Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

19:57 15/10/04

Abimer ·

Cela commence par l'histoire de quelqu'un qui commence à faire des études de mathématiques parce qu'il y a une notion de beau dans les infinis d'Escher.

Cela finit par l'histoire de cette même personne, qui par mirroirs interposés*, rédige (ou tente de le faire) un projet d'étude sur l'écriture personnelle.

Prochaine étape, trouver quelque chose qui ne me rappelle pas qu'il y a quelque chose de fondamentalement étrange dans le déroulement de ma vie comme cette impression actuelle d'être de manière persistante en transition quantique vers une quantité improbable d'états incertains.

*: Référence, obscure et pouvant être mal interprétée, à "Reproduction Interdite" de R. Magritte en couverture de L'homme pluriel de B. Lahire.

15:16 31/05/05

Le second jour ·

Tu ne te souviens pas, malgré ce que tu aurais pu dire, de ce jour. Nous nous courrions après sans le savoir parce que j'avais un casque sur la tête et toi rien dans le crâne. Par moments, je rêve encore de ces moments où tu n'avais pas encore trouvé ta tendre pelotte de laine à dénouer alors que moi je tentais vainement de nouer la haine qui allait nous pendre.

12:19 07/08/04

Moralité déprimée ·

Tranquillement assis dans mon canapé à lire un très intéressant livre mettant en scène un dialogue imaginaire entre Wittgenstein et Einstein à propos de Dieu; j'ai entendu une petite voix dans ma tête. Ma conscience, cette chieuse, est venue me parler. Si je veux arrêter de déprimer, il faut que je fasse un effort du côté de ma vie sociale. C'est comme ça. Loi naturelle et obligatoire. Il y a quelques jours, j'exposais mon point de vue sur la nécessité de vivre en couple ... Mais comme je suis pas un type particulièrement contraignant et après avoir pesé le pour et le contre, j'ai décidé que ce n'était pas une si mauvaise idée que ça (ce qui me permettra par la même occasion de vérifier que je ne suis pas effectivement quelqu'un de très social). On verra bien.

Avec l'été et ses multiples déménagements, j'ai également hérité de nouveaux voisins. Ils sont trois (Tom, Sam et Zoé), des colocataires, et ils ont l'air assez sympa et surtout bien plus sociables que moi. Quelques jours après leur installation,je suis allé les voir pour faire connaissance et ma foi, je crois que j'avais un peu sur-estimé ma misanthropie. Enfin, il faut quand même voir que pour une raison qui m'est totalement inconnue, Zoé me fait la gueule. Tom est sympa par contre mais il a l'air occupé avec son job de serveur. Puis il a un weblog ce qui en fait potentiellement une personne étrange. C'est avec Sam que ça passe le mieux et comme elle a rien d'autre à faire de ses journées (étudiante en vacances), elle passe squatter l'après-midi de temps en temps.

Sam et moi sur le canapé et entrain de s'emmerder

On déprime toujours autant mais on est deux.

Ce qui fait plaisir à ma conscience.

12:19 27/06/04

Constat rétrospectif ·

C'est toujours plus facile de raconter sa vie quand sa vie consiste à raconter la vie des autres (voir de tous les autres).

13:43 06/01/06

Mort dure ·

Dire que Sarrasine est « tour à tour agissant et passif », c'est engager à repérer dans son caractère quelque chose « qui ne prend pas », c'est engager à nommer ce quelque chose. Ainsi commence un procès de nomination, qui est l'activité même du lecteur : lire, c'est lutter pour nommer, c'est faire subir aux phrases du texte une transformation sémantique.

Roland Barthes, S/Z
19:04 07/12/04

100 mois ·

Ce que je serai si je n'étais pas moi.

14:29 05/08/04

Data mining ·

Le sens commun a-t-il un sens ? C'est l'une des questions que je me pose assez régulièrement et dont je n'arrive pas à trouver de solutions dans l'observation des pratiques quotidiennes d'autrui comme dirait nos amis les ethnométhodologues. A force de lire un tas de bouquins plus inutiles à la vie de tous les jours, je commence même à croire qu'ils comment à me la pourrir. Des mots comme "rationalité", "paradigme", "public", "culture", "corrélation", "individualisme", "idéologie", "religion", "cause", "explication", "compréhension", "social", "méthodologie" sont typiquement ces stimulus qui déclenchent, comme un tic nerveux, l'ouverture soudaine et brutale d'un tas de petites cases contenant des idées qui sont entre la gestation et la digestion dans mon petit esprit qui a bien du mal à retenir tout cela. Une fois que tout le contenu de ces petits tiroirs étalés par terre, je n'ai plus le choix, il faut tout ranger en rouspétant un peu mais pas plus parce que c'est bien là la preuve que la théorie de la communication d'Habbermas (selon laquelle, grossièrement, il est possible à tout le monde d'avoir un point de vue scientifique sur le monde par la simple communication – le problème dans cette idée est la négation du processus d'autorité et que l'autorité peut se tromper) est bancale, ce qui me fait bien rire, donc inhibe mes interrogations et m'évite de passer pour une espèce de détraqué du bulbe et acharné du dico (alors que techniquement, les définitions des dictionnaires sont souvent obscures, superficielles et trop légères pour comprendre le sens des mots "complexes"). Etant donné que je ne suis pas le seul à souffrir de cette confrontation entre usage usuel et usage intellectuel des mots, je me demandais seulement si ce n'était pas une sorte de névrose collective de la part des scientifiques. Je pense qu'on ne peut pas en vouloir aux Gens, parce qu'on toujours le Gens de quelqu'un d'autre et qu'inconsciemment, ce qui est tout à fait normal, et quotidiennement on fait des choses (comme utiliser un mot) sans avoir pourquoi.

