Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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10:14 07/13/05

Ciseaux ·

Pierre, papier, cartons. C'est un peu le bordel dans ma tête et dans ma chambre. Il faut faire le tri avant de bouger, ce qu'il faudra laisser dans la poubelle et ce que l'on va ramener avec soi dans une nouvelle géologie. Je n'ai jamais été doué pour jeter les choses ; même si certaines personnes trouvent cela gênant de remplir la même fonction qu'une poubelle. C'est un peu ça le désavantage de l'insensibilité, on accumule relations et passions jusqu'à ne plus savoir quoi en faire, à toujours en oublier la moitié avant d'avoir commencé l'introduction d'où la boite « A ne pas ranger ». Je ne fais rien, je ne commence rien tant que je n'ai pas trouvé quelqu'un pour m'arrêter. Toi de préférence. Quelqu'un m'a dit que ça ressemblait parfois à de l'hystérie.

J'ai longtemps cru que ma conscience était séparée en deux instants. Celui où je me souviens à peu près de tout, où je vois exactement dans quel livre, quel dialogue, quel personnage, quel acteur, quel film, quelle séquence fait actuellement référence à la situation actuelle. Celui où je ne me souviens de rien, où je ne sais pas ce que je fais, ce que je pense ou ce que j'ai envie de faire sinon faire ce qu'il y a à faire. Etrangement, le non-instant et l'instinct du présent n'ont rien à voir avec mes périodes d'écriture. Sauf peut être en ce moment où je commence vraiment à manquer de scotch, de ruban adésif et de post-it.

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