Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

12:19 27/06/04

Constat rétrospectif ·

C'est toujours plus facile de raconter sa vie quand sa vie consiste à raconter la vie des autres (voir de tous les autres).

18:15 16/06/04

Trajectoire ·

Rationellement, j'ai toujours pris la décision de préférer faire des études qui me plaisent tout en sachant que les chances de trouver un métier correspondant à mon domaine soit extrêment faible et le salaire encore moins assuré plutôt que de jouer à celui qui ira le plus loin en espérant trouver un boulot pépère, façon bureaucratie, avec obligation de partir à 17h30 et plan de carrière limité. Le but n'étant alors plus de finir l'année et de n'avoir retenu que ce que l'on voulait bien nous agiter devant le nez mais d'avoir appris le plus de choses. Du coup, j'ai un peu de mal à comprendre les gens qui ne sont là que pour incrémenter leur nombre d'années post-bac et qui étonnament sont dans le même genre de formation que moi et ce qui m'évite également un tas de question existentielle sur l'éventualité peut-être on-sait-jamais de trouver du travail alors que de leur côté, les autres ont d'autant plus de mal à comprendre que l'on puisse aimer ce qui nous pousse à nous lever tous les matins et à rester enfermer dans une cabane perchée sur un tas de briques. Etrangement, je ne me sens pas dans le camp de la médiocrité pour le coup.

23:28 27/12/04

Le mâle ·

Comme Hél-ème, j'exécute un étirement dos-rond très félin mais je crois que tout cela me ramène à ma condition de chien.

12:49 31/07/06

N110 ·

Certains prennent le train, moi j'ai choisi de suivre une boîte de thé.
14:19 08/04/05

Variable ·

Les six transpercent l'écorse envolée. Jetez l'aimante romane.

13:45 30/10/05

Des effets ·

Je vous mens ouvertement. Je ne sais pas vers où je vous mène. Je n'ai jamais ouvert mais le vers vert est vrai lui par contre. Je ne peux rien dire de plus à part qu'il y a dans l'impossible la dernière issue à l'inexistence. Je jette pèle-mèle les bases de ton impossible pour ne jamais rencontrer l'être. De la référence sans instance, j'espère seulement qu'après cela ne rien dire voudra tout dire ou au moins que tu me le demanderas.

02:19 11/06/05

Spirale ·

Le retour des romans dans mon temps de lecture est quelque chose qui me perdra. Sur les traces d'un monde en voie de perdition, elle déboule dans la rame de métro. C'est toujours énervant ces personnes qui ne peuvent pas s'empêcher d'attendre le train suivant. C'est toujours un peu chiant les transports en commun parce qu'il y a toujours de quoi se rappeller que « oui, faut être con pour se rappeller que les corps sont aussi physiques ». Surtout ce jeu débile de se regarder comme des tableaux ou des installations dans musée sociologique. Il m'avait parlé d'elle longuement, j'ai entrevu des photos seulement la veille. J'ai une bonne excuse pour regarder son visage qui quand même ressemble vraiment à la fille sur les photos. Il me faut tout ça avant de regarder des photos, comme un tableau ; une histoire sociale plutôt qu'une géométrie. J'imagine qu'en noir et blanc, ses yeux réussiraient quand même à créer un gris profond et lumineux. Son regard, dans ce métro aérien, me ramène sur terre. Qu'est-ce qu'il a ce con à me fixer comme ça ? Il peut pas lire son livre ? Ah si mais pas plus de trente secondes apparement. Envisager les gens que l'on ne connaît pas, tout à fait puisqu'il y a des photos d'elle dans une salle noire que je connais, a quelque chose d'assez obscène. Elle a rendez-vous quelque part à l'autre de la ville. Je la quitte en cours de route. Elle et lui m'en auraient voulu si j'avais sû quelque chose.

17:39 29/07/04

Jeu ·

Je dis plus souvent "je pense" ou "je crois" que "je dis". Ce qui est assez fidèle à la réalité en quelques sortes même si je pense plus rarement que je ne le dis.

21:22 03/01/05

Je préfère Marie ·

Ceci n'est pas une observation participante. Je ne suis pas fait pour les sciences sociales. C'est l'incompréhension totale. A force de vouloir comprendre, je me perds trop souvent dans les couloirs colorés des logiques humaines. 1. Je me suis engueulé avec quelques-une de mes connaissances pour avoir dit le contraire mais finalement Franz Ferdinand, c'est pas si mal. Suffisait de me dire qu'il y avait d'autre chansons que Take Me Out. 2. Contrairement aux différentes critiques, je pense que le personnage d'Ismaël est le plus réussi du film et qu'il n'est pas aussi paumé que cela et qu'il reste celui qui montre le plus de lucidité par rapport aux autres qui, à l'instar de Nora, reste enfermé dans leurs trajectoires. 3. Demain, je m'abonne aux Inrocks.

