissoudre ces chemins que je met tant de temps à tracer et même si ils apparaissent souvent dans la soudaineté. Quelle vie ? Une question rare qui sonne à chaque fois que mon secret est découvert : je vis dans un univers où les journées ne font pas 24 heures. C'est pénible car il n'existe pas d'agenda gérant cela. Les possibles le sont tous, c'est bien pour ça que je vis dans l'indicible, dans la propreté de mon entourage.

Je n'ai pas encore assez de perspective pour dire si il y a autre chose que des rimes ridicules qui me font passer en quelques mois de la philosophie chinoise à la philosophie danoise, qui, dans une pure vue de ma table de chevet, m'ont fait transiter de Qu'est-ce que l'esthétique de Jimenez à Qu'est-ce que la métaphysique de Nef. J'y vois quand même un début de direction qui me permet de faire le choix entre le strict nécessaire et l'ultime superflu artistique. Je fais des choix en ce moment, cela n'arrive tellement peu souvent que j'ai l'impression que ça se voit.

La fac commence à ne plus m'étonner. Revenir plus tard pour les inscriptions. Les horaires des cours, ça sera pour un autre jour. La routine annuelle.

Nos chemins croisent, aussi, parfois le faire.

21:22 03/01/05

Je préfère Marie ·

Ceci n'est pas une observation participante. Je ne suis pas fait pour les sciences sociales. C'est l'incompréhension totale. A force de vouloir comprendre, je me perds trop souvent dans les couloirs colorés des logiques humaines. 1. Je me suis engueulé avec quelques-une de mes connaissances pour avoir dit le contraire mais finalement Franz Ferdinand, c'est pas si mal. Suffisait de me dire qu'il y avait d'autre chansons que Take Me Out. 2. Contrairement aux différentes critiques, je pense que le personnage d'Ismaël est le plus réussi du film et qu'il n'est pas aussi paumé que cela et qu'il reste celui qui montre le plus de lucidité par rapport aux autres qui, à l'instar de Nora, reste enfermé dans leurs trajectoires. 3. Demain, je m'abonne aux Inrocks.

19:30 14/11/04

Espace ·

Je rêve de cette personne idéale, de conversations invraisemblables, d'accents incongrus, d'un appartement trois pièces, d'une machine à laver et d'une belle-mère. Plus j'y pense et plus cela devient nuageux. Plus j'en parle et plus je trouve ça affreusement détestable. Par banalité, sans savoir si ceci concerne une seconde ou une première personne.

Je cherchais seulement une rime en -ude à "solitude" pour le mal-être de ne pas être seul parce que franchement j'aimerai parfois renvoyer un mot plein de normes à ceux qui concentrent leur temps à fuir un malheur qui n'en est pas un.

09:02 13/09/05

Taser ·

A l'attention de ceux qui redoutent une relative stabilisation de mon parcours universitaire — ce qui est aussi mon impression du moment —, il y aura un dernier épisode, un petit film de clôture comme pour toutes les bonnes séries qui se respectent. On pourrait mettre la palpitance de cette partie de mon existence sur le dos de mes indécisions mais il semblerait que la cause soit plus extérieure, limite structurelle.

Bientôt sur vos écrans, L'Enfer du Dossier de Transfert (ou l'histoire d'une personne qui voulait changer de fac).

Après ça, l'acteur principal ne renouvellera pas son contrat dans le rôle de l'aventurier administratif et des secrétariat. Peut-être un spin-off ou pas.