Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

21:22 03/01/05

Je préfère Marie ·

Ceci n'est pas une observation participante. Je ne suis pas fait pour les sciences sociales. C'est l'incompréhension totale. A force de vouloir comprendre, je me perds trop souvent dans les couloirs colorés des logiques humaines. 1. Je me suis engueulé avec quelques-une de mes connaissances pour avoir dit le contraire mais finalement Franz Ferdinand, c'est pas si mal. Suffisait de me dire qu'il y avait d'autre chansons que Take Me Out. 2. Contrairement aux différentes critiques, je pense que le personnage d'Ismaël est le plus réussi du film et qu'il n'est pas aussi paumé que cela et qu'il reste celui qui montre le plus de lucidité par rapport aux autres qui, à l'instar de Nora, reste enfermé dans leurs trajectoires. 3. Demain, je m'abonne aux Inrocks.

10:08 03/03/05

Objet perdu ·

Des fois, il arrive qu'en regardant un objet, je ressente cette étrange sensation de départ. Ce quelque chose, quelqu'un, quelques temps, je le pose tout en sachant que dans quelques moments, cela-celui-celle-ci disparaît là sous mes yeux. Même si j'engage toutes mes forces dans ce combat contre l'évênement, je n'y arrive pas. Au dernier moment, toujours, la bataille tourne à mon désavantage. Je me retourne sans même regarder ces morceaux pourtant si chers à ma vie laissés là, sur un banc public, sur une table d'un quelconque café à la merci de la prochaine rencontre.

Des fois, quand même, je regrette de tout oublier.

18:44 18/03/05

La bouche ·

L'âme lourde imprononçable revêt sa cape du soir pour aller traîner les rues et errer. Nous rassemblons les membres meurtris de la nuit des longues gouttes d'eau. L'osmose recrache et vomit sans agitation sur ceux qui dépensent leurs paroles et la naïveté sans pour autant chercher à dépasser la pensée.

22:48 25/04/05

Bouteille ·

Si ça intéresse quelqu'un, je cherche des personnes bénévoles pour un peu de relecture. Mon email est toujours au même endroit. Pour me dire que j'écris de manière trop alambiquée et pointer du doigt là où je présuppose beaucoup. Comme là où je ne dis pas de quoi parle le bidule en question.

03:26 13/10/05

Pseudonyme ·

A l'usage de ceux qui veulent faire référence à cet espace. Petite inflexion au principe d'anonymat stylistique de cette page, le nom de la page reste "a.a.a." (initiales indéfinies) et si il doit y avoir un pseudonyme ou un nom de locuteur, c'est नीवारकणैः.

Bon courage.

00:12 26/11/04

Les mauvais mots mentent ·

L'incertitude des temps bavardés.
L'indénombrabilité de ces cadavres littéraires.
L'indicibilité des papiers mal écrits.
L'indémontrabilité de la raison.
L'incommensurabilité des portes mal fermées.
L'incompréhension de la couleur des yeux.

L'impossibilité de nos échanges.

00:36 13/03/07

La pièce-vie ·

C'est avec un plaisir plus que certain je ne cesse de lui désobéir. Pile, s'inscrire à la bibliothèque, face rester à l'appart. Pile, la faire tomber dans l'oubli, face, lui faire de nouveau de la place. Résultat : Une nouvelle carte de lecteur et sa tête muette.

10:56 28/09/05

Dossier ·

Je voue une certaine haine sympathique au système bureaucratique. Mais comme j'aime bien la musique classique, je ne dirais rien sur la fabuleuse stupidité que peuvent développer la coalition des petits actes malheureux d'une journée qui ne l'était pas tant que cela.

23:02 11/09/05

S2C ·

Lorsque l'on vit dans un monde de mots, il y a des choses qui ont plus d'importances que d'autres. Non pas que cela soit un malheur ; au contraire. J'arrive de pas très loin, de ce lieu un peu litigieux. Je pose sur la table le livre que je relis, parce qu'en ce moment j'ai envie de m'enivrer de ta lividité. Je souligne ainsi mon allégance, alléchante, langissante, littéraire et littérale. En fait toussotte sauf latéral ou co-littoral. Je ne l'abandonne pas pour l'irréalisme mais pour l'illégale élégance de la lumière.

18:34 09/07/05

Compil' C/v ·

My summer of lo?e

  1. Silent Night, CAMP (A Camp)
  2. Guys Like Me, Aimee Mann (Lost in Space)
  3. Music is the Victim, Scissor Sisters (Scissor Sisters)
  4. I.O.U., Metric (Old World Underground, Where Are You Now)
  5. Somewhere Else, Kathleen Edwards (Back to me)
  6. On The Ledge, Richard Hawley (Lowedges)
  7. Human / Lovely Head, Giant Sand (Cover Magazine)
  8. The Denial Twist, The White Stripes (Get Behind Me Satan)
  9. Black Steel, Tricky (Maxinquaye)
  10. Baby, We'll Be Fine, The National (Alligator)
  11. Saisir, Erik Truffaz (Out of a Dream)
  12. Strict Machine, Goldfrapp (Black Cherry)
  13. On A Slow Night, Metric (Old World Underground, Where Are You Now)
  14. Are We Talking Enough ?, A.S Dragon (Spanked)
  15. Algebra, CAMP (A Camp)

Petite modification : Remplacement de A perfect end par Are We Talking Enough ?

13:00 11/09/04

Pensée subliminale ·

Je sais pas vous. Mais depuis que Lelay a parlé de soda et de cerveaux, je n'ai jamais autant lu le nom de la marque en question.

