Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

12:19 07/08/04

Moralité déprimée ·

Tranquillement assis dans mon canapé à lire un très intéressant livre mettant en scène un dialogue imaginaire entre Wittgenstein et Einstein à propos de Dieu; j'ai entendu une petite voix dans ma tête. Ma conscience, cette chieuse, est venue me parler. Si je veux arrêter de déprimer, il faut que je fasse un effort du côté de ma vie sociale. C'est comme ça. Loi naturelle et obligatoire. Il y a quelques jours, j'exposais mon point de vue sur la nécessité de vivre en couple ... Mais comme je suis pas un type particulièrement contraignant et après avoir pesé le pour et le contre, j'ai décidé que ce n'était pas une si mauvaise idée que ça (ce qui me permettra par la même occasion de vérifier que je ne suis pas effectivement quelqu'un de très social). On verra bien.

Avec l'été et ses multiples déménagements, j'ai également hérité de nouveaux voisins. Ils sont trois (Tom, Sam et Zoé), des colocataires, et ils ont l'air assez sympa et surtout bien plus sociables que moi. Quelques jours après leur installation,je suis allé les voir pour faire connaissance et ma foi, je crois que j'avais un peu sur-estimé ma misanthropie. Enfin, il faut quand même voir que pour une raison qui m'est totalement inconnue, Zoé me fait la gueule. Tom est sympa par contre mais il a l'air occupé avec son job de serveur. Puis il a un weblog ce qui en fait potentiellement une personne étrange. C'est avec Sam que ça passe le mieux et comme elle a rien d'autre à faire de ses journées (étudiante en vacances), elle passe squatter l'après-midi de temps en temps.

Sam et moi sur le canapé et entrain de s'emmerder

On déprime toujours autant mais on est deux.

Ce qui fait plaisir à ma conscience.

00:24 26/11/04

Vision de la tangente ·

Cela peut s'appeler le moyen d'être trop profond. La vérité n'est pas toujours dans un puits. En somme, quand à ce qui regarde les notions qui nous intéressent de plus près, je crois qu'elle est invariablement à la surface. Nous la cherchons dans la profondeur de la vallée : c'est au sommet des montagnes que nous la découvrirons.

On trouve dans la contemplation des corps célestes des exemples et des échantillons excellents de ce genre d'erreur. Jetez sur une étoile un rapide coup d'oeil, regardez-la obliquement, en tournant vers elle la partie latérale de la rétine (beaucoup plus sensible à une lumière faible que la partie centrale) , et vous verrez l'étoile distinctement; vous aurez l'appréciation la plus juste de son éclat, éclat qui s'obscurcit à proportion que vous dirigez votre point de vue en plein sur elle.

C. Auguste Dupin, Double assassinat rue morgue, E. Poe

Il serait à l'heure actuelle plus sincère de donner au moins deux citations supplémentaires pour "triangulariser" un peu la boussolle en manque de pôles. Bien qu'une autre part de moi-même doute sérieusement de l'utilité et du caractère très vain de l'utilisation des mots. Sans doute cette conscience récente que les réductions ne sont compréhensibles que dans des espaces logiques confinés.

6.21 - La proposition de la mathématique n'exprime aucune pensée.

Tractatus Logico-Philosophicus, Ludwig Wittgenstein

Pour une raison que j'ignore, il me paraît toujours très risqué de s'appuyer sur une oeuvre dogmatique tellement on oublie parfois à quelle point cette dernière peut structurer et acheminer un point de vue aveugle, jusqu'à s'effacer et finalement oublier ce que l'on voulait dire ou plutôt qui l'on voulait faire parler. J'aimerai pouvoir remplacer l'exercice de style du "moi je, pense que" par un jeu où nous serions conscient de nos impersonnalités. L'incertitude a au moins le don de m'empêcher de parler.

