Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

23:40 15/08/04

Sénile ·

La Philosophie (antique ou non, occidentale ou non) est une cause perdue (au sens litéral du mot "cause") ou alors c'est cause toujours (au sens litéral du mon "toujours").

18:26 27/05/05

Moi ·

On repart pour un tour. Ouverture d'une nouvelle session : "parcours universitaire". Certains en frémissent déjà et/ou ont fermé leur navigateur (ou leur onglet).

Il y a ici un "je" qui ne sait toujours pas ce qu'il va faire l'année prochaine.

D'abord, deux formations potentiellement intéressantes et où les pour-parlers pour une validation des équivalences avaient déjà été entamés mais qui se révèlent trop peu correspondre avec l'approche déjà adoptée.

Pour l'instant, il y a surtout une hésitation entre la filière "pro" et la filière "recherche" de l'endroit où je suis actuellement. Les deux portes sont ouvertes. La première sans effort et la seconde demandera un peu plus de préparation. D'un côté, doute sur les capacités et le passé nécessaire pour se lancer dans un chemin théorique (sociologie de la connaissance esthétique) et de l'autre la facilité de rester pragmatique et envisager de sortir encore un peu plus de l'université (sociologie de la culture). Sachant évidemment que chaque choix renferme ses avantages et ses défauts pour un passage dans le non-choix.

J'ai envie de continuer à développer le côté inter-disciplinaire sociologie et analyse mathématique mais d'un autre côté, j'ai envie de participer aussi au décloisonnement entre esthétique et sociologie. Mégalomane, je tenterais bien un mix des trois. Le problème est que je n'ai certainement pas le temps de faire les deux versions en même temps et que le grand écart disciplinaire commence à devenir pesant vu que j'ai l'impression d'être le seul de mon entourage à l'entreprendre. Surtout que je n'ai pas trois jambes. J'ai aussi envie de multiplier les enquêtes de terrain, plutôt que les longues dissertations qui introduisent un futur probable. D'une manière générale, j'aimerais bien en finir avec les devoirs sur table, non pas que les devoirs sur chaises me plaisent plus mais quand je commence à avoir l'impression de répondre à un petit nombre de questions décliné selon l'humeur des profs et l'intitulé du cours.

On va pour l'instant mettre de côté la question de la profession vu que c'est déjà mon sujet de cet été.

Pour les réguliers qui suivent l'affaire depuis un certain temps et qui n'ont pas encore abandonné l'idée de trouver une logique ou un raisonnement derrière un parcours scolaire pleins de rebondissements, de suspens, de trahisons et de moments forts, j'ai une terrible nouvelle. Cette année, il faut tout de même remarquer qu'il n'est plus question de savoir si je veux faire des maths ou de la photo, de la logique ou de la littérature, entre la jardinerie et la sociologie. C'est déjà ça de gagné.

19:04 07/12/04

100 mois ·

Ce que je serai si je n'étais pas moi.

15:21 26/08/04

Problématique.swx ·

Idée de mémoire : Sociologie des cheveux. Enquête quantitative (socio-démographie capillaire) et qualitative (journaux de Modes et entretiens dans des salons de coiffure). La coiffure comme le suicide est un phénomène ayant une composante sociale et une explication fondamentalement sociologique. Rien à voir donc avec une question de goût subjectif puis que de toutes façons, la laideur est une valeur sociale. Chercher au passage si il n'existe pas des cas de référents universels de la laideur. Ex: La mise en page de la revue "Actes de la recherche en sciences sociales".

Idée de projet global : Se documenter sur la philosophie chinoise. Chercher un équivalent asiatique à chaque philosophe occidental. Passer l'année à ne parler que de philosophes chinois. En inventer au passage si nécessaire. Placer des réflexions totalement mystifiantes sur le sens de la vie tout en faisant croire que dans ce cadre de lecture, cela est une évidence ou une norme. Mettre en évidence au début de chaque dissert' et de chaque paragraphe, la notion de paradigme et que finalement si on ne comprend pas c'est surtout parce qu'on est idiot. Cracher ouvertement sur deux siècles de philosophie européenne et ne pas hésiter à répéter que les questions de la sociologie contemporaine sont toutes empreintes d'un hideux socio-centrisme et que si les gens qui l'étudient faisaient preuve d'un peu plus d'ouverture, les questions ne se poseraient même pas. Utiliser l'expression "aporie occidentalisée". Trouver autre chose à faire de sa vie.

Idée de ligne éditoriale pour ce weblog : Le weblog régressif. Partir de quelque chose d'à peu près potable, avec un soucis stylistique vers un abandon total de la rhétorique. Écrire n'importe comment. Garder les rimes et éviter les smileys parce qu'il faut pas déconner non plus. Le weblog qu'on aimait bien avant mais plus maintenant. Comme beaucoup de weblog sur le long terme mais ici une finalité et non une conséquence de l'incontinence. Prendre modèle sur la littérature moderne et contemporaine. Clochardisation volontaire du weblog en quelques sortes. La progression, c'est surfait. La régression vaincra. Position radicale dans le paradoxe "écrire pour ne pas être lu".

