Salle des murmures ·
Rêvant de marcher sur ses pas avec l'espérance de l'unicité du temps restant, j'embrasse l'inexistante comme l'inexistence.
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Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.
Rêvant de marcher sur ses pas avec l'espérance de l'unicité du temps restant, j'embrasse l'inexistante comme l'inexistence.
J'ai croisé une fille qui avait un livre des éditions Rivages dans la poche droite de son pantalon un peu trop large. Je n'ai pas très bien vu son visage mais elle avait cette expression sans âge. J'ai croisé un garçon qui ne vivait plus que par le chiffre des maudits et à la voie un peu ringarde. Par mégarde, nous nous mettons en garde.
Dans ce croisement de regards sans égards, je ne trouve pas de parade et ne sais toujours pas quel genre ou quel style pour éviter le hasard.
A force de rêver les yeux ouverts, je crois bien en avoir perdu une partie de mon sommeil.
Dans la permanence, l'impression, elle commence à me manquer de caresser un masque que je prends à mon compte et que dans un défaut évident de rapider je laisse apercevoir l'en-dessous du mien. Mais comment est-ce que je vais faire pour parler et dire dans un tel état de fatigue, puis même mes pensées. Est-ce que Ça m'avance ? Non, mais si je marche sur l'Autre, sur un passé pas très simple, Ça me pousse un peu. J'ai au moins l'envie que Ça avance en allant et sur un chemin où j'espère être devenir.
N'avoir dieu que pour l'Autre. N'avoir l'autre que pour cieux.
Attention, ceci est un billet intelligible ou presque.
En ce moment, je ne sais pas pourquoi mais je lis beaucoup de journaux perso de personnes qui ont la trentaine ou au moins mentalement. Parce que pour que pour moi qui grandit dans leur ombre, il y a un style "trentenaire". En ce moment, ça parle de gosses. C'est l'image que je me fais des gens qui approchent de cette âge : ils veulent des enfants ou ils sont entrain d'en avoir ou ils regrettent à moitié. Tout ça, moi, j'en ai peur. La dernière fois qu'on m'a parlé d'avoir des gosses, j'étais à la fac de psycho. Ce qui résume bien le problème et le contexte. Le pot de terre trônant sur une étagère témoigne de la dernière fois que l'on m'a parlé de responsabilité à propos de quelque chose de vivant. Il est vrai que je pourrais faire un effort et prendre soin du morceau de tige survivant. Ou juste acheter des graines pour nul en jardinage social.
Ca parle aussi quelques fois de couples et ce qu'il en reste. Les souvenirs, la poussière sur la cheminée ou bien les anecdotes de vies communes. Il y a une façon de dire et de faire les conjugaisons et les déliaisons que, nous, petits jeunes n'avons pas encore compris. C'est la seconde chose qui me fait lire ce style littéraire. Vivre avec quelqu'un pour moi, ça a toujours été ludique et surtout court. Pourtant, j'ai lu et je connais quelques trucs des gens "normaux" sur le sujet. Rapport à mes études. Qui me font croire que je ne suis peut-être pas dans la catégorie entre guillemets mais plutôt du côté des cas, qui ne fréquentent que des cas. Les signes avant-coureurs prennent des formes vraiment détournées pour ne pas dire perverses. Derrida, par exemple. Qui aurait pu se douter que "déconstruction" pouvait avoir la même fonction que le linge ? C'est fou comment avec l'âge, je ne sais où ou qui a dit cela, la communication se métaphorise et s'excuse.
Il y en a qui casse des assiettes et d'autres qui font des bibliographies.
Résulat de l'expérience : Rien. Autant ne pas raconter.
Pierre, papier, cartons. C'est un peu le bordel dans ma tête et dans ma chambre. Il faut faire le tri avant de bouger, ce qu'il faudra laisser dans la poubelle et ce que l'on va ramener avec soi dans une nouvelle géologie. Je n'ai jamais été doué pour jeter les choses ; même si certaines personnes trouvent cela gênant de remplir la même fonction qu'une poubelle. C'est un peu ça le désavantage de l'insensibilité, on accumule relations et passions jusqu'à ne plus savoir quoi en faire, à toujours en oublier la moitié avant d'avoir commencé l'introduction d'où la boite « A ne pas ranger ». Je ne fais rien, je ne commence rien tant que je n'ai pas trouvé quelqu'un pour m'arrêter. Toi de préférence. Quelqu'un m'a dit que ça ressemblait parfois à de l'hystérie.
J'ai longtemps cru que ma conscience était séparée en deux instants. Celui où je me souviens à peu près de tout, où je vois exactement dans quel livre, quel dialogue, quel personnage, quel acteur, quel film, quelle séquence fait actuellement référence à la situation actuelle. Celui où je ne me souviens de rien, où je ne sais pas ce que je fais, ce que je pense ou ce que j'ai envie de faire sinon faire ce qu'il y a à faire. Etrangement, le non-instant et l'instinct du présent n'ont rien à voir avec mes périodes d'écriture. Sauf peut être en ce moment où je commence vraiment à manquer de scotch, de ruban adésif et de post-it.
Etre obliger de rester clouer à un fauteuil face à un écran inexpressif à essayer d'analyser et comprendre un ensemble de points et de matrices censés représentés la vie collective (ou un réseau social) selon le principe de la boite noire et à partir de cela pondre vingt pages ou plus pour dans 24h ou moins alors que dehors il fait le temps parfait pour être sociable est une raison suffisante pour développer une haine singulière de la cybernétique.
