Logique de l'asocial ·
Egoïsme méthodologique.
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Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.
Egoïsme méthodologique.
L'important dans la vie, ce n'est pas de casser des murs mais de toujours en avoir un sur lequel s'appuyer.
Le problème avec les romans de Tanizaki que j'ai eu le délice de savourer (aujourd'hui : Journal d'un vieux fou), c'est qu'ils se lisent vraiment trop vite. Malgré les efforts et l'attention pour prendre soin de chaque mot, imaginer chaque mouvement décrit, les situations qui sont pourtant lointaines, je ne peux que dévorer les pages. Et si j'avais décidé de manger réellement chaque page du livre, j'aurais sans doute mis plus de temps. La fulgurance fait parti des maladies graves et pathologiques qui se déclarent à la fin de chaque ligne. L'écriture a quelque chose d'invraisemblablement fine, rapide et directe ... plutôt lucide et longiligne. Sans pourtant se porter vers le creux, les mots coulent sur le papier sans friction et quand même l'inessentiel vient ponctuer le récit, il ne fait que confirmer que les détails futils ne viennent pas alourdir la narration pour peu que le support soit adapté en provoquant un léger décalage et non pas une atmosphère malsaine. Quelque part, je crois que toute cet art est résumé dans ''l'éloge de l'ombre" mais la matérialité littéraire dépasse l'idéal que l'on peut se faire à la lecture de ce traité incompréhensible dans un contexte qui se limite au système des signes européens et qui n'arrive pas au simple soupcon de la totalité esthétique que peut concentrer avec une telle densité aussi peu de traits d'autant plus éloignés.
Nos mots se croisent trop souvent quand je n'ai ni le temps, ni autre chose que vingt minutes pour bégayer mes absurdités banalisantes. Excuse-moi par avance si devant toi, je ne sais pas m'exposer comme l'on récite un texte mais ton souvenir givré ne me laisse généralement d'autres solutions que l'inscription des moments et des chemins dans cette inconcevable brouillon que je cite parfois comme étant ma vie. Esquisse caresse tatillonne que je t'invite à transformer en de jolis comptes. Tu as toujours mon numéro de téléphone, je crois.
Hier soir, j'ai failli devenir un névrosé de la brosse à dent. Je venais de mettre mes nouilles dans de l'eau bouillante et un morceau de viande congelé sur une poële incandescante quand les plombs ont sauté me laissant tristement seul dans le noir avec le bruit de l'ébulition et d'un début de friture. En évitant de partir sans rien voir parce que je n'arrivais pas à allumer cette saloperie de bougie, je me suis contenté de remettre en fonction l'espèce de levier qui sert de disjoncteur et plus tard dans la soirée j'ai reposé calmement ma brosse à dent avant de me les nettoyer une seconde fois tout en prenant la décision que le bruit de la chaudière valait bien un peu de chaleur pour cette fois-ci.
Parrure orange que tu ne verras pas puisque nous-même, c'est comme un noème.
Wouhou ! Alors le voici revenu, le blog égocentré. J'ouvre rapidement pour voir les effets que ça fait de se plaindre à nouveau, pour une durée indeterminée et pour seul objectif de me plaindre ... bon ok, pour écrire parce que j'aurais rien à écrire de particulier pendant quelques mois.
J'avais longuement médité sur le premier post d'un éventuel retour allant de la réflexion métaphysique sur la faiblesse humaine ou sur les conséquences du sacrifice du cerveau au profit de l'écran mais finalement tout s'est évaporé et personne ne s'en plaindra.
Bon, c'est pas encore moment de m'y remettre pour de vrai mais c'était juste histoire de faire un truc totalement improductif, qui nécessite de perdre du temps et d'écrire des mots alors que j'ai quelques pages à rendre pour vendredi matin.
Depuis quelques jours, je m'impatiente d'écrire avant d'aller dormir. Seulement le texte ne vient pas. J'attends et j'attends mais rien. J'écris autre chose mais rien ne suffit à apaiser la fatigue de ses froideurs.
Je te suis. Je t'essuie à la trace. Je ne t'aime pas. Tu sèmes tes places fantomatiques. Je t'embrasse. Je te déplace. Du légume au fruit. Tu comptes certainement ouvrir la jardinière alors que tu laisses tomber les pots tachés derrière toi. Les desserts n'ont jamais été de grandes résistances.
Histoire de prendre un peu d'avance sur mes futures obligations scolaires, je me suis rendu dans une grande salle dont seul l'estrade était bien éclairée, distribution de polycopiés à l'entrée, des gens faisaient passer un fichier powerpoint par rétroprojecteur en faisant divers commentaires que les autres tentaient de prendre en notes, personne ne pose de questions et pour comprendre l'humour discount du type à la coiffure douteuse et au débit de paroles hasardeux, il faut avoir fait au moins 5 ans d'études ou de métiers. En fait participer à un colloque, c'est comme avoir des cours en amphi toute une journée sauf qu'on est installé dans des sièges de cinéma.
Printemps, été, pluie, verre de lait, fruit des bois et autres rondeurs. J'ai eu envie de t'embrasser, je t'ai fait mon numéro mais apparement tu n'as pas eu envie de frapper mes lueurs.
Moi, tu ne le sais pas. Je t'en veux dès que je pense à toi et à toutes les différences qui me font dire que vous êtes finalement très loin.
Expliquer la mécanique des fluides à un crétin de son calibre n'est évidemment pas une tâche aisée. Tu es la putain d'atmosphère, la compression de l'air qui me fait devenir le courant d'air d'une vie. Tu es la force invisible qui me transforme en nuage puis en tempête, la terrible bourrasque déchaînée qui souffle face à l'immonde parfum de solitude que tu prétends ne pas être. Je ne suis pas ton étrange illusion, l'impassible expression d'un désir, l'indéfinissable lieu où je peux être la fille à la barette et aux deux chignons.
Je lui parle alors qu'il ne me regarde pas dans les yeux. La parade infaillible pour échapper à mes super-pouvoirs. Il regarde un peu en dessous, le coin de ma bouche, je crois. Je vois pourtant mon reflet dans ses yeux et la vision s'approche sans que je n'arrive à la capter. Il ne me dit pas qu'il a revendu cette chose étrange que l'on appelle aussi appareil photo numérique pour ne pas un jour faire une image de cette portion de peau qu'il admire tant, qu'il veut garder incessant ce désir de voir de ses propres yeux. L'interstice, le magnifique interstice entre les vêtements, l'origine de tout plaisir. Il ne regarde plus, toujours plus et je le dévore tout entier dans le néant de ma négligence. Il n'y a rien à remarquer, ni de quoi s'envoler.
La vie manque parfois de descriptions.