Je n'ai pas suivi Scott en Inde. Je suis allé voir comment il se débrouillait, parce que je croyais sincèrement qu'il était décidé à poser des questions importantes à mes yeux. [...] Je me trompais. Ce qui l'intéressait, ce n'était pas de poser des questions mais de trouver des réponses.

Maggie, Les Larmes d'Icare, Dan Simmons

J'ai du mal en ce moment avec la notion d'image et donc également la pensée d'une personne. Rien que les objets inanimés posent déjà problèmes. Les différentes réflexions sur le mouvement dans la représentation statique sont génantes car montrer l'essence des choses, je n'arrive pas à placer les choses dans autre chose que la réalité éclairée. Tout ça pour dire que j'aimerai ne pas avoir à détourner les yeux par excès de clarté lors de nos conversations souterraines. Quelque part, je savais déjà que je dormais trop ces derniers temps.

10:37 28/07/04

extra-centrisme ·

Ce qu'il y a d'assez désolant et parfois gonflant dans la littérature "occidentale", c'est le moment où elle se rend compte justement qu'elle est occidental et donc sujette à un effet de perspective. L'image qui me vient alors à l'esprit quand je lis les lignes de ces gens, qui pensent souvent bien mieux que moi et nous et qui, frappés par un éclair de lucidité, tente de rattraper des milliers de lignes à imposer un point de vue qu'il pensait universel, est celle du rêve typique (je tiens à signaler que je n'ai pas le souvenir de l'avoir fait) et stéréotypé où l'on se réveille tout nu dans un lieu où l'on fait d'habitude bonne figure. Il s'en suit généralement plusieurs pages sur la Rédemption culturelle et un retournement verbal proche du fouettement à coups d'orties. Ce que je préfère surtout, c'est que ce délire sur cette soudaine apparition-révélation que l'on se trompe car placé dans un point de vue particulier, n'est en rien une garantie préventive contre ses propres effets. Quand on est idiot, on a toute les chances de le rester par la suite, prise de conscience ou non. Dire "le point de vue issu de notre culture occidental" contient exactement la maladie que l'on cherche à guérir comme si "la culture occidental", à supposer qu'il y en ait une et une seule (la critique de l'unicité des choses est une thème facile et séculaire qui est déjà bien trop développé pour être repris ici), était unilatérale, monolithique et incapable de se modifier ou d'avoir incorporer ou d'être incorporé par d'autres "cultures, le bon vieux présupposé qu'intégration ou assimilation ne se font que dans un sens.

09:38 30/07/04
00:48 30/11/05

Mais vraiment trop ·

Aucune idée des conséquences de cette régularité mais après mesure, il se trouve qu'il tombe exactement toutes les 15h24 et qu'il s'écroule tous les 4 ans et demi. Si quand même, le dernier effondrement ayant eu lieu il y a plus de 5 ans, je regarde analogiquement les docu-fictions sur les volcans nord-américains.

01:17 25/11/05

Etang ·

C'est assez épuisant de tourner en dehors d'un temps désynchronisé. Je n'ai même pas encore trouver un réverbère succeptible de projeter une ombre assez émouvante pour que je la suive. Avec les problèmes de température ambiante, j'ai aussi une faim de fou et si je continue à regarder mes écrans sans en changer le fond, je crois que je vais aussi finir comme un vieux loup.

L'intérêt des photographies-grand-angle à la verticale est qu'elles prennent tout de suite plein de place et deviennent ainsi assez pratique pour pousser le texte hors du champ de prise. Les portraits ne sont au mieux que des objets (papier ou image virtuel) issu de l'extension d'un négatif enveloppé dans la structure symbolique de votre regard. L'assujetissement est justement dans le regard ainsi il ne peut y avoir de figure subjective dans un portrait de face où le regard se confond avec l'objet. L'être-sujet ne peut se figurer que de dos ou de profil, que dans la mesure où l'on pourrait voir ce que porte son champ visuel comportant la tension polaire des éléments internes. Il est par ailleurs impossible de se mettre strictement à la place de l'être-sujet et de faire concorder le regard-sujet et l'image-objet ou alors que dans la sous-catégorie des figurations ne signalant le caractère possibiliste de la position occulaire. Dans la nécessité de confusion entre l'être-regard et l'être-à-regarder, pour prendre ensemble (ou tenir en dessous) la nature indécise de la personnalisation du parcours visuel, il devient important de laisser le flou de la direction et des courbes.

