Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

17:51 09/01/06
12:20 03/03/06

Zoé Parfaitement ·

Les étranges modes de la vie font tourner les paires de cartes dans le ciel. A force de manipulation, il y a parfois comme cette impression que ces deux mains tendus vers le ciel, dans l'obscurité apaisante d'une lisière, tendent, touchent et déplacent les surfaces planantes. Si belle sphère lunaire que l'on a cessé d'admirer, de contempler à défaut d'autre chose, dans l'entente de deux mondes. Dans toute la tragédie des nuisances, dans l'histoire des ciels, les signes se sont mis à cacher Lune dans un voile de traits se recouvrant au fil des détours. C'est fascinant de constater que dans le Hou Tian, il n'y ait que le lac pour faire la séparation. Avant l'étoile du matin, des morceaux de l'aube, de l'apparition d'une lumière aveuglante, non em que le regard doit se porter autre part que vers le haut, vers la découverte de la terre et des infinis reflets solaires de la vie. Je crois que c'est se détournement de la vision qui crée la fuite des mots dans d'interminables contingents près à prendre d'assaut la moindre parcelle des sens. C'est précisement cette immensité de la vue qu'il faut aimer, adorer et chérir tant que les armes ne vous crèvent pas les yeux ; partout. La déception n'est qu'une conséquence de l'oubli quand revient l'étoile du soir et que l'auré et l'aurore se propagent : quand les étoiles tombent comme la pluie et font des champs une étrange partition musicale, faut-il vraiment voir sur ce sol la chute des plumes ?

00:02 10/03/05

L'encre ·

J'entends la voix diluée des anges sans âmes qui se dandinent platement pour les excuses de l'électronicité. La désaffection de mon affection m'inflige l'infection de ma figuration. Moi aussi, je souffle comme je peux à la recherche de l'étrange mémoire des notes.

20:29 04/10/04

Brosse et creuse ·

  1. Attention. Ceci est une tentative d'interruption volontaire du flux d'Heuristique Énumération et Littérature Périmée (H.E.L.P.). Ca va être violent. Ici, je vais tenter d'énoncer clairement dans le but de clarifier la situation d'une des dimensions les plus épineuses de mon existence: mon parcours universitaire. Il faut prendre cette missive comme un prototype avec des vrais morceaux de moi et de réalité, un blog étudiant, quelque chose rare qui ne réapparaîtra pas avant au moins un an. Donc la suite, je vous laisse interpréter par rapport à ce que je dirais ou plus certainement ce que je ne dirais pas.
  2. Je suis allé au cours d'histoire des sciences et –excusez-moi du langage mais– ça me botte vraiment bien.
  3. Alors là, il y aurait ma voix en off qui dirait "ah mais, il faudrait peut être que je vous raconte comment j'en suis arrivé là." Parce que soit vous vous –ouais vous– êtes entrain de vous dire "mais quoi, qu'est-ce qu'il fout là ?" ou bien "mais quoi, c'est pas ce qui était prévu ?".
  4. En ce moment, j'hésite entre un cursus de sociologie que j'ai interrompu au milieu de ma maîtrise sciences et techniques (qui se prépare donc en deux ans d'où l'interruption) et un cursus de philosophie des sciences qui me ferait recommencer une licence. Jusqu'à il y a quelques semaines, je pensais tout plaquer pour la philo sauf qu'une force mystérieuse s'est emparée de mon cerveau (certains appelleraient ça le Réalisme). Ou les deux en même temps mais il m'est apparu à la vision des emplois du temps que cela ne serait pas trop faisable. Grave dilemme donc. Parce qu'il faut choisir et que j'ai peur de me planter en faisant la mauvais choix (n'étant pas très philosophe) ou de passer une année à regretter avoir choisi la voie du bordel désorganisé (la fac étant par définition un bordel organisé). Classique. D'un côté, toutes les chances de trouver un boulot sur-chiant et de l'autre ... pas beaucoup de chances de trouver un boulot. En attendant, je me suis inscrit nulle part mais je vais partout. Classiquement sociologique [Lazarsfeld, Voting, The american choice].
  5. C'est chiant la réalité d'un blog étudiant.
20:15 07/11/05

