Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

22:08 19/12/05

Bretzel ·

Le brouillon : un passage de l'expérience au texte. Un intermédiaire. Une étape artisanale. Un carrefour entre : les états de rêveries où l'affaiblissement de la censure consciente donne un accès fulgurant à l'inconscient, au senti, à l'Être ; et la mise en forme finale.

L'avenir d'une révolte, Julia Kristeva
00:29 03/01/06

Pouls ·

Soucis passager de granularité, pas seulement dans la voix mais en photographie et en cinématographie aussi. C'est assez facheux quand on s'y attarde de trop près. Il faut ressentir au toucher les reliefs microscopiques ou la surcharge électrostatique d'un écran empaillé. A la question qui s'y rapporte, j'obtiens d'abord ䷀ (kien, le créateur) — la première chose qui m'est surpris en ouvrant le livre — se mutant en ䷫ (keou, venir à la rencontre) qui « indique une situation où le principe obscur se réintroduit secrètement et de façon inattendue de l'intérieur et d'en bas après qu'on l'avait écarté ». keou* est analogue à kouan (la contemplation) ce qui est assez négatif car signe de dispersion et inversion de tai (la paix). Le début de la connerie mais je trouve ça presque trop explicite surtout la suite à partir de quoi méditer et devenir à moitié parano ou au moins attentif (et non plus être l'attente). Je vais quand même changer mon cable péritel avant de tomber amoureux d'un zippo.

* Oui, je vais pas pousser le vice de mettre de l'utf8 partout.

17:41 05/11/04

Something stupid ·

Il y a quelque chose qui m'intrigue depuis quelques temps déjà.

Dans le métro, à part la tradition de faire la tronche et d'être le moins coopératif possible, il y a une sorte de nouveau jeu. Bon, personnellement, quand je ne suis pas assis près d'une fenêtre, j'aime bien observer furtivement les gens (une autre stratégie semble être la béatitude et la contemplation de ses propres chaussures). Mais depuis peu, j'ai remarqué -et ça ne l'a pas fait qu'à moi- que quand deux regards observateurs et furtifs se rencontrent, il ne faut absolument pas dévier la direction des yeux.

C'est là que je ne comprend plus vraiment.

Certains avancent l'hypothèse que c'est une sorte de combat mental et d'autres de la drague empathique mais un autre sondage montre que la majorité des usagers du métro pensent que le métro est certainement le dernier endroit pour taper la discut' et encore plus pour trouver l'âme soeur*. Ma théorie personnelle est que ce sont des extra-terrestres qui tentent de communiquer par télépathie et que ces regards soutenus sont un message pour un voyage vers un monde meilleur (que le métro parisien). De l'humanitaire au sens le plus véritable du terme donc. Le problème est qu'il n'y a pas encore de manuel de télépathie des extraterrestres du métro (puisque que comme un certain nombre de mes congénères terriens, je ne suis pas nativement télépathe) et que les tentatives de communications avec le visage semble être le signe de rupture de la communication (le regard devenant fuyant). Ce qui est assez frustrant parce que j'ai vraiment rien contre partir loin loin loin loin et explorer des galaxies lointaines.

* Un voyageur du futur tient à signaler que les premiers speed-dating sub-urbains auront lieux début 2020 car d'ici là il existera des implants pour nous faire croire que le métro est beau, qu'il ne sent pas la pisse et que donc les gens abandonneront la tradition de faire la gueule dès qu'ils sont sous terre.

22:48 25/04/05

Bouteille ·

Si ça intéresse quelqu'un, je cherche des personnes bénévoles pour un peu de relecture. Mon email est toujours au même endroit. Pour me dire que j'écris de manière trop alambiquée et pointer du doigt là où je présuppose beaucoup. Comme là où je ne dis pas de quoi parle le bidule en question.

19:28 14/09/05

Anarchisme en kilt ·

... sac d'une certaine marque que les jeunes aiment bien

Bon je profite de cette fenêtre sur la réalité pour raconter, pour une fois, ma fabuleuse vie matérielle. Alors ce matin entre deux trajets entre les deux batiments de mon lieu de stage, je me suis dit que c'était le moment où jamais de succomber à la tradition millénaire vieille de quatre ans : un nouveau sac pour une nouvelle année (possibilité d'amendement pour les occasions spéciales : soutenance etc). D'où l'image ci-dessus parce que j'avais pas de sac d'une certaine marque que les jeunes aiment bien. On se moquera bien d'eux parce qu'ils trouvent rien de mieux que de recopier des paroles de chansons et dessiner des cranes à l'effaceur sur leur cartable. Il n'empêche que maintenant même les symboles de protestation sont vendus directement avec le "produit". Alors soit, c'est brodé de série soit un groupe d'activistes personnalise tous les sacs d'une certaine marque dans le quartier. Mieux que les plats surgelés avec la nana qui s'est fait enfermé dans une cave chinoise avant de savoir faire du riz cantonnais.

De toutes façons mon banquier me faisait déjà assez la gueule comme ça bien que je ne doute pas du potentiel vintage-rebel de l'objet en question.

Je sais pas si c'est la prochaine génération sera encore du genre à avoir des épingles à nourrice piquées à maman accrochés un peu n'importe où.

23:56 07/10/05

Retour ·

Histoire, d'aérer un peu mes cendres, j'ouvre grande les fenêtres, habitant à Paris je ne suis pas sûr de la rationalité de ma conduite. Ce n'est pas comme si je n'entendais pas le bruit des voitures.

12:38 06/09/04

Destructuration ·

J'irai aboyer sur vos cendres.

16:43 10/06/04

MTV #3 ·

Il existe encore des clips musicaux de jeunes ne mettant pas en scène des femmes aux formes très sexuées et tout autant dénudées ?

