Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

07:07 22/02/06

Bassin ·

Poser la question. Ramasser avec Patience les filtres étalés au fon du sac. Se rattraper par l'absence de la veille. Partager quelques être ; ne pas oublier où elle est. Ne pas s'attendre à l'ouest mais plutôt au sud. Ne pas penser que passer se conjugue à d'autres temps. Ne pas dormir à cause d'un mauvais sirop au goût de pêche. La négation n'est pas la topique actuelle. Reposer la lourdeur sur un bras, sur un tas, dans un air las de platitude et s'obliger à regarder le monde perpendiculairement. Les formes s'en mêlent. Vouloir les étudier, pas les miennes, pas celle de la disparition, celle que je ne connais toujours, que je voudrais suivre à la trace, petite phrase transformée en mouvement intérieur, un peu externe aussi mais pas tant que ça, l'arrêt, les départs, les retours qui n'arrivent pas, les doutes qui ne se pensent pas. Ce regard me manque, ce non-regard détourné pas du tout.

02:35 02/05/05
23:35 28/10/04

Lettre volée ·

Ecrire est plus difficile que décrire.

23:32 07/08/05

Trousseau ·

Je suis bien embarrassé d'avoir terminé le Milan K. que j'ai pu trouvé d'occas' (Le livre du rire et de l'oubli) alors que je n'ai pas encore fini le Sören K. que j'ai commencé en même temps (Traité du désespoir). Ce dernier auteur, en général, n'est pas difficile à lire mais bien plus compliqué à vivre. Il me faut un contre-poid pour ne pas être écrasé, pour résister de toutes mes forces et ne pas tomber comme d'habitude dans les pensées en forme de filets.

Autant l'existentialisme de Jean-Paul S. ne m'avait fait ni chaud, ni froid (et qui donc n'était pas si existentiel pour moi), autant celui de Sören K. est entrain de me scotcher au sol, dans une ultime prière. Je ne sais pas si c'est lié à la lecture parallèle ou bien une réelle analogie mais il me semble y avoir des similitudes à la fois dans un certain sens de l'ironie, l'existence comme dialectique entre l'infini et le fini, la confrontation universelle de l'être face à une représentation historique et la critique dissimulée mais violente des comportements individuels soumis à la pensée collective et l'air du temps. Il est en tout cas bien certain seul le moi qui lit pourra comprendre parce que je n'ai pas gagné des dons en littérature comparée et en philosophie ces derniers jours.

00:47 12/11/04

Vitre ·

Habille-moi des yeux et je te dirais qui nous sommes.

20:18 12/06/04

Demande ·

Parle moi de Wittgenstein.

01:17 25/11/05

Etang ·

C'est assez épuisant de tourner en dehors d'un temps désynchronisé. Je n'ai même pas encore trouver un réverbère succeptible de projeter une ombre assez émouvante pour que je la suive. Avec les problèmes de température ambiante, j'ai aussi une faim de fou et si je continue à regarder mes écrans sans en changer le fond, je crois que je vais aussi finir comme un vieux loup.

L'intérêt des photographies-grand-angle à la verticale est qu'elles prennent tout de suite plein de place et deviennent ainsi assez pratique pour pousser le texte hors du champ de prise. Les portraits ne sont au mieux que des objets (papier ou image virtuel) issu de l'extension d'un négatif enveloppé dans la structure symbolique de votre regard. L'assujetissement est justement dans le regard ainsi il ne peut y avoir de figure subjective dans un portrait de face où le regard se confond avec l'objet. L'être-sujet ne peut se figurer que de dos ou de profil, que dans la mesure où l'on pourrait voir ce que porte son champ visuel comportant la tension polaire des éléments internes. Il est par ailleurs impossible de se mettre strictement à la place de l'être-sujet et de faire concorder le regard-sujet et l'image-objet ou alors que dans la sous-catégorie des figurations ne signalant le caractère possibiliste de la position occulaire. Dans la nécessité de confusion entre l'être-regard et l'être-à-regarder, pour prendre ensemble (ou tenir en dessous) la nature indécise de la personnalisation du parcours visuel, il devient important de laisser le flou de la direction et des courbes.