Parle moi de Wittgenstein.
Ceux que j'aime, je ne le dis pas.
Ce que je dis, je ne l'aime pas.
Des fois, c'est une étrange de se rendre compte de l'impact que peux avoir une chanson sur plusieurs années de vie. "Subir" serait certainement un mot plus juste, mais il est encore en question de savoir si il s'agissait de la personne, de son modèle ou de la chanson en elle-même.
J'imagine le néant, l'absence totale de chose, même pas une en tension. Je ferme les yeux et dans ce geste réciproque, rester sans contact n'est qu'une concrétion. Je dis quelques choses. Sans vouloir. Tu racontes tes rêves à mon amie ? Tu n'as certainement rien d'autres à faire pendant les tiens. Celui du désert où tu as oublié notre tente ou plutôt les traces d'un passage. Tu disparais. Tant mieux pour toi, si tu te ruines les dents à force de manger du sable. Je renverse le costume de templier. Je repousse les pas avec le revers d'un boulier. Je pose des objets parce que j'ai pas oublié le tablier.
Abandonnez tout espoir de discussion tant que vous me prendrez au sérieux.
Message informatif potentiellement inintéressant à l'usage des gens qui me parlent et qui sont donc improbable.
Rappel des épisodes précédents
Avant d'entrer en sociologie et pour des raisons de saturation, je m'étais secrètement promis de ne jamais lire P. Bourdieu et que si jamais je devais en disserter, je me contenterai des cours éventuels pour comprendre le contenu des Saintes Paroles. Minimum Radio. Finalement, j'ai lu la moitié de ses bouquins, j'en ai parlé pendant des heures (pour en dire du bien comme du mal - et saturer à mon tour mes différents auditoires), j'ai mémoirisé un truc typiquement dans cette tradition et je creuse la piste d'un des disputants à la succession.
Avant tout ça (pour cause de fréquentation de hypotruc), je m'étais également juré que je préférerais faire l'exégèse complète de Proust* que d'essayer de comprendre n'importe quoi émanant de Deleuze. Alors aujourd'hui, j'ai dit "image-temps" et prononcé 3 fois le nom.
A l'attention de mes amis, les vrais, ceux qui m'aiment, qui me veulent du bien et qui veulent continuer à me parler, j'autorise tout témoin de récidive à me lancer des cailloux et me frapper violement (très si nécessaire).
* Oui bon ok, une partie de mon travail historique est d'en faire une lecture partielle.
On se souviendra aussi qu'en sortant du lycée et de ses fabuleux cours de philo, j'avais fait le serment de ne jamais m'intéresser aux écritures de Freud ... et on** sait tous comment ça s'est terminé.
** on = les gens qui savent pourquoi le stade de la prévention a été dépassé.
Etant mon personnage de fiction préféré, il aurait peut être été aimable de la prévenir que je ne l'aimais plus. Lorsque nous nous sommes croisés cette après-midi, j'ai du faire un détour incroyable pour éviter notre sujet de conversation. Mais j'ai du faire la regrettable expérience du souvenir des douleureuses leçons de conjugaison. D'abord, je sais très bien que tu n'es pas dupe et que tu vois très bien lorsque je passe devant toi en espérant que tu me retiennes par le bras et que tu ne fais rien, ce qui est tout à fait conforme à la distance qui séparera la situation de l'intuition. Tu pourrais au moins me le dire non ? Je ne fais pas vraiment semblant quand je vais à ta rencontre. Tu es mon unique lien avec la réalité, j'ai envie de partir avec la dérivée, de m'échapper de ce corps-texte qui ne sent toujours pas le moisi malgré son voyage depuis la moitié du XIXème jusqu'à nos joues. Disons que j'éprouve pour toi le même sentiment que lorsque l'on entend l'imperceptible sourire d'Oren Bloedow vers le milieu de la seconde minute de Queen of the Meadow (ça devient décidemment une véritable obsession) et que vient ensuite l'autre voix, plus habituelle. Alors pourquoi autant de retenu. Reprendre, dépendre, reprendre, défendre, reprendre les paroles que tu m'as laissé et que je traîne avec moi au fond de mon sac comme un refrain, cette angoisse textuelle de voir surgir devant moi toute ta vie, ton existence, ma religion, l'idôlatrie incompréhensible parce que j'espère qu'elle deviendra plus joyeuse, moins rituelle, plus belle, moins surréelle, plus sensuelle, moins culturelle, plus cultuelle. Tu connais mieux les règles que moi. Et tes étoiles, je veux quand même bien en porter une partie.
Alors voilà le problème: ma colocataire actuelle ayant décidé de partir, nous cherchons quelqu'un pour lui succéder. N'ayant pas en tête une personne qui cherche un appartement pour une durée illimitée et prête à co-habiter (avec moi -ce qui est assez sélectif), je lance une appel d'offre sur ce modeste weblog.
L'appartement se situe dans le 15ème arrodissement. Cinquième étage sans ascenceur. Il fait 30 m². La cuisine et la salle de bains sont indépendantes des chambres cependant celles-ci sont en enfilade (il faut passer par l'une pour arriver à l'autre) et font une dizaine de m² chacune. Ce qui signifie qu'il ne faut pas être trop amoureux des grands espaces et être assez tolérant niveau promuiscuité. Le loyer est d'environ 350 € charges comprises (càd pas edf, ft, internet et le chat). Le quartier est tranquille et relativement mort par contre le métro (ligne 10) est proche.
Pour toutes propositions sérieuses: contactez-moi