Ailleurs ·
Quelque part est partout.
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Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.
Quelque part est partout.
A l'usage de ceux qui veulent faire référence à cet espace. Petite inflexion au principe d'anonymat stylistique de cette page, le nom de la page reste "a.a.a." (initiales indéfinies) et si il doit y avoir un pseudonyme ou un nom de locuteur, c'est नीवारकणैः.
Bon courage.
L'avantage du jeu, c'est qu'il y a toujours quelqu'un quand la fenêtre s'ouvre.
Un reste de mes économies, j'apprécie faire le calcul et la comptabilité de mes gestes. Bien contente de voir combien de mouvements de bras valent pour quelques décharges électriques. Je fends mon propre siège mais il n'est pas question d'être renarder. Dix jours pour retrouver l'envie, trois pour devenir précision et recommencer à sentir les charges d'étangs. Ce matin, on remet les compteurs au point de néant. Deux signatures pitoyables me viennent à l'esprit : mécanique, agonie laconique. L'année prochaine, je demande une bourse.
Sûrement, je préfère l'étrangeté en songeant à faire des prêts entre deux losanges. Là-bas plus tôt que ici, question de fuseau, parce qu'il compte surtout cette légêreté des langues de voeux qui font de chaque rencontre effrayante un choc systématique de ma sismologie d'internaliste résolue. Je voudrais rendre détectable, détestable, délectable chaque "non pas que" mais ou si je peux rien qu'effacer cette sculpture secrète. Comme je laisse, bien en dessous, je rêve de te laisser l'effet mineur.
Par ailleurs, il pourrait enfin « être » le moment où l'un des personnages qui manifeste ici sa présence se trouve un nom, au moins pour éviter la confusion. Les « é » et les « o » sont tellement banales, aussi absurdes que le titre Zoé et l'histoire de la contemplation.
Nous nous voyons encore ce jour où le jeune chevalier a décidé de se creuser une tombe dans un champ de banlieue. Pendant que mon non-frêre fait l'acteur parce que je lui ai promis que les princesses ne jouaient de leurs larmes sur la scène, je me demande encore si allongée dans l'herbe parce que je voulais des cheveux verts plutôt rouges, de l'action plutôt que de la passion.
En faisant les poussières SQL, je me suis demandé comment je faisais pour écrire autant il y a un an ou deux. En relisant les petits billets qui auraient alors fêter leur anniversaire aujourd'hui, il ne m'a jamais semblé être aussi "indigent" (comme on dit en ce moment par chez nous et avec les guillemets). Il y a comme un vide en ce moment, un espace très newtonien (ou alors archimèdien avec une notion de vide) qui permettrait de dire quelque chose comme : "raconter demande deux forces substancielles, écrire et agir." De là, plus il se passe quelque chose moins l'on a le temps et l'envie de le dire.
Je marche à petits pas à la recherche d'une mythologie abandonnée. Je crois qu'il me manque en ce moment à ma vie un ensemble d'images à laquelle me rattacher. Il y a bien quelques candidats potentiels, des personnes sans qui mes paysages perdraient de leur couleur parfois criarde à en piquer les yeux. Mais il est peut-être meilleur de laisser en suspens les problèmes de la compréhension pour des raisons de commodité temporaire. Non, je crois qu'en ce moment, j'ai besoin d'instants. De petits objets temporels que je prendrai le soin de nettoyer avant de les poser sur ma cheminée pour les regarder plus tard avec nostalgie du temps toujours présent.
Il serait peut-être nécessaire de dire quelque chose de compréhensible comme par exemple, qu'il est parfois plaisant d'être une bille de flipper sujet aux lois de l'attraction même si du sujet, il ne reste que le centre de gravitation et la référence.
Ou alors une ambiance musicale (un peu niaise pour l'occasion, je vous l'accorde) serait mieux aproprié.
