Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

10:54 01/07/04

Recherche active ·

L'action research est une nouvelle méthode d'exploration de l'action. Cela consiste essentiellement à avoir un regard critique sur ses propres actions. Je ne sais pas trop si cette méthodologie a un quelconque rapport avec l'idée émergente que la conscience est le meilleur outils du chercheur mais l'idée d'être le sujet d'une recherche objective est assez séduisante même si, par déformation disciplinaire, cela apparait comme hautement biaisé et quasiment impossible à moins de se comporter comme un automate et de se vautrer dans l'illusion que nos comportements nous sont directement intelligibles. Personnellement, la rationalisation de l'action de soi-même et non d'un objet extérieur me parait être un moyen de forcer l'objectivité en esquivant l'intersubjectivité (la compréhension partagée par autrui) sans pourtant permettre de comprendre les formes "a priori" conditionnant nos pensées (focus sur l'action et non les motivations) qui, dans une conception partagée par un grand nombre de penseurs, est la condition plus que nécessaire pour l'élaboration d'un discours scientifique.

Action puis observation, finalement ce n'est pas tant différent de la posture adoptée dans le cadre d'un weblog nombriliste, la seule chose qui change est la manière de raconter sa vie. Alors voilà, si comme moi, vous voulez devenir la personne qui prend un air pensif à chaque fois qu'elle agit et fonder ce type de comportement sur une pseudo-théorie, il y a même un guide pour écrire une thèse à base d'action research.

09:15 13/09/05

Câble ·

J'ai croisé une fille qui avait un livre des éditions Rivages dans la poche droite de son pantalon un peu trop large. Je n'ai pas très bien vu son visage mais elle avait cette expression sans âge. J'ai croisé un garçon qui ne vivait plus que par le chiffre des maudits et à la voie un peu ringarde. Par mégarde, nous nous mettons en garde.

Dans ce croisement de regards sans égards, je ne trouve pas de parade et ne sais toujours pas quel genre ou quel style pour éviter le hasard.

00:34 12/12/05

Note de service ·

J'ai remis un peu d'anomalie dès l'architexture. Il y a sans doute ceux qui ne remarqueront rien et ceux qui verront que ce n'est seulement qu'à moitié de ce qui avait été radicalement mis en place avant. Dans les deux cas, il faut aimer les mélanges. Je laisse pour les exigences, les marques du temps même si dans le dernier basculement je me suis soumis à celui du texte.

01:04 10/08/04

Tue la théorie ·

Pour une cohorte de pseudo-matheux qui sont passés du côté ingnobe du pouvoir, collectionner et visionner des biographies documentaires et télévisuelles de John Nash, c'est un peu comme un apprenti archéologue qui regarderait Indiana Jones ou bien les fans de tuning entrain de fantasmer sur les pots d'échappement de Fast and Furious. Il s'agit là du problème du modèle ayant règne dans le domaine de la plus pure utopie car il faut savoir que le théorème de Nash est Utile dans la Vraie Vie. Chose tellement incroyable en mathématiques que cela vaut un prix nobel.

Résumé rapide pour ceux qui s'en foutent royalement ou ceux qui n'ont rien compris aux cours de théorie des jeux. Grosso-modo, quand deux joueurs qui ne sont pas dans un duel (les gains de l'un sont les pertes de l'autre) et qui ont plusieurs stratégies à leurs dispositions, il y a un couple de stratégies qui maximisent les gains de l'un tout en minimisant le manque à gagner du second. Si les deux joueurs décident de jouer l'une de ces stratégies (pures), il y a logiquement un avantage injuste pour l'un des deux. Le segment formé par ces deux points est ce que l'on appelle l'optimum de Pareto (ensemble des points où les gains sont, par espérance mathématique, maximum pour les deux joueurs). Sur ce segment vient ensuite de poser la parabole (d'équilibre) de Nash dont le point d'intersection est le point unique qui permet une répartition équitable des gains. Donc voilà, c'est un moyen de permettre à tous les participants d'un jeu d'être gagnant. Pour une vraie démonstration, il faut demander à un vrai prof' d'économie ou de théorie des jeux (c'est plus ou moins la même espèce) dont la taille de la goutte de sueur qui perlera sur son front suite à l'évocation trop soudaine d'un théorème aussi effroyable est strictement proportionnelle à l'incompréhension de la résolution géniale elle-même du problème. Rarement, on peut assister à un tel regard dépourvu d'espoir.

