Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

23:55 04/07/05

Moto ·

Le voeux d'être une chose venue d'ailleurs qui débarque dans la vie terrienne. Ne rien savoir des humanoïdes plaisir et désir. Ne rien lire, ne rien avoir à dire pour qu'on m'apprenne les coutumes locales. Ne pas avoir trop de films dont les kilomètres de bobines nécessaires au désapprentissage de la réalité m'en donnent le vertige. Rien que ça et faire semblant d'avoir toutes les bonnes raisons de ne rien comprendre.

00:12 05/07/05

Off ·

A travers l’écriture, je renouvelle quotidiennement l’affirmation de mon existence.

Sumire, Les amants de Spoutnick, Haruki Murakami
19:46 01/07/04

Karma ponctuel ·

Commencer, par des moyens à la limite du licite, à accumuler les bases de données et registres documentaires ou bibliographiques rares et souvent introuvables ajouter à une utilisation périodique de logiciels ne demandant pas une phase d'apprentissage dépassant les dix minutes constitue certainement l'un des tournants d'une vie qui tournait beaucoup en rond par le passé.

13:33 28/01/05

L'appel ·

La statue remet le masque de l'evanescente. Le jeune homme a la clef et moi le numéro de téléphone. Comme un livre, j'espère qu'il tournera les pages selon les hasards du temps pour retrouver les chiffres comme on retrouve un papier au fond d'une poche.

10:39 18/08/04

Plan canicule à échelle mondiale ·

Latham n'est pas le seul à vouloir modifier l'albédo terrestre. D'autres esprits inventifs parlent de jeter à la mer des milliards de balles de golf en polystyrène blanc ou encore, tout bêtement, de repeindre en blanc tous les toits des habitations terrestres.

Les savants jettent un froid

<parisianocentrisme>Il ne fait pas assez froid en ce moment ? Personnellement, je préconisme l'installation de frigo au pôle sud et une distribution systématique de Tic-tac.</parisianocentrisme>

15:28 Il fait nuit. Lumière du bureau allumée. Clim' qui continue à donner du froid. Manteau. Cherche ssh pour exil technologique.

15:43 On ne voit pratiquement la tour d'en face ...

19:21 30/10/04

Porte de sortie ·

Pendant longtemps, j'ai cru que lorsqu'on ne sait pas quoi dire* - ou même dans des cas plus généraux - qu'il était préférable de communiquer par le silence que par le bruit à la vue de toutes les incompréhensions qui pouvaient naitre au simple fait d'ouvrir sa bouche et de faire vibrer quelques cordes vocales. Depuis peu, je me dis aussi qu'on ne fait qu'une seule première impression, alors je réalise aussi que j'ai la chance d'avoir des amis peu exigeants et qui ne se fient pas aux premières apparences (ou alors vraiment assez timbré pour avoir une bonne première impression de mon comportement qui déroge aux règles fondamentales de n'importe quel manuel de "comment faire une bonne impression parce que c'est super important").

* Hors conditions spéciales (alcoolémie, feu au lac, t'as un alien derrière toi, situation embarassante etc.)

01:20 01/09/04

Matérialisme du fin de mois ·

J'avoue que je suis bien plus préoccupé par le défilement du cadran du compteur d'électricité que par les aiguilles qui tournent.

23:22 28/10/04

Dernier pas ·

Ô ma belle petite île enchantée, pas si cachée que ça. Je suis désolé pour toi si, sous les assauts des vagues de réalité, je dois abandonder personnellement le rivage de mes lassitudes narcissiques pour rejoindre la promenade des parisiens. Ou peut être que non vu que le brouillard qui planait sur cette Avalon était aussi magique qu'un écran de fumée issu de l'autodafé de mes pensées.

18:58 16/07/05

Pompom ·

Le problème de l'ennui, c'est que ça me fait lire. Alors au lieu de vous raconter mes problèmes de cartons et d'annexes. Disons seulement qu'il y a des coïncidences qui ne font rire que moi et pas trop ceux que je bassine avec ça.

Si vous cherchez quelque chose de plus intéressant, je vous la fait liste de liens :

  • Feth et Claire sont partis en Corée et ont fait un joli carnet avec de jolis photos pour l'occasion. Un bon passe-temps lorsque l'on est coincé dans des endroits clos et peu lumineux appellés bureaux.
  • Planatary. Si la première réaction est de se demander si il existe un algorithme tout près pour classer ça alors le seul remède est une cure de anti-toxico-algèbre-combi-réseaux-sociaux. Plante à partir du niveau 10.
  • Ne sait toujours pas ce que je vais faire l'année prochaine mais lire ce genre de billet sur des blogs de thésards (ou ex-) ne change pas grand chose. Disons que j'ai déjà été longuement prévenu mais je n'ai toujours pas trouvé de futur-survivant en sciences humaines pour me raconter que de toutes façons, on peut pas faire autre chose que lire et faire des millions d'heures de terrain.
  • A la recherche du blog d'une collègue de bureau (et pas de boulot, nuance). Il existe des skyblogs qui sont quand même bien éloignés des caricatures et contiennent des phrases et de mots et ne ressemblent pas à un compte flickr. Par contre, ça coupe toute envie d'avoir des gosses.
23:22 03/10/04

