Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

12:30 02/08/04

Limite botanique ·

En faisant un peu de ménage parmi mes pages "conceptuelles", je me suis rappelé que cette page-ci avait vu le jour suite à une réflexion sur la place de l'Ego dans l'écriture. Dans un ultime mouvement de va-et-vient, j'ai eu besoin d'une page pour vomir mon "je" et pensais ainsi pouvoir continuer à écrire sur l'autre page (Faire la pute, acte 1, scène 2). Il faut également savoir que contrairement aux apparences, j'ai ,souvent, de temps en temps, honte et plus particulièrement de tous ces trucs ratés que je jette dans un coin, un peu comme un môme capricieux qui n'a rien d'autre à faire.

17:51 09/01/06
13:44 23/08/04

Théorie analogique ·

Les marques et leurs critiques, c'est comme les relations sexuelles pour les catho.

08:00 23/06/04

Acte 1 ·

Quand se taire fournit toutes les bonnes raisons d'en vouloir à l'autre.

18:05 14/06/04

Réveil ·

J'ai peut-être vanté les mérites du moment particulier du réveil dans le passé. En ce moment, je déteste cela, de me réveiller, d'ouvrir les yeux avec le soleil en pleine figure et trop de chaleurs, avec tous ces problèmes qui envahissent de nouveau mon esprit alors que je pensais les avoir assommer à coups d'oublis. Surtout quand il y a cette petite voix qui me souffle "HEY ! REVEILLE TOI TA VIE EST ENTRAIN DE GLISSER VERS L'INFINIMENT VIDE !". Bref cette somme de choses qui font que le réveil est quelque chose d'à la fois aveuglant et assourdissant. Même en essayant diverses tactiques comme un réveil en accélération progressive avec ajustement en fonctions des différentes étapes. Il n'y a rien à faire, je manque plus ou moins régulièrement les haies ou autres obstacles et je ne peux m'empêcher de penser que la vie est un perpétuel réveil qui me tue à petit feu.

18:24 29/07/05

3 juin ·

Je ne peux pas encore décider comment il faut la comprendre ; je me tiens donc tout tranquille, tout effacé — oui, comme une sentinelle en ligne qui se jette par terre pour écouter le moindre écho d'un ennemi qui avance. Car je n'existe pas pour elle, et ce n'est pas un rapport négatif, mais un rapport inexistant. Jusqu'ici je n'ai osé aucune expérience. — La voir et l'aimer, c'est ainsi qu'on exprime dans les romans — oui, c'est assez vrai à condition que l'amour n'ait pas de dialectique ; mais après tout, qu'est-ce que les romans nous apprennent de l'amour ? Rien que des mensonges qui aident à abréger la tâche.

Sören Kierkegaard, Le journal du séducteur
14:42 03/09/04

Patho ethno ·

Science de l'immature.

20:29 04/10/04

Brosse et creuse ·

  1. Attention. Ceci est une tentative d'interruption volontaire du flux d'Heuristique Énumération et Littérature Périmée (H.E.L.P.). Ca va être violent. Ici, je vais tenter d'énoncer clairement dans le but de clarifier la situation d'une des dimensions les plus épineuses de mon existence: mon parcours universitaire. Il faut prendre cette missive comme un prototype avec des vrais morceaux de moi et de réalité, un blog étudiant, quelque chose rare qui ne réapparaîtra pas avant au moins un an. Donc la suite, je vous laisse interpréter par rapport à ce que je dirais ou plus certainement ce que je ne dirais pas.
  2. Je suis allé au cours d'histoire des sciences et –excusez-moi du langage mais– ça me botte vraiment bien.
  3. Alors là, il y aurait ma voix en off qui dirait "ah mais, il faudrait peut être que je vous raconte comment j'en suis arrivé là." Parce que soit vous vous –ouais vous– êtes entrain de vous dire "mais quoi, qu'est-ce qu'il fout là ?" ou bien "mais quoi, c'est pas ce qui était prévu ?".
  4. En ce moment, j'hésite entre un cursus de sociologie que j'ai interrompu au milieu de ma maîtrise sciences et techniques (qui se prépare donc en deux ans d'où l'interruption) et un cursus de philosophie des sciences qui me ferait recommencer une licence. Jusqu'à il y a quelques semaines, je pensais tout plaquer pour la philo sauf qu'une force mystérieuse s'est emparée de mon cerveau (certains appelleraient ça le Réalisme). Ou les deux en même temps mais il m'est apparu à la vision des emplois du temps que cela ne serait pas trop faisable. Grave dilemme donc. Parce qu'il faut choisir et que j'ai peur de me planter en faisant la mauvais choix (n'étant pas très philosophe) ou de passer une année à regretter avoir choisi la voie du bordel désorganisé (la fac étant par définition un bordel organisé). Classique. D'un côté, toutes les chances de trouver un boulot sur-chiant et de l'autre ... pas beaucoup de chances de trouver un boulot. En attendant, je me suis inscrit nulle part mais je vais partout. Classiquement sociologique [Lazarsfeld, Voting, The american choice].
  5. C'est chiant la réalité d'un blog étudiant.
01:37 15/01/06

S ·

Tout texte est un pré-texte.