Comme tous les grands penseurs, Wittgenstein mon nouveau héros par exemple, qui ont eu un éclair de compréhension de la réalité, suite à une fréquention malsaine des mathématiques et de la perception logique de la réalité, en voulant dire les choses telles qu'elles sont vraiment et non pas autrement car, alors, elles deviendraient fausses, il est parti un peu loin des normes convenues comme étant le comportement moyen ne révélant pas un désordre mental. La découverte de l'équilibre ludique parfait dans un esprit assez déséquilibré en quelques sortes.

Alors moi je me dis, putain de Dieu, que le fait de ne pas être un sociopathe fini qui ne sait plus faire la différence entre l'absolue réalité et la fiction me sauvegarde, par bénediction, de toute tentative de croire avoir du talent ou de nourrir un quelconque espoir de faire quelque chose qui puisse un jour servir l'Humanité. Etant résolument équilibré, je préfère donc partir à la conquête de la démonstration fondamentale de l'inéquilibre nécessaire de l'univers.

quel magnifique reportage sur nash

17:19 26/08/05

Essen ·

Je m'efface devant l'existence.

22:13 21/01/05

La symétrique ·

Un affleurement de peau et une télé. Des millions de points lumineux se mettent à scintiller dans un néant profond et obscur. Un journal sans doute. Reportage sur la mort ou plutôt comment des millions de gens au Japon l'évitent. Retour quelques décennies en arrière affreux et horrible éruption volcanique en Méditerranée. Il y a toujours des vies à sauver. Au milieu de l'océan des anciens morts qui sait quel genre de moyenne en apnée on peut espérer. Un écartèlements de temps plus tard , il est toujours possible de trouver pire. D'une manière infinie, sur le plan quantitatif et qualitatif, la nature humaine est strictement pire en termes de catastrophes que la nature la plus naturelle. Des cheveux si bleus. Des yeux si foncés. look what you've done, boy. Il y a quelque chose de tellement pathétique de toujours tout vouloir réduire aux mots, à la parole, à l'énoncé ; de tellement absurde de se lancer dans ces longues litanies incessantes et ces incantations sur le pourquoi pas opposition à son contraire puis de la réjouissance du non-lieu miraculeux. Le passage de la vie à la non-vie des choses et des faits s'exécute systématique dans la petite flèche située entre le langage d'observation et le langage de transcription. Elles se ressemblent toutes. Nos vies, lorsque l'on regarde selon le critère unique de l'existence, ne peuvent que s'évaporer devant la multitude des ressemblances.

20:37 07/09/04

Trainée ·

Loin d'être positiviste, je ne pense même pas être positif. Plus sincèrement, je crois que ma présence est uniquement motivée à faire comprendre que les sciences sociales ne riment pas avec aides sociales. D'ailleurs, je ne suis pas socialiste, ni social, ni sociable. Antisocial mais je garde mon sang froid. Ce n'était pas cette chanson là que je voulais chanter.

