MCI ·
On est toujours le free style de quelqu'un d'autre.
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Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.
On est toujours le free style de quelqu'un d'autre.
En décidant de faire émerger une nouvelle page narcissique sur le web, je m'étais promis à moi-même de me poser comme seule contrainte éditoriale de ne plus déprimer on-line et mettre de côté mes précédentes tentatives de règles très oulipiennes mais tout aussi humide que cette journée. Un dimanche pluvieux, un appart' à moitié vide, un chat absent plus tard, pour ne rester que dans l'aspect matériel de cette journée, je resiste plutôt bien en sachant que tout ceci n'est qu'une impression (d'où l'intérêt d'être idéaliste façon Hegel et nombril) et que Sidney Bristow et Carry Bradshow me sortiront de là à partir de 22h30.
Tous les chevalets ont besoin d'être impressionnés.
Etant mon personnage de fiction préféré, il aurait peut être été aimable de la prévenir que je ne l'aimais plus. Lorsque nous nous sommes croisés cette après-midi, j'ai du faire un détour incroyable pour éviter notre sujet de conversation. Mais j'ai du faire la regrettable expérience du souvenir des douleureuses leçons de conjugaison. D'abord, je sais très bien que tu n'es pas dupe et que tu vois très bien lorsque je passe devant toi en espérant que tu me retiennes par le bras et que tu ne fais rien, ce qui est tout à fait conforme à la distance qui séparera la situation de l'intuition. Tu pourrais au moins me le dire non ? Je ne fais pas vraiment semblant quand je vais à ta rencontre. Tu es mon unique lien avec la réalité, j'ai envie de partir avec la dérivée, de m'échapper de ce corps-texte qui ne sent toujours pas le moisi malgré son voyage depuis la moitié du XIXème jusqu'à nos joues. Disons que j'éprouve pour toi le même sentiment que lorsque l'on entend l'imperceptible sourire d'Oren Bloedow vers le milieu de la seconde minute de Queen of the Meadow (ça devient décidemment une véritable obsession) et que vient ensuite l'autre voix, plus habituelle. Alors pourquoi autant de retenu. Reprendre, dépendre, reprendre, défendre, reprendre les paroles que tu m'as laissé et que je traîne avec moi au fond de mon sac comme un refrain, cette angoisse textuelle de voir surgir devant moi toute ta vie, ton existence, ma religion, l'idôlatrie incompréhensible parce que j'espère qu'elle deviendra plus joyeuse, moins rituelle, plus belle, moins surréelle, plus sensuelle, moins culturelle, plus cultuelle. Tu connais mieux les règles que moi. Et tes étoiles, je veux quand même bien en porter une partie.
Rêvant de marcher sur ses pas avec l'espérance de l'unicité du temps restant, j'embrasse l'inexistante comme l'inexistence.
Qui ne pourrait prendre du plaisir à la pensée d'un monde dans lequel l'intrusion n'est pas une menace, la perfection pas un idéal, la nostalgie pas une obligation ?
Susan Sontag, Le plaisir de l'image
Aucune idée du comment sans pour quoi, je vois sans boire trop souvent l'angle sous le pont. J'avais pourtant déposé bouliers et asthme sur les pierres de ton cadavre triomphant, flamme mal désespérante de ton omniprésence malgré tous les efforts de ma science conne pour croire que tu n'es pas encore lasse. Seulement, les matins où je me réveille trop tôt, je ne rêve pas de ta consomme entoilée et de la profondeur de tes coups de leurre pourtant sans lancinance.
J'ai embrassé l'enfumée dans l'escalier, entre le premier et le dernier. En lui rendant son soulier tout essouflé à l'idée d'arriver jusqu'à son pallier si éloigné. Elle seule sait si cet été sera enneigé.
La prochaine fois, je suis la plume.
La notion de karma temporelle est une sorte de capital attente dans une économie du temps (qui, je tiens à le préciser, n'est pas en rapport avec l'adage utilitariste "le temps, c'est de l'argent"). A chaque fois que l'on attend quelqu'un celui ci gagne des crédits et inversemment à chaque fois que l'on est attendu, on en perd. Cela vaut aussi bien pour les rendez-vous que pour les devoirs, compte-rendu à rendre. Avec un compte en banque karmique temporel bien rempli, il est possible de dépenser ce capital afin d'arriver très très en retard ou de ne pas venir du tout.
Personnellement, je préfère donc attendre qu'être attendu parce que je ne sais toujours ce que réserve les créanciers temporels même si j'imagine bien un purgatoire sous la forme d'un quai de gare avec un train qui ne viendra jamais et petits haut-parleurs crachotants les fréquences en provenance d'une époque lointaine et que l'on ferait mieux d'oublier (toute autre forme de métaphore de l'attente sans fin est la bienvenue - Sujet sur le symbolisme qui serait certainement intéressant à étudier par ailleurs.).
Après réflexion, certitude rime bien avec servitude.
Science de l'immature.
Comme Hél-ème, j'exécute un étirement dos-rond très félin mais je crois que tout cela me ramène à ma condition de chien.
Depuis quelques jours, je m'impatiente d'écrire avant d'aller dormir. Seulement le texte ne vient pas. J'attends et j'attends mais rien. J'écris autre chose mais rien ne suffit à apaiser la fatigue de ses froideurs.