Antidate ·
- Donnez moi
- ce job tant convoité
- ou
- pour le malheur de l'humanité
- je continue la sociologie.
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Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.
C'est toujours plus facile de raconter sa vie quand sa vie consiste à raconter la vie des autres (voir de tous les autres).
Ce caractère du cinéma, qui s'oppose si nettement à celui du théâtre, il est encore plus instructif de le confronter à celui de la peinture. Il faut ici nous demander quel est le rapport entre l'opérateur et le peintre. Pour répondre, qu'on nous permette de recourir à une comparaison éclairante, tirée de l'idée même d'opération telle qu'on l'emploie en chirurgie. Le chirurgien représente l'un des pôles d'un univers dont l'autre pôle est occupé par le mage. L'attitude du mage, qui guérit un malade par l'imposition des mains, diffère de celle du chirurgien qui pratique sur lui une intervention. Le mage maintient la distance naturelle entre lui et le patient; plus précisément, s'il ne la diminue que très peu — par l'imposition des mains —, il l'augmente beaucoup — par son autorité. Le chirurgien au contraire, la diminue considérablement — parce qu'il intervient à l'intérieur du malade,— mais il ne l'augmente que peu — grâce à la prudence avec laquelle sa main se meut parmi les organes du patient. En un mot, à la différence du mage (dont il reste quelque trace chez le médecin), le chirurgien à l'instant décisif, renonce à s'installer en face du malade dans une relation d'homme à homme; c'est plutôt opérativement qu'il pénètre en lui. — Entre le peintre et le cameraman nous retrouvons le même rapport qu'entre le mage et le chirurgien. Le peintre observe, en peignant, une distance naturelle entre la réalité donnée et lui-même, le cameraman pénètre en profondeur dans la trame même du donné. Les images qu'ils obtiennent l'un et l'autre diffèrent à un point extraordinaire. Celle du peintre est globale, celle du cameraman se morcelle en un grand nombre de parties qui se recomposent en une loi nouvelle. Pour l'homme d'aujourd'hui l'image du réel que fournit le cinéma est incomparablement plus significative, car, si elle atteint à cet aspect des choses qui échappe à tout appareil et que l'homme est en droit d'attendre de l'œuvre d'art, elle n'y réussit justement que parce qu'elle use d'appareils pour pénétrer, de la façon la plus intensive, au cœur même de ce réel. Walter Benjamin, L'œuvre d'art à l'ère de sa reproductibilité (1939), p. 299-300.
En vie de ne passer plus d'ennuis dans Zébra.
L'atrophie de ma sensibilité vaut-elle l'aveuglement de son immaculée pâleur alors que nos traces n'ont pas encore été recouvertes par l'impensable froideur de l'air inerte ?
On repart pour un tour. Ouverture d'une nouvelle session : "parcours universitaire". Certains en frémissent déjà et/ou ont fermé leur navigateur (ou leur onglet).
Il y a ici un "je" qui ne sait toujours pas ce qu'il va faire l'année prochaine.
D'abord, deux formations potentiellement intéressantes et où les pour-parlers pour une validation des équivalences avaient déjà été entamés mais qui se révèlent trop peu correspondre avec l'approche déjà adoptée.
Pour l'instant, il y a surtout une hésitation entre la filière "pro" et la filière "recherche" de l'endroit où je suis actuellement. Les deux portes sont ouvertes. La première sans effort et la seconde demandera un peu plus de préparation. D'un côté, doute sur les capacités et le passé nécessaire pour se lancer dans un chemin théorique (sociologie de la connaissance esthétique) et de l'autre la facilité de rester pragmatique et envisager de sortir encore un peu plus de l'université (sociologie de la culture). Sachant évidemment que chaque choix renferme ses avantages et ses défauts pour un passage dans le non-choix.
J'ai envie de continuer à développer le côté inter-disciplinaire sociologie et analyse mathématique mais d'un autre côté, j'ai envie de participer aussi au décloisonnement entre esthétique et sociologie. Mégalomane, je tenterais bien un mix des trois. Le problème est que je n'ai certainement pas le temps de faire les deux versions en même temps et que le grand écart disciplinaire commence à devenir pesant vu que j'ai l'impression d'être le seul de mon entourage à l'entreprendre. Surtout que je n'ai pas trois jambes. J'ai aussi envie de multiplier les enquêtes de terrain, plutôt que les longues dissertations qui introduisent un futur probable. D'une manière générale, j'aimerais bien en finir avec les devoirs sur table, non pas que les devoirs sur chaises me plaisent plus mais quand je commence à avoir l'impression de répondre à un petit nombre de questions décliné selon l'humeur des profs et l'intitulé du cours.
