Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

23:58 12/09/05

Lac ·

Du fin fond de mon bocal, je me permet de donner mon avis sur la question de la sérénité. Parce qu'il y en une bonne et une mauvaise. La sérénité par mal-être fait façade de la pire des stupidités qui est la lucidité à propos de soi et de ce que (qui pense pouvoir penser la façon dont) l'on devrait être. Dans ses derniers retranchements, la seule vertu de ce mouvement est d'être l'unique spectacle de la feinte exercée par l'incertitude d'un miroir devant lequel on exécute des gestes en conséquence de sa réflexion/réflexivité. La sérénité sans une entière révolte contre l'esprit est une pure perte de la vérité et de la momentanéïté. Il y a donc un air paisible crétin qui sonne en fait la terrible mort de l'identité et de l'autre côté un silence frontal et absolu déchirant toute la bêtise de ceux qui croient que la paix est une question d'atmosphère. Sur la côte, il faut donc choisir l'engagement total de l'être sans quoi il n'y a qu'un lyrisme sérieux plein d'anéantissement.

20:37 20/09/04

Chante ça ·

Pourquoi la vie n'est ou ne doit pas être une partie de go :

  1. Sais pas commencer les parties. Marre des joseki de fourbe.
  2. Débutant tant que l'on est pas maître de sagesse 9ème dan.
  3. Sont où les bords ?
  4. Impossible de balancer tous les pions par terre ou de fermer la fenêtre quand on perd.
  5. Marre de perdre.
22:41 31/10/04

Vite ·

D'abord sachez le : Lundi férié ou non, les forces supérieurs du Dimanche feront toujours pression sur les tendances dépressives propre au jour du Seigneur qui du coup n'a certainement pas le temps de s'occuper à ce que la Terre tourne aussi rond que possible. De plus, rapport à la lune et autres lois de l'univers, il est scientifiquement prouvé que cette Terre ne tourne définitivement pas tout à fait en rond.

Puis, laissez-moi dire que Urgences, ça devient franchement vraiment n'importe quoi. Entre les morts, les départs et les trucs qui n'arrivent que de l'autre côté de l'Atlantique : Accident d'hélicoptère sur un hôpital, un type qui détourne un tank et Santa Barbara ou bien Dawson mais je laisse le soin aux historiens de trancher la question.

Enfin, coutûme annuelle, certaines branches éloignées de la Famille me font goûter les joies d'une sphère sociale que je n'atteindrais certainement jamais à moins de devenir très rapidement intelligent, mettre de côté toutes mes considérations éthiques et trainer dans les bons salons, ceux du genre qui ne servent pas de chambre. Des salons qui font la taille de l'étage où j'habite et qui valent à la journée une somme si indécente qu'on ne le dit pas. Je ne partage plus ma vie avec une personne anglophone et chaque discussion me rappelle que je parle moins bien anglais que le dernier des bouseux du plus illettré des états américains. Le problème, c'est que ça ne me fait même pas envie tant de débauche, j'imagine que cela est en partie dû au fait que malgré toutes les stratégies rationnelles qui sont factuellement à ma disposition ou bien parce que vraiment, je ne me vois vraiment pas vivre Ça à plein temps et faire comme si c'était normal, comme si la valeur d'un verre de vin ne dépassait pas mes frais de bouche hebdomadaires. Je n'arrive même pas à culpabiliser de ne faire les courses que dans le super marché en bas de chez moi, de laver le linge moi même et dans une machine qui n'est pas la mienne, de ne pas être dans un restau, rempli d'américains plus vrais que nature - vieille blonde clichée accompagnée de cheveux grisonneux avec le même faciès que W. - et où l'on se demande si les prix ne seraient pas par hasard rester coincé en francs, à la place de quoi je discute d'Urgences et je finis de rédiger un projet de recherche. Si j'étais riche, je n'aurais certainement pas le même projet de vie et je m'en fous un peu de cette hypothèse à la con à moins biensûr si cela pouvait m'aider à accéder à la propriété et mettre un terme à l'angoisse des fins de mois alors pourquoi pas après tout. Il ne me reste plus qu'à lire Voyage en grande bourgoisie avant l'année prochaine.

18:17 08/11/05

esprit ·

Personne ne m'a appris à penser. Personne n'a pris mes pensées. Je n'ai été épris de tes pans séants.

00:38 21/05/05

Des faits ·

En marchant dans la rue, à essayer de recoller des visages à des destins et des destins au nombre limité de vie qui circule, une nouvelle question est apparue. Sybille ressemble finalement à Galahade surtout dans les mémoires où elles chassent d'airs concentrés des cieux les vieux à coups d'épieux et de pans si uniformes. A quoi ressembleront les enfants de nos futurs évanouissements ?

J'imagine Alexis parcourant d'immenses plaines multicolores dans une lente incertitude. Retour en arrière ou bon en avant, le port de la perruque blanche est d'époque, le cheval aussi. La liberté est un combat quotidien contre l'abandon. J'ai les pensées courtes, qui s'enchaînent et me mettent parfois hors d'haleine. Des fois quand je souffle et que je dévisage de faire autre chose, l'ombre me rappelle que chaque jour est à soumettre. C'est con en ce moment j'ai l'envie d'antres sensées ou d'être cessé. Je sais créer l'illusion de l'érudition, de la profusion et de la sensation. Les autres se perdent parfois plus que l'impression que l'on peut en avoir.

La confusion des bouts de souffle, j'ai parfois envie de moins de mois de moi.

23:17 14/03/05

Je n'aime pas ·

quand les choses se cassent.

