Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

20:03 15/11/04

Gant ·

C'était le plus borné de tous les rationalistes corses.

00:26 06/09/05

Coussin ·

En dehors de l'affreuse couverture, le dernier Lire : vaut la peine d'être lu. Au moins pour l'entretien de Yasmina Reza qui dit des choses interessantes sur la vie et la philosophie ou plutôt sur la vie de ceux qui en font. Le contact du papier ... il est sans doute inutile de jouer la morale. En plus, les photos sont jolies.

Une étrange phrase prêtée à Balzac (dossier du mois), « le romancier authentique crée ses personnages avec les directions infinies de sa vie possible » résume bien, je crois, le problème de l'affreuse couverture et du journal intime publié le plus égocentrique et narcissique du web internet — non mais plus d'une auto-photo par jour, même les vrais n'auraient pas osé.

00:22 25/06/04

Considération paradigmatique #1 ·

Le vocabulaire (ou le milieu linguistique) propre au structuralisme m'a toujours paru très phallique ou au moins à forte connotations sexuelles.

00:28 24/10/07

Mince ·

Derrière ce dos ce cache la répétition d'un glissement régulier du passé vers le présent. Cette situation est peut être une métaphore : il y a un temps où je ne voyais pas un dos mais un visage et un regard inquisiteur. Puis vint le temps des promesses et depuis, je reste bloqué par une peur panique dès que je vois ce contour si familier que j'ai su reconnaitre sans hésiter un dimanche après-midi. Peut-être y avait-il trop d'indice mais en tout cas de voir cette présence là à quelques sièges alors que j'avais cru l'apercevoir dans les rues. Soit directement soit un souvenir de cette période. J'ai cherché vaguement des traces, des pistes sur la toile pleins de mots mais sans ton nom. Second tirage, il ne faut jamais tenter le hasard quand on cherche l'improbable. Toujours dans l'incapacité de faire ce dernier pas même si je ne souviens pas de l'avant-dernier précédent cet interminable silence. A la fin, il ne reste donc plus que ce fantasme narcissique, parfois psychotique aux alentours du quartier latin : même si ce n'est maintenant que je suis torturé par tout ce que tu étais sans le dire à travers une histoire continue et les chuchotements au fond d'une salle adolescente, je ne sais plus qui tu es. Il ne faut peut être pas tenter le chaos une fois de plus à savoir si cette absence est un accident ou une bénédiction, si c'est le moment d'arrêter de se perdre de vue ou si cette retenue des dés n'abolira pas nos parcours solitaires sans rencontre. Combien de fois n'as-tu pas pris cette décision ?

13:04 15/07/04

Voyage ·

Vaut-il mieux marcher sur la lune et y consacrer toute une vie ou en rêver et y consacrer une nuit ?

13:21 13/01/05

Sale plastique ·

Le sac de la fille au rêve vert trainait par terre devant la salle de cours, anormalement, occupée par des élèves qui auraient dû être loin. Un type à barbe et au regard perplexe la regarde exercer son droit à l'indignation et du mien celui de l'insignification. Pourtant, une main s'approche de son ventre et elle me tend une photocopie de son nombril. La page blanche. Les choses ne deviennent brillantes que dans leur absence.

22:11 15/01/06

Rizières ·

C'est ainsi qu'Edouard devint instituteur dans une petite ville de Bohême. Il n'en était ni malheureux ni heureux. Il s'efforçait toujours de faire la distinction entre le sérieux et le non-sérieux, et rangeait sa carrière d'instituteur dans la catégorie du non-sérieux. Non que la profession d'enseignant, en elle-même, fût dépourvue d'importance (d'ailleurs il y tenait beaucoup, car il n'aurait pu gagner sa vie par d'autres moyens), mais il la jugeait futile par rapport à l'essence de soi-même. Il ne l'avait pas choisie. Elle lui avait été imposée par la demande sociale, les appréciations de la section des cadres, les attestations du lycée, les résultats du concours d'entrée. Il avait été, par l'action conjuguée de ces forces, lâché (comme une grue lâche un sac sur un camion) du lycée à la faculté. Il s'y était inscrit à contrecœur (l'échec de son frère était de mauvais augure), mais il avait fini par se résigner. Il comprenait cependant que son métier ferait partie des hasards de sa vie. Qu'il lui collerait à la peau comme une moustache postiche qui prête à rire.