On va pour l'instant mettre de côté la question de la profession vu que c'est déjà mon sujet de cet été.
Pour les réguliers qui suivent l'affaire depuis un certain temps et qui n'ont pas encore abandonné l'idée de trouver une logique ou un raisonnement derrière un parcours scolaire pleins de rebondissements, de suspens, de trahisons et de moments forts, j'ai une terrible nouvelle. Cette année, il faut tout de même remarquer qu'il n'est plus question de savoir si je veux faire des maths ou de la photo, de la logique ou de la littérature, entre la jardinerie et la sociologie. C'est déjà ça de gagné.
Cela commence par l'histoire de quelqu'un qui commence à faire des études de mathématiques parce qu'il y a une notion de beau dans les infinis d'Escher.
Cela finit par l'histoire de cette même personne, qui par mirroirs interposés*, rédige (ou tente de le faire) un projet d'étude sur l'écriture personnelle.
Prochaine étape, trouver quelque chose qui ne me rappelle pas qu'il y a quelque chose de fondamentalement étrange dans le déroulement de ma vie comme cette impression actuelle d'être de manière persistante en transition quantique vers une quantité improbable d'états incertains.
*: Référence, obscure et pouvant être mal interprétée, à "Reproduction Interdite" de R. Magritte en couverture de L'homme pluriel de B. Lahire.
Expliquer la mécanique des fluides à un crétin de son calibre n'est évidemment pas une tâche aisée. Tu es la putain d'atmosphère, la compression de l'air qui me fait devenir le courant d'air d'une vie. Tu es la force invisible qui me transforme en nuage puis en tempête, la terrible bourrasque déchaînée qui souffle face à l'immonde parfum de solitude que tu prétends ne pas être. Je ne suis pas ton étrange illusion, l'impassible expression d'un désir, l'indéfinissable lieu où je peux être la fille à la barette et aux deux chignons.
En faisant un peu de ménage parmi mes pages "conceptuelles", je me suis rappelé que cette page-ci avait vu le jour suite à une réflexion sur la place de l'Ego dans l'écriture. Dans un ultime mouvement de va-et-vient, j'ai eu besoin d'une page pour vomir mon "je" et pensais ainsi pouvoir continuer à écrire sur l'autre page (Faire la pute, acte 1, scène 2). Il faut également savoir que contrairement aux apparences, j'ai ,souvent, de temps en temps, honte et plus particulièrement de tous ces trucs ratés que je jette dans un coin, un peu comme un môme capricieux qui n'a rien d'autre à faire.
Rationellement, j'ai toujours pris la décision de préférer faire des études qui me plaisent tout en sachant que les chances de trouver un métier correspondant à mon domaine soit extrêment faible et le salaire encore moins assuré plutôt que de jouer à celui qui ira le plus loin en espérant trouver un boulot pépère, façon bureaucratie, avec obligation de partir à 17h30 et plan de carrière limité. Le but n'étant alors plus de finir l'année et de n'avoir retenu que ce que l'on voulait bien nous agiter devant le nez mais d'avoir appris le plus de choses. Du coup, j'ai un peu de mal à comprendre les gens qui ne sont là que pour incrémenter leur nombre d'années post-bac et qui étonnament sont dans le même genre de formation que moi et ce qui m'évite également un tas de question existentielle sur l'éventualité peut-être on-sait-jamais de trouver du travail alors que de leur côté, les autres ont d'autant plus de mal à comprendre que l'on puisse aimer ce qui nous pousse à nous lever tous les matins et à rester enfermer dans une cabane perchée sur un tas de briques. Etrangement, je ne me sens pas dans le camp de la médiocrité pour le coup.
La ville est trop courte et l'amorce est trop longue.
Donne moi un voeu et je choisirais de refaire ma vie pour dire "rendez-vous à Camden !".
J'aime le mot croire. En général, quand on dit "je sais", on ne sait pas, on croit.
Marcel Duchamp
L'arrogance n'est pas un fruit si difficile à cultiver. Il suffit de:
Attention aux conséquences telle que la croyance que l'on a un rôle à jouer dans un quelconque domaine.
J'ai connu une Elisabeth. Loin de se prendre pour la première des anglaises, elle prenait très à coeur son rôle de dernière des petites connes parisiennes.