Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

10:56 28/09/05

Dossier ·

Je voue une certaine haine sympathique au système bureaucratique. Mais comme j'aime bien la musique classique, je ne dirais rien sur la fabuleuse stupidité que peuvent développer la coalition des petits actes malheureux d'une journée qui ne l'était pas tant que cela.

06:38 07/12/05

Fer ·

J'en suis arrivée au point sans détour où j'arrive à faire pleurer les amies de mes amies. Rien qu'en parlant ou presque pas. Je vois là une extension de ma disposition naturelle à la connerie. La nature, c'est l'excuse que se donnent les humains pour être plus débiles qu'ils ne le sont et ne surtout pas s'aider eux-même. Dans une autre vie, j'ai sûrement été le premier des cons. Tellement con que j'en arrive à me demander si cette autre vie n'est pas l'unique vie.

19:37 10/09/04

Les mots en kit ·

La notion de sentiment est un besoin rétro-actif.

00:56 11/08/05

* ·

Dans quelques temps, je dirais par l'intermédiaire de quelqu'un d'autre que j'écris est un moyen d'exister. C'était une erreur, je préfère me taire et j'aimerai que d'autres en fasse autant. Le silence comme acte de parole plutôt que le bruit comme symbolique de la vacuité. Il n'y a pas de salaire pour ceux qui ont goûté le charme de ne plus avoir de voix alors que les haut-parleurs font les riches. Je vous laisse deviner dans quel camp la richesse trouvera refuge. Je deviens comme les autres, les sons comme pertes. Mes mots insolubles dans la bouillie de vos connaissance. Echapper à toute forme de reconnaissance parce qu'il est hors de question d'exister sous la forme nom jamais assez brillant. Si il n'y a qu'un seul projet, c'est celui. Je ne suis pas prêt à perdre.

21:28 09/01/06

6, Rue Seau ·

L'inévitable « avec des si, on peut être ... » n'a pas manqué l'occasion pour faire une trop longue ré-apparition depuis que ses valises se sont défaites (ou sentent la, chantent la) sous mes yeux loin d'un petit village. Alors au départ, j'étais sorti chercher de quoi faire un feu après avoir décrocher le premier les feuilles accrochées à l'ancienne place. Mettre de côté cette entre-vie incessant de t'avouer chaque jour de nouveaux symboles, de transformer ta peau en un ouvrage de l'infini des combinaisons signalétiques et sans jamais oublier la plume d'oie en rester à l'hésitation du premier trait. Dommages. J'ai sorti le scotch et de nouveaux regards (parce que je sème aussi des indices pour mes amis lexicologues) ont fait leur apparition sur le mur dans une certaine tentative de jouer des croisées mais il faut absolument que j'arrête avec le fétichisme de la fumée.

13:21 13/01/05

Sale plastique ·

Le sac de la fille au rêve vert trainait par terre devant la salle de cours, anormalement, occupée par des élèves qui auraient dû être loin. Un type à barbe et au regard perplexe la regarde exercer son droit à l'indignation et du mien celui de l'insignification. Pourtant, une main s'approche de son ventre et elle me tend une photocopie de son nombril. La page blanche. Les choses ne deviennent brillantes que dans leur absence.

10:56 28/09/05

Patience ·

Le jusquauboutisme est une question de réincarnation. Comme la passion, il est impossible de faire l'épreuve de la compréhension si on a pas vécu plus d'une fois la passation. Bien entendu, toi tu ne crois en rien, tu es un auboutiste, tu es à la fin d'un chemin, le tien et tu ne veux pas voir que tout ce que tu vois n'est pour quelqu'un d'autre que croyance, imagination et fiction. Que sur ton île quelque chose te dépassera toujours. Tu ne crois pas donc et moi non plus, je ne crois plus en toi depuis que je sais que tu ne me vois pas.

15:09 07/08/04

Prétention cosmologique ·

Pourquoi est-ce que j'écoute la radio ? Est-ce qu'il y a vraiment une force supérieure, transcendante et causaliste (ou responsable) qui exerce une pression coercitive pour qu'à ce moment d'inexistence précis, je sois assis à écouter une émission à propos de la liberté de l'être ? Ou seulement le fait que j'ai mes raisons d'être entrain de faire ce que je fais ? Sur France culture, il y a une émission à propos de B. Spinoza. De ce philosophe, je ne connaissais que le développement de la notion d'immanence du Divin. De là ils développent sommairement sa pensée et je crois sincèrement que je pourrais être spinoziste. Dans l'idée même d'immanence, il y a ce soucis de remettre en question les évidences ainsi que les explications trop simples que l'ont retrouve dans d'autres courants de pensées qui nous sont plus contemporains (et par lesquels, nous pourrions certainement retrouver un jeu d'affiliation). La compréhension du monde n'est pas logiquement simple, je crois que c'est la formule-mère à retenir d'un point de vue épistémologique.

Mais d'abord, il faut que je finisse d'économiser pour me racheter un four ou alors trouver quelqu'un qui pourra me raconter Spinoza et même me prêter les cinq volumes de L'Ethique ou plus simplement me contenter d'aller voir à la bibliothèque locale.

