Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

23:57 03/11/05

Escrime ·

Toujours la même chanson, même quand je fais l'effort de changer. J'ai une peur intolérable de dire, de découvrir que je ne suis qu'une rediffusion, qu'une lamentable répétition, qu'un produit de mon temps alors que je le passe à le haïr. Mon discours reste enfermé dans cet espace de non-penser, ce que je me refuse à faire ici. Dans ces conditions, c'est étrange de ne pas savoir (quoi dire). C'est très logique en fait, puisque tout a été dit (sur tout), dit-on, il n'est pas contradictoire de ne pas pouvoir (dire). Ou alors il faut dire en mieux ce que d'autres non pas su dire parce qu'ils n'y pensaient pas. Je ne crois que ce que je lis vis et rarement ce qu'on me dit.

10:44 12/10/05

Vrai ·

Je plane. Il paraît que. Personnellement, j'aime (bien) même si je pense n'avoir pas encore levé le pied non pas par manque d'audace mais simplement parce que la simple idée du frottement d'un pas me plonge dans une effroyable agonie sonore. Entre nous, c'est définitivement, non. Sans redéfinition possible. En ce moment, les mêmes pistes en boucle. J'avais promis à quelqu'un une compilation mais il faudra attendre un peu la fin de ce besoin de silence. Les disques rayés procurent ce petit bonheur pervers du retour incessant de la première minute. La répétition forcée, sans médiation, sans raison, seulement par la force des choses conduit à cet état d'annulation totale de la parole et du bruit, l'instant n'est alors qu'un bourdonnement sourd, une pure vacuité du sens. La seule solution est de se taire. Pour cette conviction, je préférerais toujours les doctrines qui place le silence comme fin des litanies à celle qui veulent éteindre tous les feux par la verbosité des incantations.

Si quelqu'un a une bonne méthode de guitare-basse à me conseiller, c'est le bon moment, ce par quoi j'aurai du commencer il y a quatre ans.

08:23 29/10/04

Ange de bois ·

Etant un étudiant naïf et quelque part assez écervelé, à la vieille époque, j'avais pendant quelques temps succombé à la facilité du tout somatique. En ce moment, je suis dans les filets du tout construction (sociale) : la réalité, les sentiments, l'argent, les valeurs. La seule chose à comprendre, c'est que j'aurai été un mauvais architecte.

16:03 23/10/04

Nous ·

Toutes choses étant égales par ailleurs, un article traçant un point de vue, une expérience particulière me semble beaucoup plus intéressant (et également plus ludique ... et la présomption d'être volontairement drôle ou de vouloir amuser la galerie ?) que les critiques/commentaires à voix haute fondées sur un jugement, finalement, très normatif.

09:49 19/06/04

Première séance ·

Ce qui est bien avec la séance de 11h, c'est que je me sens beaucoup moins seul de ne pas être le seul à être seul dans cette grande salle vide et obscure.

12:26 11/06/04

Considération temporelle ·

Un jour, quand j'aurai le temps et vraiment rien d'autre à faire, je profiterai d'avoir fait des études de sociologie et d'informatique pour élucider le pourquoi du comment qu'en 2004, quelques années après la rupture historique avec le vingtième-siècle, la réalité à la télé, les segway, le clonage, la reproduction asexuée, les weblogs et d'innombrables débats masturbatoires sur la modernité et la post-modernité ... pourquoi on a encore des examens de Visual Basic sur papier et stylos, sans compilateur ni rien pour comprendre la perversion d'un langage de programmation débile comme Visual Basic concu dans le but d'éviter la programmation et de retrouver partout où ça ne fait pas ce que ça devrait faire ? Autant, bien que je me suis plains, avec Turbo Pascal au moins, le langage était relativement formel et on était dans le contexte "comme dans les années 80, à l'apogée de l'informatique russe" mais là il est quand même question d'interface. Même en maths, on nous laisse le droit à un outils technologique de nos jours. La prochaine fois, je penserai à amener ma tablette de marbre et mon burin.

Mon avis, c'est que les post-modernistes sont justes des gens qui ont eu envie de faire leurs rebelles de la philosophie.

14:43 05/02/06

Répondeur ·

Disons que vous êtes face à un texte raté. Mais que vous avez une chance de tout arranger. Vous essayez d'être plus clair. Ou plus profond. Ou plus éloquent. Ou plus excentrique. Vous tentez d'être fidèle à un monde. Vous voulez que le livre soit plus ample, plus personnel. Vous voulez vous sortir de vous-même, à la force du poignet. Vous voulez aussi sortir le livre de votre esprit embué. Tout comme la statue gît dans le bloc de marbre, le romant se trouve dans votre tête. Vous essayez de le libérer. Vous essayez de faire en sorte que ces pauvres lignes tracées sur la page soient plus proches de l'idée que vous avez de votre livre — ce que vous savez, dans dans vos élans d'exaltation, qu'il peut être. Vous lisez et relisez les phrases. Est-ce bien là le livre que je suis en train d'écrire ? C'est tout ?

