Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

00:53 30/12/05

Collant ·

Les jambes qui me vantent, je les cache au couvent. Il reste quoi à faire après ? Mordre les coutures ?

10:08 29/07/04

Considération bridgetienne ·

Des fois quand je suis en perte de repère à cause de ma retraite sentimentale –tout un combat "contre les évidences. Méthode du discours sans fin." (Nicky D., Editions du Tout, Paris, 2015)– qui ne cesse de durer, quand les symptômes se font de plus en plus fort comme faire des rimes pour une moitié qui n'existe pas –et pourquoi on devrait toujours être la moitié de quelqu'un d'autre hein ? Platon mais après ? On va continuer à se pourrir la vie à cause d'un vieux barbu grec ?– … Quand je suis dans ce genre d'état, donc, je vais voir mes amis mariés-ou-presque. Je sais bien que j'agite ici un gros cliché sur la vie en couple mais personnellement, j'ai la chance de connaître ce que l'on pourrait appeler, pour utiliser un mot savant, un idealtype (construction idéale proche de la caricature. Concept de M. Weber) du couple "22 ans, papy et mamy avant d'avoir eu des enfants".

Selon moi, le couple est une institution conceptuelle. Institution car manifestation physique réelle, matérielle et temporelle d'une idée que l'on se fait de ce que doit être la vie une fois dépassé un certain âge. Conceptuel car tout concept est autant de chances de survivre que deux papillons se transformer en asticot. De plus, l'entrée en couple est généralement reconnu comme le premier moment de chute fatale dans le nombre de relations amicales (O. Galland, Sociologie de la jeunesse). Il existe des exceptions comme les "Living Appart Together" (F. de Singly, Libres ensemble), les couples qui ne cohabitent pas, tout montre qu'ils continuent à faire "comme si" aussi bien dans l'aménagement de l'espace de vie que l'aménagement temporel (téléphone etc.). De plus toute institution ayant potentiellement une fonction (Merton), on ne peut pas se contenter de dire que le couple soit seulement un objectif biologique, car il n'y aurait pas alors besoin de se couper du monde et je pense que l'excuse du rituel qui perdure n'est pas une excuse valable non plus. Non, je pense que les gens qui devienne proche de l'autisme social le font essentiellement pour faire culpabiliser les autres, cette sous-espèce de l'humanité que l'on nomme souvent "les célibataires". Revenons-en à nos moutons (puisque c'est plus ou moins le mot qui convient), quand j'ai un petit coup de blues (qui n'est pas de la déprime), je vais voir mamy et papy ou du moins j'essaie car ça se solde souvent par un coup de téléphone et un dialogue de ce genre.

– Hello !

– Bonjour !

– Ca va ?

– Ouais et toi ?

– Non, j'ai envie de parler. Café. Rendez-vous à 19h30 ?

– Ouhla non, si je sors après 19h30, [Bibiche/Raoul] va me casser un bras.

Je sais que je tiens là une belle caricature (d'ailleurs, je ne veux pas savoir si "casser un bras" est à comprendre au sens figuré ou au sens propre) mais je réalise également que le célibataire, à l'instar de son collègue qui vit dans un monde merveilleux où ils ne sont que deux à vivre à deux, a également une fonction faire culpabiliser son ami d'avoir troqué une certaine forme de liberté qui fait passer mes Near Feelings Experiences (NFE) à fréquence annuelle (dans le meilleur des cas) pour une vie de libertin lubrique. Mais bon des fois, j'arrive à les sortir de chez eux, à midi quand ils étaient déjà dehors, et à les faire s'asseoir autour d'une table. Ce qu'il y a de chouette avec ces gens là, c'est qu'ils ne veulent en aucun cas parler de la solitude et tout le reste (parce qu'ils ont du mal qu'ils peuvent être seuls à deux) alors on parle de mes problèmes de problématiques (un problème récurrent et problématique depuis un an) ce qui constitue alors le must du dialogue (tout ce qui est personnel ne pouvant sortir du trou noir "marital" ou un tout petit peu d'informations comme les vrais trous noirs) et m'amène souvent à reconsidérer mes échelles de réussite et d'échec de la Vie.

Bon ok. Manger des nouilles instantanées et écrire cette justification à 30 cents et 6 euro-sous en attendant "That 70's show" a quand même quelque chose proche de la loose. Plus jamais, je ne me plaindrais qu'Internet est une source possible de rupture du lien social parce que clairement, le problème est en amont. Rendez-moi ma connexion !

09:53 17/06/04

Raison pratique ·

Etre obliger de rester clouer à un fauteuil face à un écran inexpressif à essayer d'analyser et comprendre un ensemble de points et de matrices censés représentés la vie collective (ou un réseau social) selon le principe de la boite noire et à partir de cela pondre vingt pages ou plus pour dans 24h ou moins alors que dehors il fait le temps parfait pour être sociable est une raison suffisante pour développer une haine singulière de la cybernétique.

00:48 30/11/05

Mais vraiment trop ·

Aucune idée des conséquences de cette régularité mais après mesure, il se trouve qu'il tombe exactement toutes les 15h24 et qu'il s'écroule tous les 4 ans et demi. Si quand même, le dernier effondrement ayant eu lieu il y a plus de 5 ans, je regarde analogiquement les docu-fictions sur les volcans nord-américains.

