Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

01:56 11/09/04

Petite virée en ville ·

Maintenant que JLR arrête Mediatic, je me demande si les successeurs vont avoir la bonne idée de refaire le site vers quelque chose de plus lisible ou moins indigeste. Par exemple, faire en sorte qu'il y est plus de contenu dans partie principale que dans la colonne de droite qui a pris des proportions vraiment démentielles (avec des informations bien inutiles). Ca commence à devenir un peu vieillot comme présentation quand même.

Dans le même style, en ce moment, j'aime bien flâner sur un blog par jour entre deux pauses. Je tombe sur un blog qui n'aime pas les dimanches et qui parle de liquide vaisselle anti-stress. C'est étrange comme idée quand même. J'ai une manie étrange, quand je suis en état de stress, j'aime bien faire le ménage et la vaisselle. Autant dire qu'habituellement, c'est un peu cradingue mais qu'en ce moment, la Société Protectrice de la Poussière et de la Graisse sur les Assiettes vient de m'assigner en justice pour violences aggravées et génocides sur populations innocentes.

00:47 13/02/06

Mauvais conte ·

J'ai bien réfléchi à notre situation. J'ai passé quelques heures en face d'un tas de feuilles blanches que je destinais à une explication, à l'écriture d'un conte que nous ne partagerons certainement jamais. J'ai éludé la question en me disant qu'il était déjà trop tard. J'ai toujours su que j'étais plutôt électron que macro-molécule même si en ce moment je suis étrangement sous l'effet d'attraction d'une trame énergétique un peu trop libre. J'ai certainement induit un mensonge en laissant trainer ces pages sans aucune trace sur laquelle poursuivre une conversation. J'ai toujours un peu cette envie de t'écrire mais moins que de mener jusqu'à la fin cette expérience : nous n'avons jamais découvert l'autre dans la différence d'être des inconnus réguliers. J'ai bonne espoir que tu n'en as rien à faire.

Je ne puis m'écrire. Quel est ce moi qui s'écrirait ? Au fur et à mesure qu'il entrerait dans l'écriture, l'écriture le dégonflerait, le rendrait vain ; il se produirait une dégradation progressive, dans laquelle l'image de l'autre serait, elle aussi, peu à peu entraînée (écrire sur quelque chose, c'est le périmer), un dégoût dont la conclusion ne pourrait être que : à quoi bon ?

Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux

Je n'ai pas de nouvelles. Je n'ai pas dit que j'en voulais. Je n'ai pas vraiment peur de tomber dans l'oubli. Je n'ai rien d'autre que le non-toi. Je ne suis plus terrorisé de rencontrer un regard trop furtif, d'attendre autre chose que l'attente, de voir autre chose qu'un étrange silence, de synchroniser nos erreurs plutôt que chercher dans l'absence de réactions un quelconque quoi ce soit qu'il aurait sans doute fallu cacher dans cette publicité de la modernité.

Je sens que ça va m'amuser longtemps de ne plus donner à voir sous cette déclinaison le verbe avoir.

15:28 09/06/04

Constat n°1 ·

C'est définitif. Avoir un weblog me rend idiot.

13:46 02/09/05

Info-route ·

Petite point d'information pour les inconscients qui voudraient en savoir d'avantage sur ma palpitante vie universitaire et ceux qui essaie encore de comprendre le comment du pourquoi mais surtout le combien et le quoi.

Résumé des épisodes précédents d'une série qui aurait pu s'apeller l'orientation la plus tordue du monde de la vie d'un étudiant qui a réussi à maintenir l'équilibre entre X années de fac et bac+X (sans avoir retapé si vous préférez). Un schéma récapitulatif (un peu daté) est toujours disponible au stand apéritif. Négligeons les détails, les doutes et autres prises de décisions qui font que la vie est telle qu'elle est ç-a-d chaotique.

  1. Brillantes études de mathématiques aussi utiles et utilisables qu'un doctorat de géopolitique d'asie de l'est lors d'une négociation chez l'épicier du coin ;
  2. Découverte d'un art martial occidental de tradition, au moins centenaire : la sociologie.

A partir de la magnifique chute du feuilleton semestriel fin de saison printemps 2005, il y avait en gros deux choix : Ou bien entrer dans le monde du vrai travail où l'on est un professionnel ou bien continuer un peu les études pour devenir moi aussi un de ces survivants, ces gens qui ont perdu leurs amis par bataillon face à un ennemi vicieux et surtout mieux préparé, ces héros de la nation que l'on nomme aussi par bonne foi les thésards.

