Info-route ·
Petite point d'information pour les inconscients qui voudraient en savoir d'avantage sur ma palpitante vie universitaire et ceux qui essaie encore de comprendre le comment du pourquoi mais surtout le combien et le quoi.
Résumé des épisodes précédents d'une série qui aurait pu s'apeller l'orientation la plus tordue du monde de la vie d'un étudiant qui a réussi à maintenir l'équilibre entre X années de fac et bac+X (sans avoir retapé si vous préférez). Un schéma récapitulatif (un peu daté) est toujours disponible au stand apéritif. Négligeons les détails, les doutes et autres prises de décisions qui font que la vie est telle qu'elle est ç-a-d chaotique.
- Brillantes études de mathématiques aussi utiles et utilisables qu'un doctorat de géopolitique d'asie de l'est lors d'une négociation chez l'épicier du coin ;
- Découverte d'un art martial occidental de tradition, au moins centenaire : la sociologie.
A partir de la magnifique chute du feuilleton semestriel fin de saison printemps 2005, il y avait en gros deux choix : Ou bien entrer dans le monde du vrai travail où l'on est un professionnel ou bien continuer un peu les études pour devenir moi aussi un de ces survivants, ces gens qui ont perdu leurs amis par bataillon face à un ennemi vicieux et surtout mieux préparé, ces héros de la nation que l'on nomme aussi par bonne foi les thésards.
Sauf qu'avant de faire une thèse, il faut un DEA et que maintenant ça ne s'appelle plus DEA mais Master 2 fillière recherche option/mention/spécialité "Un truc qui fait sérieux". Petite musique angoissante qui indique qu'il va bientôt se passer quelque chose. Comme j'ai rarement l'habitude de faire moins de deux choses à la fois, en plus de ce que ce qui se rapprochent selon le nombre de tournesols comme le choix cohérent d'un parcours, il se trouve que je vais pratiquer un nouveau sport officiellement un sport, que certains pensent légendaires voire mythologique, de la philosophie. Certains seront décus par ce dénouement et d'autres se demanderont le besoin d'écrire tout un bazar de dire cela. Le moi ex-photographe, ex-psychologue, ex-informaticien, ex-webdesigner, eux, trouvent cela fort drôle et inattendu. Alors que le moi sociologue, ex-logicien et ex-esthète trouve cela fort rationnel. Un autre enfin dira qu'il y avait finalement plus grand chose à faire après les deux premiers cycles sauf peut être un LEA Espagnol-Roumain option Commerce des matériaux lourds mais comme des inscriptions en tibétains (ou en sanskrit, il faut encore choisir) ont déjà entamé cela n'est pas non plus si étonnant.
Ce qui implique par la même occasion écrire un mémoire secondaire dans et pour cette discipline. Un an deux mémoires, comment la littérature russe aura eu raison de ma santé mentale (récit à base de froid + été presque estival = rupture thermique). Sauf qu'un mémoire de Ca, personne ne veut m'en montrer un. Sur la forme et sur le fond, comment l'écrire et quoi écrire, je suis (on est) un peu perdu. Il y a au moins des Que sais-je (Sur amazon, oui mais ils ne sont pas très nombreux) ? Comment on fait un renvoi bibliographique ? C'est quoi le titre des revues ? Ca ressemble à quoi un prof de philo de fac ? Ca existe vraiment ? On peut en voir au zoo ?
Pour des raisons d'audience (jeune public, etc) et d'heure de diffusion, certaines scènes comportant la courte mais explicite vie des lectures philosophique de l'auteur ont été coupé lors du montage.
Surtout que jusque là, l'usage de la philosophie se résume à me renseigner sur les gens avec des noms marrants (Tarsky, Jaspers, ...) et dont les écrits le sont rarement aussi. Terminer aussi le fait de briller dans des discussions en mystifiant ses amis (la philosophie est-elle autre chose qu'une mystification ?) à placer ça et là le nom d'un type qui a une bonne tête et qui fait apparement référence dans son domaine ou juste le type qu'on sait que c'est un philosophe mais qu'on sait pas trop ce qu'il a écrit ou dit. Bref passer pour l'original local parce que c'est toujours plus amusant de lire Schopenhauer dans le RER que de faire vingt fois le tour (une fois par cours et par prof) des classiques de la sociologie. Entreprendre un vrai travail de lecture critique et non pas seulement un tourisme littéraire en prenant les clichés d'amateur interessé me donne plus que le vertige. Rien que d'évoquer ici et avec sérieux mes lectures, je me sens comme devant l'incroyable.
Sinon moi, en théorie je suis plutôt kunderien mais en intégrant la tendance kar-waienne de la clope.
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