Referrer Junkie ·
Quand j'avais la prétention d'écrire d'une méthode pour "ne pas être lu", j'étais loin d'imaginer que cela serait assez efficace pour faire fuir les paumés de chez google.
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Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.
Quand j'avais la prétention d'écrire d'une méthode pour "ne pas être lu", j'étais loin d'imaginer que cela serait assez efficace pour faire fuir les paumés de chez google.
Sinon, toi, tu fais quoi dans la Vie ?
Le brouillon : un passage de l'expérience au texte. Un intermédiaire. Une étape artisanale. Un carrefour entre : les états de rêveries où l'affaiblissement de la censure consciente donne un accès fulgurant à l'inconscient, au senti, à l'Être ; et la mise en forme finale.
L'avenir d'une révolte, Julia Kristeva
Ce caractère du cinéma, qui s'oppose si nettement à celui du théâtre, il est encore plus instructif de le confronter à celui de la peinture. Il faut ici nous demander quel est le rapport entre l'opérateur et le peintre. Pour répondre, qu'on nous permette de recourir à une comparaison éclairante, tirée de l'idée même d'opération telle qu'on l'emploie en chirurgie. Le chirurgien représente l'un des pôles d'un univers dont l'autre pôle est occupé par le mage. L'attitude du mage, qui guérit un malade par l'imposition des mains, diffère de celle du chirurgien qui pratique sur lui une intervention. Le mage maintient la distance naturelle entre lui et le patient; plus précisément, s'il ne la diminue que très peu — par l'imposition des mains —, il l'augmente beaucoup — par son autorité. Le chirurgien au contraire, la diminue considérablement — parce qu'il intervient à l'intérieur du malade,— mais il ne l'augmente que peu — grâce à la prudence avec laquelle sa main se meut parmi les organes du patient. En un mot, à la différence du mage (dont il reste quelque trace chez le médecin), le chirurgien à l'instant décisif, renonce à s'installer en face du malade dans une relation d'homme à homme; c'est plutôt opérativement qu'il pénètre en lui. — Entre le peintre et le cameraman nous retrouvons le même rapport qu'entre le mage et le chirurgien. Le peintre observe, en peignant, une distance naturelle entre la réalité donnée et lui-même, le cameraman pénètre en profondeur dans la trame même du donné. Les images qu'ils obtiennent l'un et l'autre diffèrent à un point extraordinaire. Celle du peintre est globale, celle du cameraman se morcelle en un grand nombre de parties qui se recomposent en une loi nouvelle. Pour l'homme d'aujourd'hui l'image du réel que fournit le cinéma est incomparablement plus significative, car, si elle atteint à cet aspect des choses qui échappe à tout appareil et que l'homme est en droit d'attendre de l'œuvre d'art, elle n'y réussit justement que parce qu'elle use d'appareils pour pénétrer, de la façon la plus intensive, au cœur même de ce réel. Walter Benjamin, L'œuvre d'art à l'ère de sa reproductibilité (1939), p. 299-300.
Paradigme de l'Holocauste.
Paradigme de l'Attentat du Onze Septembre.
Paradigme de la Canicule. (Exception culturelle)
Il y a aussi ces deux images que je suis censé avoir analysé depuis un certain temps. Sur la première, vue d'un dos et en face de moi ton regard dans l'embrasure d'une porte, un départ pour autre part. La rime est facile mais je suis le dernier des imbéciles ce qui explique l'absence, pour cette fois-ci, de mimétismes. Seconde. L'autre regard repêché dans un magazine. En apparaissant ainsi, il/elle désigne son propre refus de l'image, de la cristallisation autour d'un concept qui nous tomberait sur le coin de la tronche en le pensant naturel. Suivre le mouvement était une possibilité, l'attitude plate d'une autre.
La pensée dans ma tête est comme un papillon ; attiré par la lumière et moins con qu'Icare au moins il ne se brûle pas que les ailes.
La statue remet le masque de l'evanescente. Le jeune homme a la clef et moi le numéro de téléphone. Comme un livre, j'espère qu'il tournera les pages selon les hasards du temps pour retrouver les chiffres comme on retrouve un papier au fond d'une poche.
Je rêve de cette personne idéale, de conversations invraisemblables, d'accents incongrus, d'un appartement trois pièces, d'une machine à laver et d'une belle-mère. Plus j'y pense et plus cela devient nuageux. Plus j'en parle et plus je trouve ça affreusement détestable. Par banalité, sans savoir si ceci concerne une seconde ou une première personne.
Je cherchais seulement une rime en -ude à "solitude" pour le mal-être de ne pas être seul parce que franchement j'aimerai parfois renvoyer un mot plein de normes à ceux qui concentrent leur temps à fuir un malheur qui n'en est pas un.
Envie de manger du fromage le matin, de marcher le long d'un mur qui n'existe plus, de changer d'architecture et de capitale, de balbutier des mots en allemand, de me rappeller pourquoi Madame C. a demandé aux autorités compétentes une interdiction de territoire pour cause de charcutage après de longues, très longues années d'essayer une langue qui m'est encore hermétique alors qu'on tente de me l'apprendre depuis plus de la moitié de ma vie. Envie de descendre de ma tour pour voir comment ça se passe du côté de la réalité. Envie éphémère.
Egoïsme méthodologique.
Dis moi avec un sourire que tu m'aimes
et je te dirais que tu n'es pas humaine.
Je ne te dirais pas que je t'aime
tant que tu ne seras pas toi même.
Tout texte est un pré-texte.
Jour 4: le sujet d'observation recommence à parler à une personne qui n'existe pas.