Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

23:57 03/11/05

Escrime ·

Toujours la même chanson, même quand je fais l'effort de changer. J'ai une peur intolérable de dire, de découvrir que je ne suis qu'une rediffusion, qu'une lamentable répétition, qu'un produit de mon temps alors que je le passe à le haïr. Mon discours reste enfermé dans cet espace de non-penser, ce que je me refuse à faire ici. Dans ces conditions, c'est étrange de ne pas savoir (quoi dire). C'est très logique en fait, puisque tout a été dit (sur tout), dit-on, il n'est pas contradictoire de ne pas pouvoir (dire). Ou alors il faut dire en mieux ce que d'autres non pas su dire parce qu'ils n'y pensaient pas. Je ne crois que ce que je lis vis et rarement ce qu'on me dit.

22:48 25/04/05

Bouteille ·

Si ça intéresse quelqu'un, je cherche des personnes bénévoles pour un peu de relecture. Mon email est toujours au même endroit. Pour me dire que j'écris de manière trop alambiquée et pointer du doigt là où je présuppose beaucoup. Comme là où je ne dis pas de quoi parle le bidule en question.

23:23 02/01/06

Rouleau ·

Le problème avec les romans de Tanizaki que j'ai eu le délice de savourer (aujourd'hui : Journal d'un vieux fou), c'est qu'ils se lisent vraiment trop vite. Malgré les efforts et l'attention pour prendre soin de chaque mot, imaginer chaque mouvement décrit, les situations qui sont pourtant lointaines, je ne peux que dévorer les pages. Et si j'avais décidé de manger réellement chaque page du livre, j'aurais sans doute mis plus de temps. La fulgurance fait parti des maladies graves et pathologiques qui se déclarent à la fin de chaque ligne. L'écriture a quelque chose d'invraisemblablement fine, rapide et directe ... plutôt lucide et longiligne. Sans pourtant se porter vers le creux, les mots coulent sur le papier sans friction et quand même l'inessentiel vient ponctuer le récit, il ne fait que confirmer que les détails futils ne viennent pas alourdir la narration pour peu que le support soit adapté en provoquant un léger décalage et non pas une atmosphère malsaine. Quelque part, je crois que toute cet art est résumé dans ''l'éloge de l'ombre" mais la matérialité littéraire dépasse l'idéal que l'on peut se faire à la lecture de ce traité incompréhensible dans un contexte qui se limite au système des signes européens et qui n'arrive pas au simple soupcon de la totalité esthétique que peut concentrer avec une telle densité aussi peu de traits d'autant plus éloignés.

23:51 27/06/05

Expulsion ·

Depuis quelques jours, je m'impatiente d'écrire avant d'aller dormir. Seulement le texte ne vient pas. J'attends et j'attends mais rien. J'écris autre chose mais rien ne suffit à apaiser la fatigue de ses froideurs.

00:14 04/08/05

Immobilier ·

Il n'y a que les gens chiants pour parler de changements.

20:18 12/06/04

Demande ·

Parle moi de Wittgenstein.

00:47 13/02/06

Mauvais conte ·

J'ai bien réfléchi à notre situation. J'ai passé quelques heures en face d'un tas de feuilles blanches que je destinais à une explication, à l'écriture d'un conte que nous ne partagerons certainement jamais. J'ai éludé la question en me disant qu'il était déjà trop tard. J'ai toujours su que j'étais plutôt électron que macro-molécule même si en ce moment je suis étrangement sous l'effet d'attraction d'une trame énergétique un peu trop libre. J'ai certainement induit un mensonge en laissant trainer ces pages sans aucune trace sur laquelle poursuivre une conversation. J'ai toujours un peu cette envie de t'écrire mais moins que de mener jusqu'à la fin cette expérience : nous n'avons jamais découvert l'autre dans la différence d'être des inconnus réguliers. J'ai bonne espoir que tu n'en as rien à faire.

Je ne puis m'écrire. Quel est ce moi qui s'écrirait ? Au fur et à mesure qu'il entrerait dans l'écriture, l'écriture le dégonflerait, le rendrait vain ; il se produirait une dégradation progressive, dans laquelle l'image de l'autre serait, elle aussi, peu à peu entraînée (écrire sur quelque chose, c'est le périmer), un dégoût dont la conclusion ne pourrait être que : à quoi bon ?

Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux

Je n'ai pas de nouvelles. Je n'ai pas dit que j'en voulais. Je n'ai pas vraiment peur de tomber dans l'oubli. Je n'ai rien d'autre que le non-toi. Je ne suis plus terrorisé de rencontrer un regard trop furtif, d'attendre autre chose que l'attente, de voir autre chose qu'un étrange silence, de synchroniser nos erreurs plutôt que chercher dans l'absence de réactions un quelconque quoi ce soit qu'il aurait sans doute fallu cacher dans cette publicité de la modernité.

Je sens que ça va m'amuser longtemps de ne plus donner à voir sous cette déclinaison le verbe avoir.

00:17 27/09/05

Eau ·

Lire c'est bien seulement quand on a pas le temps de le faire on savoure d'autant mieux la transgression d'un moment volé ou pire d'une nuit allégée.

16:32 03/04/05

Comme moi ·

La ville est trop courte et l'amorce est trop longue.

20:23 12/06/04

MTV #4 ·

Combien y a-t-il de clips sans Pharrell Williams qui joue la guest-star ?

Le câble gratuit est une malédiction.

12:19 27/06/04

Constat rétrospectif ·

C'est toujours plus facile de raconter sa vie quand sa vie consiste à raconter la vie des autres (voir de tous les autres).

03:26 13/10/05

Pseudonyme ·

A l'usage de ceux qui veulent faire référence à cet espace. Petite inflexion au principe d'anonymat stylistique de cette page, le nom de la page reste "a.a.a." (initiales indéfinies) et si il doit y avoir un pseudonyme ou un nom de locuteur, c'est नीवारकणैः.

Bon courage.

12:16 13/07/05

Date ·

Je vous parlerais bien de la vie post-fac mais après avoir remarqué, que sur le site de l'APEC, il n'y avait pas vraiment de catégorie de fonction correspondant à mon domaine de formation, que je n'aurais certainement jamais "entre 5 et 10 ans d'expérience" dans la biochimie ou le système de santé, je ne peux pas dire que je n'avais pas été prévenu. Dans tous les cas, l'année prochaine je m'inscris à l'INALCO histoire d'en rajouter encore un peu.

00:41 24/01/06

0 question ·

Il faut que j'arrête d'écouter so-, sa voix est juste entrain de me rendre dingue. J'ai croisé jea- dans le métro, j'ai hésité mais il y a eu un redémarrage tout ce qu'il y a de prévisible. Une autre et une autre fois à l'ombre d'une statue, c'est fou comment il faisait froid cet après-midi même dans les rues qui me paraissent habituellement si chaudes. J'oublie mes titres en ce moment, comme si il était possible de se défaire des égalités et des identités ... Je me demande si il est possible de pousser les craquelures quand il y a déjà trop de moitié (rompre une amitié, quelle idée étrange). La prédiction de la semaine précédente était plutôt exacte ce qui explicite l'écart invisible entre ces lignes et celles d'en dessous. Pauvres autruches. De la même manière, j'aime la stupéfaction lorsque je vois cette capacité à ne parfois rien écrire. Mais je suis déjà atteint par la lassitude et je me retourne vers Sun T., juste pour une semaine. J'aime quand on me parle des usages du feu dans le camp ennemi. Solitude, mon si précieux bijou, il n'y a pas d'autre goût que ton secret. Se rendormir tout doucement, il y a dans l'air des mots et la luminosité parfaite pour cette descente. Je continue à faire de la veille sur le mouvement et ma position actuelle est la neutralité. Pas la centralité. La neutralité qui se traduit par une imprévisibilité, c'est dans l'entre que se crée toujours le mouvement. L'ex-pionne dans la vie retourne sa veste, il faut jouer en double ou sortir les drapeaux, je sortirais bien les lampions pour l'occasion. J'invite qui m'aime à porter le masque.

09:02 13/09/05

Taser ·

A l'attention de ceux qui redoutent une relative stabilisation de mon parcours universitaire — ce qui est aussi mon impression du moment —, il y aura un dernier épisode, un petit film de clôture comme pour toutes les bonnes séries qui se respectent. On pourrait mettre la palpitance de cette partie de mon existence sur le dos de mes indécisions mais il semblerait que la cause soit plus extérieure, limite structurelle.

Bientôt sur vos écrans, L'Enfer du Dossier de Transfert (ou l'histoire d'une personne qui voulait changer de fac).

Après ça, l'acteur principal ne renouvellera pas son contrat dans le rôle de l'aventurier administratif et des secrétariat. Peut-être un spin-off ou pas.