Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

00:11 13/04/05

Piscine ·

Attention, ceci est un billet intelligible ou presque.

En ce moment, je ne sais pas pourquoi mais je lis beaucoup de journaux perso de personnes qui ont la trentaine ou au moins mentalement. Parce que pour que pour moi qui grandit dans leur ombre, il y a un style "trentenaire". En ce moment, ça parle de gosses. C'est l'image que je me fais des gens qui approchent de cette âge : ils veulent des enfants ou ils sont entrain d'en avoir ou ils regrettent à moitié. Tout ça, moi, j'en ai peur. La dernière fois qu'on m'a parlé d'avoir des gosses, j'étais à la fac de psycho. Ce qui résume bien le problème et le contexte. Le pot de terre trônant sur une étagère témoigne de la dernière fois que l'on m'a parlé de responsabilité à propos de quelque chose de vivant. Il est vrai que je pourrais faire un effort et prendre soin du morceau de tige survivant. Ou juste acheter des graines pour nul en jardinage social.

Ca parle aussi quelques fois de couples et ce qu'il en reste. Les souvenirs, la poussière sur la cheminée ou bien les anecdotes de vies communes. Il y a une façon de dire et de faire les conjugaisons et les déliaisons que, nous, petits jeunes n'avons pas encore compris. C'est la seconde chose qui me fait lire ce style littéraire. Vivre avec quelqu'un pour moi, ça a toujours été ludique et surtout court. Pourtant, j'ai lu et je connais quelques trucs des gens "normaux" sur le sujet. Rapport à mes études. Qui me font croire que je ne suis peut-être pas dans la catégorie entre guillemets mais plutôt du côté des cas, qui ne fréquentent que des cas. Les signes avant-coureurs prennent des formes vraiment détournées pour ne pas dire perverses. Derrida, par exemple. Qui aurait pu se douter que "déconstruction" pouvait avoir la même fonction que le linge ? C'est fou comment avec l'âge, je ne sais où ou qui a dit cela, la communication se métaphorise et s'excuse.

Il y en a qui casse des assiettes et d'autres qui font des bibliographies.

Résulat de l'expérience : Rien. Autant ne pas raconter.

22:59 03/02/06

L'abandon ·

Le choix précédent était un peu gras et je crois bien être tombé sur un specimen qui n'a pas réussi à faire un choix et à être les deux en même temps aussi incroyable que cela puisse paraître. Sauf si on considère la différence entre l'égoïsme et le narcissisme : le premier est une indépendance à l'autre alors que le second c'est vivre dans la croyance, consciente ou inconsciente, que l'autre n'est qu'un mirroir. Extension : le narcissisme est lisible dans la tendance à croire qu'en pensant assez fort l'autre pensera quelque chose de similaire (« Je pensais que »). Extension 2 : le narcissisme survit dans la sauvergarde d'un code unique ; de ce fait malgré la capacité de certains à se construire de véritable palais de mirroirs, le mode de lecture sera toujours celui de la monotonie. Conséquence : Dans un monde tristement monochromatique, on rate l'alentour.

Entre ce moment que je pourrais reprendre à l'infini, à en finir avec l'avant. Je me réveille assez tôt. Je bouquine. J'ai cru que quelqu'un m'avait filé les clés, mais en fait non, alors je prends le métro. J'utilise un casque et tout était alors devinable. Je sors avec mon pass magique pour les musées. Je vais au cinéma pour rester logique sinon chez moi je regarde les mêmes trois films que j'alterne comme le riz, les pâtes et les pommes de terre. J'achète du demi-pain. Je suis toujours dans l'attente de mon introduction. Parfois, j'en reçois de courts messages quand j'arrive à capter quelque chose. Je trépigne. J'applaudis cette dure fraîcheur. J'hésite entre maudire les changements climatiques et avouer mes sentiments à la froideur. Je n'utilise ce verbe que dans une seule phrase. J'aime le désordre.

11:07 09/08/04

Referrer Junkie ·

Quand j'avais la prétention d'écrire d'une méthode pour "ne pas être lu", j'étais loin d'imaginer que cela serait assez efficace pour faire fuir les paumés de chez google.

00:21 23/04/05

Magie d'un mort ·

Ce caractère du cinéma, qui s'oppose si nettement à celui du théâtre, il est encore plus instructif de le confronter à celui de la peinture. Il faut ici nous demander quel est le rapport entre l'opérateur et le peintre. Pour répondre, qu'on nous permette de recourir à une comparaison éclairante, tirée de l'idée même d'opération telle qu'on l'emploie en chirurgie. Le chirurgien représente l'un des pôles d'un univers dont l'autre pôle est occupé par le mage. L'attitude du mage, qui guérit un malade par l'imposition des mains, diffère de celle du chirurgien qui pratique sur lui une intervention. Le mage maintient la distance naturelle entre lui et le patient; plus précisément, s'il ne la diminue que très peu — par l'imposition des mains —, il l'augmente beaucoup — par son autorité. Le chirurgien au contraire, la diminue considérablement — parce qu'il intervient à l'intérieur du malade,— mais il ne l'augmente que peu — grâce à la prudence avec laquelle sa main se meut parmi les organes du patient. En un mot, à la différence du mage (dont il reste quelque trace chez le médecin), le chirurgien à l'instant décisif, renonce à s'installer en face du malade dans une relation d'homme à homme; c'est plutôt opérativement qu'il pénètre en lui. — Entre le peintre et le cameraman nous retrouvons le même rapport qu'entre le mage et le chirurgien. Le peintre observe, en peignant, une distance naturelle entre la réalité donnée et lui-même, le cameraman pénètre en profondeur dans la trame même du donné. Les images qu'ils obtiennent l'un et l'autre diffèrent à un point extraordinaire. Celle du peintre est globale, celle du cameraman se morcelle en un grand nombre de parties qui se recomposent en une loi nouvelle. Pour l'homme d'aujourd'hui l'image du réel que fournit le cinéma est incomparablement plus significative, car, si elle atteint à cet aspect des choses qui échappe à tout appareil et que l'homme est en droit d'attendre de l'œuvre d'art, elle n'y réussit justement que parce qu'elle use d'appareils pour pénétrer, de la façon la plus intensive, au cœur même de ce réel. Walter Benjamin, L'œuvre d'art à l'ère de sa reproductibilité (1939), p. 299-300.

