Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

00:57 25/11/05

Rond ·

L'affreuse tentation d'ici et d'en dessous m'angoisse. Je retourne en ce moment à la case départ de cette peur d'écrire. Quant bien même, je ne le fais pas en mon nom, ni même dans un texte dont j'entame l'absurdité. Il faut remplir l'extase cible ou ne pas vider l'incompréhension. Alors dans ce temps, ça pend au nez que ma délocution elle ne retombera seulement que quand je ne serais plus dans le demi-rôle à temp complet (j'ai essayé d'être deux fois en même temps ce demi-rôle et ça ne fonctione pas. Il faut abandonner l'un des chants) de celui qui porte le costume style médiéval et assiégé.

15:25 09/06/04

Ouverture ·

Wouhou ! Alors le voici revenu, le blog égocentré. J'ouvre rapidement pour voir les effets que ça fait de se plaindre à nouveau, pour une durée indeterminée et pour seul objectif de me plaindre ... bon ok, pour écrire parce que j'aurais rien à écrire de particulier pendant quelques mois.

J'avais longuement médité sur le premier post d'un éventuel retour allant de la réflexion métaphysique sur la faiblesse humaine ou sur les conséquences du sacrifice du cerveau au profit de l'écran mais finalement tout s'est évaporé et personne ne s'en plaindra.

Bon, c'est pas encore moment de m'y remettre pour de vrai mais c'était juste histoire de faire un truc totalement improductif, qui nécessite de perdre du temps et d'écrire des mots alors que j'ai quelques pages à rendre pour vendredi matin.

00:12 05/07/05

Off ·

A travers l’écriture, je renouvelle quotidiennement l’affirmation de mon existence.

Sumire, Les amants de Spoutnick, Haruki Murakami
00:36 13/03/07

La pièce-vie ·

C'est avec un plaisir plus que certain je ne cesse de lui désobéir. Pile, s'inscrire à la bibliothèque, face rester à l'appart. Pile, la faire tomber dans l'oubli, face, lui faire de nouveau de la place. Résultat : Une nouvelle carte de lecteur et sa tête muette.

21:36 27/03/05

Allumette ·

Souffle la plume et tais-toi.

09:02 13/09/05

Taser ·

A l'attention de ceux qui redoutent une relative stabilisation de mon parcours universitaire — ce qui est aussi mon impression du moment —, il y aura un dernier épisode, un petit film de clôture comme pour toutes les bonnes séries qui se respectent. On pourrait mettre la palpitance de cette partie de mon existence sur le dos de mes indécisions mais il semblerait que la cause soit plus extérieure, limite structurelle.

Bientôt sur vos écrans, L'Enfer du Dossier de Transfert (ou l'histoire d'une personne qui voulait changer de fac).

Après ça, l'acteur principal ne renouvellera pas son contrat dans le rôle de l'aventurier administratif et des secrétariat. Peut-être un spin-off ou pas.

17:41 05/11/04

Something stupid ·

Il y a quelque chose qui m'intrigue depuis quelques temps déjà.

Dans le métro, à part la tradition de faire la tronche et d'être le moins coopératif possible, il y a une sorte de nouveau jeu. Bon, personnellement, quand je ne suis pas assis près d'une fenêtre, j'aime bien observer furtivement les gens (une autre stratégie semble être la béatitude et la contemplation de ses propres chaussures). Mais depuis peu, j'ai remarqué -et ça ne l'a pas fait qu'à moi- que quand deux regards observateurs et furtifs se rencontrent, il ne faut absolument pas dévier la direction des yeux.

C'est là que je ne comprend plus vraiment.

Certains avancent l'hypothèse que c'est une sorte de combat mental et d'autres de la drague empathique mais un autre sondage montre que la majorité des usagers du métro pensent que le métro est certainement le dernier endroit pour taper la discut' et encore plus pour trouver l'âme soeur*. Ma théorie personnelle est que ce sont des extra-terrestres qui tentent de communiquer par télépathie et que ces regards soutenus sont un message pour un voyage vers un monde meilleur (que le métro parisien). De l'humanitaire au sens le plus véritable du terme donc. Le problème est qu'il n'y a pas encore de manuel de télépathie des extraterrestres du métro (puisque que comme un certain nombre de mes congénères terriens, je ne suis pas nativement télépathe) et que les tentatives de communications avec le visage semble être le signe de rupture de la communication (le regard devenant fuyant). Ce qui est assez frustrant parce que j'ai vraiment rien contre partir loin loin loin loin et explorer des galaxies lointaines.