17:09 06/04/05

Pieds ·

Le garçon de lettres protégeant la lâcheté de l'être scientifique contre la fille de loi menaçant la liberté de l'ivresse. Victoire par chaos de nos corpus alignés sur le soleil.

00:58 08/06/05

L'accord des on ·

Nous nous sommes dit que nous ne nous aimions plus. Je ne suis plus amoureuse comme toi ailleurs et autre part. Tu cherches dans un livre pour me dire que c'est normal même si tu aimerais que non. Il paraît que les sentiments sont indépendants de leur durée. Tu ne pars pas loin. Fais moi rire et arrête de te prendre pour un samuraï.

18:38 12/06/04

Modèle ·

La vie ressemble parfois à Rear Windows (de Hitchcock). On est là entrain de regarder par la fenêtre, à épier nos voisins pour savoir ce qu'ils font, à essayer de découvrir les drames et les cadavres dans le placard pour ceux qui sont vraiment curieux; bref, on fait attention aux autres pour l'histoire qu'ils véhiculent. Personne ne vous croit et les gens sérieux pensent que vous êtes dans un petit délire personnalisé dès que vous pensez avoir réussi à tirer sur un fil. Sauf que tragiquement, on a rarement la classe de James Stewart et encore moins Grace Kelly comme petit amie.

J'ai toujours su que j'aurai du faire de la photographie plutôt que des sciences.

Intelligence. Nothing has caused the human race so much trouble as intelligence. Stella, Rear windows
00:28 24/10/07

Mince ·

Derrière ce dos ce cache la répétition d'un glissement régulier du passé vers le présent. Cette situation est peut être une métaphore : il y a un temps où je ne voyais pas un dos mais un visage et un regard inquisiteur. Puis vint le temps des promesses et depuis, je reste bloqué par une peur panique dès que je vois ce contour si familier que j'ai su reconnaitre sans hésiter un dimanche après-midi. Peut-être y avait-il trop d'indice mais en tout cas de voir cette présence là à quelques sièges alors que j'avais cru l'apercevoir dans les rues. Soit directement soit un souvenir de cette période. J'ai cherché vaguement des traces, des pistes sur la toile pleins de mots mais sans ton nom. Second tirage, il ne faut jamais tenter le hasard quand on cherche l'improbable. Toujours dans l'incapacité de faire ce dernier pas même si je ne souviens pas de l'avant-dernier précédent cet interminable silence. A la fin, il ne reste donc plus que ce fantasme narcissique, parfois psychotique aux alentours du quartier latin : même si ce n'est maintenant que je suis torturé par tout ce que tu étais sans le dire à travers une histoire continue et les chuchotements au fond d'une salle adolescente, je ne sais plus qui tu es. Il ne faut peut être pas tenter le chaos une fois de plus à savoir si cette absence est un accident ou une bénédiction, si c'est le moment d'arrêter de se perdre de vue ou si cette retenue des dés n'abolira pas nos parcours solitaires sans rencontre. Combien de fois n'as-tu pas pris cette décision ?

17:37 29/07/04

Nuage lourd ·

Vous. Je crois que dans tout processus d'écriture à un moment donné ou un autre, on commencer à s'interroger à propos des personnes à qui on s'adresse. Je dis donc vous alors qu'il s'agit certainement plus d'un petit groupe de tu voletant au gré des courants d'air. Ou alors c'est seulement ma dernière tentative avortée de problématisation ("Stratégie culturelle: publics ou spectateurs ?") qui me poussent à nouveau à généraliser mes essais de généralisations sociologiques. D'ailleurs, je crois que je a la même valeur que ce vous. Contrairement, n'ayons pas peur de la pédanterie, aux publications scientifiques, écrire des choses personnelles, subjectives ou même seulement individuels demande bien plus de recul que son contraire, une écriture plus centré sur un objet précis dont tout le monde s'attend à un discours le concernant. Pour me faciliter la vie, je m'écris à moi-même en imaginant que vous êtes comme je parce que contrairement à un je qui s'adresse à un vous ciblé, j'ai envie de dire toutes ces choses qui me passent par la tête plutôt que toutes ces choses qui doivent vous passer la tête.

09:53 17/06/04

Raison pratique ·

Etre obliger de rester clouer à un fauteuil face à un écran inexpressif à essayer d'analyser et comprendre un ensemble de points et de matrices censés représentés la vie collective (ou un réseau social) selon le principe de la boite noire et à partir de cela pondre vingt pages ou plus pour dans 24h ou moins alors que dehors il fait le temps parfait pour être sociable est une raison suffisante pour développer une haine singulière de la cybernétique.

22:23 12/08/04
01:35 14/02/05

Comme on a dit - Song 2 ·

Ceux que j'aime, je ne le dis pas.
Ce que je dis, je ne l'aime pas.

Des fois, c'est une étrange de se rendre compte de l'impact que peux avoir une chanson sur plusieurs années de vie. "Subir" serait certainement un mot plus juste, mais il est encore en question de savoir si il s'agissait de la personne, de son modèle ou de la chanson en elle-même.

00:45 11/07/04

Séquelle démographique ·

Envie de manger du fromage le matin, de marcher le long d'un mur qui n'existe plus, de changer d'architecture et de capitale, de balbutier des mots en allemand, de me rappeller pourquoi Madame C. a demandé aux autorités compétentes une interdiction de territoire pour cause de charcutage après de longues, très longues années d'essayer une langue qui m'est encore hermétique alors qu'on tente de me l'apprendre depuis plus de la moitié de ma vie. Envie de descendre de ma tour pour voir comment ça se passe du côté de la réalité. Envie éphémère.