Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

20:01 30/07/04

Dans un verre d'eau ·

Le problème d'être intello, c'est qu'il faut utiliser son cerveau.

23:40 15/08/04

Sénile ·

La Philosophie (antique ou non, occidentale ou non) est une cause perdue (au sens litéral du mot "cause") ou alors c'est cause toujours (au sens litéral du mon "toujours").

00:35 01/04/05

Jazz ·

Le glam' sauvagera vos ânes.

20:18 12/06/04

Demande ·

Parle moi de Wittgenstein.

11:18 17/10/04

Piano ·

Même (surtout ?) le Pape fête son anniversaire.

07:56 10/09/05

Kalistère ·

Voyons voir pourquoi je me suis réveillée aussi tôt aujourd'hui. Je devais sans avoir quelque chose à faire mais quoi, le souvenir a été enlevé alors que je me réveille. Peut-être n'était-ce qu'un rêve. Pour atteindre un semblant d'éveil, il faudrait sûrement que j'oublie la veille mais ça ne risque pas d'arriver avant que je ne devienne vieille. Tout ce qui s'éveille à mon esprit en ce moment est que le six, quelqu'un m'a dit qu'il n'en restait plus que dix et maintenant qu'on est le dix, il n'en reste plus que six. Il voulait me réveler quelque chose ou bien seulement élever un peu le statut de sa vestale ou bien lessiver sa veste sale.

02:04 11/09/04

Petit chat ·

J'ai toujours eu peur d'avoir un weblog.

22:47 25/04/05

Plantée ·

Je te suis. Je t'essuie à la trace. Je ne t'aime pas. Tu sèmes tes places fantomatiques. Je t'embrasse. Je te déplace. Du légume au fruit. Tu comptes certainement ouvrir la jardinière alors que tu laisses tomber les pots tachés derrière toi. Les desserts n'ont jamais été de grandes résistances.

01:51 17/07/05

Bambou ·

La pensée dans ma tête est comme un papillon ; attiré par la lumière et moins con qu'Icare au moins il ne se brûle pas que les ailes.

03:20 08/07/07

EOB ·

22:42 04/10/05

Journée ·

J'écris comme je lis, dans la précipitation, dans la crainte éternelle de ne plus jamais avoir le temps, l'envie, l'espoir, la force, l'inspiration, la vie, l'illusion, la présence pour pouvoir le refaire. J'écris ici de la manière strictement inverse que le principe de réalité que j'applique à mon écriture "quotidienne", je bannis toute ontologie, je nie la raison pour la fiction fictionnelle et fictive, je préfère la prolifération à la méditation.

Il m'annonce qu'il abandonne le chemin que nous avions décidé de prendre, que ça sera trop compliqué pour lui, limite qu'il se sent pas capable de le faire. Alors que moi, oui, que moi, j'en suis tout à fait capable. Malgré mes crises existentielles quant à mes propres capacités qui se répètent toutes les quinzaines. Malgré l'imposture que je ne cherche plus à comprendre, l'absence de véritable posture. C'est l'absurdité de mon entourage qui m'enrage, ils ont confiance. Ca non plus, aucune compréhension. Pour cela, j'apprécie les profs, ils me disent de temps en temps qu'ils ne savent toujours pas si mon cas relève de l'originalité ou de la stupidité.

Il faut que je mette quelque chose de côté mais je n'arrive pas à m'y résoudre comme à dissoudre ces chemins que je met tant de temps à tracer et même si ils apparaissent souvent dans la soudaineté. Quelle vie ? Une question rare qui sonne à chaque fois que mon secret est découvert : je vis dans un univers où les journées ne font pas 24 heures. C'est pénible car il n'existe pas d'agenda gérant cela. Les possibles le sont tous, c'est bien pour ça que je vis dans l'indicible, dans la propreté de mon entourage.

Je n'ai pas encore assez de perspective pour dire si il y a autre chose que des rimes ridicules qui me font passer en quelques mois de la philosophie chinoise à la philosophie danoise, qui, dans une pure vue de ma table de chevet, m'ont fait transiter de Qu'est-ce que l'esthétique de Jimenez à Qu'est-ce que la métaphysique de Nef. J'y vois quand même un début de direction qui me permet de faire le choix entre le strict nécessaire et l'ultime superflu artistique. Je fais des choix en ce moment, cela n'arrive tellement peu souvent que j'ai l'impression que ça se voit.

La fac commence à ne plus m'étonner. Revenir plus tard pour les inscriptions. Les horaires des cours, ça sera pour un autre jour. La routine annuelle.

Nos chemins croisent, aussi, parfois le faire.