* Un voyageur du futur tient à signaler que les premiers speed-dating sub-urbains auront lieux début 2020 car d'ici là il existera des implants pour nous faire croire que le métro est beau, qu'il ne sent pas la pisse et que donc les gens abandonneront la tradition de faire la gueule dès qu'ils sont sous terre.

16:03 23/10/04

Nous ·

Toutes choses étant égales par ailleurs, un article traçant un point de vue, une expérience particulière me semble beaucoup plus intéressant (et également plus ludique ... et la présomption d'être volontairement drôle ou de vouloir amuser la galerie ?) que les critiques/commentaires à voix haute fondées sur un jugement, finalement, très normatif.

12:17 06/08/07

Théorie et pratique # ·

Je le sais, je le sais, je le sais. Je l'ai poussée sans prévenir pour voir jusqu'où elle tomberait, s'il tendrait la main, si je tomberais aussi. Cette seconde où l'univers des possibles transforme la réalité en un manège évanouissant, je ne la regrette pas. J'ai peut être un peu seulement peur de ne pas pouvoir poursuivre à la périphérie de cette trajectoire. De ne pas savoir si cette légère déviation avec un un petit sourire et un regard ambigu fait parti d'un mouvement ou d'une collision. Je ne suis pas encore assez doué en judo pour me jeter dans sa catégorie.

00:21 24/11/04

West ·

Techniquement si on élargit le champ de vision à l'ensemble de l'école bourdieusienne, il me semble que la sociologie tient plus de Dallas que de Bruce Lee.

12:28 20/06/04

En attente ·

Si j'avais les connaissances nécessaires et les compétences esthétiques adéquates, je ferais certainement un jour des études culturelles comparées qui viseront à faire émerger les archétypes relationels présent dans l'imagerie et la littérature orientale et nippone. Les archétypes ne survivent pas tout seul et ont besoin d'autres archétypes pour construire une histoire. Ces formes idéales sont certainement la base d'un modèle de relations qu'il faut trouver dans la réalité et les comportements et apparaissent comme invariants malgré le contexte. Le background méthodologique se trouve donc quelque part entre culturalisme et structuralisme.

Exemple: la fille et le soldat.

  1. Un individu de sexe féminin souvent jeune et engagée dans le camp des insurgés. Manipulée ou non, elle apparait souvent comme l'élément pivot du scénario.
  2. Un individu de sexe masculin. Il est souvent représenté par un soldat ou un individu doté d'une mission. Présenté comme insensible, sa rencontre avec la fille provoque un désordre et un mystère qu'il cherchera à résoudre.
  3. La poursuite du soldat par la fille dans une dialogue entre renoncement et tradition. La métaphore de la chasse ou du jeu est souvent utilisée.
  4. Aboutissement du scénario. Le dilemne de la mise à mort. Le choix entre l'animalité et l'humanité, parfois aidé par un élément extérieur.

Un jour ...

00:11 13/04/05

Piscine ·

Attention, ceci est un billet intelligible ou presque.

En ce moment, je ne sais pas pourquoi mais je lis beaucoup de journaux perso de personnes qui ont la trentaine ou au moins mentalement. Parce que pour que pour moi qui grandit dans leur ombre, il y a un style "trentenaire". En ce moment, ça parle de gosses. C'est l'image que je me fais des gens qui approchent de cette âge : ils veulent des enfants ou ils sont entrain d'en avoir ou ils regrettent à moitié. Tout ça, moi, j'en ai peur. La dernière fois qu'on m'a parlé d'avoir des gosses, j'étais à la fac de psycho. Ce qui résume bien le problème et le contexte. Le pot de terre trônant sur une étagère témoigne de la dernière fois que l'on m'a parlé de responsabilité à propos de quelque chose de vivant. Il est vrai que je pourrais faire un effort et prendre soin du morceau de tige survivant. Ou juste acheter des graines pour nul en jardinage social.

Ca parle aussi quelques fois de couples et ce qu'il en reste. Les souvenirs, la poussière sur la cheminée ou bien les anecdotes de vies communes. Il y a une façon de dire et de faire les conjugaisons et les déliaisons que, nous, petits jeunes n'avons pas encore compris. C'est la seconde chose qui me fait lire ce style littéraire. Vivre avec quelqu'un pour moi, ça a toujours été ludique et surtout court. Pourtant, j'ai lu et je connais quelques trucs des gens "normaux" sur le sujet. Rapport à mes études. Qui me font croire que je ne suis peut-être pas dans la catégorie entre guillemets mais plutôt du côté des cas, qui ne fréquentent que des cas. Les signes avant-coureurs prennent des formes vraiment détournées pour ne pas dire perverses. Derrida, par exemple. Qui aurait pu se douter que "déconstruction" pouvait avoir la même fonction que le linge ? C'est fou comment avec l'âge, je ne sais où ou qui a dit cela, la communication se métaphorise et s'excuse.

