Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

22:41 31/10/04

Vite ·

D'abord sachez le : Lundi férié ou non, les forces supérieurs du Dimanche feront toujours pression sur les tendances dépressives propre au jour du Seigneur qui du coup n'a certainement pas le temps de s'occuper à ce que la Terre tourne aussi rond que possible. De plus, rapport à la lune et autres lois de l'univers, il est scientifiquement prouvé que cette Terre ne tourne définitivement pas tout à fait en rond.

Puis, laissez-moi dire que Urgences, ça devient franchement vraiment n'importe quoi. Entre les morts, les départs et les trucs qui n'arrivent que de l'autre côté de l'Atlantique : Accident d'hélicoptère sur un hôpital, un type qui détourne un tank et Santa Barbara ou bien Dawson mais je laisse le soin aux historiens de trancher la question.

Enfin, coutûme annuelle, certaines branches éloignées de la Famille me font goûter les joies d'une sphère sociale que je n'atteindrais certainement jamais à moins de devenir très rapidement intelligent, mettre de côté toutes mes considérations éthiques et trainer dans les bons salons, ceux du genre qui ne servent pas de chambre. Des salons qui font la taille de l'étage où j'habite et qui valent à la journée une somme si indécente qu'on ne le dit pas. Je ne partage plus ma vie avec une personne anglophone et chaque discussion me rappelle que je parle moins bien anglais que le dernier des bouseux du plus illettré des états américains. Le problème, c'est que ça ne me fait même pas envie tant de débauche, j'imagine que cela est en partie dû au fait que malgré toutes les stratégies rationnelles qui sont factuellement à ma disposition ou bien parce que vraiment, je ne me vois vraiment pas vivre Ça à plein temps et faire comme si c'était normal, comme si la valeur d'un verre de vin ne dépassait pas mes frais de bouche hebdomadaires. Je n'arrive même pas à culpabiliser de ne faire les courses que dans le super marché en bas de chez moi, de laver le linge moi même et dans une machine qui n'est pas la mienne, de ne pas être dans un restau, rempli d'américains plus vrais que nature - vieille blonde clichée accompagnée de cheveux grisonneux avec le même faciès que W. - et où l'on se demande si les prix ne seraient pas par hasard rester coincé en francs, à la place de quoi je discute d'Urgences et je finis de rédiger un projet de recherche. Si j'étais riche, je n'aurais certainement pas le même projet de vie et je m'en fous un peu de cette hypothèse à la con à moins biensûr si cela pouvait m'aider à accéder à la propriété et mettre un terme à l'angoisse des fins de mois alors pourquoi pas après tout. Il ne me reste plus qu'à lire Voyage en grande bourgoisie avant l'année prochaine.

00:15 07/03/05

James ·

Au collège, il y avait la fille dont tout le monde était amoureux — sauf que moi non parce que je préférais celle qui avait les yeux de couleurs différentes et dont je suis tombé dans l'escalier plutôt que le reste. Avec le temps, je crois que j'aurais aussi moi aussi lui succomber, si j'avais écouté Nirvana à la place de lui dire que c'était pas mon genre quand elle me parlait de Kurt et que moi j'écoutais Louis A. plein de béatitude. Oui, j'aurais peut-être compris trop tard le comme quoi de ses énervements permanents que je prenais pour de la folie mais qui n'était en fait qu'un léger décalage par rapport à la propreté et l'éclat de ses cheveux. Même si en ce moment, j'ai un peu honte du compteur d'écoute de Nevermind, je dois bien avouer que toute chose étant comprise par ailleurs, je préfère mon exposé sur les saxophonistes de jazz à celui sur les groupes de rock californien.

11:09 09/07/04

Question pluvieuse ·

Est-ce que l'on fait de la recherche parce que l'on cache un brin de mégalomanie ou bien est-ce que l'on devient mégalo à force d'écrire au pluriel même lorsque l'on est seul sur un papier ? Ecrire une théorie au singulier, est-ce une preuve d'humilité ou le dépassement d'un cap égocentrique ?

Question de style ou canon rédactionnel visant à amoindrir le singulier (ou l'expérience singulière) de l'écriture imposés par une institution; une substitution de l'un par l'autre (car il y a tout de même une part importante de l'usage du singulier dans l'écriture scientifique) montre souvent comment notre pensée est guidée par l'anticipation de l'écrivant. Evidemment, "moi, je" dans un texte ça fait tout de suite plus relatif. Le recours à l'autorité d'autrui ou du groupe de pensée n'est-ce pas non plus l'oubli qu'il y a toujours un "je pense que" au départ de toute réponse à une question ?