Ou alors disons que tout va bien, parce que cela va parfois bien, de temps à autre (si ce n'était pas le cas, vous deviendriez fou). Vous êtes là, et même si vous écrivez très lentement oou que vous êtes très mauvais pour taper un texte, une piste de mots se déroule, et vous voulez continuer. Puis vous relisez. Vous n'osez peut-être pas être satisfait, mais en même temps vous aimez ce que vous avez écrit. Vous vous apercevez que vous prenez du plaisir — un plaisir de lecteur — à lire ce qui se trouve sur la page.

L'écriture est, pour finir, une série de permissions que vous vous donnez pour vous exprimer de telle ou telle manière. Pour inventer. Pour bondir. Pour voler. Pour tomber. Pour trouver votre façon personnelle de raconter et d'insister ; en fait pour trouver votre liberté intérieure. Pour être strict sans être trop sévère avec vous-même. Ne pas vous arrêter trop souvent pour relire. Vous permettre, lorsque vous osez penser que cela va bien (ou pas trop mal), simplement de continuer à ramer. Ne pas attendre la poussée de l'inspiration.

Susan Sontag, L'écriture comme lecture
12:14 02/08/05

Idée ·

Mon genre est un mystère.

17:09 06/04/05

Pieds ·

Le garçon de lettres protégeant la lâcheté de l'être scientifique contre la fille de loi menaçant la liberté de l'ivresse. Victoire par chaos de nos corpus alignés sur le soleil.

18:05 14/06/04

Réveil ·

J'ai peut-être vanté les mérites du moment particulier du réveil dans le passé. En ce moment, je déteste cela, de me réveiller, d'ouvrir les yeux avec le soleil en pleine figure et trop de chaleurs, avec tous ces problèmes qui envahissent de nouveau mon esprit alors que je pensais les avoir assommer à coups d'oublis. Surtout quand il y a cette petite voix qui me souffle "HEY ! REVEILLE TOI TA VIE EST ENTRAIN DE GLISSER VERS L'INFINIMENT VIDE !". Bref cette somme de choses qui font que le réveil est quelque chose d'à la fois aveuglant et assourdissant. Même en essayant diverses tactiques comme un réveil en accélération progressive avec ajustement en fonctions des différentes étapes. Il n'y a rien à faire, je manque plus ou moins régulièrement les haies ou autres obstacles et je ne peux m'empêcher de penser que la vie est un perpétuel réveil qui me tue à petit feu.

10:04 08/06/05

Teint ·

Si j'avais une machine à remonter dans le temps, j'irai entre autres choses voir à quel moment dans le labyrinthe étrange d'une vie, je me suis mis à aimer les dissertations. Mot que je ne savais pas écrire en entrant au lycée. J'ai été l'ardent défenseur de la composition, du commentaire empirique et de la nécessité d'avoir des matériaux. Aujourd'hui, j'en réclame toujours plus. Je deviens aggressif quand on ne me pose que des questions à réponse(s) et j'ai découvert l'art du détournement. La signification est toujours une situation douteuse. C'est un peu ça que j'aime dans l'écriture, ce moment où l'on brouillone des idées en sachant qu'elles ne seront jamais défini(tiv)es.

14:42 03/09/04

Patho ethno ·

Science de l'immature.

10:55 15/07/04

Série lointaine ·

Farscape, c'est un peu le Mutant X des séries space opéra - scénario quasi-inexistant mis à part le contexte initial, psychologie des personnages limitée aux stéréotypes, musique et dialogues lourdingues et des effets spéciaux dont même Ed Wood aurait fait mieux si il avait vécu en 2004 ou eu Adobe Premiere - sauf qu'il y a les costumiers issus de Bioman ou Power Rangers qui font toute la différence. Pourtant je n'arrive pas à ne pas regarder.

22:47 25/04/05

Plantée ·

Je te suis. Je t'essuie à la trace. Je ne t'aime pas. Tu sèmes tes places fantomatiques. Je t'embrasse. Je te déplace. Du légume au fruit. Tu comptes certainement ouvrir la jardinière alors que tu laisses tomber les pots tachés derrière toi. Les desserts n'ont jamais été de grandes résistances.

14:48 23/10/04

Potin ·

Il serait assez facile d'exporter une autre scène, une autre manière d'exprimer un lieu. Moyen plaisant pour une feignante congénitale de mon calibre. Le logement exigu qui occupe une place centrale dans le mode de vie de notre petite communauté (de problèmes essentiellement) imaginée. A chaque pas, c'est le risque de bousculer une pile d'ouvrages entassés selon les besoins du moment et les horaires du métro. Dans un indicible rêve, j'apparais comme celle qu'ils n'aiment pas ou pour rien d'autres qu'une question de couleurs parce que ramassée à un moment où j'étais plus blanche que verte. Au fond, ils sont ne sont pas de bonne compagnie qu'après une soirée bien arrosée, il suffit d'aimer parler à des bêtes au sang-froid et un peu touche-à-rien.