Piscine ·
Attention, ceci est un billet intelligible ou presque.
En ce moment, je ne sais pas pourquoi mais je lis beaucoup de journaux perso de personnes qui ont la trentaine ou au moins mentalement. Parce que pour que pour moi qui grandit dans leur ombre, il y a un style "trentenaire". En ce moment, ça parle de gosses. C'est l'image que je me fais des gens qui approchent de cette âge : ils veulent des enfants ou ils sont entrain d'en avoir ou ils regrettent à moitié. Tout ça, moi, j'en ai peur. La dernière fois qu'on m'a parlé d'avoir des gosses, j'étais à la fac de psycho. Ce qui résume bien le problème et le contexte. Le pot de terre trônant sur une étagère témoigne de la dernière fois que l'on m'a parlé de responsabilité à propos de quelque chose de vivant. Il est vrai que je pourrais faire un effort et prendre soin du morceau de tige survivant. Ou juste acheter des graines pour nul en jardinage social.
Ca parle aussi quelques fois de couples et ce qu'il en reste. Les souvenirs, la poussière sur la cheminée ou bien les anecdotes de vies communes. Il y a une façon de dire et de faire les conjugaisons et les déliaisons que, nous, petits jeunes n'avons pas encore compris. C'est la seconde chose qui me fait lire ce style littéraire. Vivre avec quelqu'un pour moi, ça a toujours été ludique et surtout court. Pourtant, j'ai lu et je connais quelques trucs des gens "normaux" sur le sujet. Rapport à mes études. Qui me font croire que je ne suis peut-être pas dans la catégorie entre guillemets mais plutôt du côté des cas, qui ne fréquentent que des cas. Les signes avant-coureurs prennent des formes vraiment détournées pour ne pas dire perverses. Derrida, par exemple. Qui aurait pu se douter que "déconstruction" pouvait avoir la même fonction que le linge ? C'est fou comment avec l'âge, je ne sais où ou qui a dit cela, la communication se métaphorise et s'excuse.
Il y en a qui casse des assiettes et d'autres qui font des bibliographies.
Résulat de l'expérience : Rien. Autant ne pas raconter.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.