Sauf qu'avant de faire une thèse, il faut un DEA et que maintenant ça ne s'appelle plus DEA mais Master 2 fillière recherche option/mention/spécialité "Un truc qui fait sérieux". Petite musique angoissante qui indique qu'il va bientôt se passer quelque chose. Comme j'ai rarement l'habitude de faire moins de deux choses à la fois, en plus de ce que ce qui se rapprochent selon le nombre de tournesols comme le choix cohérent d'un parcours, il se trouve que je vais pratiquer un nouveau sport officiellement un sport, que certains pensent légendaires voire mythologique, de la philosophie. Certains seront décus par ce dénouement et d'autres se demanderont le besoin d'écrire tout un bazar de dire cela. Le moi ex-photographe, ex-psychologue, ex-informaticien, ex-webdesigner, eux, trouvent cela fort drôle et inattendu. Alors que le moi sociologue, ex-logicien et ex-esthète trouve cela fort rationnel. Un autre enfin dira qu'il y avait finalement plus grand chose à faire après les deux premiers cycles sauf peut être un LEA Espagnol-Roumain option Commerce des matériaux lourds mais comme des inscriptions en tibétains (ou en sanskrit, il faut encore choisir) ont déjà entamé cela n'est pas non plus si étonnant.

Ce qui implique par la même occasion écrire un mémoire secondaire dans et pour cette discipline. Un an deux mémoires, comment la littérature russe aura eu raison de ma santé mentale (récit à base de froid + été presque estival = rupture thermique). Sauf qu'un mémoire de Ca, personne ne veut m'en montrer un. Sur la forme et sur le fond, comment l'écrire et quoi écrire, je suis (on est) un peu perdu. Il y a au moins des Que sais-je (Sur amazon, oui mais ils ne sont pas très nombreux) ? Comment on fait un renvoi bibliographique ? C'est quoi le titre des revues ? Ca ressemble à quoi un prof de philo de fac ? Ca existe vraiment ? On peut en voir au zoo ?

Pour des raisons d'audience (jeune public, etc) et d'heure de diffusion, certaines scènes comportant la courte mais explicite vie des lectures philosophique de l'auteur ont été coupé lors du montage.

Surtout que jusque là, l'usage de la philosophie se résume à me renseigner sur les gens avec des noms marrants (Tarsky, Jaspers, ...) et dont les écrits le sont rarement aussi. Terminer aussi le fait de briller dans des discussions en mystifiant ses amis (la philosophie est-elle autre chose qu'une mystification ?) à placer ça et là le nom d'un type qui a une bonne tête et qui fait apparement référence dans son domaine ou juste le type qu'on sait que c'est un philosophe mais qu'on sait pas trop ce qu'il a écrit ou dit. Bref passer pour l'original local parce que c'est toujours plus amusant de lire Schopenhauer dans le RER que de faire vingt fois le tour (une fois par cours et par prof) des classiques de la sociologie. Entreprendre un vrai travail de lecture critique et non pas seulement un tourisme littéraire en prenant les clichés d'amateur interessé me donne plus que le vertige. Rien que d'évoquer ici et avec sérieux mes lectures, je me sens comme devant l'incroyable.

Sinon moi, en théorie je suis plutôt kunderien mais en intégrant la tendance kar-waienne de la clope.

22:28 19/12/05

Dans le pli du texte ·

Pour moi, il s'agit avant tout d'introduire l'histoire dans le structuralisme : les textes que Mallarmé ou Proust ont lus et qui irriguent le Coup de dés ou la Recherche du temps perdu nous permettent d'introduire dans le laboratoire même de l'écriture l'intérêt de Mallarmé pour l'anarchisme, par exemple, et celui de Proust pour la mystique juive du Zohar ou l'Affaire Dreyfus... En même temps, en faisant apparaître combien dans le dedans du texte est redevable à son dehors, l'interprétation découvre l'inauthenticité du sujet de l'écriture : l'écrivain est un « sujet en procès », un carnaval, une polyphonie, sans réconciliation possible, une révolte permanente.

L'avenir d'une révolte, Julia Kristeva
12:20 08/01/05

Salle des murmures ·

Rêvant de marcher sur ses pas avec l'espérance de l'unicité du temps restant, j'embrasse l'inexistante comme l'inexistence.

20:15 04/11/04

Bang ·

Message informatif potentiellement inintéressant à l'usage des gens qui me parlent et qui sont donc improbable.