Artistiquement parlant, il faut aussi avouer qu'une non-face à beaucoup moins de chance de nuire à l'image-objet.

Ce qu'il y a à vouloir ici, c'est la legêreté d'un mouvement invisible et imprécis. Souveraine, cette main sous tes reins pourrait être celle de n'importe qui d'autre ou pas vraiment car elle ne bouge pas encore. La ligne de fuite calorimétrique signe cette inexistence. J'attend, je sers d'objet, j'espère être songer comme son jet vers l'extérieur. Cette affreuse ligne continue à sous-tenir sa promesse. Il ne se passe rien, strictement rien et c'est vraiment normal car nous sommes une photographie anti-physique « : poétique plutôt ». Ce n'est que par erreur que je subviens à la mesquinerie d'un souvenir.

15:21 26/08/04

Problématique.swx ·

Idée de mémoire : Sociologie des cheveux. Enquête quantitative (socio-démographie capillaire) et qualitative (journaux de Modes et entretiens dans des salons de coiffure). La coiffure comme le suicide est un phénomène ayant une composante sociale et une explication fondamentalement sociologique. Rien à voir donc avec une question de goût subjectif puis que de toutes façons, la laideur est une valeur sociale. Chercher au passage si il n'existe pas des cas de référents universels de la laideur. Ex: La mise en page de la revue "Actes de la recherche en sciences sociales".

Idée de projet global : Se documenter sur la philosophie chinoise. Chercher un équivalent asiatique à chaque philosophe occidental. Passer l'année à ne parler que de philosophes chinois. En inventer au passage si nécessaire. Placer des réflexions totalement mystifiantes sur le sens de la vie tout en faisant croire que dans ce cadre de lecture, cela est une évidence ou une norme. Mettre en évidence au début de chaque dissert' et de chaque paragraphe, la notion de paradigme et que finalement si on ne comprend pas c'est surtout parce qu'on est idiot. Cracher ouvertement sur deux siècles de philosophie européenne et ne pas hésiter à répéter que les questions de la sociologie contemporaine sont toutes empreintes d'un hideux socio-centrisme et que si les gens qui l'étudient faisaient preuve d'un peu plus d'ouverture, les questions ne se poseraient même pas. Utiliser l'expression "aporie occidentalisée". Trouver autre chose à faire de sa vie.

Idée de ligne éditoriale pour ce weblog : Le weblog régressif. Partir de quelque chose d'à peu près potable, avec un soucis stylistique vers un abandon total de la rhétorique. Écrire n'importe comment. Garder les rimes et éviter les smileys parce qu'il faut pas déconner non plus. Le weblog qu'on aimait bien avant mais plus maintenant. Comme beaucoup de weblog sur le long terme mais ici une finalité et non une conséquence de l'incontinence. Prendre modèle sur la littérature moderne et contemporaine. Clochardisation volontaire du weblog en quelques sortes. La progression, c'est surfait. La régression vaincra. Position radicale dans le paradoxe "écrire pour ne pas être lu".

Idée pour moi-même: Arrêter d'écrire des trucs pour cette page nombriliste là où je devrais écrire quelque chose d'utile. Faire une catégorie "mon traitement de texte et moi", histoire de faciliter le travail de tri des lecteurs nié-e-s que l'on cherche à faire fuir.

22:47 25/04/05

Plantée ·

Je te suis. Je t'essuie à la trace. Je ne t'aime pas. Tu sèmes tes places fantomatiques. Je t'embrasse. Je te déplace. Du légume au fruit. Tu comptes certainement ouvrir la jardinière alors que tu laisses tomber les pots tachés derrière toi. Les desserts n'ont jamais été de grandes résistances.

