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C'est par cela je me trompe, j'écris ceux, je ne suis pas.
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Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.
C'est par cela je me trompe, j'écris ceux, je ne suis pas.
Définitivement, entre le noir et le blanc, il n'y a que le rouge. Mon ventre fait des mouvements étrange depuis que j'ai acheté ces nouvelles bougies. Si j'excelle bien dans un domaine précis c'est ma brillante capacité à réduire le doute en le propageant à l'absurdité de ma gestuelle. Il faut nécessairement deux entités pour définir une durée. Tout dépend ensuite la façon de vivre cet entre-deux nécessairement indéfini du point de vue des règles habituelles de la réciprocité. Ca en devient presque trop répété/répétitif. Rien d'étonnant si-depuis j'écoute en boucle The Organ, surtout Steven Smith et Basement band song.
J'ai remis un peu d'anomalie dès l'architexture. Il y a sans doute ceux qui ne remarqueront rien et ceux qui verront que ce n'est seulement qu'à moitié de ce qui avait été radicalement mis en place avant. Dans les deux cas, il faut aimer les mélanges. Je laisse pour les exigences, les marques du temps même si dans le dernier basculement je me suis soumis à celui du texte.
La négation de e(d(a,b)) est assez soutenable pour éviter la résolution du problème.
L'existence de b suffit pour multiplier ses critères de vérité.
Ce qu'il y a d'assez désolant et parfois gonflant dans la littérature "occidentale", c'est le moment où elle se rend compte justement qu'elle est occidental et donc sujette à un effet de perspective. L'image qui me vient alors à l'esprit quand je lis les lignes de ces gens, qui pensent souvent bien mieux que moi et nous et qui, frappés par un éclair de lucidité, tente de rattraper des milliers de lignes à imposer un point de vue qu'il pensait universel, est celle du rêve typique (je tiens à signaler que je n'ai pas le souvenir de l'avoir fait) et stéréotypé où l'on se réveille tout nu dans un lieu où l'on fait d'habitude bonne figure. Il s'en suit généralement plusieurs pages sur la Rédemption culturelle et un retournement verbal proche du fouettement à coups d'orties. Ce que je préfère surtout, c'est que ce délire sur cette soudaine apparition-révélation que l'on se trompe car placé dans un point de vue particulier, n'est en rien une garantie préventive contre ses propres effets. Quand on est idiot, on a toute les chances de le rester par la suite, prise de conscience ou non. Dire "le point de vue issu de notre culture occidental" contient exactement la maladie que l'on cherche à guérir comme si "la culture occidental", à supposer qu'il y en ait une et une seule (la critique de l'unicité des choses est une thème facile et séculaire qui est déjà bien trop développé pour être repris ici), était unilatérale, monolithique et incapable de se modifier ou d'avoir incorporer ou d'être incorporé par d'autres "cultures, le bon vieux présupposé qu'intégration ou assimilation ne se font que dans un sens.
J'écris comme je lis, dans la précipitation, dans la crainte éternelle de ne plus jamais avoir le temps, l'envie, l'espoir, la force, l'inspiration, la vie, l'illusion, la présence pour pouvoir le refaire. J'écris ici de la manière strictement inverse que le principe de réalité que j'applique à mon écriture "quotidienne", je bannis toute ontologie, je nie la raison pour la fiction fictionnelle et fictive, je préfère la prolifération à la méditation.
Il m'annonce qu'il abandonne le chemin que nous avions décidé de prendre, que ça sera trop compliqué pour lui, limite qu'il se sent pas capable de le faire. Alors que moi, oui, que moi, j'en suis tout à fait capable. Malgré mes crises existentielles quant à mes propres capacités qui se répètent toutes les quinzaines. Malgré l'imposture que je ne cherche plus à comprendre, l'absence de véritable posture. C'est l'absurdité de mon entourage qui m'enrage, ils ont confiance. Ca non plus, aucune compréhension. Pour cela, j'apprécie les profs, ils me disent de temps en temps qu'ils ne savent toujours pas si mon cas relève de l'originalité ou de la stupidité.
Il faut que je mette quelque chose de côté mais je n'arrive pas à m'y résoudre comme à dissoudre ces chemins que je met tant de temps à tracer et même si ils apparaissent souvent dans la soudaineté. Quelle vie ? Une question rare qui sonne à chaque fois que mon secret est découvert : je vis dans un univers où les journées ne font pas 24 heures. C'est pénible car il n'existe pas d'agenda gérant cela. Les possibles le sont tous, c'est bien pour ça que je vis dans l'indicible, dans la propreté de mon entourage.
Je n'ai pas encore assez de perspective pour dire si il y a autre chose que des rimes ridicules qui me font passer en quelques mois de la philosophie chinoise à la philosophie danoise, qui, dans une pure vue de ma table de chevet, m'ont fait transiter de Qu'est-ce que l'esthétique de Jimenez à Qu'est-ce que la métaphysique de Nef. J'y vois quand même un début de direction qui me permet de faire le choix entre le strict nécessaire et l'ultime superflu artistique. Je fais des choix en ce moment, cela n'arrive tellement peu souvent que j'ai l'impression que ça se voit.
La fac commence à ne plus m'étonner. Revenir plus tard pour les inscriptions. Les horaires des cours, ça sera pour un autre jour. La routine annuelle.
Nos chemins croisent, aussi, parfois le faire.
La vie n'est pas qu'une question de logique alors je vous la joue sans l'encodage symbolique mais je laisse le formalisme.