17:58 08/07/04

Anticipation catastrophique ·

Internet était néfaste que dans la mesure où je n'avais pas conscience que le Réseau me protégait d'une autre sorte d'Ecran.

22:47 25/04/05

Plantée ·

Je te suis. Je t'essuie à la trace. Je ne t'aime pas. Tu sèmes tes places fantomatiques. Je t'embrasse. Je te déplace. Du légume au fruit. Tu comptes certainement ouvrir la jardinière alors que tu laisses tomber les pots tachés derrière toi. Les desserts n'ont jamais été de grandes résistances.

17:41 05/11/04

Something stupid ·

Il y a quelque chose qui m'intrigue depuis quelques temps déjà.

Dans le métro, à part la tradition de faire la tronche et d'être le moins coopératif possible, il y a une sorte de nouveau jeu. Bon, personnellement, quand je ne suis pas assis près d'une fenêtre, j'aime bien observer furtivement les gens (une autre stratégie semble être la béatitude et la contemplation de ses propres chaussures). Mais depuis peu, j'ai remarqué -et ça ne l'a pas fait qu'à moi- que quand deux regards observateurs et furtifs se rencontrent, il ne faut absolument pas dévier la direction des yeux.

C'est là que je ne comprend plus vraiment.

Certains avancent l'hypothèse que c'est une sorte de combat mental et d'autres de la drague empathique mais un autre sondage montre que la majorité des usagers du métro pensent que le métro est certainement le dernier endroit pour taper la discut' et encore plus pour trouver l'âme soeur*. Ma théorie personnelle est que ce sont des extra-terrestres qui tentent de communiquer par télépathie et que ces regards soutenus sont un message pour un voyage vers un monde meilleur (que le métro parisien). De l'humanitaire au sens le plus véritable du terme donc. Le problème est qu'il n'y a pas encore de manuel de télépathie des extraterrestres du métro (puisque que comme un certain nombre de mes congénères terriens, je ne suis pas nativement télépathe) et que les tentatives de communications avec le visage semble être le signe de rupture de la communication (le regard devenant fuyant). Ce qui est assez frustrant parce que j'ai vraiment rien contre partir loin loin loin loin et explorer des galaxies lointaines.

* Un voyageur du futur tient à signaler que les premiers speed-dating sub-urbains auront lieux début 2020 car d'ici là il existera des implants pour nous faire croire que le métro est beau, qu'il ne sent pas la pisse et que donc les gens abandonneront la tradition de faire la gueule dès qu'ils sont sous terre.

15:10 22/07/04

Livre vertical ·

Il y a des jours où je n'arrive plus à entendre et/ou écouter la musique, je la mets de plus en plus fort et pourtant je ne ressens que de faibles vibrations, tout au mieux un bruit de fond. Cela me gêne énormément car cela arrive souvent au moment où j'ai besoin de rythme, de voir un paysage défilé pendant que mes pensées sont concentrées sur un sujet, une pensée obsédante qui accapare toute mon attention au point de ne plus arriver à percevoir l'extérieur, le bruit involontaire des pages qui tournent dans le vide et des pages qui se noircissent à la vitesse de ces taches blanches qui flottent dans le ciel.

19:13 11/09/04

Banalité dans l'air ·

Le temps, l'important, ce n'est pas d'en avoir mais de le prendre.

07:07 22/02/06

Bassin ·

Poser la question. Ramasser avec Patience les filtres étalés au fon du sac. Se rattraper par l'absence de la veille. Partager quelques être ; ne pas oublier où elle est. Ne pas s'attendre à l'ouest mais plutôt au sud. Ne pas penser que passer se conjugue à d'autres temps. Ne pas dormir à cause d'un mauvais sirop au goût de pêche. La négation n'est pas la topique actuelle. Reposer la lourdeur sur un bras, sur un tas, dans un air las de platitude et s'obliger à regarder le monde perpendiculairement. Les formes s'en mêlent. Vouloir les étudier, pas les miennes, pas celle de la disparition, celle que je ne connais toujours, que je voudrais suivre à la trace, petite phrase transformée en mouvement intérieur, un peu externe aussi mais pas tant que ça, l'arrêt, les départs, les retours qui n'arrivent pas, les doutes qui ne se pensent pas. Ce regard me manque, ce non-regard détourné pas du tout.