Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

00:45 21/11/05

Rêve ·

Si il y a quelque chose qui me frustre bien plus que tout autre au monde, c'est bien l'absence. J'aime bien regarder lorsque je me ballade lorsque deux personnes se séparent. Stupidement, j'imagine une bande-son à la Wong Kar-Wai car inévitablement dans cette distance sans destination, j'observe attentivement la disparition de la présence, de l'émmiettement quasi-mécanique des phases hallucinatoires des pas qui perdurent trop. A ce moment là, généralement, une des personnes se retournent, c'est mon passage préféré. Cette personne jette un regard rapide, puis ralentit et se retourne, observe l'autre déjà trop loin qui se détourne sans paraître. L'incertitude est souvent la plus totale, les possibles se livrent à une escrime pour savoir à quoi ressemblera le monde actuel. La décision, toujours, sauver l'âme pour et non, l'autre marche encore. Le possible prend la fuite dans un autre jour. J'ai bien compté (sur le fait que), jamais l'Autre ne se retourne.

Entre nous, je ne vous parle pas de mes sentiments, je ne pense pas le faire, ça serait tomber dans les travers du discours imposé par la forme conventionnelle de la page personnelle. La passion est un (de mes) objets d'étude et je m'y assujetti vachement à mes écritures en ce moment. Entre nous, je préfère les frottements en soie.

08:55 26/05/05

Quand j'étais jeune ·

Dans mon isolement social semestriel où mon seul lien au monde reste les deux heures par jour de vidage de cartouche d'encre, j'ai craqué : je suis sorti de chez moi et je suis allé au cinéma. Échec d'une prophétie, ceci est l'histoire du comment et pourquoi je vais basculer du mauvais côté après avoir perdu une soirée en allant voir le troisième de La Guerre des Étoiles (ou le sixième selon la manière de compter) ; bref La Revanche des Siths. Cette lecture d'une double trilogie cinématographique répond à besoin évident d'évacuer la frustration avant que mes futures dissert' ascétiques ne souffrent de la présence incongrue d'éléments contemporains voire pire de la « culture populaire » qui craint.

Attention ce billet contient des informations sur le déroulement des films et peut donc heurter la sensibilité des âmes naïves qui ne sont pas encore passées devant le Grand Écran Blanc.

Suite

09:53 05/03/05

Sous-plat ·

Quelque chose me souffle d'abandonner la femme folle et l'amour surréaliste pour l'instant. Alors que dans le moment, je dirais certainement qu'il n'y a rien à faire pour le reste de nous.

18:24 29/07/05

3 juin ·

Je ne peux pas encore décider comment il faut la comprendre ; je me tiens donc tout tranquille, tout effacé — oui, comme une sentinelle en ligne qui se jette par terre pour écouter le moindre écho d'un ennemi qui avance. Car je n'existe pas pour elle, et ce n'est pas un rapport négatif, mais un rapport inexistant. Jusqu'ici je n'ai osé aucune expérience. — La voir et l'aimer, c'est ainsi qu'on exprime dans les romans — oui, c'est assez vrai à condition que l'amour n'ait pas de dialectique ; mais après tout, qu'est-ce que les romans nous apprennent de l'amour ? Rien que des mensonges qui aident à abréger la tâche.

Sören Kierkegaard, Le journal du séducteur
00:28 24/10/07

Mince ·

Derrière ce dos ce cache la répétition d'un glissement régulier du passé vers le présent. Cette situation est peut être une métaphore : il y a un temps où je ne voyais pas un dos mais un visage et un regard inquisiteur. Puis vint le temps des promesses et depuis, je reste bloqué par une peur panique dès que je vois ce contour si familier que j'ai su reconnaitre sans hésiter un dimanche après-midi. Peut-être y avait-il trop d'indice mais en tout cas de voir cette présence là à quelques sièges alors que j'avais cru l'apercevoir dans les rues. Soit directement soit un souvenir de cette période. J'ai cherché vaguement des traces, des pistes sur la toile pleins de mots mais sans ton nom. Second tirage, il ne faut jamais tenter le hasard quand on cherche l'improbable. Toujours dans l'incapacité de faire ce dernier pas même si je ne souviens pas de l'avant-dernier précédent cet interminable silence. A la fin, il ne reste donc plus que ce fantasme narcissique, parfois psychotique aux alentours du quartier latin : même si ce n'est maintenant que je suis torturé par tout ce que tu étais sans le dire à travers une histoire continue et les chuchotements au fond d'une salle adolescente, je ne sais plus qui tu es. Il ne faut peut être pas tenter le chaos une fois de plus à savoir si cette absence est un accident ou une bénédiction, si c'est le moment d'arrêter de se perdre de vue ou si cette retenue des dés n'abolira pas nos parcours solitaires sans rencontre. Combien de fois n'as-tu pas pris cette décision ?

00:56 04/09/04

Logique de l'asocial ·

Egoïsme méthodologique.

09:52 25/09/05

Poudre ·

En vie de ne passer plus d'ennuis dans Zébra.