Mais si une chose obligatoire est une chose non-sérieuse (qui prête à rire) le sérieux est sans doute ce qui est facultatif : à sa nouvelle résidence Edouard rencontra bientôt une jeune fille qu'il trouvait belle, et il commença à se consacrer à elle avec un sérieux presque sincère. Elle s'appelait Alice et, comme il put s'en convaincre à sa grande tristesse dès leurs premiers rendez-vous, elle était réservée et vertueuse.

Il fit plusieurs tentatives, lors de leurs promenades vespérales, pour lui enlacer les épaules de manières à effleurer par-derrière le bord de son sein droit, et, à chaque fois, elle saisit sa main et la repoussa. Un soir qu'il répétait une fois de plus cette tentative et qu'elle venait (une fois de plus) de repousser sa main, elle fit hate et dit : « Est-ce que tu crois en Dieu ? »

Les oreilles délicates d'Edouard perçurent dans cette question une discrète insistance, et il oublia aussitôt le sein.

Milan Kundera, Risibles amours
16:40 10/04/05

Être ·

Dans le genre qui voulait tout le temps avoir la raison.

09:49 19/06/04

Première séance ·

Ce qui est bien avec la séance de 11h, c'est que je me sens beaucoup moins seul de ne pas être le seul à être seul dans cette grande salle vide et obscure.

01:42 01/09/04

Ca ma muse ·

Hey ! J'ai plus ou moins passé deux ans à cracher sur les liens de copinage. N'empêche que je tiens à remercier Camy les bons tuyaux de m'avoir aidé à ouvrir mes shakras littéraires.

Bientôt, ici, une valorisation du contenu. Dans deux ans plus ou moins.

19:13 11/09/04

Banalité dans l'air ·

Le temps, l'important, ce n'est pas d'en avoir mais de le prendre.

10:18 14/09/04

Elysée ·

J'ai connu une Elisabeth. Loin de se prendre pour la première des anglaises, elle prenait très à coeur son rôle de dernière des petites connes parisiennes.

00:36 13/03/07

La pièce-vie ·

C'est avec un plaisir plus que certain je ne cesse de lui désobéir. Pile, s'inscrire à la bibliothèque, face rester à l'appart. Pile, la faire tomber dans l'oubli, face, lui faire de nouveau de la place. Résultat : Une nouvelle carte de lecteur et sa tête muette.

00:59 11/05/05

Prénoms ·

Attention, vous êtes entrain de participer à une expérience de « faire un blog ».

Les artistes à prénom sont des anéantisseurs de réalité. Comment l'appeler par son prénom, pour montrer qu'on est fan et qu'on le connaît bien alors que tout le monde le fait déjà ? L'intimité avec les artistes à prénom est impossible ou immédiate, aucun choix. Les artistes à prénom me font chier parce qu'on en parle un peu partout à la radio et à la télé ce qui fait que j'ai parfois l'impression qu'on me parle des vrais gens que je connais, Camille par exemple. « Je parle des autres parce que j’aimerais qu’on parle de moi ». Je trouve ça idiot de ne plus savoir moi-même de qui je parle quand je pense aux noms.

21:22 03/01/05

Je préfère Marie ·

Ceci n'est pas une observation participante. Je ne suis pas fait pour les sciences sociales. C'est l'incompréhension totale. A force de vouloir comprendre, je me perds trop souvent dans les couloirs colorés des logiques humaines. 1. Je me suis engueulé avec quelques-une de mes connaissances pour avoir dit le contraire mais finalement Franz Ferdinand, c'est pas si mal. Suffisait de me dire qu'il y avait d'autre chansons que Take Me Out. 2. Contrairement aux différentes critiques, je pense que le personnage d'Ismaël est le plus réussi du film et qu'il n'est pas aussi paumé que cela et qu'il reste celui qui montre le plus de lucidité par rapport aux autres qui, à l'instar de Nora, reste enfermé dans leurs trajectoires. 3. Demain, je m'abonne aux Inrocks.