Mince, j'ai envie de faire la sociolinguistique. Là, maintenant, tout de suite.

01:56 11/09/04

Petite virée en ville ·

Maintenant que JLR arrête Mediatic, je me demande si les successeurs vont avoir la bonne idée de refaire le site vers quelque chose de plus lisible ou moins indigeste. Par exemple, faire en sorte qu'il y est plus de contenu dans partie principale que dans la colonne de droite qui a pris des proportions vraiment démentielles (avec des informations bien inutiles). Ca commence à devenir un peu vieillot comme présentation quand même.

Dans le même style, en ce moment, j'aime bien flâner sur un blog par jour entre deux pauses. Je tombe sur un blog qui n'aime pas les dimanches et qui parle de liquide vaisselle anti-stress. C'est étrange comme idée quand même. J'ai une manie étrange, quand je suis en état de stress, j'aime bien faire le ménage et la vaisselle. Autant dire qu'habituellement, c'est un peu cradingue mais qu'en ce moment, la Société Protectrice de la Poussière et de la Graisse sur les Assiettes vient de m'assigner en justice pour violences aggravées et génocides sur populations innocentes.

21:28 09/01/06

6, Rue Seau ·

L'inévitable « avec des si, on peut être ... » n'a pas manqué l'occasion pour faire une trop longue ré-apparition depuis que ses valises se sont défaites (ou sentent la, chantent la) sous mes yeux loin d'un petit village. Alors au départ, j'étais sorti chercher de quoi faire un feu après avoir décrocher le premier les feuilles accrochées à l'ancienne place. Mettre de côté cette entre-vie incessant de t'avouer chaque jour de nouveaux symboles, de transformer ta peau en un ouvrage de l'infini des combinaisons signalétiques et sans jamais oublier la plume d'oie en rester à l'hésitation du premier trait. Dommages. J'ai sorti le scotch et de nouveaux regards (parce que je sème aussi des indices pour mes amis lexicologues) ont fait leur apparition sur le mur dans une certaine tentative de jouer des croisées mais il faut absolument que j'arrête avec le fétichisme de la fumée.

10:30 13/06/04

Tous pas pareil ·

Yves Cochet, c'est quand le seul politicien a mettre des paroles de chansons à l'intérieur de ses publications sur son site web.

00:14 04/08/05

Immobilier ·

Il n'y a que les gens chiants pour parler de changements.

00:45 21/11/05

Rêve ·

Si il y a quelque chose qui me frustre bien plus que tout autre au monde, c'est bien l'absence. J'aime bien regarder lorsque je me ballade lorsque deux personnes se séparent. Stupidement, j'imagine une bande-son à la Wong Kar-Wai car inévitablement dans cette distance sans destination, j'observe attentivement la disparition de la présence, de l'émmiettement quasi-mécanique des phases hallucinatoires des pas qui perdurent trop. A ce moment là, généralement, une des personnes se retournent, c'est mon passage préféré. Cette personne jette un regard rapide, puis ralentit et se retourne, observe l'autre déjà trop loin qui se détourne sans paraître. L'incertitude est souvent la plus totale, les possibles se livrent à une escrime pour savoir à quoi ressemblera le monde actuel. La décision, toujours, sauver l'âme pour et non, l'autre marche encore. Le possible prend la fuite dans un autre jour. J'ai bien compté (sur le fait que), jamais l'Autre ne se retourne.

Entre nous, je ne vous parle pas de mes sentiments, je ne pense pas le faire, ça serait tomber dans les travers du discours imposé par la forme conventionnelle de la page personnelle. La passion est un (de mes) objets d'étude et je m'y assujetti vachement à mes écritures en ce moment. Entre nous, je préfère les frottements en soie.

21:18 29/03/05

Drapeau ·

Je me demène pour avoir l'haleine de ne pas trahir, salir, pervertir la rime d'une ville d'antiquités. Je pourrais m'asservir par une lune assassine et ainsi allonger tes sales étés pleins de présomptions. Espace de non-vieille comm' d'abrupte quille. L'avis ballade ta triste forme nazie. J'essaie l'avoine de la bouche et des mots sans m'assécher les veines par des quenelles aussi logiquement pathétiques.

07:07 22/02/06

Bassin ·

Poser la question. Ramasser avec Patience les filtres étalés au fon du sac. Se rattraper par l'absence de la veille. Partager quelques être ; ne pas oublier où elle est. Ne pas s'attendre à l'ouest mais plutôt au sud. Ne pas penser que passer se conjugue à d'autres temps. Ne pas dormir à cause d'un mauvais sirop au goût de pêche. La négation n'est pas la topique actuelle. Reposer la lourdeur sur un bras, sur un tas, dans un air las de platitude et s'obliger à regarder le monde perpendiculairement. Les formes s'en mêlent. Vouloir les étudier, pas les miennes, pas celle de la disparition, celle que je ne connais toujours, que je voudrais suivre à la trace, petite phrase transformée en mouvement intérieur, un peu externe aussi mais pas tant que ça, l'arrêt, les départs, les retours qui n'arrivent pas, les doutes qui ne se pensent pas. Ce regard me manque, ce non-regard détourné pas du tout.

13:04 15/07/04

Voyage ·

Vaut-il mieux marcher sur la lune et y consacrer toute une vie ou en rêver et y consacrer une nuit ?