Matérialisme du fin de mois ·
J'avoue que je suis bien plus préoccupé par le défilement du cadran du compteur d'électricité que par les aiguilles qui tournent.
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Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.
J'avoue que je suis bien plus préoccupé par le défilement du cadran du compteur d'électricité que par les aiguilles qui tournent.
En fait, ce n'est pas le "je" qui pose problème. C'est l'usage qu'on en fait. Soit on l'utilise sur un mode borné et égoïste, soit on l'envisage comme un moyen, le seul, de créer un univers commun. Mona Cholet, l'esprit d'escalier (03/11/04)
D'ailleurs, ne pas dire "je" n'est pas non plus un gage d'objectivité. Ce n'est juste qu'une manière de cacher le problème de sa subjectivité plutôt que de s'en rendre compte. Mais peut-être que la vision ou l'audition du "je" provoque un choc plus grand, l'attirance par une force qui vous ramène vers la réalité des points de vue, qu'il faut se mettre à la place d'autrui pour comprendre et cet effort d'intersubjectivité est peut-être trop grand pour ceux qui pensent que les idées flottent librement au dessus de nos têtes.
Arté Radio, c'est bien. Mangez-en.
* Il faut chercher la suite dans la partie "séries"
Ca me reprend, j'ai envie d'être enseignant.
Toujours la même chanson, même quand je fais l'effort de changer. J'ai une peur intolérable de dire, de découvrir que je ne suis qu'une rediffusion, qu'une lamentable répétition, qu'un produit de mon temps alors que je le passe à le haïr. Mon discours reste enfermé dans cet espace de non-penser, ce que je me refuse à faire ici. Dans ces conditions, c'est étrange de ne pas savoir (quoi dire). C'est très logique en fait, puisque tout a été dit (sur tout), dit-on, il n'est pas contradictoire de ne pas pouvoir (dire). Ou alors il faut dire en mieux ce que d'autres non pas su dire parce qu'ils n'y pensaient pas. Je ne crois que ce que je lis vis et rarement ce qu'on me dit.
J'imagine le néant, l'absence totale de chose, même pas une en tension. Je ferme les yeux et dans ce geste réciproque, rester sans contact n'est qu'une concrétion. Je dis quelques choses. Sans vouloir. Tu racontes tes rêves à mon amie ? Tu n'as certainement rien d'autres à faire pendant les tiens. Celui du désert où tu as oublié notre tente ou plutôt les traces d'un passage. Tu disparais. Tant mieux pour toi, si tu te ruines les dents à force de manger du sable. Je renverse le costume de templier. Je repousse les pas avec le revers d'un boulier. Je pose des objets parce que j'ai pas oublié le tablier.
A quoi sert une vie si sa dernière vocation n'est que vivre un sentiment de "beau", ou sa répétition, qui n'est finalement qu'une collection d'images ou de bons points distribuées par la société ?
C'est avec un plaisir plus que certain je ne cesse de lui désobéir. Pile, s'inscrire à la bibliothèque, face rester à l'appart. Pile, la faire tomber dans l'oubli, face, lui faire de nouveau de la place. Résultat : Une nouvelle carte de lecteur et sa tête muette.
Laissée tomber le sujet dans un suite électrique de signes sans digitalisation. Juste comme ça avant de transformer l'objet en déchet dans un couloir de la Sorbonne pendant une pause puis j'ai pris un peu l'air parce qu'il fait un ciel assez magnifique en ce moment ou plutôt je revenais de dehors. L'indifférence est ce qui m'étonnera le plus. Sören rime avec serein. Pensée idiote. C'est ce que je pense en ce moment précis. Consultation immédiate des hexagrammes. Malgré le côté rassurant de celle-ci, mauvais présentiment côté yin. Je le fais par curiosité, pour voir ce que le changement me réserve et non pas du tout pour ce sentiment rassurant de croire qu'il existe une architecture qui donnerait forme, la forme avant de se réformer. Non, je n'y crois pas vraiment à cela, je veux seulement voir une roue non-uniforme qui ne tournerait jamais vraiment de la même manière. Une roue ronde et rien de plus, surtout pas une roue du temps ou une roue de la vie ou une roue du changement. Vide (Mishima est programmé pour le mois de mars). L'asymbolie de l'ami Roland B. mais j'ai peur d'augmenter une des malédictions qui semblent planer au dessus de ma tête. Je sais que j'ai commis un écart, que j'ai cru pouvoir arnaquer la voix en créant un écho. La réponse est ambigue, personnellement, j'ai plutôt tendance à trouver cela bon.
