Lac ·
Du fin fond de mon bocal, je me permet de donner mon avis sur la question de la sérénité. Parce qu'il y en une bonne et une mauvaise. La sérénité par mal-être fait façade de la pire des stupidités qui est la lucidité à propos de soi et de ce que (qui pense pouvoir penser la façon dont) l'on devrait être. Dans ses derniers retranchements, la seule vertu de ce mouvement est d'être l'unique spectacle de la feinte exercée par l'incertitude d'un miroir devant lequel on exécute des gestes en conséquence de sa réflexion/réflexivité. La sérénité sans une entière révolte contre l'esprit est une pure perte de la vérité et de la momentanéïté. Il y a donc un air paisible crétin qui sonne en fait la terrible mort de l'identité et de l'autre côté un silence frontal et absolu déchirant toute la bêtise de ceux qui croient que la paix est une question d'atmosphère. Sur la côte, il faut donc choisir l'engagement total de l'être sans quoi il n'y a qu'un lyrisme sérieux plein d'anéantissement.
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