Rappel des épisodes précédents

Avant d'entrer en sociologie et pour des raisons de saturation, je m'étais secrètement promis de ne jamais lire P. Bourdieu et que si jamais je devais en disserter, je me contenterai des cours éventuels pour comprendre le contenu des Saintes Paroles. Minimum Radio. Finalement, j'ai lu la moitié de ses bouquins, j'en ai parlé pendant des heures (pour en dire du bien comme du mal - et saturer à mon tour mes différents auditoires), j'ai mémoirisé un truc typiquement dans cette tradition et je creuse la piste d'un des disputants à la succession.

Avant tout ça (pour cause de fréquentation de hypotruc), je m'étais également juré que je préférerais faire l'exégèse complète de Proust* que d'essayer de comprendre n'importe quoi émanant de Deleuze. Alors aujourd'hui, j'ai dit "image-temps" et prononcé 3 fois le nom.

A l'attention de mes amis, les vrais, ceux qui m'aiment, qui me veulent du bien et qui veulent continuer à me parler, j'autorise tout témoin de récidive à me lancer des cailloux et me frapper violement (très si nécessaire).

* Oui bon ok, une partie de mon travail historique est d'en faire une lecture partielle.

On se souviendra aussi qu'en sortant du lycée et de ses fabuleux cours de philo, j'avais fait le serment de ne jamais m'intéresser aux écritures de Freud ... et on** sait tous comment ça s'est terminé.

** on = les gens qui savent pourquoi le stade de la prévention a été dépassé.

12:21 08/01/05

Souffle ·

La prochaine fois, je suis la plume.

10:37 28/07/04

extra-centrisme ·

Ce qu'il y a d'assez désolant et parfois gonflant dans la littérature "occidentale", c'est le moment où elle se rend compte justement qu'elle est occidental et donc sujette à un effet de perspective. L'image qui me vient alors à l'esprit quand je lis les lignes de ces gens, qui pensent souvent bien mieux que moi et nous et qui, frappés par un éclair de lucidité, tente de rattraper des milliers de lignes à imposer un point de vue qu'il pensait universel, est celle du rêve typique (je tiens à signaler que je n'ai pas le souvenir de l'avoir fait) et stéréotypé où l'on se réveille tout nu dans un lieu où l'on fait d'habitude bonne figure. Il s'en suit généralement plusieurs pages sur la Rédemption culturelle et un retournement verbal proche du fouettement à coups d'orties. Ce que je préfère surtout, c'est que ce délire sur cette soudaine apparition-révélation que l'on se trompe car placé dans un point de vue particulier, n'est en rien une garantie préventive contre ses propres effets. Quand on est idiot, on a toute les chances de le rester par la suite, prise de conscience ou non. Dire "le point de vue issu de notre culture occidental" contient exactement la maladie que l'on cherche à guérir comme si "la culture occidental", à supposer qu'il y en ait une et une seule (la critique de l'unicité des choses est une thème facile et séculaire qui est déjà bien trop développé pour être repris ici), était unilatérale, monolithique et incapable de se modifier ou d'avoir incorporer ou d'être incorporé par d'autres "cultures, le bon vieux présupposé qu'intégration ou assimilation ne se font que dans un sens.

13:04 15/07/04

Voyage ·

Vaut-il mieux marcher sur la lune et y consacrer toute une vie ou en rêver et y consacrer une nuit ?

22:52 26/05/05

Légume ·

Il n'y pas je t'aime qui tienne. Il n'y pas je te mène qui sème. Il n'y a même pas de quai sans semelle.

Nous savons tous les deux que nous partirons bientôt. Nous nous répartirons bien assez tôt en évitant le savon.