08:50 09/12/05

Danser en l'air ·

Aujourd'hui, je ne suis personne dans la rue, un peu exténué par le boulot. En sortant du réseau sous-terrain, j'ai croisé cette autre personne avec qui j'aime bien discuter, elle m'a dit que personne avait eu quelques problèmes personnels lors de son dernier voyage. De mon côté, l'autre soir j'ai rencontré une autre personne avec qui j'ai bu un peu trop de vin. J'ai vu tel film, j'ai bien aimé parce qu'il y a une véritable rigueur dans l'application d'un décalage. La vision, c'est le centre de la tangente. J'ai lu tel livre, il y a un effort sur le style mais ça sonne encore vraiment trop l'exportation. La conjugaison, c'est la fin de l'être. J'ai entendu la dernière nouvelle qui n'est en fait que la particule alimentaire du déroulement mécanique d'une société sur la déparmentale qui mène vers la montagne où elle glissera sur une pente bien trop raide pour son niveau intellectuel. J'ai envie de jouer et d'étendre mon territoire personnel. Mais étant donné que je ne suis pas vraiment l'humeur qui se lance dans ce genre de conversion, je lui ai dit de m'en reparler à la prochaine rencontre parce qu'il faut que je file voir la personne pour qui je suis personne, il faudrait montrer un lien vers la seconde si j'avais la minutie nécessaire pour rendre ce texte vraiment personnalisable puis je sortirais aussi le percolateur. Je ferais de cette relation une information. Rien ne se passe, le texte reste uniforme sans expansion. La réalité sans extension, seulement la réalité sans l'excitation des tension, pas d'hyper-marchandage verbal, toute la détention d'une image. Je me répète un peu là, il me semble bien avoir déjà tout ça, mais c'est ce qui est attristant lorsque qu'on se prend soi-même comme information, lorsqu'il n'y a plus rien d'autre que l'intérêt cognitif dans l'équation de l'identité. J'ai même dans l'envie de dire que toute la laideur de l'étalage n'est pas une question d'inflation de quelques petites briques, bien trop carrées pour être enjouées mais de la superstition du culte du préfixe de l'information sur la personne.

18:39 17/02/05

Manifeste ·

Alors écrire dans une revue. Non. Je crois bien que je suis incapable d'écrire. Je me sens obligé de raconter, de dire le sens et de déclarer sur tous les points que le vide est supérieur à tous le reste. En parlant, en décrivant, en décriant, je fais le rapport entre nous et remplir le vide c'est définitivement non. Et si j'écris d'une certaine manière, je m'en veux déjà de ne rien dire. Je t'en veux déjà de ne rien comprendre à ce qui tu lis. J'ai envie de venir te pourchasser, mettre ma langue et imposer d'un silence tous les mots qui sont imaginées dans cet improbable exercice stylistique, d'enduire la réalité d'une si inexprimable d'un air inintelligible.

10:18 14/09/04

Elysée ·

J'ai connu une Elisabeth. Loin de se prendre pour la première des anglaises, elle prenait très à coeur son rôle de dernière des petites connes parisiennes.

00:51 22/12/05

Si tard ·

Un reste de mes économies, j'apprécie faire le calcul et la comptabilité de mes gestes. Bien contente de voir combien de mouvements de bras valent pour quelques décharges électriques. Je fends mon propre siège mais il n'est pas question d'être renarder. Dix jours pour retrouver l'envie, trois pour devenir précision et recommencer à sentir les charges d'étangs. Ce matin, on remet les compteurs au point de néant. Deux signatures pitoyables me viennent à l'esprit : mécanique, agonie laconique. L'année prochaine, je demande une bourse.

Sûrement, je préfère l'étrangeté en songeant à faire des prêts entre deux losanges. Là-bas plus tôt que ici, question de fuseau, parce qu'il compte surtout cette légêreté des langues de voeux qui font de chaque rencontre effrayante un choc systématique de ma sismologie d'internaliste résolue. Je voudrais rendre détectable, détestable, délectable chaque "non pas que" mais ou si je peux rien qu'effacer cette sculpture secrète. Comme je laisse, bien en dessous, je rêve de te laisser l'effet mineur.

00:44 16/12/05

Ecriture ·

Six soupirs plus tôt, je n'ai toujours pas eu l'envie de le dire. Il n'y a rien sans doute rien de pire que cette envie de mettre en colis. Il y a sans doute quelque chose de sensuel sans quoi, je serais bien incapable de débiter tout ce texte dès que je te place entre moi et ma raison. Je regrette simplement l'époque où ta simple présence me crispait, m'étranglait, qu'il me fallait plusieurs heures pour que mes dents lachent un peu de leur tension, que j'en avais des crampes à mes joues tellement je m'impatientais de ne pas laisser échapper ma langue, de retrouver ton langage qui ne comprenait surtout pas mon désamour de la parole. Tout mon travail intellectuel se concentre sur cette haine de de la parole et de la prolifération totalitaire contre toute forme d'imagination, de possibilité de relier les modes en papier et les petits pas de notre monde. Je pratique donc cette poésie théorique qui se voudrait dégénérative car source de tout futur impossible contre ta génération généalogique qui prive tout présent dès lors que l'astre insulaire rend les coups de soleil. Mais par dessus tout, ce que j'aime c'est la poursuite patiente et inégale où je crois laisser à l'autre le temps de retourner toutes les bibliothèques pouvant contenir la cartographie écologique des espèces d'arbres.

Six longs silences plus tard, j'écrase du pied la dernière lettre de mon nom pour mieux couper le pont sur lequel je voudrais que l'on se tienne et quand derrière lequel s'impatiente ce que j'appelle un code structurel, la forme impressionnante sur laquelle se destine ma frayeur d'un mot, "loin", qui recouvre une telle foule que je n'ai pas d'autre choix que de croire qu'il est devenu impossible de parcourir une telle distance, que le regard du hasard ne peut transverser autant d'aubes sans se douter que la situation serait sous la conduite embarassante de cette envie embarassée de brassage.

18:44 18/03/05

La bouche ·

L'âme lourde imprononçable revêt sa cape du soir pour aller traîner les rues et errer. Nous rassemblons les membres meurtris de la nuit des longues gouttes d'eau. L'osmose recrache et vomit sans agitation sur ceux qui dépensent leurs paroles et la naïveté sans pour autant chercher à dépasser la pensée.