14:56 11/02/05

Avant le début ·

On me présente un texte. Ce texte m'ennuie. On dirait qu'il babille. Le babil du texte, c'est seulement cette écume de langage qui se forme sous l'effet d'un simple besoin d'écriture. On n'est pas ici dans la perversion, mais dans la demande. Ecrivant son texte, le scripteur prend un langage de nourisson : impératif, automatique, inaffectueux, petite débâcle des clics ([...]) : ce sont les mouvements d'une succion sans objet, d'une oralité indifférenciée, coupée de celle qui produit les plaisirs de la gastrosophie et du langage. Vous vous adressez à moi pour que je vous lise, mais je ne suis rien d'autre pour vous que cette adresse; je ne suis à vos yeux le substitut de rien, je n'ai aucune figure (à peine celle de la Mère); je ne suis pour vous ni un corps ni même un objet (je m'en moquerais bien : ce n'est pas en moi l'âme qui réclame sa reconnaissance), mais seulement un champ, un vase d'expansion. On peut dire que finalement ce texte, vous l'avez écrit hors de toute jouissance; et ce texte-babil est en somme un texte frigide, comme l'est toute demande, avant que ne s'y forme le désir,la névrose.

Roland Barthes, Le plaisir du texte
01:15 11/10/04

Complot ·

Les dimanches et leurs amies, les premières heures du lundi, m'en veulent ! J'avais finalisé un magnifique article sur le pourquoi du comment un dimanche ne peut être que raté (sujet passionnant qui ne passionne pas assez de monde. Les autres laborentins étant tous partis en cure) et voilà qu'en pensant l'avoir publié, je ferme toutes les fenêtes sans rien enregistrer. Profiter de la fatigue et des boutons de prévisualisation qui ressemblent au bouton d'enregistrement est un procédé honteux.

Cela pourrait être un mensonge pour inciter à la haine des dimanches mais ceci est la stricte vérité. Censure. C'est la vérité de la Semaine qu'on assassine. Vous n'aurez pas mes Mots !

00:41 24/01/06

0 question ·

Il faut que j'arrête d'écouter so-, sa voix est juste entrain de me rendre dingue. J'ai croisé jea- dans le métro, j'ai hésité mais il y a eu un redémarrage tout ce qu'il y a de prévisible. Une autre et une autre fois à l'ombre d'une statue, c'est fou comment il faisait froid cet après-midi même dans les rues qui me paraissent habituellement si chaudes. J'oublie mes titres en ce moment, comme si il était possible de se défaire des égalités et des identités ... Je me demande si il est possible de pousser les craquelures quand il y a déjà trop de moitié (rompre une amitié, quelle idée étrange). La prédiction de la semaine précédente était plutôt exacte ce qui explicite l'écart invisible entre ces lignes et celles d'en dessous. Pauvres autruches. De la même manière, j'aime la stupéfaction lorsque je vois cette capacité à ne parfois rien écrire. Mais je suis déjà atteint par la lassitude et je me retourne vers Sun T., juste pour une semaine. J'aime quand on me parle des usages du feu dans le camp ennemi. Solitude, mon si précieux bijou, il n'y a pas d'autre goût que ton secret. Se rendormir tout doucement, il y a dans l'air des mots et la luminosité parfaite pour cette descente. Je continue à faire de la veille sur le mouvement et ma position actuelle est la neutralité. Pas la centralité. La neutralité qui se traduit par une imprévisibilité, c'est dans l'entre que se crée toujours le mouvement. L'ex-pionne dans la vie retourne sa veste, il faut jouer en double ou sortir les drapeaux, je sortirais bien les lampions pour l'occasion. J'invite qui m'aime à porter le masque.

12:26 11/06/04

Considération temporelle ·

Un jour, quand j'aurai le temps et vraiment rien d'autre à faire, je profiterai d'avoir fait des études de sociologie et d'informatique pour élucider le pourquoi du comment qu'en 2004, quelques années après la rupture historique avec le vingtième-siècle, la réalité à la télé, les segway, le clonage, la reproduction asexuée, les weblogs et d'innombrables débats masturbatoires sur la modernité et la post-modernité ... pourquoi on a encore des examens de Visual Basic sur papier et stylos, sans compilateur ni rien pour comprendre la perversion d'un langage de programmation débile comme Visual Basic concu dans le but d'éviter la programmation et de retrouver partout où ça ne fait pas ce que ça devrait faire ? Autant, bien que je me suis plains, avec Turbo Pascal au moins, le langage était relativement formel et on était dans le contexte "comme dans les années 80, à l'apogée de l'informatique russe" mais là il est quand même question d'interface. Même en maths, on nous laisse le droit à un outils technologique de nos jours. La prochaine fois, je penserai à amener ma tablette de marbre et mon burin.

Mon avis, c'est que les post-modernistes sont justes des gens qui ont eu envie de faire leurs rebelles de la philosophie.

19:10 30/10/04

Les gens en général me plaisent beaucoup ·

Moi, j'attendais simplement puisque c'était l'occupation que j'affectionnais et que je maîtrisais le mieux, attendre tout à fait immobile dans l'ombre épaisse en observant les changements ténus du monde alentour, attendre et me transformer en plante tropicale - qui agiterait très doucement son feuillage au crépuscule mais resterait presque minérale tout le long du jour. Je pensais souvent à ça, à ma transformation en plante, et ne m'habillait plus qu'en vert - un kaki armée de terre évidemment. Veronique Ovaldé, Les hommes en général me plaisent beaucoup
18:17 08/11/05

esprit ·

Personne ne m'a appris à penser. Personne n'a pris mes pensées. Je n'ai été épris de tes pans séants.

01:51 17/07/05

Bambou ·

La pensée dans ma tête est comme un papillon ; attiré par la lumière et moins con qu'Icare au moins il ne se brûle pas que les ailes.