16:26 09/03/06

Esprit es-tu là ? ·

Ce texte s'adresse avant tout à ceux de mes compagnons qui livrent actuellement des combats d'hiver. Dans l'ancienne saison, l'apparition a chaque parole pour chaque mouvement extérieur si peu nuisible mais trop souvent nocturne. Il ne fait plus trop froid en ce moment, il y a surtout une atmosphère liquide, notre disparition n'est pas une absence véritable mais plutôt un passage à l'évaporation. Entre les limbes, les drap-peaux et les civières voudraient être là dans chaque champ en plein tiraillement. A l'envers des tracts, des manifestes, des articles et autres poèmes, il faut sortir les ancres pour mieux essayer. La cure et les courants d'air ne peuvent prendre que la forme d'un parapluie, que revêtir les sombres apparences pour être vu bien. Le matin là, de bonne heure, la plume anticipe la fin d'un monde, ce qui laisse supposer qu'elle était là bien avant le réveil. Avant cela, il faut écrire toutes choses qui ne seront jamais lu parce qu'il existe ces vérités qui ne doivent être que jeter à la poubelle et ne pas être envoyées à la figure, surtout cette incorrigible soif de signes. Juste le temps de prendre formes et pensées pour apporter provisions et nourritures, pour n'être rien d'autre que cette apparition dans un amphithéâtre évidé par le passage au jour. Le moins sûr, ce sont ces images sur cette pellicule brûlée, je ne sais comment venir dans le passé, sans te retenir, rien de moins incertain que le temps, de surveiller chaque énoncé, je voudrais vous sauvegarder des pourriture du langage. Vestige ou vestale, si vous pouviez attendre des ciels plus bleu, il n'y aurait plus de place pour les pigeons voyageurs. La surveillance technologique pourra croître autant qu'elle veut elle ne trouvera comme seul fin que le voile, l'erreur technique de l'identification. L'habile spectre de ces mots qui font l'environnement ne sont rien de plus que cet étrange monde qui apparaît lorsque les regards s'entretiennent sans s'éteindre. Et si les courants d'air sont, rien d'autre ne lie dans la trame et le tissage de nos nouvelles habitudes. C'était absurde de croire que les maux se cachent pour mourrir. Autant dire que les langages de l'arrière-garde sont définitivement en trop et qu'il n'y a rien à en faire de jolis manteaux de fourrure que l'on se prêtera à l'occasion.

Esprit que fais-tu là ?

22:36 29/06/04

Prétention mégalomaniaque ·

Maintenant que mon présent semble être plus ou moins en place, j'ai décidé de planifier mon avenir. Plagiat partiel de mon nouveau héros du moment, Ludwig W., j'écrirai un unique livre non-posthume qui se nommera "Tractatus Logico-Sociologicus" manuel permettant la construction d'une synthèse à partir d'une compréhension logique; la finalité étant la soustraction du social des structures logiques soutenant la théorie (parce qu'il n'y en aura qu'une seule) et la transformation de la sociologie en une méthode logique du social. La conclusion sera le point final à plus d'un siècle de débats stérils et au pluralisme. Avec la considération qu'il n'y a plus rien à dire, je me retirerai alors de la scène scientifique pendant que d'autres découvriront toute la portée de mon oeuvre.

M'apercevant que ces idiots n'ont strictement rien compris à ma méthodologie négativiste, je ferai alors un come-back consistant essentiellement à montrer au reste de la civilisation que nous pataugeons tous dans une immense flaque de boue appelée modernité dont les post-tous sont les apôtres de l'apocalypse. Après avoir éprouvé l'ennui d'une retraite spirituelle, je consacrerai finalement le restant de mes jours à déconstruire le paradigme ambiant ainsi que tout ce qui se rapproche de ma théorie de jeunesse et je publierai peut-être un dernier livre qui ne sera achevé qu'après ma mort; le titre est déjà choisi "'Psychanalyse des comptes de faits". J'hésite encore sur la citation à mettre en couverture Lazarsfeld ou Stouffer ?

L'objet du ressentiment de l'oedipe positif qui sommeille en moi ne se doute certainement pas de ce que je compte faire du septième aphorisme de son cadeau empoisonné. Je livre donc ici, la dernière ligne très weberienne de mon premier et dernier essai et qui sera également dorénavant mon nouveau credo:

7. Sur ce dont on ne peut comprendre, il faut garder le silence.

10:08 29/07/04

Considération bridgetienne ·

Des fois quand je suis en perte de repère à cause de ma retraite sentimentale –tout un combat "contre les évidences. Méthode du discours sans fin." (Nicky D., Editions du Tout, Paris, 2015)– qui ne cesse de durer, quand les symptômes se font de plus en plus fort comme faire des rimes pour une moitié qui n'existe pas –et pourquoi on devrait toujours être la moitié de quelqu'un d'autre hein ? Platon mais après ? On va continuer à se pourrir la vie à cause d'un vieux barbu grec ?– … Quand je suis dans ce genre d'état, donc, je vais voir mes amis mariés-ou-presque. Je sais bien que j'agite ici un gros cliché sur la vie en couple mais personnellement, j'ai la chance de connaître ce que l'on pourrait appeler, pour utiliser un mot savant, un idealtype (construction idéale proche de la caricature. Concept de M. Weber) du couple "22 ans, papy et mamy avant d'avoir eu des enfants".