Trauma post-moderne ·

  1. Si ça n'a pas déjà été pensé ou si ça n'existe pas déjà.
  2. Il faudrait un service SOS Détresse spécialement pour nos types de sociétés où la monnaie est devenue une quotidienneté.
  3. Un service qui viendrait en aide aux personnes ayant subies une agression économique ou plutôt une agression libérale capitaliste (ALC) car ça serait trop bien accepté le système que de croire qu'il ne s'agit pas là d'une conséquence directe (ou perverse) de la notion de société capitaliste et libérale.
  4. Une ALC, c'est par exemple quand vous êtes étudiant, que vous êtes heureux quand votre solde bancaire est positif jusqu'à la prochaine descente pour faire le plein de pâtes-riz-paindemie (que des sucres lents parce que c'est bon pour le cerveau) -événement qui mérite également de fêter ça en repassant en négatif le plus rapidement possible-, plus rarement mais plus traumatisant l'arrivée des factures électricité-téléphone-loyer, et que pour s'inscrire à la fac il faut appeler son banquier. Théorie du job-étudiant-digne et appart-a-paris même combat dans un futur impropre. Imaginez donc être dans ce cas puis imaginez avoir oublié vos clefs à l'intérieur de l'appart' et qu'il faudra débourser un peu plus de 100 euros (une vingtaine de livres, 5-6 CD, autant de places de concerts ou un nombre incalculable de paquets de pâtes) pour voir un type ouvrir votre porte (ce qui vous protège du monde extérieur) en la secouant avec une feuille en plastique. Voilà, vous avez gagner votre agression économique. Cela fait cher le geste manqué mais c'est comme ça, c'est la vie. Deux solutions: arrêter les études et faire carrière dans la serrurerie ou pleurer. La seconde solution pouvant être un facteur aggravant car les mouchoirs ne sont pas gratuits non plus.
  5. Second exemple d'ALC. Etudiant et toujours aussi pauvre. Apprendre à la radio que le prix du café a doublé pendant les grandes vacances.
16:16 04/08/04

Formule onirique ·

Dans l'ombre d'un évanouissement

une proposition d'enlèvement.

12:31 02/08/04
00:45 21/11/05

Rêve ·

Si il y a quelque chose qui me frustre bien plus que tout autre au monde, c'est bien l'absence. J'aime bien regarder lorsque je me ballade lorsque deux personnes se séparent. Stupidement, j'imagine une bande-son à la Wong Kar-Wai car inévitablement dans cette distance sans destination, j'observe attentivement la disparition de la présence, de l'émmiettement quasi-mécanique des phases hallucinatoires des pas qui perdurent trop. A ce moment là, généralement, une des personnes se retournent, c'est mon passage préféré. Cette personne jette un regard rapide, puis ralentit et se retourne, observe l'autre déjà trop loin qui se détourne sans paraître. L'incertitude est souvent la plus totale, les possibles se livrent à une escrime pour savoir à quoi ressemblera le monde actuel. La décision, toujours, sauver l'âme pour et non, l'autre marche encore. Le possible prend la fuite dans un autre jour. J'ai bien compté (sur le fait que), jamais l'Autre ne se retourne.

Entre nous, je ne vous parle pas de mes sentiments, je ne pense pas le faire, ça serait tomber dans les travers du discours imposé par la forme conventionnelle de la page personnelle. La passion est un (de mes) objets d'étude et je m'y assujetti vachement à mes écritures en ce moment. Entre nous, je préfère les frottements en soie.

19:57 18/02/06

Sans sueur ·

J'imagine le néant, l'absence totale de chose, même pas une en tension. Je ferme les yeux et dans ce geste réciproque, rester sans contact n'est qu'une concrétion. Je dis quelques choses. Sans vouloir. Tu racontes tes rêves à mon amie ? Tu n'as certainement rien d'autres à faire pendant les tiens. Celui du désert où tu as oublié notre tente ou plutôt les traces d'un passage. Tu disparais. Tant mieux pour toi, si tu te ruines les dents à force de manger du sable. Je renverse le costume de templier. Je repousse les pas avec le revers d'un boulier. Je pose des objets parce que j'ai pas oublié le tablier.

18:05 14/06/04

Réveil ·

J'ai peut-être vanté les mérites du moment particulier du réveil dans le passé. En ce moment, je déteste cela, de me réveiller, d'ouvrir les yeux avec le soleil en pleine figure et trop de chaleurs, avec tous ces problèmes qui envahissent de nouveau mon esprit alors que je pensais les avoir assommer à coups d'oublis. Surtout quand il y a cette petite voix qui me souffle "HEY ! REVEILLE TOI TA VIE EST ENTRAIN DE GLISSER VERS L'INFINIMENT VIDE !". Bref cette somme de choses qui font que le réveil est quelque chose d'à la fois aveuglant et assourdissant. Même en essayant diverses tactiques comme un réveil en accélération progressive avec ajustement en fonctions des différentes étapes. Il n'y a rien à faire, je manque plus ou moins régulièrement les haies ou autres obstacles et je ne peux m'empêcher de penser que la vie est un perpétuel réveil qui me tue à petit feu.