18:15 16/06/04

Trajectoire ·

Rationellement, j'ai toujours pris la décision de préférer faire des études qui me plaisent tout en sachant que les chances de trouver un métier correspondant à mon domaine soit extrêment faible et le salaire encore moins assuré plutôt que de jouer à celui qui ira le plus loin en espérant trouver un boulot pépère, façon bureaucratie, avec obligation de partir à 17h30 et plan de carrière limité. Le but n'étant alors plus de finir l'année et de n'avoir retenu que ce que l'on voulait bien nous agiter devant le nez mais d'avoir appris le plus de choses. Du coup, j'ai un peu de mal à comprendre les gens qui ne sont là que pour incrémenter leur nombre d'années post-bac et qui étonnament sont dans le même genre de formation que moi et ce qui m'évite également un tas de question existentielle sur l'éventualité peut-être on-sait-jamais de trouver du travail alors que de leur côté, les autres ont d'autant plus de mal à comprendre que l'on puisse aimer ce qui nous pousse à nous lever tous les matins et à rester enfermer dans une cabane perchée sur un tas de briques. Etrangement, je ne me sens pas dans le camp de la médiocrité pour le coup.

22:36 21/09/04

In extenso ·

  1. Google est le moteur de recherche le plus utilisé au monde.
  2. Google diversifie ses activités et les services.
  3. Google ouvre son capital et devient une entreprise côtée en bourse.
  4. Google devient alors le Mal Capitaliste : une page hébergée par apple et animée par Mendès-France.
  5. Je ne devrais peut-être pas rire trop longtemps de genre de comique de situation.
12:35 10/09/05

Freud ·

En quelques lignes, voire quelques mots (dans un passé proche, nous aurions dit « quelques pages »), je vais enfreindre un certain nombre de règles. Certains sont banni de ma parole non pas parce qu'ils envahissent pas pensée mais bien pour qu'ils puissent le faire d'une manière totale. C'est, comme le souligne Heidegger, aussi tautologique que dire « philosophie de la vie ». L'évidence pas toujours visible mais souvent évider de la providence. Il y a des mots comme ceux-la que l'on aimerait présent, présent, présent, jamais passé ni futur. J'écris et je sais déjà que je ne les écrirais pas parce que j'ai déjà passé trop de temps à méditer ces petites phrases. Je pourrais continuer un petit moment mais court (et le cours des choses une autre fois). Faisons-le. Je te philosophe.

19:10 30/10/04

Les gens en général me plaisent beaucoup ·

Moi, j'attendais simplement puisque c'était l'occupation que j'affectionnais et que je maîtrisais le mieux, attendre tout à fait immobile dans l'ombre épaisse en observant les changements ténus du monde alentour, attendre et me transformer en plante tropicale - qui agiterait très doucement son feuillage au crépuscule mais resterait presque minérale tout le long du jour. Je pensais souvent à ça, à ma transformation en plante, et ne m'habillait plus qu'en vert - un kaki armée de terre évidemment. Veronique Ovaldé, Les hommes en général me plaisent beaucoup
16:22 26/09/04

Compression ·

  1. En tant que
  2. personnage de fiction potentielle,
  3. je ne comprends pas pourquoi
  4. on devrait être
  5. soumis à la réalité.
09:38 30/07/04
00:52 29/11/05

Urbanisme ·

J'aime le mot croire. En général, quand on dit "je sais", on ne sait pas, on croit.

Marcel Duchamp
08:43 24/05/05

Mes mots ·

Je me souviens de tout ou de tous. Pourtant je ne veux pas parce qu'il y a une trouille monstre de comprendre, mal, et d'interpréter, trop. Je me soumet totalement à la lâcheté habituelle de laisser aux autres de décider de la réalité. Je fais très bien l'acteur dans le rôle de la personne qui se donne à savoir. Je ne sais plus depuis combien de temps, j'ai regardé autre chose qu'un plat fond. Je ne sais plus lire les nues sages.

20:03 15/11/04

Gant ·

C'était le plus borné de tous les rationalistes corses.

23:17 14/03/05

Je n'aime pas ·

quand les choses se cassent.

09:15 13/09/05

Câble ·

J'ai croisé une fille qui avait un livre des éditions Rivages dans la poche droite de son pantalon un peu trop large. Je n'ai pas très bien vu son visage mais elle avait cette expression sans âge. J'ai croisé un garçon qui ne vivait plus que par le chiffre des maudits et à la voie un peu ringarde. Par mégarde, nous nous mettons en garde.

Dans ce croisement de regards sans égards, je ne trouve pas de parade et ne sais toujours pas quel genre ou quel style pour éviter le hasard.