14:02 12/08/04

Fontes ·

La différence entre l'humanité et l'animalité, c'est l'excuse.

Ex: Dieu. Nature. Liberté. Pouvoir. Plaisir. Raison.

20:03 15/11/04

Gant ·

C'était le plus borné de tous les rationalistes corses.

23:51 27/06/05

Expulsion ·

Depuis quelques jours, je m'impatiente d'écrire avant d'aller dormir. Seulement le texte ne vient pas. J'attends et j'attends mais rien. J'écris autre chose mais rien ne suffit à apaiser la fatigue de ses froideurs.

00:38 21/05/05

Des faits ·

En marchant dans la rue, à essayer de recoller des visages à des destins et des destins au nombre limité de vie qui circule, une nouvelle question est apparue. Sybille ressemble finalement à Galahade surtout dans les mémoires où elles chassent d'airs concentrés des cieux les vieux à coups d'épieux et de pans si uniformes. A quoi ressembleront les enfants de nos futurs évanouissements ?

J'imagine Alexis parcourant d'immenses plaines multicolores dans une lente incertitude. Retour en arrière ou bon en avant, le port de la perruque blanche est d'époque, le cheval aussi. La liberté est un combat quotidien contre l'abandon. J'ai les pensées courtes, qui s'enchaînent et me mettent parfois hors d'haleine. Des fois quand je souffle et que je dévisage de faire autre chose, l'ombre me rappelle que chaque jour est à soumettre. C'est con en ce moment j'ai l'envie d'antres sensées ou d'être cessé. Je sais créer l'illusion de l'érudition, de la profusion et de la sensation. Les autres se perdent parfois plus que l'impression que l'on peut en avoir.

La confusion des bouts de souffle, j'ai parfois envie de moins de mois de moi.

01:15 11/10/04

Complot ·

Les dimanches et leurs amies, les premières heures du lundi, m'en veulent ! J'avais finalisé un magnifique article sur le pourquoi du comment un dimanche ne peut être que raté (sujet passionnant qui ne passionne pas assez de monde. Les autres laborentins étant tous partis en cure) et voilà qu'en pensant l'avoir publié, je ferme toutes les fenêtes sans rien enregistrer. Profiter de la fatigue et des boutons de prévisualisation qui ressemblent au bouton d'enregistrement est un procédé honteux.

Cela pourrait être un mensonge pour inciter à la haine des dimanches mais ceci est la stricte vérité. Censure. C'est la vérité de la Semaine qu'on assassine. Vous n'aurez pas mes Mots !

22:45 25/06/04

Egalité ·

L'avantage de ne pas être touché par cette étrange maladie qu'est le nationalisme, c'est quand même de ne pas avoir ses humeurs calquées sur 90 minutes et 11 types qui courrent en short.

Et puis l'équipe de volleyball a gagné, elle.

17:33 13/08/04

Ombre, ombre ·

Au départ, je ne voulais pas partager une image, un cliché, une vie (ou sa stricte réalité fantasmée), un ego, des instants, des actions, des sentiments, des impressions, des opinions ou des pensées, bref une perspective picturale de la subjectivité objectivée mais seulement un lieu ainsi que son entière géographie. L'absence d'une présence comme preuve d'un voyage commun en quelques sortes.

10:56 28/09/05

Patience ·

Le jusquauboutisme est une question de réincarnation. Comme la passion, il est impossible de faire l'épreuve de la compréhension si on a pas vécu plus d'une fois la passation. Bien entendu, toi tu ne crois en rien, tu es un auboutiste, tu es à la fin d'un chemin, le tien et tu ne veux pas voir que tout ce que tu vois n'est pour quelqu'un d'autre que croyance, imagination et fiction. Que sur ton île quelque chose te dépassera toujours. Tu ne crois pas donc et moi non plus, je ne crois plus en toi depuis que je sais que tu ne me vois pas.

10:04 08/06/05

L'accordéon ·

Nous nous sommes dit que nous ne nous aimions plus. Je ne suis plus amoureux mais tu le savais sans doute déjà puisque j'avais dit que je ne le serais plus, surtout pas depuis que les saisons font n'importe quoi avec la météo. On peut se griller une dernière fois si tu y tiens. Elle me manquera toujours un peu cette absence de lueur dans tes yeux. Tu ne vois que la vie, je ne voile que les chiffres. Toujours ce drôle d'effet quand j'écoute ce disque d'Anita L.

07:56 10/09/05

Kalistère ·

Voyons voir pourquoi je me suis réveillée aussi tôt aujourd'hui. Je devais sans avoir quelque chose à faire mais quoi, le souvenir a été enlevé alors que je me réveille. Peut-être n'était-ce qu'un rêve. Pour atteindre un semblant d'éveil, il faudrait sûrement que j'oublie la veille mais ça ne risque pas d'arriver avant que je ne devienne vieille. Tout ce qui s'éveille à mon esprit en ce moment est que le six, quelqu'un m'a dit qu'il n'en restait plus que dix et maintenant qu'on est le dix, il n'en reste plus que six. Il voulait me réveler quelque chose ou bien seulement élever un peu le statut de sa vestale ou bien lessiver sa veste sale.

09:52 25/09/05

Poudre ·

En vie de ne passer plus d'ennuis dans Zébra.