Après avoir tirer sur les nids d'eau de mes sans-regrêts vraiment leçons de savoir-vivre esthétique. Il ne faut pas comparer, il faut seulement s'emparer, se construire des parrures fictionnelles comme on divise Paris en rues, les meilleurs chemins étant les petites ruelles quand la nuit débute seulement sa chute. Cessons les divagations. Après avoir étirer mes mythologies, donc, j'ai observé ces petites bougies que l'on entrepose entre nous pouvoir qui emporte le plus d'hostilité. Je ne comprends pas ce mouvement improbable à m'embraser les yeux d'une brûlure rétinienne qui reste la nuit comme comme une étrange griffure féline n'attendant que le son de ces papilles glaciales certainement en coloration de ton altitude.
Le brouillon : un passage de l'expérience au texte. Un intermédiaire. Une étape artisanale. Un carrefour entre : les états de rêveries où l'affaiblissement de la censure consciente donne un accès fulgurant à l'inconscient, au senti, à l'Être ; et la mise en forme finale.
L'avenir d'une révolte, Julia Kristeva
Ce que je serai si je n'étais pas moi.
Vous ne me lisez parce que je m'écris moins que je m'eclipse pour les autres.
Dire que Sarrasine est « tour à tour agissant et passif », c'est engager à repérer dans son caractère quelque chose « qui ne prend pas », c'est engager à nommer ce quelque chose. Ainsi commence un procès de nomination, qui est l'activité même du lecteur : lire, c'est lutter pour nommer, c'est faire subir aux phrases du texte une transformation sémantique.
Roland Barthes, S/Z
Par toutes les évidences et contre toute l'incidence, il y a des jours comme ça où j'ai envie de rentrer en marchant et de courir dans les escaliers. Ensuite dans mon rêve ennuyé, je sors par la rue Saint-Maur et dans mon immobilisme, je contraindrais toutes vos dispositions mobilisatrices et encore mieux ta disparition démobilisante.
J'écris comme je lis, dans la précipitation, dans la crainte éternelle de ne plus jamais avoir le temps, l'envie, l'espoir, la force, l'inspiration, la vie, l'illusion, la présence pour pouvoir le refaire. J'écris ici de la manière strictement inverse que le principe de réalité que j'applique à mon écriture "quotidienne", je bannis toute ontologie, je nie la raison pour la fiction fictionnelle et fictive, je préfère la prolifération à la méditation.
Il m'annonce qu'il abandonne le chemin que nous avions décidé de prendre, que ça sera trop compliqué pour lui, limite qu'il se sent pas capable de le faire. Alors que moi, oui, que moi, j'en suis tout à fait capable. Malgré mes crises existentielles quant à mes propres capacités qui se répètent toutes les quinzaines. Malgré l'imposture que je ne cherche plus à comprendre, l'absence de véritable posture. C'est l'absurdité de mon entourage qui m'enrage, ils ont confiance. Ca non plus, aucune compréhension. Pour cela, j'apprécie les profs, ils me disent de temps en temps qu'ils ne savent toujours pas si mon cas relève de l'originalité ou de la stupidité.
Il faut que je mette quelque chose de côté mais je n'arrive pas à m'y résoudre comme à dissoudre ces chemins que je met tant de temps à tracer et même si ils apparaissent souvent dans la soudaineté. Quelle vie ? Une question rare qui sonne à chaque fois que mon secret est découvert : je vis dans un univers où les journées ne font pas 24 heures. C'est pénible car il n'existe pas d'agenda gérant cela. Les possibles le sont tous, c'est bien pour ça que je vis dans l'indicible, dans la propreté de mon entourage.
Je n'ai pas encore assez de perspective pour dire si il y a autre chose que des rimes ridicules qui me font passer en quelques mois de la philosophie chinoise à la philosophie danoise, qui, dans une pure vue de ma table de chevet, m'ont fait transiter de Qu'est-ce que l'esthétique de Jimenez à Qu'est-ce que la métaphysique de Nef. J'y vois quand même un début de direction qui me permet de faire le choix entre le strict nécessaire et l'ultime superflu artistique. Je fais des choix en ce moment, cela n'arrive tellement peu souvent que j'ai l'impression que ça se voit.
La fac commence à ne plus m'étonner. Revenir plus tard pour les inscriptions. Les horaires des cours, ça sera pour un autre jour. La routine annuelle.
Nos chemins croisent, aussi, parfois le faire.