Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

23:01 11/12/05

Stock ·

Jamais les rêves étranges ne sont les mêmes, je regrette juste qu'ils soient trop souvent les miens. Bien attendu, je me préoccupe de ramener les propres eux sur lesquels nous marcherons pieds nus ou en tong ça évitera sans doute quelques affections, les plaisirs trop ouverts et peut être même l'usage des pansements. Je ne devrais pas le dire d'ailleurs, je fais tout sauf le dire. L'écriture est une folie mais dans l'ânerie furieuse, je ne peux m'empêcher d'y penser. Entre hypothèses, je dois envoyer un document modifier mais je suis tellement certain de mes erreurs que j'ai peur de revoir tout ce que j'ai pu écrire. Dans quelques minutes et trente fois sept secondes, je vais rejoindre mon songe. Avant, je fais l'inventaire et extra-ordinairement, je ne me souviens que d'un prénom qui n'existe apparement pas dans mon étrange liste. Dans le prénom que je cherche, il n'y a pas de "a" et j'entend encore avec incompétence une lettre qui n'arrivera sûrement jamais. Il me reste la solution de la définir comme une consonnante constructive. Malgré cette impatience, j'ai la haine et la flemme, un peu aussi, et surtout la gêne d'espérer un futurisant soupçon auprès cette cocaïne pop sans quoi il n'y aura sans un néant auquel je ne peux me résoudre et non à venir.

20:39 05/09/04

Vol du thé ·

Trop de choses dans le bide qui me font mal. Trop choses dans la tête qui me font voir des mirages et un mal de crâne qui ne s'arrêtera donc jamais. L'Autre me dit que je mange trop de sucres et l'autre Autre me disait que je devrais respecter "ta plume et ta pensée: car elles le méritent". Ingratitude incarnée sans conséquence, je sais que je ne mérite rien de cela, pas plus qu'elles ne me méritent. Ces mots me donnent envie de hurler et de fuir, ce que je fais de mieux au fond. Si ce n'est le seul geste que j'exécute à la perfection. A force de chercher les bonnes raisons, on devient tout de suite plus doué pour trouver les fausses excuses. Le mérite me fait enrager. On ne mérite jamais ce qui arrive, on mérite trop souvent ce qui ne devait pas arriver. Je pourrais certainement retourner Là et raconter comment je brûle mes plumes par souvenir du bon vieux temps. Un soupir s'inquiète pour cette voix. On ne mérite pas une situation, une relation. Il y aucun mérite à vivre pas plus qu'à mourir. On ne mérite pas plus une vie paisible qu'une vie sur-active. Il est idiot de penser que l'on mérite d'aimer tant les sentiments sont parfois doués de raisons. Se sentir mérité, se sentir aimé. Le mérite est plein d'existences. J'ai envie de crier à tous qu'il n'y a rien de glorieux à mériter autrui, que dès qu'il faut se battre alors le combat est perdu d'avance. Comme si la vie ne suffisait pas. Mal. Je ne veux pas mériter. C'est encore une fois totalement congruent avec le symbolisme du dépôt des armes.

Il faut que j'arrête l'eau du robinet.

00:07 19/02/05

Consommation ·

Changement de programme. Je met la sémiologie et tout le reste à la poubelle. Overdose inopinée de structure. Manifeste ou latente, si j'en entends encore parler condamnation immédiate à participer à une cure de désintox. Nouvelle problématique : L'inexistentialisme est-il un surréalisme ? Je vous laisse chercher où, qui et quand cela n'a pas commencé. Bonne pioche.

00:02 10/03/05

L'encre ·

J'entends la voix diluée des anges sans âmes qui se dandinent platement pour les excuses de l'électronicité. La désaffection de mon affection m'inflige l'infection de ma figuration. Moi aussi, je souffle comme je peux à la recherche de l'étrange mémoire des notes.

