Esprit es-tu là ? ·
Ce texte s'adresse avant tout à ceux de mes compagnons qui livrent actuellement des combats d'hiver. Dans l'ancienne saison, l'apparition a chaque parole pour chaque mouvement extérieur si peu nuisible mais trop souvent nocturne. Il ne fait plus trop froid en ce moment, il y a surtout une atmosphère liquide, notre disparition n'est pas une absence véritable mais plutôt un passage à l'évaporation. Entre les limbes, les drap-peaux et les civières voudraient être là dans chaque champ en plein tiraillement. A l'envers des tracts, des manifestes, des articles et autres poèmes, il faut sortir les ancres pour mieux essayer. La cure et les courants d'air ne peuvent prendre que la forme d'un parapluie, que revêtir les sombres apparences pour être vu bien. Le matin là, de bonne heure, la plume anticipe la fin d'un monde, ce qui laisse supposer qu'elle était là bien avant le réveil. Avant cela, il faut écrire toutes choses qui ne seront jamais lu parce qu'il existe ces vérités qui ne doivent être que jeter à la poubelle et ne pas être envoyées à la figure, surtout cette incorrigible soif de signes. Juste le temps de prendre formes et pensées pour apporter provisions et nourritures, pour n'être rien d'autre que cette apparition dans un amphithéâtre évidé par le passage au jour. Le moins sûr, ce sont ces images sur cette pellicule brûlée, je ne sais comment venir dans le passé, sans te retenir, rien de moins incertain que le temps, de surveiller chaque énoncé, je voudrais vous sauvegarder des pourriture du langage. Vestige ou vestale, si vous pouviez attendre des ciels plus bleu, il n'y aurait plus de place pour les pigeons voyageurs. La surveillance technologique pourra croître autant qu'elle veut elle ne trouvera comme seul fin que le voile, l'erreur technique de l'identification. L'habile spectre de ces mots qui font l'environnement ne sont rien de plus que cet étrange monde qui apparaît lorsque les regards s'entretiennent sans s'éteindre. Et si les courants d'air sont, rien d'autre ne lie dans la trame et le tissage de nos nouvelles habitudes. C'était absurde de croire que les maux se cachent pour mourrir. Autant dire que les langages de l'arrière-garde sont définitivement en trop et qu'il n'y a rien à en faire de jolis manteaux de fourrure que l'on se prêtera à l'occasion.
Esprit que fais-tu là ?
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