Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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20:09 12/27/05

Si, toujours ·

Une nouvelle brosse à dents a trouver sa place dans mon sac à dos. « Ouais, ouais, ouais » comment dirait on. Un vingtaine d'heures et quelques cernes en plus, je ne le sais pas encore mais mon pull sentira assez violement la clope. Entre temps, j'ai relu encore une fois le tao te king à le reconnaître par chapitres entiers et tant pis si je finis comme une bête de foire parce qu'à côté de ça les livres de ma discipline coulent entre mes mains et je n'en retiens pratiquement rien (bien qu'il y ait des choses très drôle à lire sur le sujet). Il n'est pas impossible que personne ne m'ait dit de le lire, ni même lu vraiment ou alors je n'ai pas assez laissé venir mon absence de sources. J'ai toujours fait ça officieusement pour voir ce qu'il se tramait dans les alentours jusqu'à découvrir de loin les mystères d'une ville. Hasard d'un entre-texte précédent. Avant de commencer à roder mes chaussures de randonnée, je voudrais m'initier au yi king mais c'est peut être déjà là le premier détour depuis la dernière boucle. Il y a quelque chose de séduisant, je ne saurais dire pourquoi à part l'inconstance comme forme. Le secret, je le manifeste immédiatement : dans un cas, je dirais transformation et dans l'autre mutation. Je n'y comprend pas encore grand chose mais j'ai toujours aimé lancer les dés dans le vide. De la stagnation à la contemplation donc. Pourquoi pas, j'aurais vu le passage dans l'autre sens surtout autour de la même figure à un changement près. Non, vraiment, il va me falloir une tour monumentale pour voir d'aussi loin. Il m'a toujours semblé avoir besoin de hauteur pour jouer correctement au go.

Enduit et la nuit aussi mais pas trop sans quoi je ne pendrais pas ces quelques vignes sur les branches obscures d'un autre arbre, d'un petit mirroir flottant qui se demande bien si il renvoie autre chose que les agitations électriques d'une correspondance suburbaine un peu trop propre. Sans doute les petits pas mais jamais les grands, sans moi tu. Justement nom trop effrayant parce que j'y vois beaucoup de vagues, de sel et d'écumes rien qu'à m'y dépenser. Quel passage ennyant. Il faudra m'apprendre à fuir autre part quand dans l'essoufflement de la couleur.

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