08:50 09/12/05

Danser en l'air ·

Aujourd'hui, je ne suis personne dans la rue, un peu exténué par le boulot. En sortant du réseau sous-terrain, j'ai croisé cette autre personne avec qui j'aime bien discuter, elle m'a dit que personne avait eu quelques problèmes personnels lors de son dernier voyage. De mon côté, l'autre soir j'ai rencontré une autre personne avec qui j'ai bu un peu trop de vin. J'ai vu tel film, j'ai bien aimé parce qu'il y a une véritable rigueur dans l'application d'un décalage. La vision, c'est le centre de la tangente. J'ai lu tel livre, il y a un effort sur le style mais ça sonne encore vraiment trop l'exportation. La conjugaison, c'est la fin de l'être. J'ai entendu la dernière nouvelle qui n'est en fait que la particule alimentaire du déroulement mécanique d'une société sur la déparmentale qui mène vers la montagne où elle glissera sur une pente bien trop raide pour son niveau intellectuel. J'ai envie de jouer et d'étendre mon territoire personnel. Mais étant donné que je ne suis pas vraiment l'humeur qui se lance dans ce genre de conversion, je lui ai dit de m'en reparler à la prochaine rencontre parce qu'il faut que je file voir la personne pour qui je suis personne, il faudrait montrer un lien vers la seconde si j'avais la minutie nécessaire pour rendre ce texte vraiment personnalisable puis je sortirais aussi le percolateur. Je ferais de cette relation une information. Rien ne se passe, le texte reste uniforme sans expansion. La réalité sans extension, seulement la réalité sans l'excitation des tension, pas d'hyper-marchandage verbal, toute la détention d'une image. Je me répète un peu là, il me semble bien avoir déjà tout ça, mais c'est ce qui est attristant lorsque qu'on se prend soi-même comme information, lorsqu'il n'y a plus rien d'autre que l'intérêt cognitif dans l'équation de l'identité. J'ai même dans l'envie de dire que toute la laideur de l'étalage n'est pas une question d'inflation de quelques petites briques, bien trop carrées pour être enjouées mais de la superstition du culte du préfixe de l'information sur la personne.

12:43 13/07/05

Vers ·

Ici, ce ne sont pas mes mantras que je vous répète.

23:34 31/03/05

Crypte ·

Si j'écris, c'est sâlement parce que je voile le monde comme j'étoile la dentelle.

00:56 11/08/05

* ·

Dans quelques temps, je dirais par l'intermédiaire de quelqu'un d'autre que j'écris est un moyen d'exister. C'était une erreur, je préfère me taire et j'aimerai que d'autres en fasse autant. Le silence comme acte de parole plutôt que le bruit comme symbolique de la vacuité. Il n'y a pas de salaire pour ceux qui ont goûté le charme de ne plus avoir de voix alors que les haut-parleurs font les riches. Je vous laisse deviner dans quel camp la richesse trouvera refuge. Je deviens comme les autres, les sons comme pertes. Mes mots insolubles dans la bouillie de vos connaissance. Echapper à toute forme de reconnaissance parce qu'il est hors de question d'exister sous la forme nom jamais assez brillant. Si il n'y a qu'un seul projet, c'est celui. Je ne suis pas prêt à perdre.

00:45 21/11/05

Rêve ·

Si il y a quelque chose qui me frustre bien plus que tout autre au monde, c'est bien l'absence. J'aime bien regarder lorsque je me ballade lorsque deux personnes se séparent. Stupidement, j'imagine une bande-son à la Wong Kar-Wai car inévitablement dans cette distance sans destination, j'observe attentivement la disparition de la présence, de l'émmiettement quasi-mécanique des phases hallucinatoires des pas qui perdurent trop. A ce moment là, généralement, une des personnes se retournent, c'est mon passage préféré. Cette personne jette un regard rapide, puis ralentit et se retourne, observe l'autre déjà trop loin qui se détourne sans paraître. L'incertitude est souvent la plus totale, les possibles se livrent à une escrime pour savoir à quoi ressemblera le monde actuel. La décision, toujours, sauver l'âme pour et non, l'autre marche encore. Le possible prend la fuite dans un autre jour. J'ai bien compté (sur le fait que), jamais l'Autre ne se retourne.

Entre nous, je ne vous parle pas de mes sentiments, je ne pense pas le faire, ça serait tomber dans les travers du discours imposé par la forme conventionnelle de la page personnelle. La passion est un (de mes) objets d'étude et je m'y assujetti vachement à mes écritures en ce moment. Entre nous, je préfère les frottements en soie.

21:36 27/03/05

Allumette ·

Souffle la plume et tais-toi.

21:28 02/09/05

Une question ·

Si possible, je ferai voeux de silence car ma parole de ne vaut pas plus que le bruissement taché d'une feuille de papier.

22:47 25/04/05

Plantée ·

Je te suis. Je t'essuie à la trace. Je ne t'aime pas. Tu sèmes tes places fantomatiques. Je t'embrasse. Je te déplace. Du légume au fruit. Tu comptes certainement ouvrir la jardinière alors que tu laisses tomber les pots tachés derrière toi. Les desserts n'ont jamais été de grandes résistances.

00:33 08/09/04

Ouvre ta bouche ·

Les autres me voient rarement où je suis.

09:49 19/06/04

Première séance ·

Ce qui est bien avec la séance de 11h, c'est que je me sens beaucoup moins seul de ne pas être le seul à être seul dans cette grande salle vide et obscure.

13:21 13/01/05

Sale plastique ·

Le sac de la fille au rêve vert trainait par terre devant la salle de cours, anormalement, occupée par des élèves qui auraient dû être loin. Un type à barbe et au regard perplexe la regarde exercer son droit à l'indignation et du mien celui de l'insignification. Pourtant, une main s'approche de son ventre et elle me tend une photocopie de son nombril. La page blanche. Les choses ne deviennent brillantes que dans leur absence.