oupq ·

La vie est parfois juste ridicule. De mémoire, comme ça parce que ça fait bientôt une semaine au moment où j'écris et n'importe comment quand vous lirez. Enfin eu le droit de payer une somme incroyable pour avoir le droit de rester assis chez moi à lire des livres et peut être écrire des choses et peut être avoir des séminaires à suivre si il n'y avait pas un je-ne-sais-quoi d'étrange dans l'air. Dans un passé qui va être de plus en plus lointain, certains disaient que c'était l'automne. Moi, j'ai comme un parfum de pomme dans les narines, un petit souvenir de la brume matinale. Trois aller-retour plus tard et deux rendez-vous manqués, la vie me paraît toujours aussi ridicule même autour d'un chocolat chaud. J'attend un courrier, une suprise pourquoi pas. Bonne ou pas.

Il ne sert à rien de se focaliser sur les états définis, ceux qui nous permettent de dire "je suis". La plus intéressante restera toujours pour moi l'attention porter à la transformation (pas la déformation, l'information ou même la formation). Enfin bref, ces petits pas qui nous balladent la présence à l'absence, ces mots qui s'envolent, ces petits vols d'un pot à l'autre. La disparition à jamais des cas improbables, l'apparition involontaires des restes imaginés.

02:04 11/09/04

Petit chat ·

J'ai toujours eu peur d'avoir un weblog.

12:30 02/08/04

Limite botanique ·

En faisant un peu de ménage parmi mes pages "conceptuelles", je me suis rappelé que cette page-ci avait vu le jour suite à une réflexion sur la place de l'Ego dans l'écriture. Dans un ultime mouvement de va-et-vient, j'ai eu besoin d'une page pour vomir mon "je" et pensais ainsi pouvoir continuer à écrire sur l'autre page (Faire la pute, acte 1, scène 2). Il faut également savoir que contrairement aux apparences, j'ai ,souvent, de temps en temps, honte et plus particulièrement de tous ces trucs ratés que je jette dans un coin, un peu comme un môme capricieux qui n'a rien d'autre à faire.

16:05 05/11/05

Elle est un chat ·

Il y a des livres qu'on devrait feuilleter avant de les acheter et ne pas seulement se fier au titre et à la quatrième de couverture sauf si on cache un passé de sniper de la déconstruction. J'ai donc lu en entier "La logique des passions" de R. Gori (en deux fois parce que c'était quand même assez lourdingue).

"Comment rendre intelligibles les états passionnels a priori irrationnels ?" [Quatrième de couverture] La méthode utilisée par Gori pour répondre à cette question est de puiser dans son expérience de psychanalyste et de psychopathologiste. Il faut comprendre par cela à grand renfort d'histoire de la psychanalyse. Les deux grands axes discursifs sont donc théoriques (Freud et surtout Lacan — parcours amour-haine-oubli) et historique (le rapport problématique analyste/analysant(e) chez Ferenczi et Jung. The Soul Keeper, sorti en 2002, est le dernier film en date traitant de la relation entre Carl G. Jung et Sabina Spielrein). A moins donc de parler le dialecte autochtone le texte devient très vite crypté, ce qui peut parfois être drôle, et la logique pas très compréhensible. La réponse de Gori a la question "Y a-t-il une logique des passions amoureuses ?" [Quatrième de couverture] est donc positive et sa solution est le langage des psychanalystes. Logique curieuse qui fait que la meilleure voie pour comprendre la "rationalité" des passions est de prendre le cas du rapport analyste/analysant-e.

Cela pose, en fait, l'éternel problème de savoir si il faut être César pour comprendre César. Dans ce cas manifestement, la réponse est non mais aucune aide n'est donnée pour rendre cette réponse effective. Si "l'étude de l'état passionnel par la psychanalyse permet de saisir l'essence de l'amour fou ou le sens des déchirures que s'infligent les amants, ou encore la détresse de l'homme éconduit" [Quatrième de couverture, l'emphase est un rajout], est-ce qu'il faut aussi en parler par la psychanalyse et uniquement dans son langage ?