15:42 18/06/04

La dissertation est un tir de bazooka ·

La vie devient futile quand elle dépend de savoir faire la différence entre Interactionnisme et Théorie de l'interaction sociale.

Pour la peut-être dernière dissertation de l'histoire de mes études (si on ne considère pas les oraux comme des dissertations à voix hautes et les mémoires comme une grande dissertation), je me suis donc payé le privilège de faire un petit hors-sujet. Mais bon, quand on donne un sujet comme "Origines et développements des théories de l'interaction sociale" à traiter en 3h, il faut pas s'attendre à de la finesse non plus. Il y avait aussi le sujet "Inégalités des chances scolaires: handicap culturel ou demande d'éducation ?" mais ça me semblait encore plus être un sujet propice à l'utilisation d'armes de destruction massive que de l'escrime réthorique tellement les auteurs et le plan étaient voyant (et puis juste pour le plaisir de contredire la théorie de l'acteur rationel). Ce qui ne m'a pas empêcher de partir à côté de la plaque avec mon sujet tout bidon sur la place de l'interaction dans les principaux paradigmes sociologiques que j'ai subtilement transformé en signification-interactionnisme-actionnisme.

En fait, ça dépend parce qu'aussi bien dans une théorie structuro-fonctionnaliste comme celle de Bourdieu ou la théorie systémique de Parsons, les interactions sont utilisées et caractérisées comme le moment de l'échange entre les individus donc il y a quand même tout un développement d'une théorie de l'action et d'une interaction bien que la signification derrière l'action passe en second plan et que l'activité ne soit finalement qu'une finalité d'actualisation des structures ou systèmes sociaux. Donc même si on utilise plus souvent les relations (et non les interactions) à travers une sociologie des réseaux sociaux, on sait pourquoi ils interagissent mais pas comment. Alors je ne sais toujours pas si c'était bien justifié de mobiliser l'ethnométhodologie en plus de l'interactionnisme symbolique pour montrer que la signification de l'interaction était la seule possibilité de comprendre le social et que la rationalité étendue de la théorie de Boudon permettait de réduire la compréhension de l'interaction à l'action.

Bon ... C'est quoi une théorie de l'interaction sociale ?

Ok. Je vois que mon hors-sujet est plus énorme que je ne le pensais.

Mon petit blog, ça fait du bien de te parler. Au moins toi, tu ne penses pas que l'utilisation du mot "phénoménologie" suffit pour impréssionner un prof.

20:01 30/07/04

Dans un verre d'eau ·

Le problème d'être intello, c'est qu'il faut utiliser son cerveau.

18:17 08/11/05

esprit ·

Personne ne m'a appris à penser. Personne n'a pris mes pensées. Je n'ai été épris de tes pans séants.

19:14 14/05/05

Ville ·

Léopold part en quête avec pour seule chanson la question de savoir comment faire tout ça en si peu de temps. Quand on fait partie de la bande, on ne voit pas bien ce qu'il y a de difficile. Quand on fait partie de la bande comme celui qui essaye de faire une infime chose de plus, la désintégration est la seule arme qu'il puisse trouver pour ne pas disparaître. Léopold part en guerre avec sa loi, sa reine et sa rêgle pour ne pas penser à ce qu'il se passera après.

22:33 27/09/04

Le temps de rendre. ·

  1. Venu.
  2. Vu.
  3. Relu.
  4. Rendu.
  5. (Bientôt) Soutenu.
09:49 19/06/04

Première séance ·

Ce qui est bien avec la séance de 11h, c'est que je me sens beaucoup moins seul de ne pas être le seul à être seul dans cette grande salle vide et obscure.

22:02 22/09/04

Chat blabla ·

  1. Darling
  2. Ailleurs
  3. Louve
  4. Youth
  5. Tout