16:26 09/03/06

Esprit es-tu là ? ·

Ce texte s'adresse avant tout à ceux de mes compagnons qui livrent actuellement des combats d'hiver. Dans l'ancienne saison, l'apparition a chaque parole pour chaque mouvement extérieur si peu nuisible mais trop souvent nocturne. Il ne fait plus trop froid en ce moment, il y a surtout une atmosphère liquide, notre disparition n'est pas une absence véritable mais plutôt un passage à l'évaporation. Entre les limbes, les drap-peaux et les civières voudraient être là dans chaque champ en plein tiraillement. A l'envers des tracts, des manifestes, des articles et autres poèmes, il faut sortir les ancres pour mieux essayer. La cure et les courants d'air ne peuvent prendre que la forme d'un parapluie, que revêtir les sombres apparences pour être vu bien. Le matin là, de bonne heure, la plume anticipe la fin d'un monde, ce qui laisse supposer qu'elle était là bien avant le réveil. Avant cela, il faut écrire toutes choses qui ne seront jamais lu parce qu'il existe ces vérités qui ne doivent être que jeter à la poubelle et ne pas être envoyées à la figure, surtout cette incorrigible soif de signes. Juste le temps de prendre formes et pensées pour apporter provisions et nourritures, pour n'être rien d'autre que cette apparition dans un amphithéâtre évidé par le passage au jour. Le moins sûr, ce sont ces images sur cette pellicule brûlée, je ne sais comment venir dans le passé, sans te retenir, rien de moins incertain que le temps, de surveiller chaque énoncé, je voudrais vous sauvegarder des pourriture du langage. Vestige ou vestale, si vous pouviez attendre des ciels plus bleu, il n'y aurait plus de place pour les pigeons voyageurs. La surveillance technologique pourra croître autant qu'elle veut elle ne trouvera comme seul fin que le voile, l'erreur technique de l'identification. L'habile spectre de ces mots qui font l'environnement ne sont rien de plus que cet étrange monde qui apparaît lorsque les regards s'entretiennent sans s'éteindre. Et si les courants d'air sont, rien d'autre ne lie dans la trame et le tissage de nos nouvelles habitudes. C'était absurde de croire que les maux se cachent pour mourrir. Autant dire que les langages de l'arrière-garde sont définitivement en trop et qu'il n'y a rien à en faire de jolis manteaux de fourrure que l'on se prêtera à l'occasion.

Esprit que fais-tu là ?

10:05 08/06/05

Ecole ·

Ouf. Peut-être la dernière fois que l'on me distribuera des feuilles avec de laconiques questions banales et ne faisant appel qu'à un système de pensées fermé sur 12x1h30 de paroles.

19:14 14/05/05

Ville ·

Léopold part en quête avec pour seule chanson la question de savoir comment faire tout ça en si peu de temps. Quand on fait partie de la bande, on ne voit pas bien ce qu'il y a de difficile. Quand on fait partie de la bande comme celui qui essaye de faire une infime chose de plus, la désintégration est la seule arme qu'il puisse trouver pour ne pas disparaître. Léopold part en guerre avec sa loi, sa reine et sa rêgle pour ne pas penser à ce qu'il se passera après.

10:08 29/07/04

Considération bridgetienne ·

Des fois quand je suis en perte de repère à cause de ma retraite sentimentale –tout un combat "contre les évidences. Méthode du discours sans fin." (Nicky D., Editions du Tout, Paris, 2015)– qui ne cesse de durer, quand les symptômes se font de plus en plus fort comme faire des rimes pour une moitié qui n'existe pas –et pourquoi on devrait toujours être la moitié de quelqu'un d'autre hein ? Platon mais après ? On va continuer à se pourrir la vie à cause d'un vieux barbu grec ?– … Quand je suis dans ce genre d'état, donc, je vais voir mes amis mariés-ou-presque. Je sais bien que j'agite ici un gros cliché sur la vie en couple mais personnellement, j'ai la chance de connaître ce que l'on pourrait appeler, pour utiliser un mot savant, un idealtype (construction idéale proche de la caricature. Concept de M. Weber) du couple "22 ans, papy et mamy avant d'avoir eu des enfants".

