Trousseau ·
Je suis bien embarrassé d'avoir terminé le Milan K. que j'ai pu trouvé d'occas' (Le livre du rire et de l'oubli) alors que je n'ai pas encore fini le Sören K. que j'ai commencé en même temps (Traité du désespoir). Ce dernier auteur, en général, n'est pas difficile à lire mais bien plus compliqué à vivre. Il me faut un contre-poid pour ne pas être écrasé, pour résister de toutes mes forces et ne pas tomber comme d'habitude dans les pensées en forme de filets.
Autant l'existentialisme de Jean-Paul S. ne m'avait fait ni chaud, ni froid (et qui donc n'était pas si existentiel pour moi), autant celui de Sören K. est entrain de me scotcher au sol, dans une ultime prière. Je ne sais pas si c'est lié à la lecture parallèle ou bien une réelle analogie mais il me semble y avoir des similitudes à la fois dans un certain sens de l'ironie, l'existence comme dialectique entre l'infini et le fini, la confrontation universelle de l'être face à une représentation historique et la critique dissimulée mais violente des comportements individuels soumis à la pensée collective et l'air du temps. Il est en tout cas bien certain seul le moi qui lit pourra comprendre parce que je n'ai pas gagné des dons en littérature comparée et en philosophie ces derniers jours.
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