Escrime ·
Toujours la même chanson, même quand je fais l'effort de changer. J'ai une peur intolérable de dire, de découvrir que je ne suis qu'une rediffusion, qu'une lamentable répétition, qu'un produit de mon temps alors que je le passe à le haïr. Mon discours reste enfermé dans cet espace de non-penser, ce que je me refuse à faire ici. Dans ces conditions, c'est étrange de ne pas savoir (quoi dire). C'est très logique en fait, puisque tout a été dit (sur tout), dit-on, il n'est pas contradictoire de ne pas pouvoir (dire). Ou alors il faut dire en mieux ce que d'autres non pas su dire parce qu'ils n'y pensaient pas. Je ne crois que ce que je lis vis et rarement ce qu'on me dit.