Idée pour moi-même: Arrêter d'écrire des trucs pour cette page nombriliste là où je devrais écrire quelque chose d'utile. Faire une catégorie "mon traitement de texte et moi", histoire de faciliter le travail de tri des lecteurs nié-e-s que l'on cherche à faire fuir.

22:13 21/01/05

La symétrique ·

Un affleurement de peau et une télé. Des millions de points lumineux se mettent à scintiller dans un néant profond et obscur. Un journal sans doute. Reportage sur la mort ou plutôt comment des millions de gens au Japon l'évitent. Retour quelques décennies en arrière affreux et horrible éruption volcanique en Méditerranée. Il y a toujours des vies à sauver. Au milieu de l'océan des anciens morts qui sait quel genre de moyenne en apnée on peut espérer. Un écartèlements de temps plus tard , il est toujours possible de trouver pire. D'une manière infinie, sur le plan quantitatif et qualitatif, la nature humaine est strictement pire en termes de catastrophes que la nature la plus naturelle. Des cheveux si bleus. Des yeux si foncés. look what you've done, boy. Il y a quelque chose de tellement pathétique de toujours tout vouloir réduire aux mots, à la parole, à l'énoncé ; de tellement absurde de se lancer dans ces longues litanies incessantes et ces incantations sur le pourquoi pas opposition à son contraire puis de la réjouissance du non-lieu miraculeux. Le passage de la vie à la non-vie des choses et des faits s'exécute systématique dans la petite flèche située entre le langage d'observation et le langage de transcription. Elles se ressemblent toutes. Nos vies, lorsque l'on regarde selon le critère unique de l'existence, ne peuvent que s'évaporer devant la multitude des ressemblances.

13:46 02/09/05

Info-route ·

Petite point d'information pour les inconscients qui voudraient en savoir d'avantage sur ma palpitante vie universitaire et ceux qui essaie encore de comprendre le comment du pourquoi mais surtout le combien et le quoi.

Résumé des épisodes précédents d'une série qui aurait pu s'apeller l'orientation la plus tordue du monde de la vie d'un étudiant qui a réussi à maintenir l'équilibre entre X années de fac et bac+X (sans avoir retapé si vous préférez). Un schéma récapitulatif (un peu daté) est toujours disponible au stand apéritif. Négligeons les détails, les doutes et autres prises de décisions qui font que la vie est telle qu'elle est ç-a-d chaotique.

  1. Brillantes études de mathématiques aussi utiles et utilisables qu'un doctorat de géopolitique d'asie de l'est lors d'une négociation chez l'épicier du coin ;
  2. Découverte d'un art martial occidental de tradition, au moins centenaire : la sociologie.

A partir de la magnifique chute du feuilleton semestriel fin de saison printemps 2005, il y avait en gros deux choix : Ou bien entrer dans le monde du vrai travail où l'on est un professionnel ou bien continuer un peu les études pour devenir moi aussi un de ces survivants, ces gens qui ont perdu leurs amis par bataillon face à un ennemi vicieux et surtout mieux préparé, ces héros de la nation que l'on nomme aussi par bonne foi les thésards.

Sauf qu'avant de faire une thèse, il faut un DEA et que maintenant ça ne s'appelle plus DEA mais Master 2 fillière recherche option/mention/spécialité "Un truc qui fait sérieux". Petite musique angoissante qui indique qu'il va bientôt se passer quelque chose. Comme j'ai rarement l'habitude de faire moins de deux choses à la fois, en plus de ce que ce qui se rapprochent selon le nombre de tournesols comme le choix cohérent d'un parcours, il se trouve que je vais pratiquer un nouveau sport officiellement un sport, que certains pensent légendaires voire mythologique, de la philosophie. Certains seront décus par ce dénouement et d'autres se demanderont le besoin d'écrire tout un bazar de dire cela. Le moi ex-photographe, ex-psychologue, ex-informaticien, ex-webdesigner, eux, trouvent cela fort drôle et inattendu. Alors que le moi sociologue, ex-logicien et ex-esthète trouve cela fort rationnel. Un autre enfin dira qu'il y avait finalement plus grand chose à faire après les deux premiers cycles sauf peut être un LEA Espagnol-Roumain option Commerce des matériaux lourds mais comme des inscriptions en tibétains (ou en sanskrit, il faut encore choisir) ont déjà entamé cela n'est pas non plus si étonnant.

Ce qui implique par la même occasion écrire un mémoire secondaire dans et pour cette discipline. Un an deux mémoires, comment la littérature russe aura eu raison de ma santé mentale (récit à base de froid + été presque estival = rupture thermique). Sauf qu'un mémoire de Ca, personne ne veut m'en montrer un. Sur la forme et sur le fond, comment l'écrire et quoi écrire, je suis (on est) un peu perdu. Il y a au moins des Que sais-je (Sur amazon, oui mais ils ne sont pas très nombreux) ? Comment on fait un renvoi bibliographique ? C'est quoi le titre des revues ? Ca ressemble à quoi un prof de philo de fac ? Ca existe vraiment ? On peut en voir au zoo ?