00:17 27/09/05

Eau ·

Lire c'est bien seulement quand on a pas le temps de le faire on savoure d'autant mieux la transgression d'un moment volé ou pire d'une nuit allégée.

02:31 17/09/04

Le goût du raisin ·

Dans tous ces rêves, que je ne raconte pas, il y a ces personnes que j'essaie d'oublier en ce moment. Ce je qui s'efface. Ce tu qui me fait peur. Il et elle que j'aimerais revoir dans un avenir proche. Le on improbable. L'odieux nous contre lequel j'essaie de te préserver. Les vous que l'on distribuerait juste histoire de mieux se cacher. Ainsi que les tous autres que l'on aimerait parfois jeter à la poubelle. Car vois-tu, très chère, l'idéal égoïste est avant tout un combat contre soi-même et être égoïste est bien plus compliqué qu'il n'y parait. Ne penser qu'à soi, je ne pourrais le faire sans toi.

09:36 07/09/05

La vitre ·

Sur un fond de musique trop connu et dans le voisinage d'une affiche qui rappelle comment la vie peut parfois surgir d'un film, je profite de l'appartement vide. Encore 10 petits jours à hanter les lieux, à vivre seul dans l'imagination d'une vie collective. Il va falloir que j'arrête de rêver. En attendant et en hauteur, je profite du bal des cons. Non, c'est pas juste, regarder des gens jouer à la pétanque est très interressant surtout lorsqu'il s'agit de disperser des cendres.

17:17 16/01/06

Chase ·

Laissée tomber le sujet dans un suite électrique de signes sans digitalisation. Juste comme ça avant de transformer l'objet en déchet dans un couloir de la Sorbonne pendant une pause puis j'ai pris un peu l'air parce qu'il fait un ciel assez magnifique en ce moment ou plutôt je revenais de dehors. L'indifférence est ce qui m'étonnera le plus. Sören rime avec serein. Pensée idiote. C'est ce que je pense en ce moment précis. Consultation immédiate des hexagrammes. Malgré le côté rassurant de celle-ci, mauvais présentiment côté yin. Je le fais par curiosité, pour voir ce que le changement me réserve et non pas du tout pour ce sentiment rassurant de croire qu'il existe une architecture qui donnerait forme, la forme avant de se réformer. Non, je n'y crois pas vraiment à cela, je veux seulement voir une roue non-uniforme qui ne tournerait jamais vraiment de la même manière. Une roue ronde et rien de plus, surtout pas une roue du temps ou une roue de la vie ou une roue du changement. Vide (Mishima est programmé pour le mois de mars). L'asymbolie de l'ami Roland B. mais j'ai peur d'augmenter une des malédictions qui semblent planer au dessus de ma tête. Je sais que j'ai commis un écart, que j'ai cru pouvoir arnaquer la voix en créant un écho. La réponse est ambigue, personnellement, j'ai plutôt tendance à trouver cela bon.

[                                                            ] ?

Le rassemblement - Ts'ouei (45). C'était quelque part évident. Je ne vais pas laisser les morceaux d'un dragon de jade étalés dans un couloir aussi triste et mal éclairé. Faire en sorte pour qu'il se passe quelque chose ce soir. Je vois le mot besoin. Mutation vers L'obstacle - Kien (39) — ça commence à bien/mal faire ces polythématiques. Enfin, je ne l'attendais plus celui-là et quand même bien content de me débarrasser de (44) qui commencait à devenir étouffant depuis quelques semaines même si l'incrémentation n'est pas bon en soi. Si je comprends bien, il y a plus qu'un problème mais un obstacle, un empêchement, une obstruction quelque chose à affronter et non pas à surmonter parce que la montagne est derrière moi et le gouffre devant. « Aller mène à des obstacles, venir mène à l'union». Plonger dans l'interne, recommencer l'intro et envoyer tout ce qu'il faut dans les airs, sans négliger le délai de réception. La quatrième place est quand même celle au-dessus de nos têtes. Déjà que je lève trop les yeux. « Au sein des plus grands obstacles des amis surviennent ». C'est usant et fatiguant quand la question commence à déborder de la réponse. Les sens recommencent leur multiplication mais la compréhension entame sa reprise. Ils surviennent de l'intérieur quand on y va alors et pas seulement quand on y vient. Interprétation sémantique idiote. Il faut que j'apprenne à faire la différence entre aller et venir, entre j'y vais et j'en viens. Si c'était vraiment sérieux, le départ aurait lieu dans un instant. Nouveau texte, appareil à photographie et nouvelle bouteille de vin, j'espère qu'on y sera plus que la dernière. Au temps, plutôt lumineux.