Artistiquement parlant, il faut aussi avouer qu'une non-face à beaucoup moins de chance de nuire à l'image-objet.

Ce qu'il y a à vouloir ici, c'est la legêreté d'un mouvement invisible et imprécis. Souveraine, cette main sous tes reins pourrait être celle de n'importe qui d'autre ou pas vraiment car elle ne bouge pas encore. La ligne de fuite calorimétrique signe cette inexistence. J'attend, je sers d'objet, j'espère être songer comme son jet vers l'extérieur. Cette affreuse ligne continue à sous-tenir sa promesse. Il ne se passe rien, strictement rien et c'est vraiment normal car nous sommes une photographie anti-physique « : poétique plutôt ». Ce n'est que par erreur que je subviens à la mesquinerie d'un souvenir.

20:18 21/03/05

Dostoïevski et les blogs ·

Faut-il être croyant pour vivre un miracle ? Nous avons une bonne nouvelle pour celles et ceux qui étaient inquiets pour l'un des sujets laissés à l'abandon depuis quelques temps.

Suite

22:28 19/12/05

Dans le pli du texte ·

Pour moi, il s'agit avant tout d'introduire l'histoire dans le structuralisme : les textes que Mallarmé ou Proust ont lus et qui irriguent le Coup de dés ou la Recherche du temps perdu nous permettent d'introduire dans le laboratoire même de l'écriture l'intérêt de Mallarmé pour l'anarchisme, par exemple, et celui de Proust pour la mystique juive du Zohar ou l'Affaire Dreyfus... En même temps, en faisant apparaître combien dans le dedans du texte est redevable à son dehors, l'interprétation découvre l'inauthenticité du sujet de l'écriture : l'écrivain est un « sujet en procès », un carnaval, une polyphonie, sans réconciliation possible, une révolte permanente.

L'avenir d'une révolte, Julia Kristeva
13:07 28/07/04

Rime venteuse ·

Dis moi avec un sourire que tu m'aimes
et je te dirais que tu n'es pas humaine.

Je ne te dirais pas que je t'aime
tant que tu ne seras pas toi même.

15:28 29/10/04

Séquence ·

J'ai le mal de crâne de ces années que l'on comprend trop bien lorsque tôt le matin, l'on est allongé sur les marches d'un escalier en marbre, avec le parfum d'une odeur de cendres et une personne gémissant parce que ses vêtements trop grands ne sont pas les siens.

19:57 15/10/04

Abimer ·

Cela commence par l'histoire de quelqu'un qui commence à faire des études de mathématiques parce qu'il y a une notion de beau dans les infinis d'Escher.

Cela finit par l'histoire de cette même personne, qui par mirroirs interposés*, rédige (ou tente de le faire) un projet d'étude sur l'écriture personnelle.

Prochaine étape, trouver quelque chose qui ne me rappelle pas qu'il y a quelque chose de fondamentalement étrange dans le déroulement de ma vie comme cette impression actuelle d'être de manière persistante en transition quantique vers une quantité improbable d'états incertains.

*: Référence, obscure et pouvant être mal interprétée, à "Reproduction Interdite" de R. Magritte en couverture de L'homme pluriel de B. Lahire.

21:28 02/09/05

Une question ·

Si possible, je ferai voeux de silence car ma parole de ne vaut pas plus que le bruissement taché d'une feuille de papier.

00:08 19/02/05

L'économique ·

Elle est arrivée à l'âge de la monocause.

19:54 01/01/06

Ventre mou ·

Pas grand chose à demander, seulement la voix d'Orson ou la gestuelle de Tony pour entendre, entre deux K, la mélodie d'elle. À la place de cela, j'ai seulement hérité de la foi décomposée d'André et d'un départ de feuilles mouillées.