Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

12:49 31/07/06

N110 ·

Certains prennent le train, moi j'ai choisi de suivre une boîte de thé.
08:20 22/12/04

L'anormale ·

Sinon, toi, tu fais quoi dans la Vie ?

12:31 02/08/04
10:11 02/07/04

Reconnaissance sociale ·

L'arrogance n'est pas un fruit si difficile à cultiver. Il suffit de:

  1. Ne pas être assez idiot pour se poser des questions (que des millions de prédécesseurs se sont déjà posés avant).
  2. Etre trop idiot pour croire qu'Ego est capable d'y répondre (que des millions de prédécesseurs ont déjà fourni en mieux).

Attention aux conséquences telle que la croyance que l'on a un rôle à jouer dans un quelconque domaine.

00:12 24/09/05

Etre un surréalisme dans la pratique de la vie ·

Ne plus écrire n'entraine pas une perte soudaine de la grammaire mais comme en fait je n'arrête pas vraiment mais que j'ai autre chose à faire je m'exerce à la double conjugaison. C'est un peu compliqué au début mais c'est une question de passion. Ce n'est pas comme si je n'avais pas d'autres choix à faire. Surtout qu'il y a des épreuves qui me font mentir. Winter Trees de S. Plath posé innocement sur le dessus de ma pile de livres à lire avant la vraie rentrée.

Back to back. I hear an owl cry
From its cold indigo
Intolerable vowels enter my heart.

Là tout de suite, lorsque je m'y essaie, je bégaie, ma langue trébuche sur la tienne et, c'est sûr, les embuches saveur mangue balaient toutes mes tentatives pour ne pas avoir peur de tes futures angelures. Alors, je suis quand même plein d'admiration pour Abdelkader sur son estrade. Une grande partie de ma vie me donne l'envie de crier à la vengeance contre mon passé de cancre notoire et notable en littérature. Rien de perdure et surtout pas ma mémoire. Avant je ne me souvenais pas de grand chose parce que j'avais déjà autre chose à faire (être une tortue ninja, faire la course au tour du lotissement, construire une cabane secrète) alors aujourd'hui je savoure ces petites pauses parce que personne n'écoute mes tirades.

Alors comme je ne fais pas trop d'efforts pour manger le sirop de la pomme, tout se venge. Sous en entendu, je préfère lire Rimbaud.

J'inventai la couleur des voyelles ! — A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert.— Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne, et, avec des rythmes instinctifs, je me flattai d'inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l'autre, à tous les sens. Je réservais la traduction.
Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges.

Voilà pour régler la question des dimensions, il vaut mieux en passer par l'essence. D'autant plus quand les mots se passent d'être vieux.

16:21 19/12/04

Il m'arrive ·

A quoi sert une vie si sa dernière vocation n'est que vivre un sentiment de "beau", ou sa répétition, qui n'est finalement qu'une collection d'images ou de bons points distribuées par la société ?

10:18 14/09/04

Elysée ·

J'ai connu une Elisabeth. Loin de se prendre pour la première des anglaises, elle prenait très à coeur son rôle de dernière des petites connes parisiennes.

00:29 13/03/07

Transition ·

Changement de titre

23:36 13/12/04

le dialogue des petites choses ·

Action en deux mouvements. La lâcheté n'est pas seulement la fuite, elle est dans un premier temps plus particulièrement le renoncement au choix, la délégation à autrui ou à autre chose la liberté de décider et d'agir. Puis secondairement mais nécessairement, la lâcheté est l'interstice entre le renoncement et la liberté ou plus précisement le lieu où l'on attend de l'extérieur ce qu'il faudrait penser/ressentir. A partir du moment où l'univers des possibles existe, les situations d'attente interminables en sont le parfait exemple. Attendre d'être. Attendre d'avoir. Attendre l'autre. Attendre pour dire. Attendre de vivre. Attendre le bon moment. Attendre encore un peu. Attendre de savoir. Attendre un signe. Attendre l'être.

La morale de l'histoire, c'est que j'ai toujours dit que les séances de ciné de 11h et d'après 22h étaient les meilleures (surtout quand personne vous prévient qu'il y avait pas cours ce putain de lundi matin).

07:56 10/09/05

Kalistère ·

Voyons voir pourquoi je me suis réveillée aussi tôt aujourd'hui. Je devais sans avoir quelque chose à faire mais quoi, le souvenir a été enlevé alors que je me réveille. Peut-être n'était-ce qu'un rêve. Pour atteindre un semblant d'éveil, il faudrait sûrement que j'oublie la veille mais ça ne risque pas d'arriver avant que je ne devienne vieille. Tout ce qui s'éveille à mon esprit en ce moment est que le six, quelqu'un m'a dit qu'il n'en restait plus que dix et maintenant qu'on est le dix, il n'en reste plus que six. Il voulait me réveler quelque chose ou bien seulement élever un peu le statut de sa vestale ou bien lessiver sa veste sale.

01:15 11/10/04

Complot ·

Les dimanches et leurs amies, les premières heures du lundi, m'en veulent ! J'avais finalisé un magnifique article sur le pourquoi du comment un dimanche ne peut être que raté (sujet passionnant qui ne passionne pas assez de monde. Les autres laborentins étant tous partis en cure) et voilà qu'en pensant l'avoir publié, je ferme toutes les fenêtes sans rien enregistrer. Profiter de la fatigue et des boutons de prévisualisation qui ressemblent au bouton d'enregistrement est un procédé honteux.

