Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

23:23 02/01/06

Rouleau ·

Le problème avec les romans de Tanizaki que j'ai eu le délice de savourer (aujourd'hui : Journal d'un vieux fou), c'est qu'ils se lisent vraiment trop vite. Malgré les efforts et l'attention pour prendre soin de chaque mot, imaginer chaque mouvement décrit, les situations qui sont pourtant lointaines, je ne peux que dévorer les pages. Et si j'avais décidé de manger réellement chaque page du livre, j'aurais sans doute mis plus de temps. La fulgurance fait parti des maladies graves et pathologiques qui se déclarent à la fin de chaque ligne. L'écriture a quelque chose d'invraisemblablement fine, rapide et directe ... plutôt lucide et longiligne. Sans pourtant se porter vers le creux, les mots coulent sur le papier sans friction et quand même l'inessentiel vient ponctuer le récit, il ne fait que confirmer que les détails futils ne viennent pas alourdir la narration pour peu que le support soit adapté en provoquant un léger décalage et non pas une atmosphère malsaine. Quelque part, je crois que toute cet art est résumé dans ''l'éloge de l'ombre" mais la matérialité littéraire dépasse l'idéal que l'on peut se faire à la lecture de ce traité incompréhensible dans un contexte qui se limite au système des signes européens et qui n'arrive pas au simple soupcon de la totalité esthétique que peut concentrer avec une telle densité aussi peu de traits d'autant plus éloignés.

01:21 24/11/04

Sweet Maryline ·

En faisant les poussières SQL, je me suis demandé comment je faisais pour écrire autant il y a un an ou deux. En relisant les petits billets qui auraient alors fêter leur anniversaire aujourd'hui, il ne m'a jamais semblé être aussi "indigent" (comme on dit en ce moment par chez nous et avec les guillemets). Il y a comme un vide en ce moment, un espace très newtonien (ou alors archimèdien avec une notion de vide) qui permettrait de dire quelque chose comme : "raconter demande deux forces substancielles, écrire et agir." De là, plus il se passe quelque chose moins l'on a le temps et l'envie de le dire.

Je marche à petits pas à la recherche d'une mythologie abandonnée. Je crois qu'il me manque en ce moment à ma vie un ensemble d'images à laquelle me rattacher. Il y a bien quelques candidats potentiels, des personnes sans qui mes paysages perdraient de leur couleur parfois criarde à en piquer les yeux. Mais il est peut-être meilleur de laisser en suspens les problèmes de la compréhension pour des raisons de commodité temporaire. Non, je crois qu'en ce moment, j'ai besoin d'instants. De petits objets temporels que je prendrai le soin de nettoyer avant de les poser sur ma cheminée pour les regarder plus tard avec nostalgie du temps toujours présent.

Il serait peut-être nécessaire de dire quelque chose de compréhensible comme par exemple, qu'il est parfois plaisant d'être une bille de flipper sujet aux lois de l'attraction même si du sujet, il ne reste que le centre de gravitation et la référence.

Ou alors une ambiance musicale (un peu niaise pour l'occasion, je vous l'accorde) serait mieux aproprié.

19:47 16/01/06

La haut ·

On en vient pas à l'écriture sur soie avec des stylos billes, des feutres ou même un stylo plume ; autant se faire un t-shirt et le commander sur internet. On ne jette pas l'ancre comme ça, sans comprendre que le trait se diffusera sur cette matière/non-matière au toucher si liquide.

19:09 16/07/05

Task ·

La décision est prise. J'abandonne mon corps. Bon en fait, j'étais déjà passé au non-acte il y a un petit bout de temps mais il fallait que cela soit dit. Si je n'ai plus de corps et qu'il ne reste plus rien de moi alors ça sera évident une bonne fois pour toute l'âme ou sa séparation nette avec le corps n'est qu'un pur artefact culturel. Evidence pour certains mais besoin de preuve immédiate. Vivre sans corps est assez facile, il suffit juste de renoncer à quelques affaires comme l'âge ou l'existence d'autrui en tant qu'être. D'ailleurs, je maintiens qu'être reste le verbe le plus con qui soit. Survivre sans corps n'est qu'une question de vision, même formule que pour le Sentiment Avec Un A.Vivre avec et réduire tout cela à l'ultime suffisance, voire condescendance.