Selon moi, le couple est une institution conceptuelle. Institution car manifestation physique réelle, matérielle et temporelle d'une idée que l'on se fait de ce que doit être la vie une fois dépassé un certain âge. Conceptuel car tout concept est autant de chances de survivre que deux papillons se transformer en asticot. De plus, l'entrée en couple est généralement reconnu comme le premier moment de chute fatale dans le nombre de relations amicales (O. Galland, Sociologie de la jeunesse). Il existe des exceptions comme les "Living Appart Together" (F. de Singly, Libres ensemble), les couples qui ne cohabitent pas, tout montre qu'ils continuent à faire "comme si" aussi bien dans l'aménagement de l'espace de vie que l'aménagement temporel (téléphone etc.). De plus toute institution ayant potentiellement une fonction (Merton), on ne peut pas se contenter de dire que le couple soit seulement un objectif biologique, car il n'y aurait pas alors besoin de se couper du monde et je pense que l'excuse du rituel qui perdure n'est pas une excuse valable non plus. Non, je pense que les gens qui devienne proche de l'autisme social le font essentiellement pour faire culpabiliser les autres, cette sous-espèce de l'humanité que l'on nomme souvent "les célibataires". Revenons-en à nos moutons (puisque c'est plus ou moins le mot qui convient), quand j'ai un petit coup de blues (qui n'est pas de la déprime), je vais voir mamy et papy ou du moins j'essaie car ça se solde souvent par un coup de téléphone et un dialogue de ce genre.

– Hello !

– Bonjour !

– Ca va ?

– Ouais et toi ?

– Non, j'ai envie de parler. Café. Rendez-vous à 19h30 ?

– Ouhla non, si je sors après 19h30, [Bibiche/Raoul] va me casser un bras.

Je sais que je tiens là une belle caricature (d'ailleurs, je ne veux pas savoir si "casser un bras" est à comprendre au sens figuré ou au sens propre) mais je réalise également que le célibataire, à l'instar de son collègue qui vit dans un monde merveilleux où ils ne sont que deux à vivre à deux, a également une fonction faire culpabiliser son ami d'avoir troqué une certaine forme de liberté qui fait passer mes Near Feelings Experiences (NFE) à fréquence annuelle (dans le meilleur des cas) pour une vie de libertin lubrique. Mais bon des fois, j'arrive à les sortir de chez eux, à midi quand ils étaient déjà dehors, et à les faire s'asseoir autour d'une table. Ce qu'il y a de chouette avec ces gens là, c'est qu'ils ne veulent en aucun cas parler de la solitude et tout le reste (parce qu'ils ont du mal qu'ils peuvent être seuls à deux) alors on parle de mes problèmes de problématiques (un problème récurrent et problématique depuis un an) ce qui constitue alors le must du dialogue (tout ce qui est personnel ne pouvant sortir du trou noir "marital" ou un tout petit peu d'informations comme les vrais trous noirs) et m'amène souvent à reconsidérer mes échelles de réussite et d'échec de la Vie.

Bon ok. Manger des nouilles instantanées et écrire cette justification à 30 cents et 6 euro-sous en attendant "That 70's show" a quand même quelque chose proche de la loose. Plus jamais, je ne me plaindrais qu'Internet est une source possible de rupture du lien social parce que clairement, le problème est en amont. Rendez-moi ma connexion !

09:52 25/09/05

Poudre ·

En vie de ne passer plus d'ennuis dans Zébra.

16:19 10/06/04

MTV #1 ·

Grâce aux joies du cable, j'ai pû de nouveau regarder MTV (ce qui n'avait pas eu lieu depuis un long moment appeller adolescence). Je viens juste de comprendre que les Black Eyed Peas ne seraient certainement pas ce qu'ils sont sans leur nouvelle chanteuse Stacey Ferguson et que Kyo ne font que s'enfoncer dans le lamentable avec le coup de la chanson "quand j'étais jeune, j'étais persécuté et les autres étaient des moutons, j'ai traversé les épreuves de la vie et regardez je suis célèbre. Courage les petits, continuez d'acheter nos disques !" et souriez, ceci est une victoire de la musique (sur l'originalité).

