Rhino3D workflow

23.01.09

En commençant quelques projets incluant de la programmation 3D, j’aurai préféré utiliser un logiciel libre comme Blender ou bien développer à partir de 0 avec openframeworks+opengl mais certains choix obéissent autant à des contraintes sociales et pratiques. Pour le coup, programmer pour rhino est la solution la plus simple pour collaborer : pas besoin de demander à quelqu’un d’apprendre un nouveau logiciel (qui a bien des avantages quand on travaille sur des mesures), pas besoin de se préoccuper de la couche de rendu et en même temps pas besoin de développer toute la partie Interface-Homme-Machine.

Cool, il n’y a alors qu’à se concentrer sur le script.

Modulo le langage de base sur lequel repose Rhinoscript : VISUAL BASIC. C’est incroyable, j’ai rencontré deux fois cette chose au cours de ma carrière, lorsque je voulais apprendre la programmation et lors de mes études. Depuis j’en ai vu d’autres quoi et, promis, plus jamais je cracherai sur du code PHP qui me semblera moche techniquement et esthétiquement. Combien de générations ont abandonné tout espoirt de comprendre quelques choses aux langages informatiques après avoir été confronté à ce bric-à-brac invraisemblable de logique ?

Cela étant dit, voici les petits plus qui font de Rhino un environnement confortable pour travailler en 3d :

  • Monkey Editor : Le logiciel a installer pour remplacer l’affreux éditeur de base de rhino
  • BoxEdit : Pour avoir un accès paramétrique aux différentes propriétés des objets 3D
  • Rhinoscript 101 : Une base pour apprendre correctement le langage et la logique vectorielle/modification de mesh
  • Le wiki McNeel : Pour ses ressources et exemples didactiques.
  • Rhinoscript.org : un repository de scripts opensource

render2

Grasshoper

Grasshopper peut être une vraie fausse bonne idée. L’outils est intéressant pour qui maîtrise déjà la logique vectorielle et des transformations 3d et voudrait faire des transformations un peu complexe de forme (une sorte de batch sans passer par le code). Il existe une mailing-list particulièrement active (ce qui n’a pas l’air d’être le cas pour rhinoscript) et pas mal de sites intéressants proposant des tutoriaux pour cette technique de Design Reform à Youtube. Par contre la technique se retrouve assez vite limité dès qu’il s’agit de faire des choses un peu complexe et du dynamique. Tout ce qui est faisable en rhinoscript est certainement convertible en un schéma grasshopper mais la gymnastique intellectuelle requise n’équivaut certainement pas la souplesse offerte par un langage de programmation aussi pourri soit il.

  • Grasshopper = facilité + clareté/complexité + visuel
  • Rhinoscript = rapidité + clareté*complexité + souplesse

N.B. : Pour ceux qui ont un mac, je recommande l’installation de bootcamp pour utiliser toute la suite rhino et ses amis. Auparavant, je m’étais escrimer pendant assez longtemps à l’utiliser avec Parallels mais il faut reconnaître que l’accumulation de raccourcis clavier et la réactivité réduite fait que toute tâche prend des tournures parfois démentes ; comme coder en VB donc imaginez les deux additionnés. Si quelqu’un s’en est mieux sorti ou a une recette magique, je suis preneur d’un compte-rendu.

La recherche iconographique assistée par les logiciels web

16.09.08
Tea is power, Tam-Kien Duong
Ecrire, c’est tout simple. Il suffit de contempler une page blanche jusqu’à ce qu’on commence à avoir le cerveau qui sort par les oreilles.

Je trouve ça ridiculement difficile. J’essaie d’autant que possible de m’en dispenser. Donc, pour moi, acheter de nouveaux stylos prend des proportions gigantesques. J’ai quatre traitements de textes et je passe beaucoup de temps à me demander lequel utiliser. Tous les écrivains du moins la plupart, disent qu’il est difficile d’écrire, mais la plupart aussi sont surpris du point auquel c’est difficile pour moi.

Douglas Adams (1984)
En ce moment, j’essaie de mettre un peu d’ordre dans mes fichiers électroniques en essayant de rendre le dossier “images – inspiration” un peu plus rationnel. Habituellement, je me contente de glisser déposer les images que je glane ici et là en attendant de pouvoir les réutiliser. Sauf que des fois, il se passe des jours, des mois et des années. Là ça devient une sorte d’archéologie pour retrouver la source et le contexte de l’image. Un problème que je n’ai pas avec mes fichiers de citations. Je copie, je marque la référence. Sur une image, impossible.

En ce moment donc, j’essaie de corriger ce petit problème en testant deux logiciels avec deux approches légèrement différentes alors qu’ils proposent des fonctionnalités de base semblable (les tags par exemple).

Yojimbo

C’est un sympathique logiciel à bordel dont je m’étais servi pour gérer mes notes de lecture, les citations, les brouillons, les pistes de recherche etc. Je l’ai progressivement laissé tomber quand j’ai arrêté de fréquenter des liens sans internet au profit de google notebook.

J’avoue que je suis tenté de recommencer à l’utiliser pour cette raison et la synchronisation via mobileme.

Concernant les images, il a l’avantage de faire de belles archives web et ainsi de garder pas mal d’informations sur le contexte d’une image chopée sur le web. Le logiciel propose également une interface intéressante ainsi qu’une intégration fine avec l’environnement OsX.

Désavantage, il faut le logiciel pour accéder aux données. Impossible donc de faire quoi que ce soit sans un mac à portée de main ainsi qu’un logiciel avec la bonne licence.

Evernote

Evernote propose une approche légèrement différente en se concentrant sur l’indexation des images par le biais de la reconnaissance automatique du texte. Le logiciel repose sur un système de synchronisation vers un serveur distant centralisant tous les contenus. Il est ainsi possible d’avoir accès aux données sur pc, mac et iphone via une application native ; mais aussi de consulter ces contenus via une interface web proposant les mêmes fonctionnalités. Il est ainsi possible d’archiver les séances de travail sur tableau en prenant des photos avec l’iPhone et de retrouver cette mémoire automatiquement sur son ordinateur de bureau. Je ne sais pas ce que cette solution donne avec un grand nombre d’archives.

A noter que l’archivage de site web, se fait uniquement sur le mode texte+image (soit html sans feuille de style) rendant la visualisation un peu plus cracra et nécessitant donc un petit tour de nettoyage.

Une offre premium payante (5$ par mois) permet d’avoir plus d’espace de stockage et un plus grand volume de transfert à dispositions. Ok pour le coup, les possibilités de l’offre gratuite sont assez ridicules et semblent ne fonctionner que sur l’attraction des chalands qui se laisseraient prendre par le service.

Résultat

J’utilise 2 logiciels et je continue à mettre les images gentiment dans un répertoire sans aucune annotation. Si quelqu’un a un logiciel ou un workflow intéressant (:

Je suppose que les journalistes et les éditeurs ont des solutions performantes. Une alternative serait d’utiliser des formats qui conservent les tailles originales, comme powerpoint, et qui permettrait de mettre du texte à côté de l’image.

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