Pour répondre à cette question, vous aurez le droit de vous appuyer sur les discussions entre vérificationisme et falsificationisme pour étayer votre argumentation.

02:32 17/09/04

Cassis ·

L'important dans la vie, ce n'est pas de casser des murs mais de toujours en avoir un sur lequel s'appuyer.

16:26 09/03/06

Esprit es-tu là ? ·

Ce texte s'adresse avant tout à ceux de mes compagnons qui livrent actuellement des combats d'hiver. Dans l'ancienne saison, l'apparition a chaque parole pour chaque mouvement extérieur si peu nuisible mais trop souvent nocturne. Il ne fait plus trop froid en ce moment, il y a surtout une atmosphère liquide, notre disparition n'est pas une absence véritable mais plutôt un passage à l'évaporation. Entre les limbes, les drap-peaux et les civières voudraient être là dans chaque champ en plein tiraillement. A l'envers des tracts, des manifestes, des articles et autres poèmes, il faut sortir les ancres pour mieux essayer. La cure et les courants d'air ne peuvent prendre que la forme d'un parapluie, que revêtir les sombres apparences pour être vu bien. Le matin là, de bonne heure, la plume anticipe la fin d'un monde, ce qui laisse supposer qu'elle était là bien avant le réveil. Avant cela, il faut écrire toutes choses qui ne seront jamais lu parce qu'il existe ces vérités qui ne doivent être que jeter à la poubelle et ne pas être envoyées à la figure, surtout cette incorrigible soif de signes. Juste le temps de prendre formes et pensées pour apporter provisions et nourritures, pour n'être rien d'autre que cette apparition dans un amphithéâtre évidé par le passage au jour. Le moins sûr, ce sont ces images sur cette pellicule brûlée, je ne sais comment venir dans le passé, sans te retenir, rien de moins incertain que le temps, de surveiller chaque énoncé, je voudrais vous sauvegarder des pourriture du langage. Vestige ou vestale, si vous pouviez attendre des ciels plus bleu, il n'y aurait plus de place pour les pigeons voyageurs. La surveillance technologique pourra croître autant qu'elle veut elle ne trouvera comme seul fin que le voile, l'erreur technique de l'identification. L'habile spectre de ces mots qui font l'environnement ne sont rien de plus que cet étrange monde qui apparaît lorsque les regards s'entretiennent sans s'éteindre. Et si les courants d'air sont, rien d'autre ne lie dans la trame et le tissage de nos nouvelles habitudes. C'était absurde de croire que les maux se cachent pour mourrir. Autant dire que les langages de l'arrière-garde sont définitivement en trop et qu'il n'y a rien à en faire de jolis manteaux de fourrure que l'on se prêtera à l'occasion.

Esprit que fais-tu là ?

22:42 04/10/05

Journée ·

J'écris comme je lis, dans la précipitation, dans la crainte éternelle de ne plus jamais avoir le temps, l'envie, l'espoir, la force, l'inspiration, la vie, l'illusion, la présence pour pouvoir le refaire. J'écris ici de la manière strictement inverse que le principe de réalité que j'applique à mon écriture "quotidienne", je bannis toute ontologie, je nie la raison pour la fiction fictionnelle et fictive, je préfère la prolifération à la méditation.

Il m'annonce qu'il abandonne le chemin que nous avions décidé de prendre, que ça sera trop compliqué pour lui, limite qu'il se sent pas capable de le faire. Alors que moi, oui, que moi, j'en suis tout à fait capable. Malgré mes crises existentielles quant à mes propres capacités qui se répètent toutes les quinzaines. Malgré l'imposture que je ne cherche plus à comprendre, l'absence de véritable posture. C'est l'absurdité de mon entourage qui m'enrage, ils ont confiance. Ca non plus, aucune compréhension. Pour cela, j'apprécie les profs, ils me disent de temps en temps qu'ils ne savent toujours pas si mon cas relève de l'originalité ou de la stupidité.

Il faut que je mette quelque chose de côté mais je n'arrive pas à m'y résoudre comme à dissoudre ces chemins que je met tant de temps à tracer et même si ils apparaissent souvent dans la soudaineté. Quelle vie ? Une question rare qui sonne à chaque fois que mon secret est découvert : je vis dans un univers où les journées ne font pas 24 heures. C'est pénible car il n'existe pas d'agenda gérant cela. Les possibles le sont tous, c'est bien pour ça que je vis dans l'indicible, dans la propreté de mon entourage.

Je n'ai pas encore assez de perspective pour dire si il y a autre chose que des rimes ridicules qui me font passer en quelques mois de la philosophie chinoise à la philosophie danoise, qui, dans une pure vue de ma table de chevet, m'ont fait transiter de Qu'est-ce que l'esthétique de Jimenez à Qu'est-ce que la métaphysique de Nef. J'y vois quand même un début de direction qui me permet de faire le choix entre le strict nécessaire et l'ultime superflu artistique. Je fais des choix en ce moment, cela n'arrive tellement peu souvent que j'ai l'impression que ça se voit.

La fac commence à ne plus m'étonner. Revenir plus tard pour les inscriptions. Les horaires des cours, ça sera pour un autre jour. La routine annuelle.

Nos chemins croisent, aussi, parfois le faire.

14:19 08/04/05

Variable ·

Les six transpercent l'écorse envolée. Jetez l'aimante romane.

10:34 20/07/04

Prophète littéraire ·

L'avenir de l'écriture, c'est de finir en bas de page.

00:35 01/04/05

Jazz ·

Le glam' sauvagera vos ânes.

17:58 08/07/04

Anticipation catastrophique ·

Internet était néfaste que dans la mesure où je n'avais pas conscience que le Réseau me protégait d'une autre sorte d'Ecran.