L'ouvrage fournit pourtant des pistes intéressantes quand il ne donne pas l'impression de ne faire que répondre aux questions sur le mode "Ce que les théories de Freud et Lacan aurait dit de la passion amoureuse" saupoudré de quelques cas qui font plus figure d'exemple à la théorie (sans vraiment expliquer le rapport entre les deux) plutôt que comme matériaux empiriques. Car il est clair que l'approche par le langage mène Gori sur une "réflexion inédite". L'un des symptômes de la passion (qui n'est apparemment qu'amoureuse chez Gori) est analogue au fétichisme. La passion se reflète par une paranoïa du langage, un repli pathologique dans une "quête effrénée des indices et des signes d'une trahison ou d'un aveu" [p. 212]. C'est dans et par le langage que la passion s'exprime ou plus précisément dans le décalage entre le langage conscient et le monde possible du "moment même où le savoir inconscient s'impose comme incontournable, affirme massivement son existence et son irréductibilité" [p. 224]. De cette configuration, la souffrance dû à la passion est comparable à celle de l'érotomane qui "témoigne en martyr de cette distinction du dit et du dire" [p. 252]. Il faut tout se dire pour tout savoir et ne jamais renoncer aux soupçons que chez l'autre se cache une poussée indicible, un état inavouable qu'il faut par tous les moyens découvrir. Dans l'infrastructure psychologique décrite par la théorie freudo-lacanienne, la passion trouve sa résolution dans la perte (l'enfant mort-né) de l'illusion qui coïncide possiblement avec la découverte du réel ou autrement dans la folie.

Une fois décrypté, on commence à mieux comprendre la logique psychanalytique des passions mais je trouve que la narration est un peu lourde à telle point que je me suis demandé si il n'aurait pas fallu le "aussi" par un "surtout" ou "que" quand l'ouvrage "éclaire aussi le fétichisme particulier lié à la relation passionnelle" [Quatrième de couverture, emphase par bibi]. Comme le laissait entendre la mise au pluriel du mot "passion" dans le titre, on aurait pu s'attendre à une ouverture sur la pluralité des passions et de ses modes de compréhension plutôt que de se focaliser sur un seul type de passion décrit selon un schéma très (trop ?) détaillé mais unique.

00:58 08/06/05

L'accord des on ·

Nous nous sommes dit que nous ne nous aimions plus. Je ne suis plus amoureuse comme toi ailleurs et autre part. Tu cherches dans un livre pour me dire que c'est normal même si tu aimerais que non. Il paraît que les sentiments sont indépendants de leur durée. Tu ne pars pas loin. Fais moi rire et arrête de te prendre pour un samuraï.

23:34 31/03/05

Crypte ·

Si j'écris, c'est sâlement parce que je voile le monde comme j'étoile la dentelle.

11:07 09/08/04

Referrer Junkie ·

Quand j'avais la prétention d'écrire d'une méthode pour "ne pas être lu", j'étais loin d'imaginer que cela serait assez efficace pour faire fuir les paumés de chez google.

23:22 25/10/05

Solution ·

Il me faut 12 jours pour ne rien écrire.

19:06 19/08/05

Rite ·

Après réflexion, certitude rime bien avec servitude.

18:36 30/09/05

Rien ·

Tous les matins, je m'écris la même phrase sur le bras par peur de l'oublier. Elle me dit que je suis un peu maniaque, ma seule réponse est qu'il ne s'agit que d'une obsession passagère, que tout ira moins bien demain. J'ai une idée, elle ne disparaîtra pas tant que je l'aurai sur le bras.

11:09 09/07/04

Question pluvieuse ·

Est-ce que l'on fait de la recherche parce que l'on cache un brin de mégalomanie ou bien est-ce que l'on devient mégalo à force d'écrire au pluriel même lorsque l'on est seul sur un papier ? Ecrire une théorie au singulier, est-ce une preuve d'humilité ou le dépassement d'un cap égocentrique ?

Question de style ou canon rédactionnel visant à amoindrir le singulier (ou l'expérience singulière) de l'écriture imposés par une institution; une substitution de l'un par l'autre (car il y a tout de même une part importante de l'usage du singulier dans l'écriture scientifique) montre souvent comment notre pensée est guidée par l'anticipation de l'écrivant. Evidemment, "moi, je" dans un texte ça fait tout de suite plus relatif. Le recours à l'autorité d'autrui ou du groupe de pensée n'est-ce pas non plus l'oubli qu'il y a toujours un "je pense que" au départ de toute réponse à une question ?