Pour des raisons d'audience (jeune public, etc) et d'heure de diffusion, certaines scènes comportant la courte mais explicite vie des lectures philosophique de l'auteur ont été coupé lors du montage.

Surtout que jusque là, l'usage de la philosophie se résume à me renseigner sur les gens avec des noms marrants (Tarsky, Jaspers, ...) et dont les écrits le sont rarement aussi. Terminer aussi le fait de briller dans des discussions en mystifiant ses amis (la philosophie est-elle autre chose qu'une mystification ?) à placer ça et là le nom d'un type qui a une bonne tête et qui fait apparement référence dans son domaine ou juste le type qu'on sait que c'est un philosophe mais qu'on sait pas trop ce qu'il a écrit ou dit. Bref passer pour l'original local parce que c'est toujours plus amusant de lire Schopenhauer dans le RER que de faire vingt fois le tour (une fois par cours et par prof) des classiques de la sociologie. Entreprendre un vrai travail de lecture critique et non pas seulement un tourisme littéraire en prenant les clichés d'amateur interessé me donne plus que le vertige. Rien que d'évoquer ici et avec sérieux mes lectures, je me sens comme devant l'incroyable.

Sinon moi, en théorie je suis plutôt kunderien mais en intégrant la tendance kar-waienne de la clope.

00:02 10/03/05

L'encre ·

J'entends la voix diluée des anges sans âmes qui se dandinent platement pour les excuses de l'électronicité. La désaffection de mon affection m'inflige l'infection de ma figuration. Moi aussi, je souffle comme je peux à la recherche de l'étrange mémoire des notes.

10:37 28/07/04

extra-centrisme ·

Ce qu'il y a d'assez désolant et parfois gonflant dans la littérature "occidentale", c'est le moment où elle se rend compte justement qu'elle est occidental et donc sujette à un effet de perspective. L'image qui me vient alors à l'esprit quand je lis les lignes de ces gens, qui pensent souvent bien mieux que moi et nous et qui, frappés par un éclair de lucidité, tente de rattraper des milliers de lignes à imposer un point de vue qu'il pensait universel, est celle du rêve typique (je tiens à signaler que je n'ai pas le souvenir de l'avoir fait) et stéréotypé où l'on se réveille tout nu dans un lieu où l'on fait d'habitude bonne figure. Il s'en suit généralement plusieurs pages sur la Rédemption culturelle et un retournement verbal proche du fouettement à coups d'orties. Ce que je préfère surtout, c'est que ce délire sur cette soudaine apparition-révélation que l'on se trompe car placé dans un point de vue particulier, n'est en rien une garantie préventive contre ses propres effets. Quand on est idiot, on a toute les chances de le rester par la suite, prise de conscience ou non. Dire "le point de vue issu de notre culture occidental" contient exactement la maladie que l'on cherche à guérir comme si "la culture occidental", à supposer qu'il y en ait une et une seule (la critique de l'unicité des choses est une thème facile et séculaire qui est déjà bien trop développé pour être repris ici), était unilatérale, monolithique et incapable de se modifier ou d'avoir incorporer ou d'être incorporé par d'autres "cultures, le bon vieux présupposé qu'intégration ou assimilation ne se font que dans un sens.

00:07 19/02/05

Consommation ·

Changement de programme. Je met la sémiologie et tout le reste à la poubelle. Overdose inopinée de structure. Manifeste ou latente, si j'en entends encore parler condamnation immédiate à participer à une cure de désintox. Nouvelle problématique : L'inexistentialisme est-il un surréalisme ? Je vous laisse chercher où, qui et quand cela n'a pas commencé. Bonne pioche.

23:55 04/07/05

Moto ·

Le voeux d'être une chose venue d'ailleurs qui débarque dans la vie terrienne. Ne rien savoir des humanoïdes plaisir et désir. Ne rien lire, ne rien avoir à dire pour qu'on m'apprenne les coutumes locales. Ne pas avoir trop de films dont les kilomètres de bobines nécessaires au désapprentissage de la réalité m'en donnent le vertige. Rien que ça et faire semblant d'avoir toutes les bonnes raisons de ne rien comprendre.

16:32 03/04/05

Comme moi ·

La ville est trop courte et l'amorce est trop longue.

10:07 27/07/04

Chute professionnelle ·

Ca me reprend, j'ai envie d'être enseignant.

23:38 03/08/05

Calendrier ·

C'est par cela je me trompe, j'écris ceux, je ne suis pas.

12:54 03/09/04

Réalisme antique ·

Le matérialisme parisien est fondamentalement en contradiction avec l'ascèse épicurienne/cynique.

23:40 01/07/04

Court Média ·

Faut-il remercier le nationalisme latent d'être supérieur à la passion sportive et ainsi de nous offrir une certaine quiétude sonore et sismographique ?