19:27 23/02/05

Grain ·

La liberté, c'est de ne pas rêver dans sa tête.

00:29 03/01/06

Pouls ·

Soucis passager de granularité, pas seulement dans la voix mais en photographie et en cinématographie aussi. C'est assez facheux quand on s'y attarde de trop près. Il faut ressentir au toucher les reliefs microscopiques ou la surcharge électrostatique d'un écran empaillé. A la question qui s'y rapporte, j'obtiens d'abord ䷀ (kien, le créateur) — la première chose qui m'est surpris en ouvrant le livre — se mutant en ䷫ (keou, venir à la rencontre) qui « indique une situation où le principe obscur se réintroduit secrètement et de façon inattendue de l'intérieur et d'en bas après qu'on l'avait écarté ». keou* est analogue à kouan (la contemplation) ce qui est assez négatif car signe de dispersion et inversion de tai (la paix). Le début de la connerie mais je trouve ça presque trop explicite surtout la suite à partir de quoi méditer et devenir à moitié parano ou au moins attentif (et non plus être l'attente). Je vais quand même changer mon cable péritel avant de tomber amoureux d'un zippo.

* Oui, je vais pas pousser le vice de mettre de l'utf8 partout.

00:41 24/01/06

0 question ·

Il faut que j'arrête d'écouter so-, sa voix est juste entrain de me rendre dingue. J'ai croisé jea- dans le métro, j'ai hésité mais il y a eu un redémarrage tout ce qu'il y a de prévisible. Une autre et une autre fois à l'ombre d'une statue, c'est fou comment il faisait froid cet après-midi même dans les rues qui me paraissent habituellement si chaudes. J'oublie mes titres en ce moment, comme si il était possible de se défaire des égalités et des identités ... Je me demande si il est possible de pousser les craquelures quand il y a déjà trop de moitié (rompre une amitié, quelle idée étrange). La prédiction de la semaine précédente était plutôt exacte ce qui explicite l'écart invisible entre ces lignes et celles d'en dessous. Pauvres autruches. De la même manière, j'aime la stupéfaction lorsque je vois cette capacité à ne parfois rien écrire. Mais je suis déjà atteint par la lassitude et je me retourne vers Sun T., juste pour une semaine. J'aime quand on me parle des usages du feu dans le camp ennemi. Solitude, mon si précieux bijou, il n'y a pas d'autre goût que ton secret. Se rendormir tout doucement, il y a dans l'air des mots et la luminosité parfaite pour cette descente. Je continue à faire de la veille sur le mouvement et ma position actuelle est la neutralité. Pas la centralité. La neutralité qui se traduit par une imprévisibilité, c'est dans l'entre que se crée toujours le mouvement. L'ex-pionne dans la vie retourne sa veste, il faut jouer en double ou sortir les drapeaux, je sortirais bien les lampions pour l'occasion. J'invite qui m'aime à porter le masque.

14:31 05/02/06

Et rase ·

Qui ne pourrait prendre du plaisir à la pensée d'un monde dans lequel l'intrusion n'est pas une menace, la perfection pas un idéal, la nostalgie pas une obligation ?

Susan Sontag, Le plaisir de l'image
13:43 06/01/06

Mort dure ·

Dire que Sarrasine est « tour à tour agissant et passif », c'est engager à repérer dans son caractère quelque chose « qui ne prend pas », c'est engager à nommer ce quelque chose. Ainsi commence un procès de nomination, qui est l'activité même du lecteur : lire, c'est lutter pour nommer, c'est faire subir aux phrases du texte une transformation sémantique.