Il y en a qui casse des assiettes et d'autres qui font des bibliographies.

Résulat de l'expérience : Rien. Autant ne pas raconter.

18:50 31/01/06

L'invisibilité du test ·

A part, le commencent, j'ai toujours eu du mal. J'avais écrit quelques mots à l'occasion, que j'avais soigneusement dissimulé dans un endroit que tu n'aurais trouvé que plus tardivement. Ensuite, par panique, lors des dernières conversations, j'ai tout retiré. Aujourd'hui, j'hésite à tout renvoyé autrement comme si je n'avais finalement rien dit complètement stupéfait. J'abandonne mon étude sur les usages de la langue dans les langages emmélés, les langages d'a-. C'est un peu mon monde en ce moment de passer du poulet à l'âne. J'aime mes nouveaux lacets et près d'une lumière diffuse m'étirer. Il n'y pas de folie sans cendres. Il n'y a pas de fin sans solitude. Il n'y a pas de feu sans mots. Et le changement en questions ? J'ai beau lancer mes pièces je n'y vois pour l'instant que trops d'éclairs. Recadrage vers Roland B. D'abord une phrase que j'aime bien mais qui n'a pas grand chose à voir avec cet instant (quoi que) : « Il faut choisir entre être terroriste et être égoïste » [Susan Sontag, l'écriture même : à propos de Barthes, p .58]. Le fond plat ne veut rien dire, j'ai bien tenté d'y écouté le bruit des rails (déraillé ?). Il faut aller vers les textes secondaires, ceux qui n'ont pas encore trop abusé du maquillage de la lecture, ceux qui se tapissent dans l'obscurité, ceux qui n'ont pas encore été délavé par les coulées de touristes accompagnés de leurs flash. Il n'y a rien de métaphysique mais seulement une réalité : les objets les manipulés sont nécessairement plus sales, plus collant, plus évident par la force de l'usure de toutes ces mains qui se sont posées sur les rebords des constellations de points. Plus d'abandon, ni de silence, l'opium transformera le reste en souffle et ronronnement sans le bruit d'une mauvaise ventilation. Une équation de moins. La courbe qui devient avec. Ca ne se termine jamais.

12:19 07/08/04

Moralité déprimée ·

Tranquillement assis dans mon canapé à lire un très intéressant livre mettant en scène un dialogue imaginaire entre Wittgenstein et Einstein à propos de Dieu; j'ai entendu une petite voix dans ma tête. Ma conscience, cette chieuse, est venue me parler. Si je veux arrêter de déprimer, il faut que je fasse un effort du côté de ma vie sociale. C'est comme ça. Loi naturelle et obligatoire. Il y a quelques jours, j'exposais mon point de vue sur la nécessité de vivre en couple ... Mais comme je suis pas un type particulièrement contraignant et après avoir pesé le pour et le contre, j'ai décidé que ce n'était pas une si mauvaise idée que ça (ce qui me permettra par la même occasion de vérifier que je ne suis pas effectivement quelqu'un de très social). On verra bien.

Avec l'été et ses multiples déménagements, j'ai également hérité de nouveaux voisins. Ils sont trois (Tom, Sam et Zoé), des colocataires, et ils ont l'air assez sympa et surtout bien plus sociables que moi. Quelques jours après leur installation,je suis allé les voir pour faire connaissance et ma foi, je crois que j'avais un peu sur-estimé ma misanthropie. Enfin, il faut quand même voir que pour une raison qui m'est totalement inconnue, Zoé me fait la gueule. Tom est sympa par contre mais il a l'air occupé avec son job de serveur. Puis il a un weblog ce qui en fait potentiellement une personne étrange. C'est avec Sam que ça passe le mieux et comme elle a rien d'autre à faire de ses journées (étudiante en vacances), elle passe squatter l'après-midi de temps en temps.

Sam et moi sur le canapé et entrain de s'emmerder

On déprime toujours autant mais on est deux.

Ce qui fait plaisir à ma conscience.

20:38 07/09/04

Eclair ·

Il y a une fleur morte dans le couloir. Les pétales étalées à travers la salle.