00:41 24/01/06

0 question ·

Il faut que j'arrête d'écouter so-, sa voix est juste entrain de me rendre dingue. J'ai croisé jea- dans le métro, j'ai hésité mais il y a eu un redémarrage tout ce qu'il y a de prévisible. Une autre et une autre fois à l'ombre d'une statue, c'est fou comment il faisait froid cet après-midi même dans les rues qui me paraissent habituellement si chaudes. J'oublie mes titres en ce moment, comme si il était possible de se défaire des égalités et des identités ... Je me demande si il est possible de pousser les craquelures quand il y a déjà trop de moitié (rompre une amitié, quelle idée étrange). La prédiction de la semaine précédente était plutôt exacte ce qui explicite l'écart invisible entre ces lignes et celles d'en dessous. Pauvres autruches. De la même manière, j'aime la stupéfaction lorsque je vois cette capacité à ne parfois rien écrire. Mais je suis déjà atteint par la lassitude et je me retourne vers Sun T., juste pour une semaine. J'aime quand on me parle des usages du feu dans le camp ennemi. Solitude, mon si précieux bijou, il n'y a pas d'autre goût que ton secret. Se rendormir tout doucement, il y a dans l'air des mots et la luminosité parfaite pour cette descente. Je continue à faire de la veille sur le mouvement et ma position actuelle est la neutralité. Pas la centralité. La neutralité qui se traduit par une imprévisibilité, c'est dans l'entre que se crée toujours le mouvement. L'ex-pionne dans la vie retourne sa veste, il faut jouer en double ou sortir les drapeaux, je sortirais bien les lampions pour l'occasion. J'invite qui m'aime à porter le masque.

00:12 24/09/05

Etre un surréalisme dans la pratique de la vie ·

Ne plus écrire n'entraine pas une perte soudaine de la grammaire mais comme en fait je n'arrête pas vraiment mais que j'ai autre chose à faire je m'exerce à la double conjugaison. C'est un peu compliqué au début mais c'est une question de passion. Ce n'est pas comme si je n'avais pas d'autres choix à faire. Surtout qu'il y a des épreuves qui me font mentir. Winter Trees de S. Plath posé innocement sur le dessus de ma pile de livres à lire avant la vraie rentrée.

Back to back. I hear an owl cry
From its cold indigo
Intolerable vowels enter my heart.

Là tout de suite, lorsque je m'y essaie, je bégaie, ma langue trébuche sur la tienne et, c'est sûr, les embuches saveur mangue balaient toutes mes tentatives pour ne pas avoir peur de tes futures angelures. Alors, je suis quand même plein d'admiration pour Abdelkader sur son estrade. Une grande partie de ma vie me donne l'envie de crier à la vengeance contre mon passé de cancre notoire et notable en littérature. Rien de perdure et surtout pas ma mémoire. Avant je ne me souvenais pas de grand chose parce que j'avais déjà autre chose à faire (être une tortue ninja, faire la course au tour du lotissement, construire une cabane secrète) alors aujourd'hui je savoure ces petites pauses parce que personne n'écoute mes tirades.

Alors comme je ne fais pas trop d'efforts pour manger le sirop de la pomme, tout se venge. Sous en entendu, je préfère lire Rimbaud.

J'inventai la couleur des voyelles ! — A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert.— Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne, et, avec des rythmes instinctifs, je me flattai d'inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l'autre, à tous les sens. Je réservais la traduction.
Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges.

Voilà pour régler la question des dimensions, il vaut mieux en passer par l'essence. D'autant plus quand les mots se passent d'être vieux.

18:24 05/02/05

Natif ·

L'entrée de Ludwig W. dans l'histoire n'est pas fortuite. Elle correspond à peu près à un regain d'intérêt pour le système philosophique et religieux Zen. Sincèrement, je partage la conviction que le Tractatus est une invitation au silence et à l'action. Ludwig ne pensait-il pas avoir mis un terme à toute discussion philosophique et conseillait à ses élèves d'agir plutôt que de philosopher ? Il m'a un peu sauvé du verbillage psychanalytique dans lequel je commencais à m'enfoncer. Embrasser l'interstice laissé entre les mots, entre les existences, se croire comme un néant sans fin. Quelque part, l'intimité à laquelle invitait le tractatus a fait sur moi l'effet, je pense, proche du satôri zen.

Par nécessité et récemment conscient que cela pouvait parfois paraitre dérangeant, j'entame une transition vers Roland B., qui lui est plus en rapport avec ce que je suis censé raconter et espérant que cela remettra en route mes mots.

Autre part au même moment et en plus compréhensible. Je n'ose pas parler de synchronicité par peur d'une ignoble régression.

19:10 30/10/04

Les gens en général me plaisent beaucoup ·

Moi, j'attendais simplement puisque c'était l'occupation que j'affectionnais et que je maîtrisais le mieux, attendre tout à fait immobile dans l'ombre épaisse en observant les changements ténus du monde alentour, attendre et me transformer en plante tropicale - qui agiterait très doucement son feuillage au crépuscule mais resterait presque minérale tout le long du jour. Je pensais souvent à ça, à ma transformation en plante, et ne m'habillait plus qu'en vert - un kaki armée de terre évidemment. Veronique Ovaldé, Les hommes en général me plaisent beaucoup
17:33 13/08/04

Ombre, ombre ·

Au départ, je ne voulais pas partager une image, un cliché, une vie (ou sa stricte réalité fantasmée), un ego, des instants, des actions, des sentiments, des impressions, des opinions ou des pensées, bref une perspective picturale de la subjectivité objectivée mais seulement un lieu ainsi que son entière géographie. L'absence d'une présence comme preuve d'un voyage commun en quelques sortes.

21:18 29/03/05

Drapeau ·

Je me demène pour avoir l'haleine de ne pas trahir, salir, pervertir la rime d'une ville d'antiquités. Je pourrais m'asservir par une lune assassine et ainsi allonger tes sales étés pleins de présomptions. Espace de non-vieille comm' d'abrupte quille. L'avis ballade ta triste forme nazie. J'essaie l'avoine de la bouche et des mots sans m'assécher les veines par des quenelles aussi logiquement pathétiques.

01:37 15/01/06

S ·

Tout texte est un pré-texte.

08:20 22/12/04

L'anormale ·

Sinon, toi, tu fais quoi dans la Vie ?