23:53 03/08/05

Lacets ·

Mes souvenirs tiennent dans une boite à chaussures, le tiers en fait. Ils n'ont pour troisième dimension que la profondeur ridicule des souvenirs. Il manque des éléments. C'est le paradoxe entre le temps et la mémoire. J'y ai retrouvé des voyages, des amis, des camarades de classe, des sorties, des parcs d'attraction, des soirées qui se terminent tard, une fête, une amoureuse platonique et plate et quelques autres. L'une d'entre elles porte un chapeau ridicule, pari idiot pour un moment plein d'espoir. La terminaison par une photo ridicule de cinq années d'un nombre rond que je n'ai jamais réussi à boire vraiment. Ensuite rien. Il n'y a toujours pas eu de fissure. Seulement, j'ai souvent du mal à dire que je n'ai que trois années poussiéreuses et vieillissantes. Aucun regret après tout depuis l'abandon (ou pas si) soudain de l'appareil, je fais la biologie de la lecture et de l'écriture, de ceux que j'ai pû tirer de ce petit volume que j'appelle Avant et qui ne peuvent vivre que maintenant.

18:40 17/02/05

Physique ·

Expliquer la mécanique des fluides à un crétin de son calibre n'est évidemment pas une tâche aisée. Tu es la putain d'atmosphère, la compression de l'air qui me fait devenir le courant d'air d'une vie. Tu es la force invisible qui me transforme en nuage puis en tempête, la terrible bourrasque déchaînée qui souffle face à l'immonde parfum de solitude que tu prétends ne pas être. Je ne suis pas ton étrange illusion, l'impassible expression d'un désir, l'indéfinissable lieu où je peux être la fille à la barette et aux deux chignons.

15:28 29/10/04

Séquence ·

J'ai le mal de crâne de ces années que l'on comprend trop bien lorsque tôt le matin, l'on est allongé sur les marches d'un escalier en marbre, avec le parfum d'une odeur de cendres et une personne gémissant parce que ses vêtements trop grands ne sont pas les siens.

22:24 15/01/06

l'échange et la respiration ·

Le dimanche s'achevait et les deux amoureux prirent le chemin du retour ; ils étaient seuls dans le compartiment (de nouveau la petite fille babillait joyeusement) et Edouard se souvenait comme il s'était réjoui, tout récemment encore, à l'idée qu'il pourrait trouver dans le personnage facultatif d'Alice un sérieux que ses obligations ne pourraient jamais lui procurer, et il comprenait avec tristesse (les roues frappaient idylliquement les joints des rails) que l'aventure amoureuse qu'il venait de vivre avec Alice était dérisoire, faite de hasards et d'erreurs, dépourvue de sérieux et de sens ; il écoutait les paroles d'Alice, il voyait ses gestes (elle pressait sa main), et il se disait que c'étaient des signes sans signification, des billets de banque sans couverture, des poids en papier, qu'il ne pouvait pas leur accorder plus de valeur que Dieu ne pouvait en accorder à la prière de la directrice nue ; et il se dit tout à coup que tous les gens qu'il côtoyait dans cette ville n'étaient en réalité que des lignes absorbées dans une feuille de papier buvard, des êtres aux attitudes interchangeables, des créatures sans substance solide ; mais ce qui était pire, ce qui était bien pire (se dit-il ensuite), c'est qu'il n'était lui-même que l'ombre de tous ces personnages-ombres, car il épuisait toutes les ressources de son intelligence dans le seul dessein de s'adapter à eux et de les imiter, et il avait beau les imiter avec un rire intérieur, sans les prendre au sérieux, il avait beau s'efforcer par là de les ridiculiser en secret (et de justifier ainsi son effort d'adaptation), cela ne changeait rien, car une imitation, même malveillante, est encore une imitation, même une ombre qui ricane est encore une ombre, une chose seconde, dérivée, misérable.