Selon moi, le couple est une institution conceptuelle. Institution car manifestation physique réelle, matérielle et temporelle d'une idée que l'on se fait de ce que doit être la vie une fois dépassé un certain âge. Conceptuel car tout concept est autant de chances de survivre que deux papillons se transformer en asticot. De plus, l'entrée en couple est généralement reconnu comme le premier moment de chute fatale dans le nombre de relations amicales (O. Galland, Sociologie de la jeunesse). Il existe des exceptions comme les "Living Appart Together" (F. de Singly, Libres ensemble), les couples qui ne cohabitent pas, tout montre qu'ils continuent à faire "comme si" aussi bien dans l'aménagement de l'espace de vie que l'aménagement temporel (téléphone etc.). De plus toute institution ayant potentiellement une fonction (Merton), on ne peut pas se contenter de dire que le couple soit seulement un objectif biologique, car il n'y aurait pas alors besoin de se couper du monde et je pense que l'excuse du rituel qui perdure n'est pas une excuse valable non plus. Non, je pense que les gens qui devienne proche de l'autisme social le font essentiellement pour faire culpabiliser les autres, cette sous-espèce de l'humanité que l'on nomme souvent "les célibataires". Revenons-en à nos moutons (puisque c'est plus ou moins le mot qui convient), quand j'ai un petit coup de blues (qui n'est pas de la déprime), je vais voir mamy et papy ou du moins j'essaie car ça se solde souvent par un coup de téléphone et un dialogue de ce genre.

– Hello !

– Bonjour !

– Ca va ?

– Ouais et toi ?

– Non, j'ai envie de parler. Café. Rendez-vous à 19h30 ?

– Ouhla non, si je sors après 19h30, [Bibiche/Raoul] va me casser un bras.

Je sais que je tiens là une belle caricature (d'ailleurs, je ne veux pas savoir si "casser un bras" est à comprendre au sens figuré ou au sens propre) mais je réalise également que le célibataire, à l'instar de son collègue qui vit dans un monde merveilleux où ils ne sont que deux à vivre à deux, a également une fonction faire culpabiliser son ami d'avoir troqué une certaine forme de liberté qui fait passer mes Near Feelings Experiences (NFE) à fréquence annuelle (dans le meilleur des cas) pour une vie de libertin lubrique. Mais bon des fois, j'arrive à les sortir de chez eux, à midi quand ils étaient déjà dehors, et à les faire s'asseoir autour d'une table. Ce qu'il y a de chouette avec ces gens là, c'est qu'ils ne veulent en aucun cas parler de la solitude et tout le reste (parce qu'ils ont du mal qu'ils peuvent être seuls à deux) alors on parle de mes problèmes de problématiques (un problème récurrent et problématique depuis un an) ce qui constitue alors le must du dialogue (tout ce qui est personnel ne pouvant sortir du trou noir "marital" ou un tout petit peu d'informations comme les vrais trous noirs) et m'amène souvent à reconsidérer mes échelles de réussite et d'échec de la Vie.

Bon ok. Manger des nouilles instantanées et écrire cette justification à 30 cents et 6 euro-sous en attendant "That 70's show" a quand même quelque chose proche de la loose. Plus jamais, je ne me plaindrais qu'Internet est une source possible de rupture du lien social parce que clairement, le problème est en amont. Rendez-moi ma connexion !

15:46 26/08/04

Tractatus Natio-Media-Logicus ·

  1. Les jeux olympiques sont un évènement mondial extra-ordinaire.
    1. Célébration de la fraternité entre les peuples.
    2. Logique donc de se battre entre différentes nations.
  2. Ce qui est extra-ordinaire doit être filmé et médiatisé.
    1. Évènement mondial donc tout le monde doit se sentir concerné.
      1. Inonder les médias et la société avec ce sujet.
    2. Évènement mondial donc beaucoup de monde.
      1. Il faut donc choisir ce qui va être diffusé.
        1. Il faut que ça intéresse du monde. Audience comme on dit.
        2. Comme Nous avons des participants, il faut en parler.
          1. Ce n'est pas du nationalisme seulement un choix éditorial.
          2. C'est pas qu'on dénigre les Autres mais Nous, on est tellement meilleur que les Autres si ils pouvaient perdre parce qu'ils sont moins bons et qu'ils méritent moins que Nous de gagner.
          3. Si par miracle, il se passait quelque chose d'intéressant, ne le diffuser que si beaucoup de voisins ont l'air intéressé.
            1. Ou alors si aucun de chez nous n'a dépassé la 42ème place et qu'il faut combler le vide.
  3. Les jeux olympiques, c'est du sport.
    1. Mais le spectacle, c'est plus intéressant que le sport.
  4. Les jeux olympiques, c'est une bonne excuse pour jeter définitivement la télé.
    1. Pas la peine d'attendre la fin.