Ok. Deuxième jour et déjà entrain de casser du sucre sur Kyo alors que j'avais réussi à me retenir pendant l'enquête sur la musique chez les jeunes.

22:11 15/01/06

Rizières ·

C'est ainsi qu'Edouard devint instituteur dans une petite ville de Bohême. Il n'en était ni malheureux ni heureux. Il s'efforçait toujours de faire la distinction entre le sérieux et le non-sérieux, et rangeait sa carrière d'instituteur dans la catégorie du non-sérieux. Non que la profession d'enseignant, en elle-même, fût dépourvue d'importance (d'ailleurs il y tenait beaucoup, car il n'aurait pu gagner sa vie par d'autres moyens), mais il la jugeait futile par rapport à l'essence de soi-même. Il ne l'avait pas choisie. Elle lui avait été imposée par la demande sociale, les appréciations de la section des cadres, les attestations du lycée, les résultats du concours d'entrée. Il avait été, par l'action conjuguée de ces forces, lâché (comme une grue lâche un sac sur un camion) du lycée à la faculté. Il s'y était inscrit à contrecœur (l'échec de son frère était de mauvais augure), mais il avait fini par se résigner. Il comprenait cependant que son métier ferait partie des hasards de sa vie. Qu'il lui collerait à la peau comme une moustache postiche qui prête à rire.

Mais si une chose obligatoire est une chose non-sérieuse (qui prête à rire) le sérieux est sans doute ce qui est facultatif : à sa nouvelle résidence Edouard rencontra bientôt une jeune fille qu'il trouvait belle, et il commença à se consacrer à elle avec un sérieux presque sincère. Elle s'appelait Alice et, comme il put s'en convaincre à sa grande tristesse dès leurs premiers rendez-vous, elle était réservée et vertueuse.

Il fit plusieurs tentatives, lors de leurs promenades vespérales, pour lui enlacer les épaules de manières à effleurer par-derrière le bord de son sein droit, et, à chaque fois, elle saisit sa main et la repoussa. Un soir qu'il répétait une fois de plus cette tentative et qu'elle venait (une fois de plus) de repousser sa main, elle fit hate et dit : « Est-ce que tu crois en Dieu ? »

Les oreilles délicates d'Edouard perçurent dans cette question une discrète insistance, et il oublia aussitôt le sein.

Milan Kundera, Risibles amours
23:23 02/01/06

Rouleau ·

Le problème avec les romans de Tanizaki que j'ai eu le délice de savourer (aujourd'hui : Journal d'un vieux fou), c'est qu'ils se lisent vraiment trop vite. Malgré les efforts et l'attention pour prendre soin de chaque mot, imaginer chaque mouvement décrit, les situations qui sont pourtant lointaines, je ne peux que dévorer les pages. Et si j'avais décidé de manger réellement chaque page du livre, j'aurais sans doute mis plus de temps. La fulgurance fait parti des maladies graves et pathologiques qui se déclarent à la fin de chaque ligne. L'écriture a quelque chose d'invraisemblablement fine, rapide et directe ... plutôt lucide et longiligne. Sans pourtant se porter vers le creux, les mots coulent sur le papier sans friction et quand même l'inessentiel vient ponctuer le récit, il ne fait que confirmer que les détails futils ne viennent pas alourdir la narration pour peu que le support soit adapté en provoquant un léger décalage et non pas une atmosphère malsaine. Quelque part, je crois que toute cet art est résumé dans ''l'éloge de l'ombre" mais la matérialité littéraire dépasse l'idéal que l'on peut se faire à la lecture de ce traité incompréhensible dans un contexte qui se limite au système des signes européens et qui n'arrive pas au simple soupcon de la totalité esthétique que peut concentrer avec une telle densité aussi peu de traits d'autant plus éloignés.