Cela pourrait être un mensonge pour inciter à la haine des dimanches mais ceci est la stricte vérité. Censure. C'est la vérité de la Semaine qu'on assassine. Vous n'aurez pas mes Mots !

01:20 01/09/04

Matérialisme du fin de mois ·

J'avoue que je suis bien plus préoccupé par le défilement du cadran du compteur d'électricité que par les aiguilles qui tournent.

07:52 24/06/05

Pire ·

Nous sommes vociférations.

16:05 05/11/05

Elle est un chat ·

Il y a des livres qu'on devrait feuilleter avant de les acheter et ne pas seulement se fier au titre et à la quatrième de couverture sauf si on cache un passé de sniper de la déconstruction. J'ai donc lu en entier "La logique des passions" de R. Gori (en deux fois parce que c'était quand même assez lourdingue).

"Comment rendre intelligibles les états passionnels a priori irrationnels ?" [Quatrième de couverture] La méthode utilisée par Gori pour répondre à cette question est de puiser dans son expérience de psychanalyste et de psychopathologiste. Il faut comprendre par cela à grand renfort d'histoire de la psychanalyse. Les deux grands axes discursifs sont donc théoriques (Freud et surtout Lacan — parcours amour-haine-oubli) et historique (le rapport problématique analyste/analysant(e) chez Ferenczi et Jung. The Soul Keeper, sorti en 2002, est le dernier film en date traitant de la relation entre Carl G. Jung et Sabina Spielrein). A moins donc de parler le dialecte autochtone le texte devient très vite crypté, ce qui peut parfois être drôle, et la logique pas très compréhensible. La réponse de Gori a la question "Y a-t-il une logique des passions amoureuses ?" [Quatrième de couverture] est donc positive et sa solution est le langage des psychanalystes. Logique curieuse qui fait que la meilleure voie pour comprendre la "rationalité" des passions est de prendre le cas du rapport analyste/analysant-e.

Cela pose, en fait, l'éternel problème de savoir si il faut être César pour comprendre César. Dans ce cas manifestement, la réponse est non mais aucune aide n'est donnée pour rendre cette réponse effective. Si "l'étude de l'état passionnel par la psychanalyse permet de saisir l'essence de l'amour fou ou le sens des déchirures que s'infligent les amants, ou encore la détresse de l'homme éconduit" [Quatrième de couverture, l'emphase est un rajout], est-ce qu'il faut aussi en parler par la psychanalyse et uniquement dans son langage ?

L'ouvrage fournit pourtant des pistes intéressantes quand il ne donne pas l'impression de ne faire que répondre aux questions sur le mode "Ce que les théories de Freud et Lacan aurait dit de la passion amoureuse" saupoudré de quelques cas qui font plus figure d'exemple à la théorie (sans vraiment expliquer le rapport entre les deux) plutôt que comme matériaux empiriques. Car il est clair que l'approche par le langage mène Gori sur une "réflexion inédite". L'un des symptômes de la passion (qui n'est apparemment qu'amoureuse chez Gori) est analogue au fétichisme. La passion se reflète par une paranoïa du langage, un repli pathologique dans une "quête effrénée des indices et des signes d'une trahison ou d'un aveu" [p. 212]. C'est dans et par le langage que la passion s'exprime ou plus précisément dans le décalage entre le langage conscient et le monde possible du "moment même où le savoir inconscient s'impose comme incontournable, affirme massivement son existence et son irréductibilité" [p. 224]. De cette configuration, la souffrance dû à la passion est comparable à celle de l'érotomane qui "témoigne en martyr de cette distinction du dit et du dire" [p. 252]. Il faut tout se dire pour tout savoir et ne jamais renoncer aux soupçons que chez l'autre se cache une poussée indicible, un état inavouable qu'il faut par tous les moyens découvrir. Dans l'infrastructure psychologique décrite par la théorie freudo-lacanienne, la passion trouve sa résolution dans la perte (l'enfant mort-né) de l'illusion qui coïncide possiblement avec la découverte du réel ou autrement dans la folie.

Une fois décrypté, on commence à mieux comprendre la logique psychanalytique des passions mais je trouve que la narration est un peu lourde à telle point que je me suis demandé si il n'aurait pas fallu le "aussi" par un "surtout" ou "que" quand l'ouvrage "éclaire aussi le fétichisme particulier lié à la relation passionnelle" [Quatrième de couverture, emphase par bibi]. Comme le laissait entendre la mise au pluriel du mot "passion" dans le titre, on aurait pu s'attendre à une ouverture sur la pluralité des passions et de ses modes de compréhension plutôt que de se focaliser sur un seul type de passion décrit selon un schéma très (trop ?) détaillé mais unique.

22:48 25/04/05

Bouteille ·

Si ça intéresse quelqu'un, je cherche des personnes bénévoles pour un peu de relecture. Mon email est toujours au même endroit. Pour me dire que j'écris de manière trop alambiquée et pointer du doigt là où je présuppose beaucoup. Comme là où je ne dis pas de quoi parle le bidule en question.