Milan Kundera, Risibles amours
12:50 17/06/04

Le bout du tunnel ·

Plus je lis Piled Higher and Deeper, plus je suis motivé pour monter un super projet de maîtrise à présenter à un Professeur moustachu (non pas que les imberbes me soient antipathiques mais tous nos Professeurs -la majuscule est importante ici- sont moustachus. Allez savoir si il y a une corrélation entre la pilosité et le lieu et discipline d'enseignement) qui me ménera loin loin loin dans la carrière de non-salarié. Sauf qu'aujourd'hui, je viens de passer une bonne heure à chercher le strip où Tajel cherche un sujet de mémoire avec son responsable alors que ma journée devrait ressembler à un concentré de ça, sauf qu'elle ressemble à cela.

Voilà, si vous êtes entrain de rédiger votre projet de mémoire qui déterminera plus ou moins vos cinq prochaines années de recherche et que vous avez l'impression d'être en pleine envolée lyrique sur la finalité de votre projet. Ce strip vous fera certainement rire. Bon, il n'y a pas de mal à être ambitieux après tout.

12:30 02/08/04

Limite botanique ·

En faisant un peu de ménage parmi mes pages "conceptuelles", je me suis rappelé que cette page-ci avait vu le jour suite à une réflexion sur la place de l'Ego dans l'écriture. Dans un ultime mouvement de va-et-vient, j'ai eu besoin d'une page pour vomir mon "je" et pensais ainsi pouvoir continuer à écrire sur l'autre page (Faire la pute, acte 1, scène 2). Il faut également savoir que contrairement aux apparences, j'ai ,souvent, de temps en temps, honte et plus particulièrement de tous ces trucs ratés que je jette dans un coin, un peu comme un môme capricieux qui n'a rien d'autre à faire.

00:58 08/06/05

L'accord des on ·

Nous nous sommes dit que nous ne nous aimions plus. Je ne suis plus amoureuse comme toi ailleurs et autre part. Tu cherches dans un livre pour me dire que c'est normal même si tu aimerais que non. Il paraît que les sentiments sont indépendants de leur durée. Tu ne pars pas loin. Fais moi rire et arrête de te prendre pour un samuraï.

15:33 05/08/04

Nombre, nombre ·

Je n'ai pas envie de vivre ce que dis, ni de dire ce que je vis. Je préfère être libre de ce que je donne à lire tout en sachant que l'on ne vibre pas sur la même musique.

D'ailleurs, ça ne me gêne pas plus que ça d'être un inconnu, ni vu, ni connu à partir de l'instant où je reste aussi l'incongru.

13:14 11/10/04

Pilule ·

La théorie des rêves de Freud, on y croit ou on y croit pas. N'empêche que cette nuit, dans un rêve, je revivais ma pré-adolescence (en fait, il me semble que c'était contemporain et que je retrouvais des morceaux de mon enfance) et que j'interrompais un moment de nostalgie entre amis pour aller regarder Field Dans Ta Chambre que je n'arrive plus à regarder; vu qu'elle n'est plus diffusée le dimanche après-midi*. Ou bien peut être parce qu'avant d'aller dormir, j'avais oublié d'aller consulter le CEMaPi. Plaisir refoulé et tout. Bref, en attendant les cours d'"Initiation au langage d'entreprise", ovni dans une fac de sciences humaines, je tombe sur l'émission de M. Biraben, que l'on aime ou que l'on aime pas, avec Tania de Montaigne et Jean-Claude Kervean. Voilà, je crois que je suivais plus pour entendre le rire de Tania que pour les critiques sponsorisées par les prépa lettres parisiennes. Désormé, j'allumerai un peu avant le zapping. On peut voir ça comme une sorte de transfert télévisuel.

La drôlerie de ce post a été bien évidemment refoulée car M. Biraben est aussi la (ex-?) présentratrice de "Psychologies" sur Fr5. Omission qui peut fortement nuire à la compréhension de ce billet.

11/10/04 : Elle n'est plus du tout diffusée en fait.

22:36 21/09/04

In extenso ·

  1. Google est le moteur de recherche le plus utilisé au monde.
  2. Google diversifie ses activités et les services.
  3. Google ouvre son capital et devient une entreprise côtée en bourse.
  4. Google devient alors le Mal Capitaliste : une page hébergée par apple et animée par Mendès-France.
  5. Je ne devrais peut-être pas rire trop longtemps de genre de comique de situation.
00:50 15/04/05

Les vœux ·

A partir d'un certain âge péremptoire, les lits pleins de bides et d'eau commencent à sentir sérieusement le moi aussi. Un dépassement d'un jeu assuré de vous mises.

22:23 12/08/04