Roland Barthes, S/Z
13:14 11/10/04

Pilule ·

La théorie des rêves de Freud, on y croit ou on y croit pas. N'empêche que cette nuit, dans un rêve, je revivais ma pré-adolescence (en fait, il me semble que c'était contemporain et que je retrouvais des morceaux de mon enfance) et que j'interrompais un moment de nostalgie entre amis pour aller regarder Field Dans Ta Chambre que je n'arrive plus à regarder; vu qu'elle n'est plus diffusée le dimanche après-midi*. Ou bien peut être parce qu'avant d'aller dormir, j'avais oublié d'aller consulter le CEMaPi. Plaisir refoulé et tout. Bref, en attendant les cours d'"Initiation au langage d'entreprise", ovni dans une fac de sciences humaines, je tombe sur l'émission de M. Biraben, que l'on aime ou que l'on aime pas, avec Tania de Montaigne et Jean-Claude Kervean. Voilà, je crois que je suivais plus pour entendre le rire de Tania que pour les critiques sponsorisées par les prépa lettres parisiennes. Désormé, j'allumerai un peu avant le zapping. On peut voir ça comme une sorte de transfert télévisuel.

La drôlerie de ce post a été bien évidemment refoulée car M. Biraben est aussi la (ex-?) présentratrice de "Psychologies" sur Fr5. Omission qui peut fortement nuire à la compréhension de ce billet.

11/10/04 : Elle n'est plus du tout diffusée en fait.

11:18 17/10/04

Piano ·

Même (surtout ?) le Pape fête son anniversaire.

00:58 08/06/05

L'accord des on ·

Nous nous sommes dit que nous ne nous aimions plus. Je ne suis plus amoureuse comme toi ailleurs et autre part. Tu cherches dans un livre pour me dire que c'est normal même si tu aimerais que non. Il paraît que les sentiments sont indépendants de leur durée. Tu ne pars pas loin. Fais moi rire et arrête de te prendre pour un samuraï.

23:59 05/09/05

P ·

J'en ai discuté avec pratiquement tout le monde. Oh, il me reste bien quelques devins à interroger et quelques phrases mystiques à récolter. Il y a une chose que j'admet maintenant et que je ne conteste plus. Si je vais faire Cela, c'est que je l'ai choisi. Soit. Mais ce n'est pas pour cela que je ne dois pas être angoisser quant à mes capacités à le faire. A cela, généralement la réponse est assez unanime. J'y arriverai. A écrire comme si Cela était ma discipline, nouvelle, mais déjà ancienne parce qu'on m'y voyait par erreur. Plus on me dit cela et plus j'ai envie de taire. Pour réussir, il faut que je me taise longtemps, surtout lorsque je suis devant. J'avais déjà quelques heures d'entraînement derrière moi, cela me fait donc pas vraiment peur. J'angoisse, j'angoisse et pourtant j'entame déjà ma sortie de la paroisse.

Il serait aussi bien possible que je ne sache rien. Ceci est la base du Cela. Pourtant je ne peux me résoudre à ne pas penser que si j'évolue par petits bonds, c'est effectivement parce j'ai peur de me rendre compte qu'il n'y a eu pour l'instant que de chanceux présents.

Il faut en revenir à l'origne intime du mot et de sa logique. Je me suis découvert une émotion et non la passion pour Cela. Ou l'inverse, je n'ai jamais très bien su. Le dire serait évidemment une trahison par rapport à tout ce que je suis. Un petit indice. Quelque part avant la fin, §74, Anthropologie du point de vue pragmatique (Emmanuel K.).

00:36 13/03/07

La pièce-vie ·

C'est avec un plaisir plus que certain je ne cesse de lui désobéir. Pile, s'inscrire à la bibliothèque, face rester à l'appart. Pile, la faire tomber dans l'oubli, face, lui faire de nouveau de la place. Résultat : Une nouvelle carte de lecteur et sa tête muette.

12:20 08/01/05

Salle des murmures ·

Rêvant de marcher sur ses pas avec l'espérance de l'unicité du temps restant, j'embrasse l'inexistante comme l'inexistence.