[ ] ?
Le rassemblement - Ts'ouei (45). C'était quelque part évident. Je ne vais pas laisser les morceaux d'un dragon de jade étalés dans un couloir aussi triste et mal éclairé. Faire en sorte pour qu'il se passe quelque chose ce soir. Je vois le mot besoin. Mutation vers L'obstacle - Kien (39) — ça commence à bien/mal faire ces polythématiques. Enfin, je ne l'attendais plus celui-là et quand même bien content de me débarrasser de (44) qui commencait à devenir étouffant depuis quelques semaines même si l'incrémentation n'est pas bon en soi. Si je comprends bien, il y a plus qu'un problème mais un obstacle, un empêchement, une obstruction quelque chose à affronter et non pas à surmonter parce que la montagne est derrière moi et le gouffre devant. « Aller mène à des obstacles, venir mène à l'union». Plonger dans l'interne, recommencer l'intro et envoyer tout ce qu'il faut dans les airs, sans négliger le délai de réception. La quatrième place est quand même celle au-dessus de nos têtes. Déjà que je lève trop les yeux. « Au sein des plus grands obstacles des amis surviennent ». C'est usant et fatiguant quand la question commence à déborder de la réponse. Les sens recommencent leur multiplication mais la compréhension entame sa reprise. Ils surviennent de l'intérieur quand on y va alors et pas seulement quand on y vient. Interprétation sémantique idiote. Il faut que j'apprenne à faire la différence entre aller et venir, entre j'y vais et j'en viens. Si c'était vraiment sérieux, le départ aurait lieu dans un instant. Nouveau texte, appareil à photographie et nouvelle bouteille de vin, j'espère qu'on y sera plus que la dernière. Au temps, plutôt lumineux.
C'est définitif. Avoir un weblog me rend idiot.
Nous nous sommes dit que nous ne nous aimions plus. Je ne suis plus amoureux mais tu le savais sans doute déjà puisque j'avais dit que je ne le serais plus, surtout pas depuis que les saisons font n'importe quoi avec la météo. On peut se griller une dernière fois si tu y tiens. Elle me manquera toujours un peu cette absence de lueur dans tes yeux. Tu ne vois que la vie, je ne voile que les chiffres. Toujours ce drôle d'effet quand j'écoute ce disque d'Anita L.
Le temps, l'important, ce n'est pas d'en avoir mais de le prendre.
My summer of lo?e
Petite modification : Remplacement de A perfect end par Are We Talking Enough ?
Les six transpercent l'écorse envolée. Jetez l'aimante romane.
Quelques embrouilles en plus, ce matin, je ne l'appelle pas. Une voix mal réveillée me répond péniblement parce que décidemment, il fait assez tôt en ce début d'après-midi. « Heureusement que tu n'as pas commencé à lire Derrida, parce que je peux te le dire tout de suite : il n'y a pas de corps/texte. Tu ne comprendras pas. » Encore que j'ai déjà oubié la texture corporelle. Je ne lis pas encore, pas tout de suite, il faut que je me prépare au test. Et puis quoi encore ? J'oublie des fois. Le combiné repose sous ta main mal reveillée. Tu est un mensonge. Je te demande seulement de ne pas y croire.
Je plane. Il paraît que. Personnellement, j'aime (bien) même si je pense n'avoir pas encore levé le pied non pas par manque d'audace mais simplement parce que la simple idée du frottement d'un pas me plonge dans une effroyable agonie sonore. Entre nous, c'est définitivement, non. Sans redéfinition possible. En ce moment, les mêmes pistes en boucle. J'avais promis à quelqu'un une compilation mais il faudra attendre un peu la fin de ce besoin de silence. Les disques rayés procurent ce petit bonheur pervers du retour incessant de la première minute. La répétition forcée, sans médiation, sans raison, seulement par la force des choses conduit à cet état d'annulation totale de la parole et du bruit, l'instant n'est alors qu'un bourdonnement sourd, une pure vacuité du sens. La seule solution est de se taire. Pour cette conviction, je préférerais toujours les doctrines qui place le silence comme fin des litanies à celle qui veulent éteindre tous les feux par la verbosité des incantations.
Si quelqu'un a une bonne méthode de guitare-basse à me conseiller, c'est le bon moment, ce par quoi j'aurai du commencer il y a quatre ans.