La symétrique ·
Un affleurement de peau et une télé. Des millions de points lumineux se mettent à scintiller dans un néant profond et obscur. Un journal sans doute. Reportage sur la mort ou plutôt comment des millions de gens au Japon l'évitent. Retour quelques décennies en arrière affreux et horrible éruption volcanique en Méditerranée. Il y a toujours des vies à sauver. Au milieu de l'océan des anciens morts qui sait quel genre de moyenne en apnée on peut espérer. Un écartèlements de temps plus tard , il est toujours possible de trouver pire. D'une manière infinie, sur le plan quantitatif et qualitatif, la nature humaine est strictement pire en termes de catastrophes que la nature la plus naturelle. Des cheveux si bleus. Des yeux si foncés. look what you've done, boy. Il y a quelque chose de tellement pathétique de toujours tout vouloir réduire aux mots, à la parole, à l'énoncé ; de tellement absurde de se lancer dans ces longues litanies incessantes et ces incantations sur le pourquoi pas opposition à son contraire puis de la réjouissance du non-lieu miraculeux. Le passage de la vie à la non-vie des choses et des faits s'exécute systématique dans la petite flèche située entre le langage d'observation et le langage de transcription. Elles se ressemblent toutes. Nos vies, lorsque l'on regarde selon le critère unique de l'existence, ne peuvent que s'évaporer devant la multitude des ressemblances.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.