20:15 07/11/05

oupq ·

La vie est parfois juste ridicule. De mémoire, comme ça parce que ça fait bientôt une semaine au moment où j'écris et n'importe comment quand vous lirez. Enfin eu le droit de payer une somme incroyable pour avoir le droit de rester assis chez moi à lire des livres et peut être écrire des choses et peut être avoir des séminaires à suivre si il n'y avait pas un je-ne-sais-quoi d'étrange dans l'air. Dans un passé qui va être de plus en plus lointain, certains disaient que c'était l'automne. Moi, j'ai comme un parfum de pomme dans les narines, un petit souvenir de la brume matinale. Trois aller-retour plus tard et deux rendez-vous manqués, la vie me paraît toujours aussi ridicule même autour d'un chocolat chaud. J'attend un courrier, une suprise pourquoi pas. Bonne ou pas.

Il ne sert à rien de se focaliser sur les états définis, ceux qui nous permettent de dire "je suis". La plus intéressante restera toujours pour moi l'attention porter à la transformation (pas la déformation, l'information ou même la formation). Enfin bref, ces petits pas qui nous balladent la présence à l'absence, ces mots qui s'envolent, ces petits vols d'un pot à l'autre. La disparition à jamais des cas improbables, l'apparition involontaires des restes imaginés.

20:39 05/09/04

Vol du thé ·

Trop de choses dans le bide qui me font mal. Trop choses dans la tête qui me font voir des mirages et un mal de crâne qui ne s'arrêtera donc jamais. L'Autre me dit que je mange trop de sucres et l'autre Autre me disait que je devrais respecter "ta plume et ta pensée: car elles le méritent". Ingratitude incarnée sans conséquence, je sais que je ne mérite rien de cela, pas plus qu'elles ne me méritent. Ces mots me donnent envie de hurler et de fuir, ce que je fais de mieux au fond. Si ce n'est le seul geste que j'exécute à la perfection. A force de chercher les bonnes raisons, on devient tout de suite plus doué pour trouver les fausses excuses. Le mérite me fait enrager. On ne mérite jamais ce qui arrive, on mérite trop souvent ce qui ne devait pas arriver. Je pourrais certainement retourner Là et raconter comment je brûle mes plumes par souvenir du bon vieux temps. Un soupir s'inquiète pour cette voix. On ne mérite pas une situation, une relation. Il y aucun mérite à vivre pas plus qu'à mourir. On ne mérite pas plus une vie paisible qu'une vie sur-active. Il est idiot de penser que l'on mérite d'aimer tant les sentiments sont parfois doués de raisons. Se sentir mérité, se sentir aimé. Le mérite est plein d'existences. J'ai envie de crier à tous qu'il n'y a rien de glorieux à mériter autrui, que dès qu'il faut se battre alors le combat est perdu d'avance. Comme si la vie ne suffisait pas. Mal. Je ne veux pas mériter. C'est encore une fois totalement congruent avec le symbolisme du dépôt des armes.

Il faut que j'arrête l'eau du robinet.

07:07 22/02/06

Bassin ·

Poser la question. Ramasser avec Patience les filtres étalés au fon du sac. Se rattraper par l'absence de la veille. Partager quelques être ; ne pas oublier où elle est. Ne pas s'attendre à l'ouest mais plutôt au sud. Ne pas penser que passer se conjugue à d'autres temps. Ne pas dormir à cause d'un mauvais sirop au goût de pêche. La négation n'est pas la topique actuelle. Reposer la lourdeur sur un bras, sur un tas, dans un air las de platitude et s'obliger à regarder le monde perpendiculairement. Les formes s'en mêlent. Vouloir les étudier, pas les miennes, pas celle de la disparition, celle que je ne connais toujours, que je voudrais suivre à la trace, petite phrase transformée en mouvement intérieur, un peu externe aussi mais pas tant que ça, l'arrêt, les départs, les retours qui n'arrivent pas, les doutes qui ne se pensent pas. Ce regard me manque, ce non-regard détourné pas du tout.

00:47 13/02/06

Mauvais conte ·

J'ai bien réfléchi à notre situation. J'ai passé quelques heures en face d'un tas de feuilles blanches que je destinais à une explication, à l'écriture d'un conte que nous ne partagerons certainement jamais. J'ai éludé la question en me disant qu'il était déjà trop tard. J'ai toujours su que j'étais plutôt électron que macro-molécule même si en ce moment je suis étrangement sous l'effet d'attraction d'une trame énergétique un peu trop libre. J'ai certainement induit un mensonge en laissant trainer ces pages sans aucune trace sur laquelle poursuivre une conversation. J'ai toujours un peu cette envie de t'écrire mais moins que de mener jusqu'à la fin cette expérience : nous n'avons jamais découvert l'autre dans la différence d'être des inconnus réguliers. J'ai bonne espoir que tu n'en as rien à faire.

Je ne puis m'écrire. Quel est ce moi qui s'écrirait ? Au fur et à mesure qu'il entrerait dans l'écriture, l'écriture le dégonflerait, le rendrait vain ; il se produirait une dégradation progressive, dans laquelle l'image de l'autre serait, elle aussi, peu à peu entraînée (écrire sur quelque chose, c'est le périmer), un dégoût dont la conclusion ne pourrait être que : à quoi bon ?

Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux

Je n'ai pas de nouvelles. Je n'ai pas dit que j'en voulais. Je n'ai pas vraiment peur de tomber dans l'oubli. Je n'ai rien d'autre que le non-toi. Je ne suis plus terrorisé de rencontrer un regard trop furtif, d'attendre autre chose que l'attente, de voir autre chose qu'un étrange silence, de synchroniser nos erreurs plutôt que chercher dans l'absence de réactions un quelconque quoi ce soit qu'il aurait sans doute fallu cacher dans cette publicité de la modernité.

Je sens que ça va m'amuser longtemps de ne plus donner à voir sous cette déclinaison le verbe avoir.