Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

00:56 11/08/05

* ·

Dans quelques temps, je dirais par l'intermédiaire de quelqu'un d'autre que j'écris est un moyen d'exister. C'était une erreur, je préfère me taire et j'aimerai que d'autres en fasse autant. Le silence comme acte de parole plutôt que le bruit comme symbolique de la vacuité. Il n'y a pas de salaire pour ceux qui ont goûté le charme de ne plus avoir de voix alors que les haut-parleurs font les riches. Je vous laisse deviner dans quel camp la richesse trouvera refuge. Je deviens comme les autres, les sons comme pertes. Mes mots insolubles dans la bouillie de vos connaissance. Echapper à toute forme de reconnaissance parce qu'il est hors de question d'exister sous la forme nom jamais assez brillant. Si il n'y a qu'un seul projet, c'est celui. Je ne suis pas prêt à perdre.

23:38 03/08/05

Calendrier ·

C'est par cela je me trompe, j'écris ceux, je ne suis pas.

12:49 31/07/06

N110 ·

Certains prennent le train, moi j'ai choisi de suivre une boîte de thé.
02:35 02/05/05
00:28 27/10/04

De la justification ·

Les pairs fondateurs.

12:21 08/01/05

Souffle ·

La prochaine fois, je suis la plume.

14:56 11/02/05

Avant le début ·

On me présente un texte. Ce texte m'ennuie. On dirait qu'il babille. Le babil du texte, c'est seulement cette écume de langage qui se forme sous l'effet d'un simple besoin d'écriture. On n'est pas ici dans la perversion, mais dans la demande. Ecrivant son texte, le scripteur prend un langage de nourisson : impératif, automatique, inaffectueux, petite débâcle des clics ([...]) : ce sont les mouvements d'une succion sans objet, d'une oralité indifférenciée, coupée de celle qui produit les plaisirs de la gastrosophie et du langage. Vous vous adressez à moi pour que je vous lise, mais je ne suis rien d'autre pour vous que cette adresse; je ne suis à vos yeux le substitut de rien, je n'ai aucune figure (à peine celle de la Mère); je ne suis pour vous ni un corps ni même un objet (je m'en moquerais bien : ce n'est pas en moi l'âme qui réclame sa reconnaissance), mais seulement un champ, un vase d'expansion. On peut dire que finalement ce texte, vous l'avez écrit hors de toute jouissance; et ce texte-babil est en somme un texte frigide, comme l'est toute demande, avant que ne s'y forme le désir,la névrose.

Roland Barthes, Le plaisir du texte
20:03 15/11/04

Gant ·

C'était le plus borné de tous les rationalistes corses.

15:34 10/06/04

Regret ·

Finalement, je me demande si c'est vraiment une bonne idée de refaire un weblog. Je pourrais passer mon temps à commenter les chroniques "faits divers" comme le fait conrad mais ce midi en regardant la télé entre deux tentatives de remplir mon quota avant la tombée de la nuit est ainsi éviter de faire relier tout le bordel trente minutes avant de le rendre (et aussi le relire), je me suis revu entrain de me demandez pourquoi autant les sujets de philo intéressaient les gens et pourquoi c'est la même foire tous les ans avec micro-trottoir de bacheliers qui commentent avec hasard leur prestation de la matinée.

Mon hypothèse, c'est que les gens sont assez fiers d'avoir fait une fois -pendant un an- de la philosophie dans leur vie qu'ils se sentent obliger d'en parler toute leur vie. Puis de toutes façons, je me rappelle même plus des sujets qu'on a eu (si quand même un truc à propos des sciences et de l'épistémologie mais c'est quand même un thème ultra-classique - 4 sujets sur ce thème cette année - hein les futurs bacheliers) alors je pourrais pas trop briller en soirée mondaine à disserter sur un sujet qu'une minorité de jeunes ont planché dessus. En fait, c'est un peu comme le latin avant les projets de "le bac pour 90% d'une génération". Ca fait bien de dire qu'on a fait de la philo et c'est plus facile de blablater dessus que l'épreuve de sciences physiques ou de mathématiques.

Le pire, c'était quand même d'avoir commencer à réflechir et faire des prémisses de plan alors que je m'en fous totalement que j'ai d'autres problèmes bien problématiques à régler avant.

00:08 19/02/05

L'économique ·

Elle est arrivée à l'âge de la monocause.

16:38 10/06/04

MTV #2 ·

Le monde change trop vite pour moi. Dans mes souvenirs Nelly Furtado, c'était I'm Like a Bird genre electro-pop-mega-happy-lsd alors que là, Try, c'est super triste comme chanson. Mon système de classification des chansons pop ne s'en remettra jamais et le monde court à la catastrophe.

00:59 23/09/05

Ecran ·

Par toutes les évidences et contre toute l'incidence, il y a des jours comme ça où j'ai envie de rentrer en marchant et de courir dans les escaliers. Ensuite dans mon rêve ennuyé, je sors par la rue Saint-Maur et dans mon immobilisme, je contraindrais toutes vos dispositions mobilisatrices et encore mieux ta disparition démobilisante.

13:07 28/07/04

Rime venteuse ·

Dis moi avec un sourire que tu m'aimes
et je te dirais que tu n'es pas humaine.

Je ne te dirais pas que je t'aime
tant que tu ne seras pas toi même.

23:44 15/08/04

Constat rose ·

Depuis Sigmund F., ce sont les rêves qui me ramènent à la réalité.

10:54 01/07/04

Recherche active ·

L'action research est une nouvelle méthode d'exploration de l'action. Cela consiste essentiellement à avoir un regard critique sur ses propres actions. Je ne sais pas trop si cette méthodologie a un quelconque rapport avec l'idée émergente que la conscience est le meilleur outils du chercheur mais l'idée d'être le sujet d'une recherche objective est assez séduisante même si, par déformation disciplinaire, cela apparait comme hautement biaisé et quasiment impossible à moins de se comporter comme un automate et de se vautrer dans l'illusion que nos comportements nous sont directement intelligibles. Personnellement, la rationalisation de l'action de soi-même et non d'un objet extérieur me parait être un moyen de forcer l'objectivité en esquivant l'intersubjectivité (la compréhension partagée par autrui) sans pourtant permettre de comprendre les formes "a priori" conditionnant nos pensées (focus sur l'action et non les motivations) qui, dans une conception partagée par un grand nombre de penseurs, est la condition plus que nécessaire pour l'élaboration d'un discours scientifique.

Action puis observation, finalement ce n'est pas tant différent de la posture adoptée dans le cadre d'un weblog nombriliste, la seule chose qui change est la manière de raconter sa vie. Alors voilà, si comme moi, vous voulez devenir la personne qui prend un air pensif à chaque fois qu'elle agit et fonder ce type de comportement sur une pseudo-théorie, il y a même un guide pour écrire une thèse à base d'action research.