Il est une relation d(a,b). d(a,b) implique la non nécessité de d(b,a). d(a,b) implique la volonté ou le souhait de d(b,a). En fait la volonté et le souhait sont ici synonyme de connaissance comme moyen d'accéder à la verité. Soit l'accident de parcours d(a,b), e(d(a,b)) à savoir son énonciation ou sa transformation d'un langage latent à une action linguistique dialogique encadré par une intention de compréhension. Le problème n'est pas logique mais pragmatique (utilité d'un point de vue de l'esprit et donc de la vie). Si e(d(a,b)) implique la possibilité de la négation de d(b,a). La négation de d(b,a) implique nécessairement la négation de d(a,b). La négation de d(a,b) implique la possibilité de la négation de a.
Ceci est comme un blog et c'est un peu comme si j'emmerdais l'esprit de sérieux.
Il y a une fleur morte dans le couloir. Les pétales étalées à travers la salle.
Par toutes les évidences et contre toute l'incidence, il y a des jours comme ça où j'ai envie de rentrer en marchant et de courir dans les escaliers. Ensuite dans mon rêve ennuyé, je sors par la rue Saint-Maur et dans mon immobilisme, je contraindrais toutes vos dispositions mobilisatrices et encore mieux ta disparition démobilisante.
Parrure orange que tu ne verras pas puisque nous-même, c'est comme un noème.
Je dis plus souvent "je pense" ou "je crois" que "je dis". Ce qui est assez fidèle à la réalité en quelques sortes même si je pense plus rarement que je ne le dis.
Il y a des livres qu'on devrait feuilleter avant de les acheter et ne pas seulement se fier au titre et à la quatrième de couverture sauf si on cache un passé de sniper de la déconstruction. J'ai donc lu en entier "La logique des passions" de R. Gori (en deux fois parce que c'était quand même assez lourdingue).
"Comment rendre intelligibles les états passionnels a priori irrationnels ?" [Quatrième de couverture] La méthode utilisée par Gori pour répondre à cette question est de puiser dans son expérience de psychanalyste et de psychopathologiste. Il faut comprendre par cela à grand renfort d'histoire de la psychanalyse. Les deux grands axes discursifs sont donc théoriques (Freud et surtout Lacan — parcours amour-haine-oubli) et historique (le rapport problématique analyste/analysant(e) chez Ferenczi et Jung. The Soul Keeper, sorti en 2002, est le dernier film en date traitant de la relation entre Carl G. Jung et Sabina Spielrein). A moins donc de parler le dialecte autochtone le texte devient très vite crypté, ce qui peut parfois être drôle, et la logique pas très compréhensible. La réponse de Gori a la question "Y a-t-il une logique des passions amoureuses ?" [Quatrième de couverture] est donc positive et sa solution est le langage des psychanalystes. Logique curieuse qui fait que la meilleure voie pour comprendre la "rationalité" des passions est de prendre le cas du rapport analyste/analysant-e.
Cela pose, en fait, l'éternel problème de savoir si il faut être César pour comprendre César. Dans ce cas manifestement, la réponse est non mais aucune aide n'est donnée pour rendre cette réponse effective. Si "l'étude de l'état passionnel par la psychanalyse permet de saisir l'essence de l'amour fou ou le sens des déchirures que s'infligent les amants, ou encore la détresse de l'homme éconduit" [Quatrième de couverture, l'emphase est un rajout], est-ce qu'il faut aussi en parler par la psychanalyse et uniquement dans son langage ?
L'ouvrage fournit pourtant des pistes intéressantes quand il ne donne pas l'impression de ne faire que répondre aux questions sur le mode "Ce que les théories de Freud et Lacan aurait dit de la passion amoureuse" saupoudré de quelques cas qui font plus figure d'exemple à la théorie (sans vraiment expliquer le rapport entre les deux) plutôt que comme matériaux empiriques. Car il est clair que l'approche par le langage mène Gori sur une "réflexion inédite". L'un des symptômes de la passion (qui n'est apparemment qu'amoureuse chez Gori) est analogue au fétichisme. La passion se reflète par une paranoïa du langage, un repli pathologique dans une "quête effrénée des indices et des signes d'une trahison ou d'un aveu" [p. 212]. C'est dans et par le langage que la passion s'exprime ou plus précisément dans le décalage entre le langage conscient et le monde possible du "moment même où le savoir inconscient s'impose comme incontournable, affirme massivement son existence et son irréductibilité" [p. 224]. De cette configuration, la souffrance dû à la passion est comparable à celle de l'érotomane qui "témoigne en martyr de cette distinction du dit et du dire" [p. 252]. Il faut tout se dire pour tout savoir et ne jamais renoncer aux soupçons que chez l'autre se cache une poussée indicible, un état inavouable qu'il faut par tous les moyens découvrir. Dans l'infrastructure psychologique décrite par la théorie freudo-lacanienne, la passion trouve sa résolution dans la perte (l'enfant mort-né) de l'illusion qui coïncide possiblement avec la découverte du réel ou autrement dans la folie.
Une fois décrypté, on commence à mieux comprendre la logique psychanalytique des passions mais je trouve que la narration est un peu lourde à telle point que je me suis demandé si il n'aurait pas fallu le "aussi" par un "surtout" ou "que" quand l'ouvrage "éclaire aussi le fétichisme particulier lié à la relation passionnelle" [Quatrième de couverture, emphase par bibi]. Comme le laissait entendre la mise au pluriel du mot "passion" dans le titre, on aurait pu s'attendre à une ouverture sur la pluralité des passions et de ses modes de compréhension plutôt que de se focaliser sur un seul type de passion décrit selon un schéma très (trop ?) détaillé mais unique.
Les jambes qui me vantent, je les cache au couvent. Il reste quoi à faire après ? Mordre les coutures ?